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Adrien Gloaguen : les secrets d’une success story dans le business des hôtels

By Xavier Rodriguez - BUILD

Summary

Topics Covered

  • Foncez tête baissée malgré les refus bancaires
  • Majoritaire pour décider diversification campings
  • Chaque hôtel unique repousse zone confort déco
  • Kiff quotidien motive plus que tableaux Excel
  • Lancez-vous sans attendre projet parfait

Full Transcript

À 25 ans, tu as repris ton premier hôtel. Je ne sais pas si c'était insouciant, inconscient. J'y suis allé, j'ai faussé tête baissée. Je me suis pris mes 15

insouciant, inconscient. J'y suis allé, j'ai faussé tête baissée. Je me suis pris mes 15 000 bananes au début. J'ai eu six refus de banque et c'est la septième banque qui m'a accepté. En fait, chaque couverture de tes hôtels aujourd'hui, c'est une espèce d'événement.

Je ne me dis pas du tout, on va être hype, on ne va pas être hype. En fait, en vrai, je m'en fous un peu de ça. Quand on

être hype. En fait, en vrai, je m'en fous un peu de ça. Quand on

est prêt, il ne faut pas attendre le projet parfait, l'emplacement parfait. Je pense qu'il faut se passer. Le seul truc qui me fait lever le matin, c'est de prendre du kiff dans le boulot. Si je vois trop les fonds d'investissement, je les adore, mais il y Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Build, le podcast qui parle de croissance, de ceux qui bâtissent, de ceux

qui construisent, de ceux qui progressent. Aujourd'hui, en fait, j'ai la chance de recevoir Adrien Glohagen. Adrien, bonjour. Bonjour, salut. Quand en fait, je me suis posé la question des

Glohagen. Adrien, bonjour. Bonjour, salut. Quand en fait, je me suis posé la question des gens qu'il fallait que j'invite dans ce podcast pour parler de croissance, des gens qui font les choses différemment, en fait, j'ai immédiatement pensé à toi. C'est gentil, c'est gentil.

Parce que tu diriges un groupe qui s'appelle Touriste, c'est un groupe d'hôtels et maintenant de camping, on va en parler, qui se développe très vite, dans lequel tu casses les codes, tu es un peu un game-changeur de ton marché sur un marché en plus qui n'est pas simple. Ouais. Et donc, du coup, Je suis très content de te recevoir. C'est gentil de m'accueillir, oui. Et de quelqu'un qui fait ça de manière

te recevoir. C'est gentil de m'accueillir, oui. Et de quelqu'un qui fait ça de manière professionnelle et qui ne se dit pas, comme tous ces entrepreneurs qu'on voit un petit peu, qui se disent à la fin de leur carrière, moi aussi, je vais monter un restaurant, moi aussi, je vais monter un hôtel, comme si tu étais un peu une danseuse. Toi, tu le fais de manière professionnelle, tu l'as fait très tôt. Tu

une danseuse. Toi, tu le fais de manière professionnelle, tu l'as fait très tôt. Tu

as commencé, tu as monté ta première boîte à 25 ans, tu as repris ton premier hôtel. Exactement. Aujourd'hui, c'est un groupe de plus de 8 hôtels. avec des vrais

premier hôtel. Exactement. Aujourd'hui, c'est un groupe de plus de 8 hôtels. avec des vrais projets en développement, on va en parler tout à l'heure, et puis des campings avec ta chaîne que tu es en train de créer. Super intéressant de pouvoir diffuser ces sujets-là. On va parler ensemble de build-up, comment on fait pour racheter des hôtels, Comment

sujets-là. On va parler ensemble de build-up, comment on fait pour racheter des hôtels, Comment on fait pour développer un business qui devient rentable dans un secteur qui paraît être trusté par des gros players ? Je pense à Accor, par exemple, mais pas uniquement.

Il y a quand même des gros players dans le sujet. Et on voit bien qu'il y a une redistribution des cartes aujourd'hui. Donc ça, ça va être intéressant de discuter avec toi de tout ça. Comment tu te présenterais, toi, Adrien, à quelqu'un qui ne te connaît pas ? C'est très facile. Je me considère comme hôtelier. Donc tout

simplement, je suis un hôtelier qui est la personne qui gère des hôtels. Comment on

arrive à ça, d'être... à un hôtelier ? T'es une famille d'hôteliers ? Pas du

tout, pas du tout. Un peu par hasard, en fait, mon premier déclic, en fait, c'est un job d'été quand j'avais 18 ans à Londres. J'étais parti avec des copains, comme de temps en temps, aller trouver un petit, tu vois, gagner un peu d'argent et apprendre à parler anglais. 18 ans et moi, je me retrouve complètement par hasard à faire un job dans une auberge jeunesse à Londres. Et je trouve ça

génial. C'est à dire que tu vois, en gros, les auberges jeunesse, je sais pas

génial. C'est à dire que tu vois, en gros, les auberges jeunesse, je sais pas si c'est déjà allé, mais en gros, t'as les dortoirs. En dessous, t'as le pub, c'est 50 % d'activité, le pub, 50 % le dortoir. Et moi, donc, j'étais dans les bureaux de l'auberge et en fait, le soir, tous les soirs, on allait à 17h, on allait boire des bières au pub. C'était le côté anglais aussi aidant, mais

je trouvais ça super sympa parce que je rencontrais des gens qui revenaient de tour du monde ou en tout cas, d'un truc qui existe très peu en France, qui s'appelle l'année de césure. Tu vois, souvent, ça, c'est un truc qui est très anglo-saxon.

Après les études, après le bac, les gens, les Anglais qui ont un peu d'argent font une sorte de tour du monde. Ils vont faire un job. Ils vont se poser trois mois en Australie. Ils vont faire un petit job, ils vont se poser en Europe, ils vont se poser aux États-Unis. Et du coup, toute la journée, je discutais avec des mecs qui renaient deux mois d'Australie et tout, et qui passaient par

l'Europe, qui faisaient leur tour d'Europe. Et je trouvais ça génial. Et je me dis, mais c'est bizarre. Tu vois, j'entends toute la journée que Paris est la ville la plus touristique du monde. Et je regardais à l'époque et je ne trouvais pas d'auberge jeunesse. Et c'est un peu ça, le déclic. Le déclic, c'est de me dire, en

jeunesse. Et c'est un peu ça, le déclic. Le déclic, c'est de me dire, en fait, il faut que j'ouvre une auberge jeunesse à Paris. Là, j'ai 18 ans, je viens de passer mon bac et tout. J'enchaîne avec une école de commerce, mes études.

Et puisque ça me plaît, je me dis c'est facile. En fait, pendant mes cinq ans d'études, je vais tout regarder l'univers autour de l'hôtellerie. Aubergene, hôtellerie. Et en fait, je rencontre plein de gens. Je commence à bosser chez des gens. Je me familiarise et je me fais un petit carnet d'adresses avec le secteur dans une idée première qui est d'ouvrir une auberge. Et en fait, mon projet, au fur et à mesure,

va un peu évoluer. parce que très, très compliqué d'ouvrir une auberge à l'époque. En

gros, pour ouvrir une auberge, il faut du volume. Donc, il fallait, tu vois, il faut reprendre un immeuble très, très grand. Il fallait beaucoup d'apports, beaucoup d'argent, ce que je n'avais pas. Et donc, j'ai repris, j'ai eu la chance de pouvoir reprendre un petit fonds de commerce d'hôtel à Alésia, 30 chambres et tout ça. Voilà. Ça,

c'est ta première approche, effectivement, avec le monde hôtelier. C'est d'aller à Londres dans cette auberge de jeunesse. C'est ça qui te fait dire, en fait, en gros, ce secteur m'intéresse parce que dedans, il y a des gens qui sont assez incroyables. Et effectivement,

un marché qui n'est pas opéré à Paris. J'en avais l'impression. C'est-à-dire que, en fait, quand je regardais, donc là, on parle de 2001-2002, si tu vois, à l'époque, les auberges jeunesses, c'était que des choses très associatives, religieuses. Tu vois, il n'y avait pas comme là où j'étais à Londres, si tu veux, une espèce de marque. Un truc

hyper brandé, hyper travaillé, où les mecs, je crois qu'à l'époque, ils en avaient trois.

Maintenant, ils en ont 50. C'est vraiment l'entreprise. Ce n'était pas du tout comme ça.

Et du coup, depuis maintenant, il y en a qui sont arrivés, dont d'ailleurs la boîte dans laquelle j'étais, qui s'appelle Saint Christopher's, qui ont ouvert une auberge de 1000 lits ou 900 lits dans le nord de Paris. Oui, carrément. Mais là, c'est des usines. C'est ça, c'est des usines. C'est le truc que je n'avais moins compris à

usines. C'est ça, c'est des usines. C'est le truc que je n'avais moins compris à l'époque. c'est qu'en fait, il faut faire vraiment du volume. Et donc, dans ce premier

l'époque. c'est qu'en fait, il faut faire vraiment du volume. Et donc, dans ce premier hôtel que tu reprends, en fait, toi, tu deviens, en fait, comment on appelle ça ? Tenancier d'hôtel. C'est quoi, d'ailleurs, l'hôtel ? Directeur. J'étais directeur de l'hôtel. OK. Donc,

? Tenancier d'hôtel. C'est quoi, d'ailleurs, l'hôtel ? Directeur. J'étais directeur de l'hôtel. OK. Donc,

j'avais la vision, si tu veux, commerciale des choses pour développer, pour aller chercher du chiffre d'affaires. Je manquais l'expérience de l'exploitation. Et en fait, pendant que je cherchais un

chiffre d'affaires. Je manquais l'expérience de l'exploitation. Et en fait, pendant que je cherchais un fonds de commerce à reprendre, J'ai travaillé pendant un an, si tu veux, environ un an. J'ai fait tous les jobs de l'hôtellerie parce que je voulais donc réceptionniste, veilleur

an. J'ai fait tous les jobs de l'hôtellerie parce que je voulais donc réceptionniste, veilleur de nuit, valet de chambre. Je voulais tout voir pour que le jour où je reprenais mon affaire, déjà, je sache de quoi je parle et j'ai une vraie légitimité par rapport aux équipes. Ce qui est un truc très important pour moi. Oui, ça,

c'est intéressant. Donc, tu es passé par les postes opérationnels de tes hôtels. pour arriver

à comprendre comment ça fonctionnait. Et comment tu l'as financé, ce premier hôtel, dans le 14e ? Je l'ai financé, c'est très facile. J'avais un peu d'argent de famille à

14e ? Je l'ai financé, c'est très facile. J'avais un peu d'argent de famille à l'époque. Donc, quand je dis un peu, c'est beaucoup, on va être honnête. En tout

l'époque. Donc, quand je dis un peu, c'est beaucoup, on va être honnête. En tout

cas, beaucoup par rapport à la moyenne. En gros, si tu veux, j'ai eu la chance, quand je me suis lancé, pour me développer dans la vie active, on va dire, mes parents m'ont donné 250 000 euros. Donc, ce qui est beaucoup d'argent, tu vois. Oui, complètement. Vraiment. Mais ce qui paraît quand même pas beaucoup pour un hôtel,

vois. Oui, complètement. Vraiment. Mais ce qui paraît quand même pas beaucoup pour un hôtel, parce que j'imagine qu'un fonds de commerce... C'est ça, en fait, le truc qui s'est passé... Alors moi, j'étais stu, j'avais l'impression d'être le roi du monde et tout. Je

passé... Alors moi, j'étais stu, j'avais l'impression d'être le roi du monde et tout. Je

me suis dit que ça allait être plus facile que ce que je... Tu vois,

facile. Et en fait, je me suis pris mes 15 000 bananes au début. Si

tu veux, c'était ridicule. C'est compliqué de dire ça, parce que c'est en vrai, c'est une vraie somme. Mais ça représentait un peu moins de 18 % d'apport de l'affaire, tu vois. Et en fait, c'était rien du tout. Et j'ai eu six refus de

tu vois. Et en fait, c'était rien du tout. Et j'ai eu six refus de banque, et c'est la septième banque qui m'a accepté. Ah ouais ? Mais c'était logique.

C'était quoi les motifs de refus de la banque ? C'est de fonds propres. Ah

oui, d'accord. Tout à l'heure, c'est en introduction, tu disais, il y a les gens qui ont réussi dans les affaires, se lancent dans l'hôtellerie et tout ça. Et c'est

ça, en fait, le truc. C'est que pourquoi les gens le font après une carrière ? C'est qu'en général, quand tu as réussi, tu as vendu ta boîte ou pas,

? C'est qu'en général, quand tu as réussi, tu as vendu ta boîte ou pas, ou ils ont de l'argent, ces gens-là, et ils investissent dans l'hôtellerie. C'est parce qu'il faut... C'est le gros problème de notre métier, c'est qu'il faut beaucoup d'apports. C'est très

faut... C'est le gros problème de notre métier, c'est qu'il faut beaucoup d'apports. C'est très

capitalistique, quoi. Ah oui, d'accord, OK. Donc, même avec cet apport-là, moi, je n' Si tu veux, ça ne représentait que 18 %. Et pour l'anecdote, la banque, la septième banque me dit oui, mais elle me dit, écoute, Adrien, on va te financer, on va te permettre d'acheter le fond de commerce, mais comme t'es ric-rac, on ne va pas te financer les travaux. Donc, l'hôtel, il était pourri, on ne va pas se

mentir, il était pourri. Et le banquier me dit, par contre, si tu fais le chiffre d'affaires que tu m'as annoncé sur le business plan, dans un an, je m'engage, je te finance les travaux. J'ai dit, t'es gentil, mais moi, mon business plan, il est fait avec les travaux, pas sans les travaux et tout ça. Et je ne sais pas si c'était insouciant, inconscient, ce que tu veux. Et je n'avais pas le

choix, surtout. J'y suis allé, j'ai foncé tête baissée. Donc, je n'ai pas fait les

choix, surtout. J'y suis allé, j'ai foncé tête baissée. Donc, je n'ai pas fait les travaux et je me suis défoncé. Tu vois, ça, c'était l'idée. C'était un peu la formation école de commerce. C'est-à-dire que j'ai fait du démarchage. Je pense que toutes les boîtes du 14e pensaient qu'il n'y avait qu'un seul hôtel dans le 14e. C'était le

mien. Et j'ai fait, tu vois, du phoning hard. J'ai fait, j'y suis allé vraiment, vraiment à fond. Et au bout d'un an, j'ai réussi à faire le chiffre que j'avais annoncé au banquier dans le BP sans faire les travaux. Et le type a tenu parole. Et il m'a financé les travaux. Et on peut citer la banque ?

tenu parole. Et il m'a financé les travaux. Et on peut citer la banque ?

C'était quelle banque ? C'était la Banque Populaire Occitane. Donc, c'est la banque des Aveyronais qui est toujours ma banque aujourd'hui. Donc, tu es resté fidèle parce que... Je suis

resté fidèle à ce banquier qui s'appelle Jérôme Reynal. et qui

aujourd'hui finance toujours les trois quarts de nos opérations. Ça arrive, les banques ne sont pas, tu vois. Oui, ça arrive aussi. On va en parler justement parce que je sais que tu as fait rentrer à ton capital aujourd'hui des fonds pour pouvoir continuer ton développement. Mais aujourd'hui, tu restes très largement majoritaire dans ton capital. Je crois que

ton développement. Mais aujourd'hui, tu restes très largement majoritaire dans ton capital. Je crois que tu as 70% de ton capital de ton groupe. C'est ça, c'est intéressant. Mais pour

justement parler de ton business model, aujourd'hui, Touriste, c'est un groupe important. indépendant d'hôtel, qu'est-ce que ça veut dire un groupe indépendant ? C'est un groupe indépendant d'hôtel indépendant. Non,

je ne sais pas ce que ça veut dire. Ça ne veut pas dire grand-chose.

