Arthur Mensch, cofondateur de Mistral AI, est auditionné à l'Assemblée nationale - 12/05/2026
By LCP - Assemblée nationale
Summary
Topics Covered
- L'intelligence artificielle, une ressource naturelle comme l'électricité
- La souveraineté, c'est du levier, pas de l'isolationnisme
- 1 trillion d'euros de déficit commercial en vue
- La fenêtre de 2 ans pour éviter le verrouillage énergétique
- L'IA redéfinit le travail : d'artisan à manager d'agents
Full Transcript
La séance est ouverte. Mes chers
collègues, nous poursuivons les auditions de la commission d'enquête sur la dépendance sur les dépendances structurelles et les vulnérabilité systémique dans le secteur du numérique et les risques pour l'indépendance de la France. Le président de la commission
France. Le président de la commission d'enquête, Philippe Latombe, vous prit d'excuser son absence et donc je vais assurer la présidence de cette séance.
Nous recevons aujourd'hui monsieur Arthur Mench, cfondateur et directeur général de Mistral AI, accompagné de madame Audrey Herblin Stoupe, directrice des affaires publiques et de la
communication de Mistral AI. Je vous
remercie de vous être rendu disponible.
Et parmi les outils d'intelligence artificielle générative, Mistral fait figure d'exception avec un modèle open source européen alors que vos principaux concurrents sont tous extraeuropéens.
Beaucoup d'espoir reposent sur vous.
L'intelligence artificielle est souvent présentée comme l'un des secteurs encore suffisamment ouverts pour que des acteurs européens puissent rivaliser avec les gens du numérique. Et j'aurais
envie déjà de vous poser des questions avant que vous puissiez enfin et vous allez faire votre propéliminaire.
Quels sont les atouts de la France et de l'Europe dans la course à l'IA ? Et
au-delà de l'IA, que peut-on faire pour assurer la souveraineté numérique de l'Europe et de la France en particulier ? Et donc je vais vous laisser la parole
? Et donc je vais vous laisser la parole pour un proposinaire d'une dizaine de minutes et je vous remercie de nous déclarer tout intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations et
ensuite nous pourrons échanger sous forme de questionsréponses.
Mais auparavant et vous connaissez les procédures de commission d'enquête nous avons une une procédure très formelle.
Je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une
commission d'enquête de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Et je vous invite donc chacun à lever la main droite et à dire je le je le jure.
Je le jure.
Je le jure.
Alors attendez, il faut juste que vous repreniez. Voilà. Je reprends.
repreniez. Voilà. Je reprends.
Voilà. que vous
lève la main droite comme ça.
Non non non, c'est pas ça. C'est couper
votre Voilà. Et maintenant madame vous pouvez
Voilà. Et maintenant madame vous pouvez prendre voilà et redire.
Je le jure.
Parfait. Je vous remercie. Et donc
monsieur Mench, vous avez la parole pour les propos liminaires.
Très bien madame la présidente, monsieur le rapporteur qui est pas là, donc madame la rapportrice ou la rapporteuse, je sais plus.
Mesdames et messieurs députés, euh ben je tiens à vous remercier euh pour votre invitation pour discuter de ce sujet clé qui est donc euh euh l'autonomie euh de l'Europe sur le plan d'intelligence
artificielle euh sur le plan de manière générale des services numériques.
C'est-à-dire que je pense qu'il faut pas faire de distinction les services numériques de aujourd'hui et surtout de demain, c'est essentiellement de l'intelligence artificielle. Vous avez
l'intelligence artificielle. Vous avez du stockage, vous avez un peu d'exécution d'agents dessus par et cetera. Mais mais
fondamentalement les services numériques, le cloud, c'est l'intelligence artificielle. Il y a pas
l'intelligence artificielle. Il y a pas de distinction à faire sur ce sujet. Euh
et donc ça répondra peut-être à votre question. J'ai noté vos deux questions,
question. J'ai noté vos deux questions, j'y répondrai après.
Euh peut-être pour donner un peu de contexte. Euh alors comme vous le savez,
contexte. Euh alors comme vous le savez, l'intelligence artificielle redéfinit les équilibres économiques géopolitiques.
La question est pas tellement de savoir si l'Europe peut révialiser, mais plutôt comment elle peut le faire. Parce que je pense que si elle ne rivalise pas, en réalité, elle s'assoit complètement sur
toute forme de présence et de voix au chapitre dans le concert des nations.
Euh donc la question c'est peut-elle le faire sans dépendre d'acteurs extraeuropéens ? La réponse évidemment
extraeuropéens ? La réponse évidemment non.
La question seconde, c'est peut-elle le faire en gagnant du levier sur ses fournisseurs ?
En gagnant du levier en tant qu' exportateur de technologie et en faisant en sorte de rééquilibrer les déséquilibres économiques qui sont déjà existants et qui vont augmenter ? Je
pense la réponse est oui. Euh quelques
éléments sur Mistralai, donc c'est une société qu'on a fondé il y a un petit peu plus de 3 ans maintenant, donc 28 avril 2023. euh avec comme intuition en
avril 2023. euh avec comme intuition en 2023 que l'intelligence artificielle générative allait euh rebattre les cartes assez significativement dans le domaine des services numériques, aller changer assez profondément la manière
dont l'économie fonctionne parce que fondamentalement ça déplace l'intelligence du travail vers le capital et vers les machines.
On voyait en 2023 parce que nous on a eu moi et mes condurs, Guillaume et Timothé avons eu une certaine expérience dans les dans les chez les gros acteurs
américains que le monde se se dirigeait vers un oligopole assez net et on voulait évidemment contrer cet oligopole. Euh et donc on a créé Mistral
oligopole. Euh et donc on a créé Mistral 2023 euh avec euh quinzaine de personnes en France, en Angleterre au départ euh avec essentiellement des chercheurs. Euh
ce qu'on a fait c'est d'abord euh démontrer au monde qu'on savait entraîner des modèles de langue, donc ceux dont il s'agit pour faire de l'intelligence artificielle générative.
Et euh ensuite on a démontré au on les a mis en on a fait un modèle ouvert, c'est-à-dire qu'on les a donné au monde pour montrer qu'ussi euh euh on pouvait s'en emparer, les modifier, les déployer où on voulait et cetera. Donc c'était
une technique de décentralisation. et de
déplacement des acteurs établis. Euh et
puis à partir de là, on a on a continué à investir dans les modèles.
Aujourd'hui, on a investi euh un milliard en fait cette année dans les sujets de RED. Euh donc on investit très significativement, on construit des modèles, on est un des leaders en sur les modèles ouverts qu'on peut