Nous, la toute petite particularité, mais ce n'est pas qu'il y a des choses mieux ou moins bien. C'est-à-dire que nous, c'était un truc qui était important pour moi. qui

était de rester actionnaire, d'être actionnaire de nos hôtels et d'être gestionnaire de nos hôtels.

Rien n'est gravé dans le marbre, mais on ne fait pas de gestion d'hôtel sans être actionnaire de l'hôtel, qui est un truc assez particulier en fait. Pourquoi ? Tu

dis ça parce que ça arrive ? En fait, il y a beaucoup de gens qui se développent et qui prennent des hôtels en gestion, ce qui est très bien aussi. Mais du coup, pour nourrir un siège et tout ça, Et moi, c'est moins...

aussi. Mais du coup, pour nourrir un siège et tout ça, Et moi, c'est moins...

C'est pas forcément mon cas. Ce que tu veux dire, c'est que c'est une forme de location-gérance. C'est ça que tu veux dire ? C'est-à-dire qu'en fait, ils rachètent ni

de location-gérance. C'est ça que tu veux dire ? C'est-à-dire qu'en fait, ils rachètent ni le fonds de commerce, ni les murs. Ou location-gérance ou un contrat de management, tout simplement. Ok, d'accord. Light ou pas light, ça dépend. C'est exactement comme fait... Tu parlais

simplement. Ok, d'accord. Light ou pas light, ça dépend. C'est exactement comme fait... Tu parlais

d'une petite boîte tout à l'heure qui est Accor. C'est comme ce que fait Accor.

Accor, ils sont pas propriétaires de leurs hôtels. Ils ont des franchisés. Et eux, c'est un contrat... Alors, il y a bien sûr plein de choses différentes, mais c'est des

un contrat... Alors, il y a bien sûr plein de choses différentes, mais c'est des contrats de management, tu vois, en gros. ou des aides de gestion. Oui, d'accord. Et

pourquoi tu fais ce choix-là ? De dire qu'en fait, toi, tu es forcément actionnaire en fait ? C'est un choix qui s'est fait un peu naturellement et c'est un

en fait ? C'est un choix qui s'est fait un peu naturellement et c'est un choix que je cultive maintenant parce que je... Effectivement, comme tu disais tout à l'heure, ça me donne un petit peu plus d'indépendance ou en tout cas, ça me permet de faire plus mes choix, tu vois, d'avoir mes propres choix. Et moi, dans mon développement, comme on fait des hôtels indépendants, mais comme tu as vu, des hôtels avec

des décos très poussées, avec des travaux particuliers, ça me permet, si tu veux... d'aller

plus vite dans le choix de ces décorateurs-là et d'être indépendant. C'est-à-dire de ne pas avoir à demander à 15 personnes leur avis. Et surtout, où je n'ai pas forcément envie de leur demander leur avis. Parce que je pense que c'est le bon choix et que ça nous donne une liberté là-dedans. Donc, ça facilite ta prise de décision, ce que j'entends. Et effectivement, le fait de pouvoir inscrire ton ADN beaucoup plus facilement

à toi en direct. Exactement. C'est un autre cas très concret. C'est comme les campings.

On décide il y a trois ans, un peu plus, de... de se lancer dans les campings, qui a priori n'est pas un métier qu'on connaît, puisque on n'a jamais fait. Si je n'avais pas été majoritaire dans ma boîte, si tu veux, je ne

fait. Si je n'avais pas été majoritaire dans ma boîte, si tu veux, je ne sais pas si j'aurais pu le faire aussi facilement. Là, c'est un vrai, on n'arrête pas du tout les hôtels, on continue. J'adore ce métier d'hôtelier, mais j'avais vraiment envie de voir un autre métier. Et donc, on se lance ça. Et si tu veux, quand je dis à mes actionnaires que sont la BPI, Eternam et tout, on se

lance dans les campings. Eux, ils nous accompagnent, ils sont à fond. En plus, pour le coup, c'est des métiers qu'ils connaissent. et où ils peuvent nous apporter une expertise.

Mais je pense que ma prise de décision, elle est plus facile et ça va plus vite, tu vois, en disant « on se met un peu en risque ».

Mais je pense, pour nous et pour moi, c'est important d'aller voir un autre métier.

Oui, et puis d'ailleurs, j'invite tous ceux qui nous écoutent à aller voir ce que c'est. Touriste, on va mettre le lien ici. Parce qu'en fait, tes hôtels sont assez

c'est. Touriste, on va mettre le lien ici. Parce qu'en fait, tes hôtels sont assez extraordinaires parce qu'ils ressemblent à rien d'autre de ce qui a déjà été fait. Je

prends l'exemple de l'hôtel des Deux Gares, qui est un hôtel avec une déco complètement dingue. Très particulier. Exactement, on peut parler de tes campings. C'est Camping Liberté, c'est ça

dingue. Très particulier. Exactement, on peut parler de tes campings. C'est Camping Liberté, c'est ça ? Oui, exactement. De ton hôtel aussi Beau Regard, La Boétie, l'hôtel Bienvenue. Il y

? Oui, exactement. De ton hôtel aussi Beau Regard, La Boétie, l'hôtel Bienvenue. Il y

en avait certains que tu as cédé aussi. Moi, je trouve qu'il y a vraiment une... une identité très, très propre à ton groupe à touristes, très, très propre à

une... une identité très, très propre à ton groupe à touristes, très, très propre à Adrien. En tout cas, on voit qu'effectivement, à la fois, ils ne se ressemblent pas,

Adrien. En tout cas, on voit qu'effectivement, à la fois, ils ne se ressemblent pas, mais il y a une vraie volonté de réinventer ce qu'on appelle les boutiques hôtels.

D'ailleurs, tu me disais tout à l'heure en off, si tu peux nous le repartager face caméra, en fait, d'où ça vient ce terme de boutique hôtel ? Boutique hôtel,

ça vient d'un type qui s'appelle Jansschreger, qui est à l'origine du Studio 54 à l'époque. Ça, c'est à New York. C'est à New York, pardon, excuse-moi. C'est à New

l'époque. Ça, c'est à New York. C'est à New York, pardon, excuse-moi. C'est à New York. Donc, ils ont, si je ne me trompe pas, c'était avec Steve Rubel, son

York. Donc, ils ont, si je ne me trompe pas, c'était avec Steve Rubel, son associé. Ils avaient Studio 54. Ils ont vendu, fermé Studio 54. Bon, c'était un peu

associé. Ils avaient Studio 54. Ils ont vendu, fermé Studio 54. Bon, c'était un peu compliqué, la fin. Et en fait, il s'est lancé dans les hôtels. Donc, ça a été les premiers hôtels avec Philip Stark, André Putman, qui sont vraiment même, toujours, alors ça, ils n'existent pas tous aujourd'hui, mais qui sont vraiment des références aux Etats-Unis. Et

voilà. Et c'est lui qui a inventé le terme de boutique hôtel parce que, Il y avait sur plusieurs choses. C'est-à-dire que déjà, c'était pour les États-Unis, des petits hôtels, donc en gros sans chambre. Pour nous, c'est beaucoup, mais voilà. Et où ils travaillaient beaucoup sur les rez-de-chaussée, sur le format un peu de boutique. C'est là que tu vois, il y avait des bars, des restos, des boutiques, des trucs comme ça. Et

c'est de là d'où est venu le terme boutique-hôtel. Ce qui pourrait se... Je ne

sais pas si c'est tout à fait exact aujourd'hui, mais ce qui pourrait se traduire par... un peu de l'hôtellerie indépendante où, tu vois, les parties communes sont des vrais

par... un peu de l'hôtellerie indépendante où, tu vois, les parties communes sont des vrais lieux de vie. Tu vois, je le verrais un peu comme ça aujourd'hui. Et une

déco très poussée. Et comment tu définis, en fait, tes hôtels aujourd'hui ? Justement, c'est

des boutiques hôtels ? Je n'en sais rien. Moi, je ne sais pas si on me dit souvent ça. Je ne sais pas si je les définis exactement comme ça.

En fait, moi, mon premier souhait de l'hôtellerie, c'est que je les ai faits à la base pour moi. C'est-à-dire que, tu vois, je les ai pensés surtout le... Ce

n'était pas le premier, c'était le troisième, mais l'hôtel Paradis, que tu n'as pas cité, que j'ai vendu depuis. Mais si tu veux, je l'ai pensé vraiment comme ça. C'est

là que c'était un hôtel très décoré, pas trop cher, avec un bon rapport qualité-prix.

Et en fait, l'idée, j'avais une trentaine d'années à l'époque. L'idée, c'était vraiment quand moi, je voyageais avec ma femme dans les villes européennes. Qu'est-ce qui me plaît ? Qu'est-ce

que je recherche dans un hôtel ? Je vais aller à un hôtel qui est sympa, qui est un peu cool, qui ne coûte pas forcément une blinde. Mais où

il y a une atmosphère, il y a une déco, tu vois, on m'apporte quelque chose en déco. Et parce que je ne veux pas que ça coûte trop cher, parce que je veux aussi pouvoir aller dans les bons restos de la ville, les bonnes boutiques, les bons bars et tout. Et tu vois, j'aime bien ce rapport qualité-prix, en fait, ce qui me plaît vachement. Tu vois, nous, on est... Je ne sais

pas si c'est du boutique-hôtel, mais en tout cas, c'est des hôtels assez déco, mais moyenne gamme, moyenne gamme plus. Tu vois, c'est un peu comme ça que je le vois. Dans ces players, tu vois, il y a eu, il y a quelques années,

vois. Dans ces players, tu vois, il y a eu, il y a quelques années, les Mama Shelter. qui ont vraiment révolutionné le moyen de se déplacer.

Et qui ont apporté de la déco, qui ont apporté du fun aussi, des choses qui étaient à une clientèle qui n'existaient pas habituellement dans les hôtels, qui étaient plutôt les VRP, les voyages d'affaires. Là, en fait, des voyages justement de touristes.

D'ailleurs, c'est le nom de ton groupe. Aujourd'hui, ces gens-là, c'est aussi tes concurrents ?

Tu vois, je n'aime pas trop le terme de concurrent parce que franchement, je ne pense pas qu'on ne soit vraiment concurrents. Mais disons qu'en fait, le fait que c'est clairement, ça a été une vraie révolution. M'acheteur, en tout cas, moi, c'est un vrai truc que j'adore. Je ne sais pas si c'est une révolution, mais en tout cas, c'est une chaîne que j'aime beaucoup. Si tu veux, ils ont apporté quelque chose de

nouveau dans le voyage d'affaires. En fait, si je ne me trompe pas, j'estime, comme ils ont dans des emplacements un peu excentrés ou des emplacements très corporate ou très voyage d'affaires, c'est-à-dire qu'eux, ils ont vraiment... plier le game dans le voyage d'affaires et tu vois, Porte de Versailles, des choses comme ça. Et en fait, on est arrivé à peu près en même temps. Moi, je pense qu'il s'en avait un tout petit

peu avant nous, mais le paradis, c'était en 2011-2012. On a, si tu veux, c'est plus on parle et plus il y a des hôtels décorés et plus il y a des hôtels comme ça, ça fait du bien à tout le monde et tout le monde grandit tous ensemble, tu vois, et ça permet d'avoir une communication globale sur la destination Paris, en fait. Ce que je trouve intéressant dans ce que tu fais,

c'est que, et c'est C'est aussi pour ça que je voulais vraiment t'inviter. C'est-à-dire qu'en

fait, tu ne répliques pas un modèle. Tu vois, les Mama Shelter, en fait, que tu ailles au Mama Shelter parisien, celui de Marseille ou dans une autre capitale européenne, en vrai, tu en as fait un, tu les as tous faits. Le modèle, il est quasi systématiquement le même. Ils ont franchisé le modèle, oui. Les décos sont quasi toujours les mêmes, etc. Donc, c'est toujours la même chose. Toi, ce que tu fais

aujourd'hui dans tes hôtels, c'est qu'en fait, chacun des hôtels est très différent. Oui. Et

pour le coup, je trouvais que c'était intéressant d'arriver à avoir de la croissance sans qu'il y ait un modèle qui soit systématiquement le même. Mais est-ce qu'il y a quand même une recette qui est toujours la même pour pouvoir ouvrir un hôtel ?

Non, je ne sais rien. Il n'y a pas de recette exacte parce que sinon, je t'avoue que je serais au fin fond de mon garage et je ne sortirais pas et je la dupliquerais. En gros, moi, ce qui me plaît dans mon métier, déjà, c'est l'hôtellerie, mais le vrai truc, c'est justement d'aller chercher des décos différents, de plutôt aller chercher des décorateurs et décoratrices qui n'ont pas fait d'hôtel. Pas 100% le

cas, mais... mais plutôt de sortir de cette zone de confort-là. J'aime beaucoup ça.

cas, mais... mais plutôt de sortir de cette zone de confort-là. J'aime beaucoup ça.

Et ce qui nous permet d'aller pousser, donner des décos qui sont très particulières. Par

exemple, on a ouvert un hôtel dans le 10e qui s'appelle l'hôtel du Château d'Eau.

Si tu veux, on a de la moquette Léopard qui remonte sur les murs. On

a de la moquette Violette. C'est avec les architectes qui s'appellent Neki. Ils ont poussé l'exercice très, très loin. Et franchement, bien sûr que ça cartonne, mais je suis très content parce que ça me correspond vachement. Ce n'est pas une déco que j'aurais forcément fait chez moi, mais... Mais j'adore ça parce que je trouve que c'est super sexy.

Et le retour sur investissement de ces travaux-là dans un hôtel, c'est quoi le business model ? Parce que reprendre un hôtel... Déjà, tu le disais tout à l'heure, en

model ? Parce que reprendre un hôtel... Déjà, tu le disais tout à l'heure, en fait, le capital de départ est très important parce que c'est des choses qui coûtent très cher, que ce soit le fond. Et encore, en plus, quand on parle des murs, c'est encore des montants qui s'élèvent, qui sont très, très importants. Quel est le retour sur investissement ? C'est des investissements sur 5 ans, 7 ans, 8 ans ?

Il faut changer la déco tous les combien de temps ? C'est pour ça que tu as vendu l'hôtel Paradis à un moment ? Alors déjà, je vais te décevoir, je ne suis pas le plus fort en termes de chiffres et en termes de trucs. Mais en gros, on est dans une économie, déjà, on est dans une économie

trucs. Mais en gros, on est dans une économie, déjà, on est dans une économie longue. quoi qu'il arrive. On n'est pas du tout, tu vois, on ne fonctionne pas

longue. quoi qu'il arrive. On n'est pas du tout, tu vois, on ne fonctionne pas tout à fait comme les startups et tout ça. On est dans une économie assez longue. On le disait tout à l'heure, le principal défaut, c'est que c'est très capitalistique.

longue. On le disait tout à l'heure, le principal défaut, c'est que c'est très capitalistique.

C'est-à-dire que tu vois, ce que j'ai fait à l'époque, je pense que je ne pourrais pas le refaire aujourd'hui. Donc, ce que j'ai fait il y a 17 ans avec l'argent que j'avais, même si c'était beaucoup d'argent, ce serait impossible de le refaire aujourd'hui. Donc, voilà. Et aujourd'hui, si tu veux, pour te donner un exemple, il faut

aujourd'hui. Donc, voilà. Et aujourd'hui, si tu veux, pour te donner un exemple, il faut en apport, il faut entre 40 et 50 % d'apport pour acheter un hôtel. Ah

ouais, c'est dingue. Ce qui est énorme. Et après, le modèle, il a... Tu vois,

c'est un temps long, c'est-à-dire qu'on fait des emprunts, en fait, on achète un fonds de commerce, c'est sur 10-12 ans, on fait un emprunt sur 10-12 ans, et l'idée étant bien entendu, comme on ne fonctionne pas, je pense, sur la trésor, de ne pas du tout rembourser avant. Tu vois, l'idée, c'est de rembourser à la fin de l'emprunt. Sur la déco, tu en parlais tout à l'heure, c'est un de tes éléments

l'emprunt. Sur la déco, tu en parlais tout à l'heure, c'est un de tes éléments qui est très différenciant par rapport aux autres chaînes d'hôtels et par rapport aux autres hôtels ? En fait, quand on est dans la tendance, est-ce qu'il n'y a pas

hôtels ? En fait, quand on est dans la tendance, est-ce qu'il n'y a pas un risque que la tendance change et que du coup, l'investissement qui concerne tes travaux doit être changé, modifié régulièrement ? En fait, c'était un peu le sens de ma question en disant, tu vois, tous les combien de temps il faut refaire ces travaux ? Là, je pense qu'il y a deux typologies de travaux dont tu parles. C'est

? Là, je pense qu'il y a deux typologies de travaux dont tu parles. C'est

qu'il y a les travaux d'entretien ou de gros entretien, on va dire. Parce qu'en

gros, dans chaque hôtel, on a des hommes d'entretien qui font les travaux du quotidien.

Et effectivement, on a une vraie... Nous, le sujet de l'obsolescence, tu vois, c'est un vrai sujet pour nous. Et effectivement,

on a des programmes d'investissement assez lourds. Alors, ça dépend vachement, mais tu vois, que ce soit de climatisation, de moquette, de peinture, de plomberie, des choses comme ça. Et

après, il y a la deuxième partie qui est la vraie refonte plus complète de l'hôtel. et avec, tu vois, de clairement changer la déco, par exemple, s'il y a

l'hôtel. et avec, tu vois, de clairement changer la déco, par exemple, s'il y a un intérêt là-dessus ou pas. Juste pour te donner une idée, un des plus vieux hôtels qu'on a aujourd'hui, c'est l'hôtel Panache, qui est toujours dans le groupe, qu'on a racheté en 2013 et ouvert en tout début 2016. Donc, ça va faire 10 ans, si tu veux. C'est aujourd'hui un des hôtels qui marche le mieux, toujours. Donc, on

a un entretien qui est très, très fort sur cet hôtel-là, mais on n'a pas de, tu vois, il n'y a pas d'obsolescence particulière non plus. C'est là que ça marche très bien. Et là, dans un an, un an et demi, effectivement, on a une un gros sujet, on y travaille là, de rénovation. Justement, on est en train de voir si c'est une rénovation très lourde ou

rénovation. Justement, on est en train de voir si c'est une rénovation très lourde ou lourde sur l'hôtel. D'accord, donc des réinvestissements. Des réinvestissements, exactement. Mais on arrive en fin de crédit. On arrive, tu vois, c'est un hôtel qui est vachement désendetté, pas tout

de crédit. On arrive, tu vois, c'est un hôtel qui est vachement désendetté, pas tout à fait, mais bon, il y a eu les PGE, il y a eu le Covid entre temps et tout, mais Mais en gros, c'est un peu le paquebot du groupe. Donc effectivement, quand on arrive à la fin du crédit, il faut se ré-endetter

groupe. Donc effectivement, quand on arrive à la fin du crédit, il faut se ré-endetter pour relancer la machine. On parlait des travaux, des investissements, etc. Tu as fait beaucoup de tes investissements au départ avec les banques, tu disais, qui t'ont financé. C'était ton

modèle d'investissement, aussi bien pour les travaux que pour le reste ? C'est-à-dire pas faire entrer les investisseurs ? Très vite, je me suis développé de deux façons. avec les

banques parce que c'est toujours quasi obligatoire. Les fameux 50 % restants dont je te parlais ou 60 % restants dont je te parlais tout à l'heure. Et en fait, à part le premier, mais sinon les autres hôtels dans lesquels je me suis développé, je me suis développé avec des family office pour ton fonds propre ou quasi fonds propres. Et donc, en fait, j'ai toujours fonctionné comme ça. J'ai fait des tours de

propres. Et donc, en fait, j'ai toujours fonctionné comme ça. J'ai fait des tours de table pour développer l'hôtel numéro 2, le numéro 3 et tout ça. Donc, c'est-à-dire que tu es associé dans tes hôtels avec des familier-office. Exactement. C'est pour ça que tout à l'heure, je te disais toujours que je suis toujours minoritaire ou majoritaire de mes hôtels. C'est qu'on est... Je fonctionne toujours en tour de table. Donc, en fait, chaque

hôtels. C'est qu'on est... Je fonctionne toujours en tour de table. Donc, en fait, chaque projet est, en fait, quelque part un peu un projet indépendant. Complètement. Dans lequel tu as un familier-office qui est spécifique à cet hôtel. Exactement. Et tu as quand même réussi à faire rentrer à ton capital tout là-haut, dans ta holding qui détient, effectivement, tes participations dans les hôtels, deux fonds d'investissement. Ouais. Un, la BPI et deux... Eternam.

Eternam. Alors qu'en fait, ils ne sont pas, eux, au capital des entreprises qui sont là. Quand tu as réussi à faire ça ? Je suis rentré un peu dans

là. Quand tu as réussi à faire ça ? Je suis rentré un peu dans le détail, mais c'est hyper complexe. Parce que même moi, l'organigramme de mon groupe, il est hyper compliqué. Mais le premier truc, c'est que tout à l'heure, je te disais qu'il faut beaucoup d'apports. Donc en fait, on s'est développé avec des family office. Et

notamment, c'est rigolo, parce qu'un de mes premiers family office qui m'a accompagné, qui n'est pas très connu en public, mais qui est un family office qui s'appelle le groupe Lamy, qui sont des gens de Caen. Ils sont à Paris, mais surtout à Caen.

je les ai vus la semaine dernière et toi on a un gros sujet on discute pour parce qu'ils veulent revenir de façon plus importante ça veut dire qu'ils sont contents ça c'est plutôt positif j'espère j'espère en tout cas on leur rend bien on leur rend bien non l'idée c'est que en fait on fait des je me développe je me suis développé donc de 2008 à 2021 avec des tours de table si

tu veux ce que j'appelle le family office je sais pas si c'est le terme exact mais en gros des grosses familles industrielles qui ont réussi et qui veulent réinvestir une partie de leur capital et notamment dans les hôtels. Donc, on s'est développé comme ça. Donc, ça a très bien marché et tout. Je te coupe deux mondes, Adrien.

ça. Donc, ça a très bien marché et tout. Je te coupe deux mondes, Adrien.

Le business model de ça, ça veut dire qu'en fait, tous les ans, tu leur distribues des dividendes, ou alors, effectivement, tu as une dette infinée à 5-6 ans, dans laquelle ils savent qu'ils vont sortir. Quel est le modèle ? Il y a un peu de tout. En fait, c'est chaque family office, chaque personne le fait différemment. Mais

effectivement, soit on verse des dividendes, Alors, tu vois, on a des accords, pas forcément la première année, pas pendant les travaux, blablabla, on verse un peu de dividendes. Ce

que j'aime beaucoup avec les familles office, c'est que c'est un temps long. Tu vois,

c'est un truc qui est assez important pour moi. Moi, je suis vraiment dans une économie de temps long. Donc, c'est adapté à ton business, ouais. Ouais, c'est adapté au business et même c'est adapté à ma philosophie à moi. C'est-à-dire que moi, je suis dans un truc hyper, entre guillemets, patrimonial. Tu vois, j'ai commencé ça il y a longtemps. je ne vais pas arrêter demain. Tu vois, je me projette encore très, très

longtemps. je ne vais pas arrêter demain. Tu vois, je me projette encore très, très longtemps dans le business, en tout cas dans ce modèle-là. Mais ça, je comprends ce que tu veux dire. C'est rigolo que tu dises que c'est patrimonial sur le temps long. Tu as quand même une croissance qui est quand même extrêmement rapide. Beaucoup d'opérations

long. Tu as quand même une croissance qui est quand même extrêmement rapide. Beaucoup d'opérations

quand même en vrai là-dessus. Et puis en plus, moi qui ai regardé en préparant l'épisode, en fait, chaque ouverture de tes hôtels aujourd'hui, c'est un espèce d'événement assez incroyable.

Il y a toi et ma mère qui pensaient ça. Non, pas uniquement. J'ai mis

ça dans la presse aussi. Bien sûr, bien sûr. Non, ce qui est... En fait,

ce qui est sympa, mais justement, c'est pour ça qu'il y avait en 2021 l'épisode avec les fonds. C'est que, parce qu'il y a un moment, ça va s'arrêter aussi.

C'est-à-dire qu'en gros, j'ai donc, pour revenir sur le truc, sur les premières années 2008 à 2021, j'avais multiplié les family office ou les investisseurs privés. Ça s'est très bien passé. Du coup, j'étais minoritaire à chaque fois. Et moi, je ne viens pas du

passé. Du coup, j'étais minoritaire à chaque fois. Et moi, je ne viens pas du tout de l'univers. Et c'était un univers que je ne connaissais pas du tout, les fonds d'investissement et tout. Et il y a le monsieur tourisme de la BPI qui s'appelle Serge Mezguiche, avec qui je discutais, que je voyais souvent. et qui me proposaient qu'on discute. Et effectivement, à un moment, entre guillemets, je vais dire l'inconvénient des family

qu'on discute. Et effectivement, à un moment, entre guillemets, je vais dire l'inconvénient des family office, j'exagère un peu, ce n'est pas un vrai inconvénient, mais c'est que les family office, et dans mon développement, c'est qu'on parlait de cas par cas, de deal by deal. Et moi, je voulais vraiment à un moment, voir le truc un peu plus

deal. Et moi, je voulais vraiment à un moment, voir le truc un peu plus gros et me dire, on va prendre une enveloppe plus importante, quitte à vendre un peu de ma participation dans ma holding perso. Donc là, c'était les fameux 30% dont tu parlais tout à l'heure. et donc ce qui a permis de développer une grosse enveloppe et de 2021 aujourd'hui si tu veux on a acheté 6 hôtels et on

a acheté 3 campings donc tu vois ça nous a permis d'aller beaucoup plus vite une grosse accélération le seul truc c'est que l'enveloppe elle est pas quasi tout dépensée mais tout dépensée donc c'est à dire que il va y avoir un sujet ou pas j'en sais rien on verra peut-être qu'on va faire une pause peut-être qu'on va continuer peut-être qu'on va vendre des choses pour faire d'autres choses qu'est-ce qu'on fait après

tu vois est-ce qu'on continue d'ailleurs j'ai plusieurs questions qui me viennent par rapport à ça Je la garde, celle-là. Quel est le projet d'après ? Juste que je comprenne bien le mécanisme. C'est-à-dire que quand tu fais rentrer ces deux fonds d'investissement à ton capital dans ta holding, tu es obligé de discuter avec chacun de tes familles et office parce qu'en fait, eux, ils vont avoir plus qu'Adrien avec eux associés, ils vont

avoir Adrien et ses deux fonds. Oui, mais clairement, après, dans la gouvernance, bien entendu, pour eux, c'est indolore. Ils ne le voient pas du tout puisque c'est toujours ma société. et que j'ai toujours 70% de ma boîte. C'est-à-dire que c'est quand même moi

société. et que j'ai toujours 70% de ma boîte. C'est-à-dire que c'est quand même moi qui suis dans les conseils de surveillance, dans les choses comme ça, conseils d'administration et tout. Et ça ne change rien dans l'exploitation des hôtels existants, des hôtels précédents.

tout. Et ça ne change rien dans l'exploitation des hôtels existants, des hôtels précédents.

Moi, c'est plutôt avec les deux fonds. On a écrit une espèce de roadmap en se disant, on va acheter X hôtels, on va faire X travaux. Et puis voilà, tu vois, c'est plutôt ça qu'on a. Parce que si on donne un peu des chiffres des métriques, aujourd'hui, le groupe touriste, c'est à peu près 15 millions d'euros de chiffre d'affaires de 100 personnes. et c'est effectivement des projets qui sont en cours.

Une nouvelle chaîne de camping, on va en parler juste après. Donc moi, ce qui m'a étonné, si tu veux, dans ton parcours, c'est qu'en fait, tu n'as rien industrialisé et qu'en fait, à chaque fois, tu repars quasiment à un projet qui est quasiment une page blanche. C'est une page blanche, clairement. Le seul truc, c'est que là où on a... Je n'aime pas dire industrialisé, mais déjà, on a un tout petit groupe.

on a... Je n'aime pas dire industrialisé, mais déjà, on a un tout petit groupe.

Tu vois, au siège, on est 10-15, pas plus, donc c'est tout petit. Et ce

n'est pas industrialisé, mais on a une logique... vite fait de groupe dans le sens, on a des petites économies d'échelle, tu vois, sur des achats, sur des finances, sur des choses comme ça. Mais après, on le voit et c'est comme ça, c'est que chaque entité, chaque hôtel est très indépendante dans son fonctionnement, dans ses dépenses, même dans ses RH et tout ça. Est-ce qu'il y a quand même des éléments clés dans

chacun des hôtels qui doivent fonctionner pour faire en sorte qu'en fait, il soit rentable ? Et d'ailleurs, c'est ma question d'après, est-ce que c'est rentable et est-ce que tu

? Et d'ailleurs, c'est ma question d'après, est-ce que c'est rentable et est-ce que tu gagnes ta vie ? C'est rentable, je gagne très bien ma vie et en gros, un hôtel, si tu veux, ça dépend vachement des hôtels, ça dépend de plein de trucs et tout, mais pour parler de débite d'art, ça va être entre 30 et 40% de débite d'art par hôtel. Ça dépend... Là, tu vas faire réveiller plein de

monde. Oui, mais c'est bien sûr, c'est toujours des grands chiffres, je vais te dire

monde. Oui, mais c'est bien sûr, c'est toujours des grands chiffres, je vais te dire ça, mais si tu veux, 100% de l'ébite d'art, il peut rembourser la dette aussi.

Tu vois ce que je veux dire ? Donc, c'est ça aussi la vérité. C'est

pour ça que je me méfie toujours un peu des chiffres et des grands trucs.

C'est pour ça aussi que nous, on est dans un modèle, je te disais, de temps long et on n'est pas forcément comme les startups, pas forcément comme d'autres métiers.

J'ai des autres, je fais un tout petit peu plus que 40%. Mais c'est un peu ça, les grands métriques. Et il y a quand même des recettes qui sont toujours magiques, c'est-à-dire la déco, tu le disais tout à l'heure, l'accueil. Oui, bien sûr.

Mais après, nous, les deux grands sujets pour nous, c'est d'avoir une image très forte, ce qui passe par la déco et le bon rapport qualité-prix. Je pense que c'est les deux choses très importantes pour nous. Et après, bien entendu, on apporte une attention très, très forte à l'accueil, très, très forte au personnel avec qui on travaille, très, très forte à plein de choses comme ça. Et puis voilà, on essaye de développer

les services et de toujours se remettre en question là-dessus. Comment tu as vécu la crise du Covid ? C'était un coup de massue, effectivement, pour ces business qui dépendent du tourisme. Et quand on n'a plus la possibilité d'avoir des touristes, globalement, c'est très

du tourisme. Et quand on n'a plus la possibilité d'avoir des touristes, globalement, c'est très compliqué. Comment tu as survécu à cette période ? Écoute, j'ai bien survécu.

compliqué. Comment tu as survécu à cette période ? Écoute, j'ai bien survécu.

J'ai bien... Moi, j'ai un truc un peu psychologique chez moi. C'est où je me dis que quand je n'y suis pour rien et que je ne peux rien faire...

sur le truc, je me retrousse les manches, je fais ce que je peux, mais ce n'est pas mon truc. Ce qui était très compliqué, c'était de fermer les hôtels.

Un hôtel, c'est ouvert 24h sur 24. Ça peut paraître con de le dire aujourd'hui, mais c'est un truc que je n'avais jamais fermé à un hôtel. J'ai un hôtel, le bon repère à l'époque, il n'y avait pas de clé Tu vois, il n'y avait pas de serrure à la porte. C'est très bizarre. Tu vois, c'est con, mais...

Je vois exactement ce que tu veux dire. Donc, c'était ça. C'était un peu de...

Tu vois, de... Qu'est-ce qu'on va faire du personnel ? Qu'est-ce qu'on va faire ?

Je ne pensais pas du tout au business. Ça ne m'intéressait pas du tout. J'avais

un truc qui était beaucoup plus... Tu vois, comment on va payer le personnel ?

Comment on va faire ces choses-là ? Et puis, voilà. Et d'essayer de bien fermer les hôtels... Et après, voilà, on faisait un peu, entre guillemets, le psy, quoi, parce

les hôtels... Et après, voilà, on faisait un peu, entre guillemets, le psy, quoi, parce que tout le monde nous appelait, on n'avait aucune réponse à apporter, tu vois, qu'est-ce qu'on va faire, comment on va faire et tout. Mais on, voilà, ça s'est plutôt bien passé. C'est quoi, c'est le PGE qui t'a permis de passer ? C'est tout,

bien passé. C'est quoi, c'est le PGE qui t'a permis de passer ? C'est tout,

c'est, franchement, je vais rentrer, pour rentrer dans le détail, franchement, c'est là où t'es content d'être en France. C'est que grâce à la France, grâce au gouvernement français, si tu veux, on a survécu, vécu, quoi, euh, Sinon, je mettais la clé sous la porte. Juste parce que ce dont on parlait tout à l'heure, c'est rien que les

porte. Juste parce que ce dont on parlait tout à l'heure, c'est rien que les emprunts. Les emprunts bancaires, il y a deux choses qui sont trois choses. Les emprunts,

emprunts. Les emprunts bancaires, il y a deux choses qui sont trois choses. Les emprunts,

les loyers et les salaires. On a été aidé là-dessus. On n'a pas eu d'aide, mais on a été aidé. C'est un tout un peu particulier ce que je viens de dire, mais ça, c'est grâce au gouvernement. Si on n'avait pas eu le gouvernement à l'époque, on n'aurait jamais survécu. Tu vois, tu disais 24 heures sur 24, ça me fait juste rebondir sur un sujet. Moi, je travaille beaucoup pour des grands parcs

d'attractions, avec des grandes oreilles. Et en fait, ils n'avaient jamais fermé certaines attractions. Et

donc, en fait, ils n'avaient pas de procédure de redémarrage. Et donc, c'était la première fois qu'en fait, ils fermaient complètement le parc. Et donc, il fallait qu'ils redémarrent des choses. Et donc, il fallait qu'ils inventent des procédures de redémarrage après de longs arrêts.

choses. Et donc, il fallait qu'ils inventent des procédures de redémarrage après de longs arrêts.

Ils faisaient des arrêts de maintenance, etc. Mais ils n'avaient pas de procédure de redémarrage pour des arrêts qui étaient beaucoup plus longs. Et donc, c'est un petit peu comme toi. C'est des choses qui ferment jamais, tu vois. Exactement, c'est des choses qui ferment

toi. C'est des choses qui ferment jamais, tu vois. Exactement, c'est des choses qui ferment jamais. Et il y a un truc auquel on n'avait jamais pensé et tout ça,

jamais. Et il y a un truc auquel on n'avait jamais pensé et tout ça, qui n'était jamais arrivé. Alors, on n'était pas forcément dans les mêmes process que... les

grandes oreilles et tout ça parce qu'on est beaucoup plus petits mais si tu veux comme il y a de la flotte partout on avait des sujets de tu vois si on a fermé trois mois d'eau qui stagne et c'est con mais en fait ça crée des bactéries ça crée des trucs quoi et donc on a fait vachement de contrôle au démarrage parce que c'était des choses auxquelles je n'avais jamais pensé et

c'est pareil tu vois nous on a des vrais sujets de plomberie en permanence l'eau qui stagne et en plus il faisait chaud à l'époque t'as des problèmes de joints qui sont qui tu vois qui sèchent qui durcissent et donc on avait un peu des fuites rien de catastrophique si tu veux mais Mais des choses, tu vois, depuis, on n'a plus jamais eu ça, tu vois. Ouais, bien sûr. Voilà, c'est assez petites

choses qu'on apprend. Je ne vais pas te dire que je suis content de l'avoir fait, parce qu'en vrai, c'est faux. Quoi, pas de l'avoir vécu. Parce que c'est faux, c'était quand même, tu vois, c'était quand même quelque chose de particulier. Mais avec le recul, c'est, voilà, je suis content qu'on se soit terminé, qu'on se soit tous bien sortis, je trouve. de manière globale, qu'on s'en est tous plutôt bien sortis. Je vous

invite tous, si vous aimez la conversation que j'ai avec Adrien, de me dire ici en commentaire qui est-ce qu'il faut que j'invite pour qu'on continue à parler de croissance.

C'est ça qui nous aide à avoir des super invités, de vous partager avec nous les recettes de la croissance et de la réussite. Je voulais revenir sur un sujet qui m'intéresse aussi beaucoup, c'est la construction de ton groupe touriste. Aujourd'hui, touriste, ça devient une marque. C'est-à-dire quand touriste ouvre un hôtel, quelque part, on sait que ça va

une marque. C'est-à-dire quand touriste ouvre un hôtel, quelque part, on sait que ça va être normalement quelque chose qui est intéressant pour ta mère et pour moi, en tout cas, si j'ai bien compris ce que tu m'as dit tout à l'heure. Comment on

décide de créer une marque et pas juste un hôtel ? Écoute, très compliqué, surtout que je voulais, moi, je ne voulais pas spécialement créer une marque. En tout cas, ce n'était pas du tout mon idée. Je voulais vraiment créer des hôtels indépendants. C'est

ça qui me plaît. D'ailleurs, tu regarderas chaque hôtel à son nom, chaque hôtel à son image. Tu dis à chaque fois, c'est une nouvelle carte blanche et c'est exactement

son image. Tu dis à chaque fois, c'est une nouvelle carte blanche et c'est exactement le cas. Et c'est ça qui me plaît, moi, dans mon boulot, c'est de faire

le cas. Et c'est ça qui me plaît, moi, dans mon boulot, c'est de faire la carte blanche et Franchement, la marque, le groupe au-dessus, ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse beaucoup. Le truc, c'est qu'il y a quelques années, à chaque fois qu'on ouvrait un hôtel, on m'interrogeait beaucoup, que ce soit les clients, les journalistes et tout ça. Ils avaient besoin de savoir qui était derrière, qui faisait quoi, qui c'était ça.

ça. Ils avaient besoin de savoir qui était derrière, qui faisait quoi, qui c'était ça.

Et à un moment, on me sollicitait. J'avais l'impression aussi, et ça, je le vois de plus en plus pour les investisseurs aussi. Tu vois, pour les fonds, c'est quelque chose qui est... un peu important, ça, j'ai l'impression et tout. Et le seul truc, c'est que moi, si je faisais, donc du coup, c'est une marque un peu corporate parce que touriste, même si tu l'as remarqué et tout, ça n'a pas vocation, on

ne va pas devenir accord non plus. Ça n'a pas vocation à... On ne travaille pas beaucoup sur la marque. Le seul truc qui était rigolo, c'est que c'est un nom qui interpelle. L'idée, c'était si je faisais une marque, je voulais un nom un peu rigolo. Je ne voulais pas faire le truc du... corporate et si tu veux

peu rigolo. Je ne voulais pas faire le truc du... corporate et si tu veux quand je vais à la bpi et tout je prends beaucoup de plaisir à la réception il ya les touristes qui débarquent et quand on est à l'accueil tu vois ou chez roadshield quand on dit c'est vous venez de la part de qui vous êtes qui c'est les touristes tu vois je prends beaucoup de plaisir et ça correspond

à deux autres trucs ça je trouve que c'est un mot qui est un peu galvaudé et qui est un mot qui est un peu toi qui laisse à qui peut être un peu péjoratif et moi je ne le trouve pas Pas du tout parce que c'est quand même, c'est les touristes qui nous font bouffer, tu vois. Et

donc, je trouve que c'est hyper important. En tout cas, ça l'est pour moi. Et

à l'étranger ou en dehors de sa ville, on est toujours un touriste, tu vois.

Tu vas dans la région d'à côté, tu es un touriste. Tu vas dans le pays d'à côté, tu es un touriste. Et il n'y a pas de honte à être un touriste. Il faut juste être un touriste pas trop con, tu vois. Et

puis voilà. Et l'autre truc, c'est qu'on a pu déposer touristes.com. Du coup, tu vois, c'est un truc, c'est hyper, tu vois, c'est encore plus fort. Tu vois, ça aurait été groupe touriste. J'aurais peut-être vu différemment. touristes.com, tu vois, ça m'amuse encore plus, tu vois, parce que là, c'est du coup, on est, on va droit au but et j'adore, tu vois, et du coup, ça me plaît et en plus, on s'est amusé,

on a fait des t-shirts touristes, tu vois, pour rigoler parce qu'on donne à nos partenaires et en fait, bah, du coup, si tu veux, ça marche d'autant plus, on est vendu au bon marché, on est vendu, tu vois, à la Samaritaine, tu vois, alors c'est, je te rassure, Zara s'est pas effondré depuis qu'on fait des t-shirts, mais les chiffres, ce sont tout petits, mais on s'amuse beaucoup et ça nous permet de

Tu vois, de ne pas être conventionnel aussi dans notre communication, de sortir un petit peu. Là, on fait beaucoup de... Tu vois, tu parlais des campings tout à l'heure,

peu. Là, on fait beaucoup de... Tu vois, tu parlais des campings tout à l'heure, on fait beaucoup de goodies sur les campings aussi. Et c'est... Voilà, on s'amuse beaucoup à faire des choses comme ça, un peu périphériques. C'est intéressant ce que je dis sur le mot touriste, parce que moi, j'habite à Sète, au bord de la mer.

En fait, l'été, on a beaucoup de touristes qui viennent. Et en fait, pendant très longtemps... je reprenais mes enfants, etc., pour leur dire, en fait, il ne faut pas

longtemps... je reprenais mes enfants, etc., pour leur dire, en fait, il ne faut pas les appeler les touristes, il faut les appeler les vacanciers, parce qu'en fait, il y a un espèce de... un mot galvaudé. C'est intéressant ce que tu dis sur le fait que tu veux redonner ces lettres de noblesse à ce mot, en fait, touriste, qui est vrai. En fait, on est tous des touristes quand on va dans une

autre ville qui n'est pas la nôtre, en vacances ou ailleurs. Je trouve ça intéressant.

Ça donne l'impression qu'en fait, dans ce que tu fais, il y a une espèce de formule magique qui est celle de prendre du plaisir, essayer de faire des choses un peu différemment. Et ça, c'est un contre-pied dans un marché qui est, lui, très processé. Tu l'as vu peut-être tout à l'heure sur les questions, mais si tu veux,

processé. Tu l'as vu peut-être tout à l'heure sur les questions, mais si tu veux, ma façon de fonctionner, ma façon de travailler, on va dire, je ne me prends pas trop la tête sur les choses. Je n'ai pas les meilleures réponses à t'apporter sur les chiffres, sur des trucs très... Si tu veux, je n'ai pas écrit des choses pour te dire, tu vois, le groupe touriste, en disant ce que ça va

être. Déjà, c'est assez opportuniste parce que c'est en fonction des affaires qu'on nous apporte

être. Déjà, c'est assez opportuniste parce que c'est en fonction des affaires qu'on nous apporte et tout. Et en fait, c'est ça, c'est que le seul truc qui me fait

et tout. Et en fait, c'est ça, c'est que le seul truc qui me fait lever le matin, c'est de prendre du kiff dans le boulot. Si je vois trop les fonds d'investissement, je les adore, mais il y a un moment, je ne vais pas suivre parce que je ne peux pas être toute la journée dans les tableaux Excel et dans les réunions et tout. Et ils le savent très bien. Et je

les en remercie parce que du coup, ils ont su me prendre avec mes défauts aussi. Et puis voilà, je m'éclate à faire ce que je fais. Est-ce que tu

aussi. Et puis voilà, je m'éclate à faire ce que je fais. Est-ce que tu vois tes hôtels aussi, ils sont très marketés ? Quel rapport tu as avec les influenceurs, avec les gens qui font des photos dans tes hôtels ? Est-ce que

tu as beaucoup de demandes de collaboration ? Est-ce que tu fais beaucoup ça ?

Est-ce que c'est aussi un moyen, effectivement, les réseaux sociaux, de pouvoir faire exister tes hôtels ? Parce qu'effectivement, tu es très visible ? sur les réseaux sociaux, sur Instagram,

hôtels ? Parce qu'effectivement, tu es très visible ? sur les réseaux sociaux, sur Instagram, etc. Comment tu utilises ça et quel rapport-là avec les influenceurs, avec l'influence autour de ça ? C'est un truc très particulier, ça. C'est vraiment une bonne question parce que

ça ? C'est un truc très particulier, ça. C'est vraiment une bonne question parce que c'est un vrai, vrai sujet. Déjà, pour reprendre un tout petit peu sur la communication et tout et sur le marketing, je le fais avec ma femme qui travaille avec moi, Julie, qui, à la base, était attachée de presse et qui nous a rejoint, on va dire, à 100% et tout, et qui, elle, vraiment, s'occupe de ça. Donc,

plutôt de la communication. Nous, on a... Je différencie vraiment la communication et les relations presse et les relations publiques et tout de l'influence, qui sont vraiment deux choses différentes et surtout... par rapport au lieu qu'on a. L'autre chose sur l'influence, donc on est

et surtout... par rapport au lieu qu'on a. L'autre chose sur l'influence, donc on est hyper sollicités. Mais vraiment, c'est-à-dire que c'en est un sujet, c'est-à-dire

hyper sollicités. Mais vraiment, c'est-à-dire que c'en est un sujet, c'est-à-dire qu'on se pose la question de quoi tu fais une vraie gestion. On a peut-être 15 demandes par jour par hôtel. Ah ouais, dingue. Bien entendu, c'est que des gratuités.

Tu vois, j'ai un vrai sujet sur la gratuité versus les finances et tout. En

gros, on ne fait pas de gratuité d'influence. OK. Tu vois, c'est... Parce qu'au début, on faisait un peu des trucs, on essayait, et on a essayé de donner une règle. En fait, on a essayé de décrire une règle, du coup, précise. On a

règle. En fait, on a essayé de décrire une règle, du coup, précise. On a

beaucoup, beaucoup de gens, surtout à chaque fois qu'on ouvre un nouveau lieu, là, je te disais, l'hôtel du Château d'Eau, mais c'est... C'en est ridicule tellement c'est... Tu vois,

on a, je sais pas, peut-être 10-15 photos par jour, influenceurs, hors client. hors client.

Ah ouais, d'accord. Hors gens qui dorment à l'hôtel, si tu veux. Donc, c'est... C'est-à-dire

que les gens viennent, font des photos... Ils font des photos et partent. Donc, on

est obligés, si tu veux, c'est même au détriment des clients. Donc, c'est hyper compliqué de gérer ça. Et puis, le type, si tu veux, ce qui est compliqué, c'est...

Le type prend un café, tu vois, prend un café. Donc, du coup, il a une légitimité pour être là. Et ça, c'est un vrai sujet. Et ils ne se rendent pas compte, surtout que t'en as qui débarquent avec... Tu vois, ils sont 3-4.

Ils ont des valises de fringues. Tu vois, ils font des... Ils se changent. C'est

vraiment... C'est un vrai sujet. Donc, du coup, on essaye de réguler C'est assez facile. D'interdire, en tout cas, les gratuités et d'interdire quand c'est sauvage, ce qu'on appelle

facile. D'interdire, en tout cas, les gratuités et d'interdire quand c'est sauvage, ce qu'on appelle sauvage, quand c'est pas demandé. Après, quand c'est demandé et quand c'est payant, payé, clairement, c'est quelque chose qu'on regarde avec plaisir, mais on est obligé de mettre des règles parce que sinon, on ne s'en sort pas. Et on a un autre hôtel, c'est l'hôtel des deux gares, qui sont nos deux gros hôtels en ce moment qui fonctionnent

beaucoup avec des influenceurs parce qu'il y a une image très, très forte et que ça marche très, très bien en images, en Instagram et tout. ils ont raison parce que c'est vrai mais de temps en temps on a des tu vois on a des on s'engueule un peu avec les gens tu vois les gens ne comprennent pas qu'on refuse parce que il y a des très gros influenceurs eux qui font qui

ont beaucoup de visibilité et tout ça alors déjà ce qui m'énerve c'est que les gens j'ai un vrai sujet sur la gratuité parce que les influenceurs sont payés et ils pensent que nous on ne peut pas être payé tu vois il n'y a pas de logique nous on a dépensé de l'argent pour faire des lieux pour faire une décoration pour faire des travaux Il n'y a pas de raison que tout le

monde soit payé à part le lieu du shooting. Ça, c'est un vrai sujet. Il

y en a plein qui ne comprennent pas ça. Et du coup, quand c'est comme ça, on a des grandes marques qui connaissent très bien, qui ont des services d'avocats, qui font des photos sauvages avec des influenceurs. Et ça, c'est un vrai sujet. Du

coup, là, du coup, on est obligé de faire appel à des avocats. Et tu

as quelqu'un chez toi qui pilote ça ? C'est Julie qui le drive. Mais c'est

assez compliqué. C'est assez compliqué. Ça nous prend beaucoup de temps. Et ce n'est pas tant qu'on ne veut pas, c'est qu'on est obligé de maîtriser le sujet. Parce que

ça veut dire que tu as un niveau de désirabilité qui est important et qui fait qu'en fait aujourd'hui, on a besoin de s'afficher dans un des hôtels. C'est ça,

en fait, que tu dis ? J'en sais rien. J'ai pas le truc, mais c'est que les hôtels, pour moi, mon avis, mais qui est peut-être pas le bon, les hôtels qu'on voit beaucoup dans la presse, du coup, intéresse forcément des gens et que du coup, l'influenceur, l'influenceuse, elle a besoin de nouveaux lieux en permanence pour créer du contenu pour elle, ce qui est plutôt, tu vois, ce qui est le propre de

l'influence. Et du coup, d'être toujours à la page du nouveau lieu et du nouveau

l'influence. Et du coup, d'être toujours à la page du nouveau lieu et du nouveau truc, que ce soit le resto, la boutique, l'hôtel, tu vois. Et tu sais mesurer, en fait, ce que ça représente en termes de chiffre d'affaires ? C'est-à-dire que quand tu dis ça, ça veut dire est-ce que tes hôtels aujourd'hui, ils sont complets en permanence ? Quand on prend, par exemple, celui du Château d'Eau, c'est quoi ton taux

permanence ? Quand on prend, par exemple, celui du Château d'Eau, c'est quoi ton taux de remplissage de tes hôtels, par exemple, d'un nouveau lieu comme ça, qui est où ? En gros, je vais te dire une autre chose, c'est que tous les hôtels,

? En gros, je vais te dire une autre chose, c'est que tous les hôtels, on est à plus de 90% de taux d'occupation. Mais, c'est pas pour ça que c'est bon, tu vas toujours parler des chiffres et tout, parce que nous, on fait très attention au rapport entre le chiffre d'affaires et le prix moyen, parce que le taux d'occupation, s'il est trop élevé, c'est que ton prix moyen n'est pas assez élevé.

Tu vois, en fait, c'est ça. Donc, en moyenne, on est à un peu plus de 90%. Nous, ce que j'estime la bonne fourchette, c'est entre 85% et 90%. C'est-à-dire

de 90%. Nous, ce que j'estime la bonne fourchette, c'est entre 85% et 90%. C'est-à-dire

que tu ajustes tes prix en fonction de ce taux d'occupation ? Exact à 99% de taux d'occupation, je ne serai pas content parce que ça veut dire que mon prix moyen est trop faible et que j'aurais dépensé trop d'argent. Donc, ça, c'est le premier grand truc. Et le deuxième grand truc, on va mettre de côté l'influence. A

fleur, c'est très compliqué à gérer. A mesurer parce qu'on a des influenceurs avec qui on fait du coup des deals aussi, des deals ou des gratuités, mais parce qu'on sait que de plusieurs millions de followers qui vont poster des photos en taguant tout ce qu'il faut, c'est pas Juste, ce n'est pas ça qui va nous rapporter du followers en plus. Ça, c'est un truc qui est

facile à mesurer. Et du coup, je ne peux pas te dire que ça peut rapporter de l'argent. Parce que qu'est-ce qu'ils achètent, les gens, quand ils viennent dans un de tes hôtels ? C'est quoi qu'ils achètent ? Ils achètent le lieu, la marque ? Le client. Oui, le client. Déjà, tout simplement, je pense que déjà, tu achètes

? Le client. Oui, le client. Déjà, tout simplement, je pense que déjà, tu achètes un emplacement quand tu vas à l'hôtel. C'est pour dormir. Et tu vois, de remettre un tout petit peu l'église au milieu du village, c'est que... Tu cherches un lieu précis, plus ou moins. Ça, c'est le premier truc. Parce que soit tu es central ou pas central, mais par rapport à un boulot, par rapport à un point d'attraction

pour visiter une ville. Ensuite, le deuxième truc que tu cherches dans un hôtel, c'est un prix. C'est un bon rapport qualité-prix. Ça, c'est le deuxième truc. Et ensuite, c'est

un prix. C'est un bon rapport qualité-prix. Ça, c'est le deuxième truc. Et ensuite, c'est là où nous, on intervient. Le troisième truc que tu cherches, ça va être une atmosphère, une déco, un service. Parce que tu es reconnu, parce que c'est ton lieu. On a beaucoup de clients qui reviennent le temps dans nos hôtels parce qu'il connaît les gens de la réception, les gens de la réception le connaissent.

Le matin au petit déj, il y a une attention un peu particulière pour cette personne, un gâteau, un pain, un truc sans gluten, tu vois, un truc un peu particulier. Et que ça, c'est hyper important pour nous, c'est hyper important pour nos clients.

particulier. Et que ça, c'est hyper important pour nous, c'est hyper important pour nos clients.

On a un taux de répétition qui est énorme grâce à ça dans nos hôtels.

Et pour te donner une autre anecdote, c'est que de temps en temps, quand on ouvre un nouvel hôtel, on invite les 10 meilleurs clients de chaque hôtel à venir essayer. C'est intéressant ça. Tu vois, juste pour voir, parce que pour avoir des retours

essayer. C'est intéressant ça. Tu vois, juste pour voir, parce que pour avoir des retours et tout, ce qui m'amuse beaucoup, c'est que les clients, donc ils sont tous très contents de venir essayer, mais ils reviennent tous dans leur hôtel d'origine. Tu vois, c'est marrant. Alors que tu pourrais te dire, ça va, tu vois, au début, on se

marrant. Alors que tu pourrais te dire, ça va, tu vois, au début, on se dit, ça va baisser un peu la fréquentation de tel hôtel et tout, et en fait, pas du tout. Les gens, ils reviennent. Parce qu'ils sont habitués, parce qu'ils aiment l'équipe, parce que, tu vois, il y a un truc assez rigolo. Et du coup, ce qui me fait vraiment plaisir, parce que c'est le sens propre de nos services,

parce que Depuis tout à l'heure, tu en parles de déco, de design et tout.

On reste des hôteliers, on est là pour accueillir des gens, que les gens se sentent bien, que les gens dorment bien et tout ça. Et le fil rouge, en fait, un peu caché de ton business que tu disais... Je sens que tu cherches. Je ne l'ai pas forcément, mais vas-y, dis-moi. Est-ce que ça ne serait pas

cherches. Je ne l'ai pas forcément, mais vas-y, dis-moi. Est-ce que ça ne serait pas ça, le fil rouge invisible ? C'est effectivement la qualité de service associée à un design qui est complètement différent des autres. Est-ce que les gens viennent dans un hôtel du groupe touriste même s'il est un peu plus loin que là où il voudrait être normalement au départ, parce qu'en fait, il coche ces cases-là. Tu vois, je prends

l'exemple d'Airbnb. Aujourd'hui, en fait, Airbnb, ils mettent en avant, en fait, plus les expériences

l'exemple d'Airbnb. Aujourd'hui, en fait, Airbnb, ils mettent en avant, en fait, plus les expériences que tu vas vivre que sur le lieu dans lequel tu vas. D'ailleurs, je ne sais pas si tu as vu, dans le menu déroulant au départ, en fait, il y a d'ailleurs le type de... C'est l'expérience. Ouais, l'expérience, tu vois, que tu vas aller chercher. C'est-à-dire, tu vas aller vivre dans une cabane dans les arbres, etc., et

aller chercher. C'est-à-dire, tu vas aller vivre dans une cabane dans les arbres, etc., et tu ne vas pas forcément parce que cette cabane... Elle est, je sais pas, à Grenoble. Ouais, ouais, dans telle région. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais,

Grenoble. Ouais, ouais, dans telle région. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais,

bien sûr. Et est-ce que toi, justement, c'est pas ça un peu le fil rouge, de dire qu'en fait, les gens, ils viennent chez toi pour cette raison-là, parce qu'il y a la qualité de service associée avec un truc qui est... Forcément, il y a une promesse... Il y a une promesse psychologique dans le... Dans le... Dans le

service, tu vois, qui est celle-ci, effectivement, comme tu dis. C'est que c'est... Je vais

pas dire, tu vois, je... C'est un peu cliché d'être reçu comme à la maison, mais il y a un truc un peu comme ça. C'est-à-dire qu'on essaie vraiment de...

On n'a pas 15 000 services, mais les services qu'on a, on essaie de les faire à fond et de les faire même deux fois mieux, si tu veux. Et

donc, du coup, ça peut passer par le petit délai. Je te disais, tout à l'heure, j'ai des clients, je vois très bien, au Panache, qui prennent... Il y en a un qui prend Banana Bread et l'autre qui sont deux clients complètement différents, mais l'autre qui est vraiment très sans gluten, qui a une vraie maladie et tout, celiaque.

et on sait qu'ils viennent plusieurs fois par mois, ça peut être deux fois par mois au Panache, et bien eux, je sais qu'à chaque fois qu'ils viennent, ils auront ce service-là, particulier au petit-déj, de la petite attention. Et il faudrait vérifier avec eux, mais je pense que 90% du fait qu'ils viennent au Panache, c'est à cause de ça. grâce à ça. Ok, je comprends. Comment on fait, Adrien, pour rester hype ?

ça. grâce à ça. Ok, je comprends. Comment on fait, Adrien, pour rester hype ?

Parce qu'en fait, aujourd'hui, ton groupe, que ce soit ta mère et moi qui le pensons, mais je pense qu'on n'est pas les seuls. En tout cas, j'ai beaucoup lu en préparant cette interview dans la presse le fait que tu étais aussi un groupe d'hôtels qui était dans la tendance. Ça, c'est une réalité. Comment on reste dans la tendance ? Comment on fait, en tout cas, pour essayer de voir ce qui va

tendance ? Comment on fait, en tout cas, pour essayer de voir ce qui va se passer, que ce soit en termes de déco, et en plus d'avoir un truc qui te dure sur la... Tu vois, on parlait des investissements tout à l'heure. Comment

on fait ça pour rester toujours au sommet de la vague ? C'est pareil. Je

n'ai pas la formule magique tout à fait, sinon j'en aurais fait 200 des hôtels.

Mais écoute, je n'en sais rien. En fait, c'est un peu facile aussi de dire qu'on est hype parce qu'il y a des hôtels que tu vois, on a déjà, on n'a pas fait que des hôtels avec des décos particulières aussi. On a des hôtels un peu plus moins décorés et tout ça. Le petit truc, c'est que moi, je suis passionné, si tu veux, d'architecture, de déco. Je regarde beaucoup, beaucoup ce qui

se passe en France ou à l'étranger. Je rencontre beaucoup de gens dans ces univers-là, dans les univers artistiques au sens très large. Je ne me dis pas du tout, on va être hype, on ne va pas être hype. En fait, en vrai, je m'en fous un peu de ça. Ce qui me plaît vraiment, c'est d'aller repérer une déco qui me plaît et de faire ce qui me plaît. Après tout le reste,

c'est un autre sujet pour moi. Et je me dis, si ça me plaît, si on est dans un endroit qui n'est pas trop mal, si le rapport qui a été pris n'est pas trop mal, il n'y a pas de raison que ça ne plaise pas à d'autres. Et je le vois comme ça, il n'y a rien de calculé de la hype ou pas de hype. Pour moi, c'est des mots un peu

anecdotiques par rapport à ce qu'on fait. On essaie juste de faire ce qui me plaît. Et puis voilà, on a de la chance. Effectivement, le coup de bol, c'est

plaît. Et puis voilà, on a de la chance. Effectivement, le coup de bol, c'est quand tu as des décorateurs qui cartonnent après toi. Parce que comme nous, on les prend, tu vois, on travaille avec eux plutôt au début de leur carrière. On essaye

en tout cas. Et l'autre truc, c'est que l'exercice de l'hôtel est un énorme accélérateur pour un décorateur. Donc forcément, quand il y a un premier hôtel en début de carrière, Eh bien, ça enchaîne pas mal, souvent, souvent, pas à chaque fois, mais ça enchaîne pour eux sur d'autres projets. Donc après, c'est des gens qu'on voit beaucoup. Donc,

toi, tu penses que c'est calculé, que c'est hype. Je suis désolé, c'est beaucoup moins une science exacte que ça. Dans un marché qui se qui s'est consolidée, dans lequel, en fait, on voit, il y a des acteurs, en fait, qui font beaucoup d'acquisitions, beaucoup de croissance, qui se développent en rachetant des hôtels, etc. On t'a déjà proposé de te racheter ? Non, on ne m'a jamais proposé. Après, ce n'est pas quelque

chose... J'estime toujours que si on te propose, c'est quelque chose dont tu donnes des

chose... J'estime toujours que si on te propose, c'est quelque chose dont tu donnes des prémices d'idées. Moi, ce qui n'est plutôt pas mon cas. Après, par contre, ce que

prémices d'idées. Moi, ce qui n'est plutôt pas mon cas. Après, par contre, ce que j'ai déjà fait, c'est que j'ai déjà vendu des hôtels, donc individuellement. C'est très facile parce que je pense qu'on est arrivé... bout d'exercice d'un hôtel et que cet argent me permettait de faire d'autres projets ? Tu vois, t'en vas un, tu peux faire deux hôtels après et tout ça. Et comme j'ai ce grand défaut d'adorer travailler, je

fais toujours des nouveaux... Tu vois, il y a que ça qui m'intéresse, c'est de faire des nouveaux projets. Donc, c'est pour ça qu'on l'a fait. Et puis, voilà. Ça

donne l'impression, tu sais, en fait, quand il y a des gens qui sont passionnés d'architecture, de déco, de design, etc., qu'en fait, ils sont plus intéressés par le projet que par la gestion du quotidien. Est-ce que c'est pour ça que tu continues à te développer ? C'est parce que, en fait, c'est les projets d'architecture, de déco, de

te développer ? C'est parce que, en fait, c'est les projets d'architecture, de déco, de design qui t'intéressent plus que la gestion du quotidien ? Clairement, parce que, en fait, c'est ça qui est rigolo. Déjà, c'est le nouveau projet. Une fois que l'hôtel est lancé et qu'il marche très, très bien, on va dire au bout de deux ans, trois ans, tu vois, qu'on a atteint un chiffre d'affaires un peu plafond, après qu'il

évolue, mais... mais où on est déjà vraiment très bon. Moi, à titre perso, j'ai

évolue, mais... mais où on est déjà vraiment très bon. Moi, à titre perso, j'ai un peu moins d'intérêt. Je ne suis pas là pour relever les compteurs. Je ne

suis pas là pour relever la caisse de l'hôtel. J'estime qu'il y a des gens qui le font très bien et qui je bosse. Et je ne suis pas là.

Je fais très attention aux coûts et aux dépenses des hôtels au quotidien. Mais ce

n'est pas là où j'ai une passion et ce n'est pas là où j'ai une valeur ajoutée non plus. Moi, ce qui me plaît, c'est d'aller chercher des nouveaux hôtels, d'aller trouver des... des spots, tu vois, des hôtels pas chers, des trucs... Parce qu'il

y a ce premier truc dont on n'a pas parlé, c'est quand même d'aller trouver le hôtel. Tu vois, j'y suis juste après. Comment tu choisis un quartier, un bâtiment,

le hôtel. Tu vois, j'y suis juste après. Comment tu choisis un quartier, un bâtiment, un projet ? Et après, d'aller trouver les nouveaux décorateurs, tu vois, ou les archis,

un projet ? Et après, d'aller trouver les nouveaux décorateurs, tu vois, ou les archis, ou les... Parce qu'en fait, on parle depuis le début des décorateurs, mais... Mais en

ou les... Parce qu'en fait, on parle depuis le début des décorateurs, mais... Mais en

fait, il y a un écosystème un peu plus large. Il y a les archis, il y a les décorateurs, il y a des DA souvent. Par exemple, l'hôtel des deux gares, on n'a pas fait appel à un designer, on a fait appel à un DA, un directeur artistique. C'est Luc Edouard Daule, qui est un Anglais, qui n'avait jamais fait de déco, qui n'avait même plutôt pas fait de projet. Et je trouve

que c'est passionnant parce que le type, il arrive avec un écart complètement neuf. Il

arrive, bien sûr, il n'avait jamais fait d'hôtel, encore moins de lieu. Et lui, il faut voir son Insta pour le croire. C'est qu'il a une vraie DA, il a un vrai univers. Et si tu veux, tout est hyper coloré. Le mec, premier rendez-vous, il t'explique qu'il met dans une chambre, dans une pièce comme celle-ci, il met minimum cinq couleurs. Pas de blanc, il déteste le blanc, pas de plafond blanc. Si tu

cinq couleurs. Pas de blanc, il déteste le blanc, pas de plafond blanc. Si tu

veux, au début, je me dis, merde, est-ce qu'on ne pousse pas de l'exercice un peu trop loin ? Et en fait, il va te mettre du vert, du rose, du rouge et du jaune. Et en fait, c'est la magie au père, c'est que le mec... quand t'as le résultat, ça marche très très bien. Alors que jamais, tu

le mec... quand t'as le résultat, ça marche très très bien. Alors que jamais, tu vois. Et c'est là, ce qui me plaît beaucoup dans mon métier, c'est qu'on peut

vois. Et c'est là, ce qui me plaît beaucoup dans mon métier, c'est qu'on peut aller voir d'autres choses, d'autres univers et je trouve ça passionnant, ouais. Justement, sur les sujets, sur les projets de croissance externe, de développement, de rachat d'hôtels, etc., comment tu choisis un quartier, un bâtiment, un projet, un hôtel ? Quelle est ta recette autour de ça ? Déjà, je visite beaucoup, beaucoup d'affaires. Si veux, je pense que je

de ça ? Déjà, je visite beaucoup, beaucoup d'affaires. Si veux, je pense que je visite, on me propose... Moi, je suis très Paris. Je visite quelques grandes villes européennes, mais je suis très Paris, à Tramuros. Et en gros, je dois visiter une ou deux affaires par semaine, tu vois, d'hôtel. Et j'en fais... Alors, on

a un peu accéléré ces dernières années, mais en gros, on doit avoir un rythme à un hôtel par an, un ou deux hôtels par an. D'acquisition. D'acquisition, parce qu'après, il y a les travaux et tout. C'est assez opportuniste, tu vois, le développement... Je

n'ai pas de quartier de prédilection. Je n'ai pas de truc. C'est plutôt un bâtiment.

Ça va être plutôt, tu vois, ça va être un quartier. Effectivement, je le sens, mais je ne vais pas me dire, je cherche à tout prix dans ce quartier-là.

C'est plutôt, tu vois, après, je vais aller me balader dans le coin, dans les trois, quatre rues. Maintenant, je ne vais pas te mentir. Paris, je commence à connaître pas mal, mais ça marche plutôt comme ça. L'histoire d'un lieu, tu vois, est-ce qu'il y a des points d'attraction ? Là, on travaille sur un gros projet à Montmartre, d'hôtel à Montmartre qui va ouvrir dans un an. Je le connaissais très mal, donc

on est au sud, on est en bas de la butte de Montmartre, 18e, mais côté Beauvoir-Auchochou vraiment plus au quartier touristique. C'est marrant, c'est là où il y a, c'est les trois rues, il y a toutes les boutiques touristiques. Et je trouve, tu vois, c'est des quartiers qui sont magiques. C'est pas, en tant que Parisien, c'est pas forcément des quartiers où j'allais, mais c'est hyper sympa, tu vois, c'est des quartiers hyper

sympas. C'est vraiment, c'est Amélie Poulain, c'est tous ces quartiers-là. Et puis, voilà. Et qu'est-ce

sympas. C'est vraiment, c'est Amélie Poulain, c'est tous ces quartiers-là. Et puis, voilà. Et qu'est-ce

qui fait que tu dis non à une opportunité ? Comment tu choisis ? Celle-là

qui te dit oui ? Le premier truc, je vais te décevoir un peu, c'est le prix. OK. C'est clairement le premier truc. Parce que ça s'achète combien, un hôtel

le prix. OK. C'est clairement le premier truc. Parce que ça s'achète combien, un hôtel ? Ça dépend. C'est un multi-debit d'art ? Il y a plein de règles.

? Ça dépend. C'est un multi-debit d'art ? Il y a plein de règles.

Je parle vraiment de Paris et tout ça. On part sur des multiples de chiffres d'affaires. Mais en vrai, une fois qu'on a dit ça, c'est pareil, ça ne veut

d'affaires. Mais en vrai, une fois qu'on a dit ça, c'est pareil, ça ne veut pas dire grand-chose. C'est un concentré de multiples chiffres d'affaires, de multiples débits d'art, de prix à la chambre. Moi, j'aime bien cette notion-là de prix à la chambre.

Et après, bien entendu, tu es obligé de mettre dans la marmite de tout ça des travaux s'il y en a. Ça dépend si tu achètes un hôtel où il faut faire des travaux ou c'est un hôtel qui est neuf. au travail fini. C'est

toujours pareil si le chiffre d'affaires est maximisé ou pas du tout. Donc,

c'est compliqué de... Mais c'est quoi à peu près les ratios ? C'est cinq fois le chiffre d'affaires ? Pour te donner un prix de chiffre d'affaires, ça peut être, si tu veux, un hôtel qui est déjà un peu... qui a une rentabilité sûre, donc avec des travaux faits et un chiffre d'affaires maximisé, tu peux être autour de cinq fois le chiffre d'affaires. Tu peux 4 et 5 fois, mais c'est... Voilà. c'est

toujours pareil j'ai déjà acheté des hôtels à 7-8 fois le chiffre d'affaires mais l'hôtel faisait un chiffre d'affaires pourri et que voilà et donc du coup nous on était là pour augmenter le chiffre d'affaires et faire beaucoup de travaux donc c'est des notions c'est vraiment cas par cas ça il n'y a pas une règle mais on peut parler aisément entre 3,5 et 5 fois le chiffre d'affaires pour un fonds de commerce

et c'est ce que j'allais justement y venir c'est très différent d'acheter que le fonds de commerce ? Ou c'est mieux d'acheter le fonds de commerce et les murs ?

de commerce ? Ou c'est mieux d'acheter le fonds de commerce et les murs ?

Alors, c'est très différent, effectivement. Moi, je m'intéresse principalement au fonds de commerce. Je ne

m'intéresse pas trop aux murs. On a des murs, mais c'est plutôt, on les a achetés après avoir eu le fonds de commerce. D'accord. Je n'ai aucune velléité de me développer en mur et fonds. Ce n'est pas du tout. Je considère que c'est deux métiers différents. En introduction, tu parlais des investisseurs qui venaient, tu vois, sur la place.

métiers différents. En introduction, tu parlais des investisseurs qui venaient, tu vois, sur la place.

Et eux, ils ont une vraie vocation à acheter mur et fonds. Parce que c'est pareil, là, c'est du... On ne va pas se mentir. C'est-à-dire que déjà, le premier truc, c'est que mûret fonds, c'est beaucoup, beaucoup plus cher. Tu vois, pour dire un truc un peu schématique, mais mûret fonds, ce n'est pas 1 plus 1 égale 2, c'est 1 plus 1 égale 3, si tu veux. Oui, d'accord. Schématique, mais c'est un

peu ça. C'est-à-dire que le fonds, c'est 1 et l'immobilier, c'est 2. Oui, en tout

peu ça. C'est-à-dire que le fonds, c'est 1 et l'immobilier, c'est 2. Oui, en tout cas, comme il y a aussi, l'autre truc, c'est que comme il y a très peu de mûret fonds à Paris, tu as un vrai prime au mûret fonds. Ok,

d'accord. Les gens qui ont de l'argent préfèrent ça, ça les rassure. Puis, il y a des trucs fiscaux après. Tu vois, tu Parce que j'estime que mon métier d'hôtelier, pour vous dire toujours la même chose, c'est de développer un fonds de commerce, ce qui est le nerf de la guerre chez nous. Donc, de développer une clientèle, de développer, de maximiser un fonds, de faire des travaux et tout ça. La rentabilité

pure des murs d'hôtels à Paris n'est pas exceptionnelle non plus. Par contre,

clairement, demain, j'ai des murs d'un de mes hôtels à racheter, je les rachèterai toujours.

Ok, d'accord. Si l'opportunité se présente... Si le type me dit, si le bailleur me dit qu'il vend... Mais sinon, c'est pas le... C'est pas forcément le modèle. C'est pas

ma target. Je t'ai pas posé la question tout à l'heure, donc j'y reviens. En

fait, ça me fait penser à ça. Tu vas construire ailleurs qu'à Paris. Je parle

pas des hôtels, je parle pas des campings, je parle des hôtels. C'est quoi ton projet, en fait ? C'est toujours pareil, c'est que j'ai pas une grande roadmap. J'ai

eu un hôtel à l'étranger pendant trois ans. J'ai eu un hôtel à Londres. Donc

là, c'était Murifont. Donc on a acheté 60 chambres dans le centre que j'ai revendu depuis. Mais en gros, je n'ai pas, si tu veux, c'est opportuniste. C'est toujours

revendu depuis. Mais en gros, je n'ai pas, si tu veux, c'est opportuniste. C'est toujours

pareil. Je ne me dis pas demain, je ne me lève pas tous les matins en me disant « Putain, il faut aller à Londres, il faut aller à Rome, il faut aller à Londres. » J'ai failli acheter deux hôtels à Rome il y a quelques années. Ça me plaît beaucoup. Après, ce qu'il faut savoir, mais comme partir en région ou à l'étranger, c'est beaucoup, beaucoup de boulot. Tu vois, c'est vraiment une

charge... de boulot vraiment supplémentaire parce que, tu vois, personne ne

charge... de boulot vraiment supplémentaire parce que, tu vois, personne ne nous attend parce qu'on ne connaît personne. En tout cas, moi, tu vois, il faut des nouveaux agents immobiliers, des nouveaux avocats, des nouvelles banques, tu vois, des partenaires financiers.

Et à l'étranger, c'est d'autant un peu plus compliqué qu'en France. Et puis, mais ce n'est pas impossible. Et puis, voilà, donc demain, on me propose des belles opportunités à l'étranger. Je regarde, je regarde toujours, mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé le coup

l'étranger. Je regarde, je regarde toujours, mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé le coup de cœur, tu vois. Oui, OK, je comprends. Je continue à me développer à Paris.

On en parlait tout à l'heure Avec les fonds, il faut beaucoup d'argent pour acheter les hôtels. Donc, je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais

les hôtels. Donc, je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais

on se concentre. Parce qu'il ne faut aussi pas oublier le groupe existant. On a

une grande croissance même de développement. On fait beaucoup de travaux. On a fait beaucoup de travaux. Notre chiffre, il a quand même en quatre ans, il a triplé, voire

de travaux. Notre chiffre, il a quand même en quatre ans, il a triplé, voire un peu plus. C'est colossal. C'est colossal. Et toutes les RH et tout le personnel qui va avec. Donc, il faut faire aussi attention à ça. On continue. On termine

des travaux. Si tu veux, on est passé de peut-être 5-6 millions à... On va

arriver dans deux ans à 17-18 millions. Donc, en fait, c'est pas rien non plus.

Donc, il y a les acquisitions, mais il y a l'exploitation. Et comme on gère un très bon père de famille, on fait très attention à ça. Et pourquoi la diversification avec les campings ? D'où ça vient ? Est-ce que c'est un métier qui est différent de celui des hôtels ? Écoute, c'était... Je pense que j'étais arrivé à un âge Je ne vais pas dire, je ne suis pas le vieux con du

truc non plus, mais tu vois, ça fait 17 ans que je fais des hôtels et j'étais, je n'arrête pas du tout. Je suis très content des hôtels et tout, mais j'étais arrivé, je pense, à un moment, tu vois, 40 piges et tout, où je pense que j'avais besoin de voir d'autres choses. C'était hyper important pour moi intellectuellement et tout ça. Et tu vois, j'ai commencé à regarder plein de secteurs d'activité, de

regarder plein de choses et tout. Et je, sûrement bêtement, tu vois, je me suis dit, bon, dans les sujets que j'ai regardés, il y avait le camping. Je me

suis dit, touriste, hébergement, hébergement plein air, tu vois, vraiment le truc un peu basique.

Donc, ça ne doit être pas très différent de l'hébergement de ville. Et tu vois, j'ai commencé, après j'en ai parlé à des copains, j'ai des copains exploitants, des copains investisseurs qui m'en ont parlé, qui m'ont dit c'est vachement bien, c'est vachement intéressant, super secteur. Je ne connaissais pas, tu vois, honnêtement. Super secteur et tout. Et j'ai commencé,

secteur. Je ne connaissais pas, tu vois, honnêtement. Super secteur et tout. Et j'ai commencé, moi, ce que j'aime beaucoup, tu vois, j'ai commencé à acheter, à m'abonner à la presse spécialisée. J'ai commencé dans les salons. Chez toi, il y a un des plus

presse spécialisée. J'ai commencé dans les salons. Chez toi, il y a un des plus grands salons pas très loin de chez toi, il y en a un grand salon.

Voilà, j'ai fait les salons et j'ai découvert un nouveau secteur, une nouvelle activité. Je

me suis pris au jeu, je me suis passionné par le truc. J'ai découvert des gens vraiment super sympas et tout. Je me suis dit, allez, on y va, on essaye. J'ai commencé à regarder, j'ai pris, tu vois, j'ai fait un peu comme dans

essaye. J'ai commencé à regarder, j'ai pris, tu vois, j'ai fait un peu comme dans l'hôtellerie. Alors, je n'y ai pas travaillé, mais... J'ai vraiment rencontré plein de gens. Je

l'hôtellerie. Alors, je n'y ai pas travaillé, mais... J'ai vraiment rencontré plein de gens. Je

me suis fait plein de plein d'avis, plein d'expériences et tout. Et pour il y a trois ans, deux ans, deux ans et demi maintenant, on a racheté un premier site, un premier camping en Bretagne. Et puis voilà, et c'était parti. Et c'était génial, quoi. Tu vois, sur la Côte de Granitros. Et ce qui me... Le petit truc

quoi. Tu vois, sur la Côte de Granitros. Et ce qui me... Le petit truc en plus, là où j'ai fait différemment des hôtels qui étaient écrits dès le départ, il y avait deux choses. C'est que là, pour le coup, je voulais vraiment écrire une marque. Ça, ça me plaisait beaucoup. Donc, tu vois, c'est un nom commun. Donc,

une marque. Ça, ça me plaisait beaucoup. Donc, tu vois, c'est un nom commun. Donc,

il y a Camping Liberté, à chaque fois, tu as des déclinaisons de par le lieu. Donc, ça, c'est un truc que je n'avais pas fait dans les hôtels. Et

lieu. Donc, ça, c'est un truc que je n'avais pas fait dans les hôtels. Et

là, je voulais vraiment faire ça. Parce que c'est trois aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est trois. En

deux ans, on a repris trois sites. Et si tout se passe bien, c'est la deuxième partie. C'est que là, pour le coup, on a une vocation. On est assez

deuxième partie. C'est que là, pour le coup, on a une vocation. On est assez pushy dans le développement. Ah oui, d'accord, ok. Et j'aimerais, on va voir si on y arrive, mais avant la fin de l'année 2025, j'aimerais en acheter deux autres. Ah

ouais, d'accord. Qui c'est qui vend des campings ? Comment on fait pour avoir des campings ? C'est un secteur, un peu comme l'hôtellerie à Paris, c'est un secteur très

campings ? C'est un secteur, un peu comme l'hôtellerie à Paris, c'est un secteur très spécialisé, très, très codé, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais en tout cas, où tu n'as vraiment que des acteurs très spécialisés. Donc, tu vas avoir des agents immobiliers, en gros, très spécialisés, des endroits dans les gros groupes. Tu vas

avoir des banques très spécialisées là-dedans, des avocats, des comptables, tu vois ? l'écosystème

autour de ça et qui est très spécialisé dans le camping et dans l'hôtellerie plein air. Parce que tu as des campings municipaux, tu as des campings qui appartiennent à

air. Parce que tu as des campings municipaux, tu as des campings qui appartiennent à des grands groupes, etc. Toi, c'est quoi la cible quand tu recherches des campings ?

Nous, justement, c'est une très bonne question parce qu'on était la semaine dernière au salon de l'ANET, je vais t'en parler deux secondes, mais on a deux développements. On cherche

des campings classiques, on va dire commerciaux, c'est-à-dire qui appartiennent à des familles, à des gens, donc on rachète de façon, comme les hôtels, de façon commerciale, on va dire.

on rachète des sociétés, des fonds de commerce, des choses. Et là, on fait un petit virage, mais qui est plus... qui est en un propre chez nous. C'est-à-dire qu'on

s'intéresse de plus en plus aux campings municipaux. Ah oui, d'accord. Il y a une raison très particulière. Le troisième camping qu'on a fait dans les gorges du Verdon, que je t'invite à venir voir, c'est... En fait, c'est une mairie qui nous a contactés, qui avait un camping qui était fermé depuis longtemps, un très beau camping et tout ça, qui n'avait plus les moyens de l'exploiter, l'envie de l'exploiter, les compétences, plein de

choses. Et son problème numéro un, c'est que c'est... les campings privés autour, eux,

choses. Et son problème numéro un, c'est que c'est... les campings privés autour, eux, c'était grande chaîne, eux avaient les moyens et tout ça, donc ils avaient vachement injecté au fur et à mesure des années. Donc, tu as des piscines dans tous les sens, tu as des super attractions, des super trucs. Et le camping municipal, où les types n'avaient pas investi, s'étaient retrouvés un peu en désuétude et le chiffre d'affaires périclittait.

Et nous, on s'est vachement intéressés à ce sujet-là du camping municipal. Et toi qui es du coup vachement connecté, je passe aussi ce message-là aujourd'hui, c'est que la semaine dernière, on est devenu partenaire d'un truc qui est peu connu, qui s'appelle l'ANET. C'est

l'Association Nationale des Élus du Territoire Touristique. C'est un peu pompeux comme ça, mais c'est les mairies qui ont une vocation touristique. C'est un salon de maire. Il n'y a pas forcément Paris et Bordeaux dans ce truc-là, mais c'est toutes les petites communes qui ont des interrogations touristiques. C'est au sens très large. C'est hyper intéressant parce que tu te rends compte vraiment, tu es en région, des difficultés, des avantages et tout ça.

Et en fait, ces gens-là, ils sont vachement aidés par cette association. Donc, ils peuvent apporter toute une expertise. Et nous, du coup, on est devenus un peu leur caution camping. Oui, d'accord. Donc, soit on peut leur apporter, tu vois, on peut faire

caution camping. Oui, d'accord. Donc, soit on peut leur apporter, tu vois, on peut faire des études pour eux, on peut leur apporter plusieurs concurrents parce que nous, on est aussi là pour aider ces gens-là et que s'ils veulent voir plusieurs personnes développer et avoir une offre de camping dans ces régions ou alors tout simplement pour reprendre

ces campings. Et donc du coup, il y a plein de modèles

ces campings. Et donc du coup, il y a plein de modèles différents juridiques, mais ça peut être soit un bail amphithéotique ou un bail commercial. Donc

on va payer un droit d'entrée. Donc ça, ça intéresse vachement les mairies parce que d'un coup, ils ont une grosse rentrée d'argent. Et après, souvent, on va payer un loyer. Et donc du coup, il y a une deuxième rentrée d'argent annuelle

loyer. Et donc du coup, il y a une deuxième rentrée d'argent annuelle pour la mairie et tout ça, sachant que souvent, c'est des toutes petites communes et qui n'ont pas forcément beaucoup de rentrées d'argent. Et surtout, sans faire de politique et tout, mais où en ce moment, les budgets sont hyper serrés, les sujets sont en plus avec 2026, 2027, les sujets sont de budget en région, ça

moindrisse. Eh bien, les communes ont un vrai intérêt à aller chercher des opérateurs privés.

moindrisse. Eh bien, les communes ont un vrai intérêt à aller chercher des opérateurs privés.

Du coup, c'est très différent de ce que tu fais dans les hôtels aussi, parce qu'en fait, un camping, ça ne vit pas toute l'année. Un camping, ça ferme. Oui,

c'est saisonnier. Il y en a quelques-uns qui sont ouverts toute l'année, mais on va dire que c'est plutôt rare. C'est saisonnier. Grosso modo, ça dépend beaucoup des régions et ça dépend de beaucoup de choses, mais c'est à peu près de Pâques à Toussaint.

Des vacances de Pâques à vacances de Toussaint. Donc, 5-6 mois, c'est ça ? C'est

5-6 mois. En gros, ça dépend. Tu travailles avec des emplois saisonniers. On a un ou deux emplois à temps plein à l'année par site, mais après... Donc une ou deux personnes à l'année. Après, ça peut monter jusqu'à 20, 25 personnes en saison, en haute saison. Donc, tu vois, c'est une gestion particulière des RH et des choses. Mais

haute saison. Donc, tu vois, c'est une gestion particulière des RH et des choses. Mais

je trouve ça, c'est hyper intéressant. C'est clairement un nouveau métier et c'est clairement très différent de l'hôtellerie. Je pensais que ça serait plus similaire, mais ça n'a vraiment rien à voir. Oui, c'est pour ça que je t'en parle, parce que ça donne l'impression

à voir. Oui, c'est pour ça que je t'en parle, parce que ça donne l'impression que ça... Rien à voir, parce que pour plein de raisons, déjà dans les travaux,

que ça... Rien à voir, parce que pour plein de raisons, déjà dans les travaux, toi qui connais bien les travaux et tout, c'est vraiment... En fait, on est des micro-villes. Tu vois, j'ai été dans les gorges du Verdon hier soir, je suis revenu.

micro-villes. Tu vois, j'ai été dans les gorges du Verdon hier soir, je suis revenu.

On a 200 emplacements. Si tu veux, l'été, ça peut monter jusqu'à 600 personnes. Tu

vois, 400, 600 personnes. Donc, en fait, c'est une gestion des flux, une gestion du...

Tu vois, on a des sujets de VRD, donc de voirie, réseau, distribution, qui sont des vrais sujets que je n'avais jamais eu. Nous, dans les hôtels à Paris, c'est des petits immeubles plutôt. Et tu vois, c'est très différent. Quelle est ta méthode pour continuer à progresser, pour continuer à apprendre des nouvelles choses ? Tu disais que tu es très ouvert sur le monde artistique. Mais est-ce que tu as un peu comme

ça des routines que tu pourrais nous partager ? expliquerait en fait ce qui te permet d'avoir ce regard là et de continuer en fait à comprendre le monde qui t'entoure continuer à progresser j'ai pas de routine tu vois très particulière je le le ou en tout cas j'ai pas de truc écrit plutôt je l'ai peut-être mais sans le savoir ce que j'aime bien pour progresser moi personnellement ce que je regarde

je voyage beaucoup tu vois je regarde vachement ce qui se fait et quand je dis voyager ça peut être à côté ou beaucoup plus loin J'ai une passion du voyage et j'ai un autre truc qui me plaît, c'est que je lis énormément la presse. Je suis peut-être la dernière personne en France à lire la presse, mais je

presse. Je suis peut-être la dernière personne en France à lire la presse, mais je lis beaucoup, beaucoup de presse. Tu vois, j'ai une vraie passion de ça et c'est ma façon à moi de progresser et de voir. Et après, si tu veux, le lancement dans le camping a été une énorme progression pour moi. C'est une remise en question quasi totale. Quoi quasi totale ? Franchement, on parle du boulot, mais très forte

et passionnante parce que Parce que du coup, il faut être hyper agile. Quand il

y a un truc qui ne va pas, il faut apprendre. Il faut apprendre très vite. Et ça, ça me plaît bien. Dans l'hôtellerie, quand ça ne va pas, je

vite. Et ça, ça me plaît bien. Dans l'hôtellerie, quand ça ne va pas, je sais exactement pourquoi ça ne va pas et j'arrive à corriger le tir tout de suite. Et du coup, c'est là où... Tu vois, la différence entre l'hôtellerie, pour moi

suite. Et du coup, c'est là où... Tu vois, la différence entre l'hôtellerie, pour moi en tout cas, et les campings, c'est cette différence-là. Tu vois, d'apprendre des nouvelles choses.

L'hôtellerie aussi, c'est beaucoup de personnes au quotidien à gérer. Du coup, la gestion des RH, pour toi, c'est au groupe que ça se gère ? dans sa globalité, tu apportes des services à tes hôtels et à tes campings. Comment ça marche ? Il

y a une première chose, donc c'est effectivement beaucoup de RH, une première chose, c'est que déjà, les hôtels, je vous disais tout à l'heure, sont très indépendants dans leur gestion et on laisse beaucoup les directeurs, directrices des hôtels recruter leur propre personnel parce qu'on estime que dans le recrutement du personnel, il y a une vraie... Quand c'est toi qui l'as recruté, tu as une vraie légitimité, une

ascendance sur le... Après, pour... Et quand tu les recrutes, ces directeurs, toi ? Alors

voilà, nous on a une... Après, sur les grands postes, on va dire que ce soit dans les hôtels ou au bureau, nous on a une directrice d'exploitation qui s'appelle Amel, avec qui je bosse depuis quasiment 13 ans, qui est Amel, qui elle s'occupe du recrutement des directrices et directeurs. Moi, on le fait tous les deux pour les directeurs et directrices. Et après, si par exemple c'est un chef de réception, ça va

être le directeur ou la directrice de l'hôtel plus la directrice d'exploitation, donc Amel, qui va le faire. Et c'est quoi les qualités qu'il faut pour être directeur d'un hôtel aujourd'hui ? Je n'ai pas une recette magique. Tu vois, déjà, on aime bien des

aujourd'hui ? Je n'ai pas une recette magique. Tu vois, déjà, on aime bien des gens qui comprennent nos produits et qui comprennent les hôtels qu'on fait, ce qui est hyper important. Après, nous, j'aime bien aussi recruter des gens qui peuvent nous apporter des

hyper important. Après, nous, j'aime bien aussi recruter des gens qui peuvent nous apporter des choses. Tu vois, par exemple, nous, comme on n'était pas du tout, on n'est pas

choses. Tu vois, par exemple, nous, comme on n'était pas du tout, on n'est pas une chaîne, on a moins de process que d'autres personnes, que Accor, par exemple, tu en parlais tout à l'heure. Et donc, tu vois, j'ai un petit truc, c'est que nous, on aime bien recruter des gens de chez Accor, par exemple, parce qu'ils vont nous apprendre, ces gens-là, de choses. J'estime qu'ils peuvent nous apporter des choses et nous,

on peut leur apporter la gestion ou en tout cas la vision d'un hôtel indépendant et tout ça. Donc ça, c'est quelque chose qui est très important. Après, moi, j'aime beaucoup les gens qui clairement sont très francs et qui me disent qu'ils veulent grandir avec nous. Tu vois, nous, on fait beaucoup, beaucoup de promotions internes. C'est vraiment, c'est

avec nous. Tu vois, nous, on fait beaucoup, beaucoup de promotions internes. C'est vraiment, c'est le nerf de la guerre chez nous. Et un mec qui a de l'ambition, j'aime bien ça. J'adore ça parce qu'en fait, ce n'est pas le type qui va rester

bien ça. J'adore ça parce qu'en fait, ce n'est pas le type qui va rester plan plan derrière son comptoir et il va proposer des choses en plus. Tu vois,

ils vont apporter des idées, des trucs. Et après, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. J'essaye, dès qu'il y a des gens qui ont de l'ambition, on essaye toujours de proposer des postes au-dessus. Et comment tu les fais progresser pour qu'ils prennent le poste au-dessus ? Quand il y a des postes vacants, on propose toujours, tu vois. D'abord en interne ? Toujours en interne. Et franchement, ça

marche pas 100%, mais quasi à chaque fois. Et je pense même à un type qui était chef de réception chez nous, qui n'avait pas forcément d'idées pour être directeur.

Lui, ça faisait... 12-13 ans que je bossais avec lui, qui était chez nous et tout. Et j'estimais qu'il avait vraiment le profil du directeur. Et lui, il n'avait pas

tout. Et j'estimais qu'il avait vraiment le profil du directeur. Et lui, il n'avait pas donné de ce tu veux. Il ne m'avait pas dit « je voudrais un jour être directeur ». Il était très bien. Et j'ai pris un long café. J'en ai

vraiment parlé avec lui. J'en ai parlé avec la directrice d'exploitation pour avoir son avis.

C'était un vrai sujet en interne. Pour lui dire « écoute, qu'est-ce que tu en penses ? » Et maintenant, il est directeur d'un de nos hôtels. Et c'est franchement,

penses ? » Et maintenant, il est directeur d'un de nos hôtels. Et c'est franchement, le mec est très bon. Et je suis ravi de lui avoir un peu poussé la main là-dessus. Et c'était le truc naturel. J'ai encore plein de questions à te poser, mais je sais qu'on est tenus par le temps parce que tu as un rendez-vous juste derrière. Je voudrais juste un dernier sujet concernant la croissance externe et le

build-up. Pourquoi on ne monte pas des hôtels à des endroits où il n'y en

build-up. Pourquoi on ne monte pas des hôtels à des endroits où il n'y en a pas ? Qu'est-ce qui fait que c'est si compliqué de pouvoir monter un hôtel

a pas ? Qu'est-ce qui fait que c'est si compliqué de pouvoir monter un hôtel quelque part alors qu'il n'y en a déjà pas ? C'est très intéressant comme question.

Moi, j'ai un avis qui est très simple. C'est l'avis que j'ai de la rue de la soif. Alors, je m'en explique. En fait, dans l'hôtellerie, on est des commerçants. Et dans le commerce, ce qui marche, il y a toujours des exceptions, mais

commerçants. Et dans le commerce, ce qui marche, il y a toujours des exceptions, mais ce qui marche, c'est que plus tu as de commerce, plus il y a du monde. Le commerce s'appelle le client. Et l'idée que j'en ai, c'est que c'est dans

monde. Le commerce s'appelle le client. Et l'idée que j'en ai, c'est que c'est dans toutes les villes, tu as toujours une rue de la soif. Donc la rue de la soif, qu'est-ce que c'est ? C'est la rue des bars étudiants. Et en fait, c'est assez marrant, mais naturellement, les bars étudiants se mettent tous dans la même rue.

Déjà parce qu'ils font chier un peu moins de monde quand ils font du bruit, les mecs sont bourrés, ils gueulent et tout. Mais c'est très sympa. Pour être allé aussi dans les rues de la soif, En fait, c'est que tu sais que tu vas aller boire des coups avec tes potes. Tu vas boire naturellement une bière dans ce coin là parce que tu n'as pas de lieu à chercher. Tu n'as pas

à te balader parce que tu as cinq, six bars et tu sais que tu vas trouver ton bonheur dans le truc. Et en fait, c'est un peu ça, moi, mon analyse des hôtels ou en tout cas des commerces. C'est que, en fait, c'est pour ça que tout à l'heure, tu parlais de Paris, la concurrence et tout. Moi,

je pense que le fait qu'il y ait de plus en plus de boutiques hôtels à Paris et tout, d'hôtels rénovés, d'hôtels trucs, c'est très bien pour tout le monde.

Parce qu'avant, quand on était tout seul en 2011, avec le premier, on était au tout début du truc. Et voilà. Et maintenant, plus il y en a, plus ça marche aussi pour tout le monde. Et ça, c'est pour moi la grande théorie du commerce. Un commerce qui est tout seul aura toujours beaucoup, beaucoup plus de mal à

commerce. Un commerce qui est tout seul aura toujours beaucoup, beaucoup plus de mal à se vendre que s'il a des commerces autour de lui. Et d'autant plus des concurrents, même des très bons, tu as un resto, même s'il a des très bons restos autour de lui, tout le monde se porte. Et en fait, tes clients, tu sais que tu vas dans tel quartier, dans telle région et que tu auras plus de

chances de trouver le bon resto et le bon truc. Tu es sur un marché, c'est mon avant-dernière question, tu es sur un marché qui est extrêmement réglementé. Et d'ailleurs,

quand on creuse un peu ce sujet-là du business, tu vois, c'est intéressant. Justement, tout

à l'heure, on parlait d'accord parce que c'est en fait le plus gros player, je crois. En fait, ils ont participé à faire augmenter les règles et les obligations qui

crois. En fait, ils ont participé à faire augmenter les règles et les obligations qui sont liées à un hôtel pour effectivement mettre beaucoup de barrières à l'entrée. Aujourd'hui, vous

êtes quand même sur un marché qui est extrêmement régulé dans lequel, en fait, il y a beaucoup d'obligations Comment on vit avec un marché qui est aussi complexe, dans lequel, en fait, il y a autant de règles à respecter quand on reçoit du public, quand on est dans un ERP, etc. Comment tu t'en sors avec ça, toi ? Effectivement, il y a plusieurs choses. Alors, je voudrais reprendre un tout petit peu

? Effectivement, il y a plusieurs choses. Alors, je voudrais reprendre un tout petit peu la question. Je ne pense pas tout à fait que Accor ait contribué à ce

la question. Je ne pense pas tout à fait que Accor ait contribué à ce qui est de plus en... Tu vois, fermer des barrières, des hôteliers, tout ça, pour être tout à fait honnête. Juste, je vais te donner un exemple très précis. Par

exemple, il y a quelques années, on a eu un sujet très important pour nous, les hôteliers, qui était les étoiles. Les étoiles n'avaient pas changé depuis des années et des années. Et il y a eu une commission de nouvelles réglementations des étoiles et

des années. Et il y a eu une commission de nouvelles réglementations des étoiles et dont Accor faisait partie et tout. Et en fait, l'idée, c'était justement d'alléger un tout petit peu ces règles. Et je ne vais pas rentrer dans le détail parce que ce n'est pas hyper, ce n'est pas passionnant. Mais en gros, le truc, c'était de pouvoir, par des services, apporter plus de services, mais que du coup, que certains hôtels

puissent monter en gamme. Je m'en explique. Tu as un hôtel de centre-ville comme Paris, versus un hôtel de campagne et que les deux veulent être quatre étoiles ou trois étoiles, forcément, de par les espaces des chambres, de par les espaces communs et tout, on ne joue pas dans la même cour. Bien sûr, je suis d'accord. Donc, l'idée

de ces étoiles et de cette nouvelle réglementation des étoiles, c'est de par les services, de présenter, je te dis n'importe quoi, plus de journaux, plus de chaînes de télé, des petits déjeuners bien meilleurs, du service en chambre, permet aux deux d'être logés à la même enseigne. Ça, c'est le premier truc qui est très important. Donc ça, c'est quelque chose que tous les hôtels, Tu vois, c'est plutôt positif. Tous les hôtels peuvent

participer. L'autre chose sur les... dont tu parlais des ERP, donc là, c'est un peu

participer. L'autre chose sur les... dont tu parlais des ERP, donc là, c'est un peu différent pour moi. C'est effectivement sur les règles de sécurité, les règles handicapées, PMR et les règles et toutes ces règles-là. Mon avis, c'est qu'il y a aussi beaucoup de gens qui ont fait des conneries là-dessus depuis très longtemps. Je pense que, effectivement, les règles sont de plus en plus dures. On va pas se mentir. Nous, on rénove

beaucoup. Tu vois, il faut mettre des chambres handicapées dans les hôtels. Donc, quand tu

beaucoup. Tu vois, il faut mettre des chambres handicapées dans les hôtels. Donc, quand tu rachètes un hôtel existant, tu peux pas bouger les murs, tu peux pas bouger les trucs, il y a une économie d'échelle et tout ça. les gens de ces services-là ne sont pas complètement débiles non plus. Et tu vois, tu as des dérogations qui sont envisageables. Tu peux discuter avec les gens. Ils ne te font pas fermer un

sont envisageables. Tu peux discuter avec les gens. Ils ne te font pas fermer un truc. Si tout le monde fait un effort, c'est-à-dire que nous, on essaie au maximum

truc. Si tout le monde fait un effort, c'est-à-dire que nous, on essaie au maximum de mettre des chambres handicapées. Clairement, nos chambres handicapées sont très peu louées à des personnes handicapées. En tout cas, mobilité réduite. Mais ce n'est pas grave. Moi, je suis

personnes handicapées. En tout cas, mobilité réduite. Mais ce n'est pas grave. Moi, je suis très content de faire ces chambres handicapées parce que je suis très content de participer.

Il n'y a pas de raison que ces gens-là ne puissent pas voyager comme tout le monde. Effectivement, ça ne va pas être la chambre forcément sous les toits presque

le monde. Effectivement, ça ne va pas être la chambre forcément sous les toits presque très compliqué de faire bouger, mais ça va être plutôt la chambre rez-de-chaussée. On essaie

d'avoir plus d'espace, encore plus de services, justement, et de compenser par d'autres choses. Les

règles sont plus dures, mais de temps en temps, ce n'est pas plus mal. Les

règles de sécurité, notamment, sont beaucoup plus dures. Moi, je m'en rappelle, il y a quelques années, il y a un hôtel social qui avait brûlé en plein centre de Paris. Il y avait une quinzaine de morts. Je me rappelle de ça, oui. Franchement,

Paris. Il y avait une quinzaine de morts. Je me rappelle de ça, oui. Franchement,

il y a eu un avant et un après. Il y a eu un avant et un après, cet incendie. Cet incendie. Et ce qui était logique, Parce que les gens, tu vois, les gens, ça avait été un peu trop cool, les règles. Les

gens faisaient n'importe quoi. Il y a eu 10-15 morts, des familles. C'était horrible. C'était

un vrai désastre. Effectivement, ça coûte cher. Ça coûte truc. C'est un vrai... Ce n'est

pas un frein, mais c'est une vraie réflexion dans les travaux. Parce que c'est un vrai budget. On est obligé de les prendre en compte. Mais c'est toujours pareil. On

vrai budget. On est obligé de les prendre en compte. Mais c'est toujours pareil. On

est tous léger à la même enseigne. Donc, on le fait tous. Je pense que, tu vois, c'est comme demain ou aujourd'hui, l'écologie. Maintenant, nous, c'est des choses qui arrivent dans les travaux. Tu dois connaître ça par cœur. Clairement, ça fait quelques années qu'on l'inclut. Ce n'est pas obligatoire. Pour l'instant, c'est du bon sens. Ça va devenir obligatoire,

l'inclut. Ce n'est pas obligatoire. Pour l'instant, c'est du bon sens. Ça va devenir obligatoire, je pense. Ça va devenir obligatoire. Et c'est tant mieux. C'est à nous de prendre

je pense. Ça va devenir obligatoire. Et c'est tant mieux. C'est à nous de prendre le pouls du moment parce que tout change. L'hôtel d'aujourd'hui n'a rien à voir en vrai il y a dix ans et même... il y a 20 ans et tout. Moi, quand j'ai commencé il y a 17 ans, je faisais des travaux. C'était des travaux qui n'avaient rien à voir avec les travaux d'aujourd'hui. Ça

des travaux. C'était des travaux qui n'avaient rien à voir avec les travaux d'aujourd'hui. Ça

me permet de te poser la dernière question de ce podcast. Tu sais, mon podcast, il s'appelle Build. Donc, c'est pour ceux qui construisent, qui progressent, qui font des choses.

Toi, tu as construit un projet, tu as buildé un projet de groupe indépendant, d'hôtellerie et de camping. S'il y a quelqu'un qui voudrait se lancer comme toi, Qu'est-ce qu'il faudrait qu'il travaille sur lui-même pour arriver à demain être comme toi, un patron d'hôtel, un patron d'hôtelier, d'être un hôtelier, d'être un bon hôtelier ? Qu'est-ce qu'il faudrait qu'il fasse ? Qu'il travaille sur lui-même, je n'en sais rien. Je n'ai pas la prétention

fasse ? Qu'il travaille sur lui-même, je n'en sais rien. Je n'ai pas la prétention de dire aux gens qu'il faut travailler là-dessus, là-dessus. Mais après, c'est pareil, c'est comme dans tous les secteurs d'activité. Moi, je pense que les deux, trois tips que je me suis appliqués à l'époque et que je ferai toujours demain si moi, je devais me relancer demain, c'est que je pense qu'il faut voir le maximum dans le secteur

d'activité qui te plaît, il faut apprendre. C'est-à-dire que tu vois, il faut vraiment rencontrer des gens, travailler au maximum dans le secteur d'activité. Il faut aller, tu vois, il faut aller voir, tu vois, c'est con, mais il faut aller voir la presse professionnelle.

Il faut avoir les salons professionnels, les salons professionnels en France et à l'étranger, tu vois, si tu peux. Il faut voir. Et parce qu'en fait, si demain, tu rentres dans une boîte qui n'est pas la tienne, si tu veux, tu auras toujours une compétence parce que tu es allé au salon de... Je ne sais pas si il existe, au salon de l'échafaudage ou au salon du cordiste aux États-Unis... tu seras toujours

beaucoup plus compétent pour aller travailler dans une boîte en France parce que tu auras vu une nouvelle technologie, tu auras vu des gens, tu auras vu une nouvelle façon de penser. Je trouve que ça, c'est hyper important. Et j'ai juste un dernier truc

de penser. Je trouve que ça, c'est hyper important. Et j'ai juste un dernier truc que j'ai toujours en tête et qu'on me demande parce que j'aide pas mal de jeunes qui veulent se lancer et je coache un peu. Alors, qui est compliqué parce que mon secteur d'activité fait qu'il y a une barrière économique à l'entrée qui est très compliquée. Mais après, on peut toujours aller voir, faire des tours de table et

très compliquée. Mais après, on peut toujours aller voir, faire des tours de table et tout ça. Le truc, c'est que pour se faire un tour de table, il faut

tout ça. Le truc, c'est que pour se faire un tour de table, il faut avoir d'expérience. Le type, il vient dans ton tour de table parce qu'il est sûr

avoir d'expérience. Le type, il vient dans ton tour de table parce qu'il est sûr que tu vas marcher. Ce qui est un peu en opposition avec ce que je vais te dire, c'est que je pense qu'il ne faut pas attendre 10 ans avant de se lancer. Moi, j'ai un truc, c'est que je pense qu'il faut se faire très vite. Tu vois, il faut aller voir un cadre d'adresse, l'expérience et tout. Mais

très vite. Tu vois, il faut aller voir un cadre d'adresse, l'expérience et tout. Mais

quand on est prêt, il ne faut pas attendre le projet parfait, l'emplacement parfait, le truc parfait. Je pense qu'il faut se lancer. Adrien, comment on te contacte justement si

truc parfait. Je pense qu'il faut se lancer. Adrien, comment on te contacte justement si on a envie de bénéficier de tes conseils ? Tu peux me contacter sur LinkedIn, sur mon LinkedIn, ça me bat très bien. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout cet épisode de Build. C'était un vrai plaisir de recevoir Adrien. Si vous voulez nous aider, bien

de Build. C'était un vrai plaisir de recevoir Adrien. Si vous voulez nous aider, bien évidemment toujours, on like, on commente, vous mettez dans les commentaires effectivement le prochain invité que vous aimeriez voir dans Build. Et bien sûr, abonnez-vous et cliquez sur la petite cloche pour rien louper de nos prochains épisodes. Adrien, merci beaucoup, c'était un vrai plaisir

de te recevoir. Merci de m'avoir reçu chez toi. Et longue vie au groupe Touriste.

Merci beaucoup.

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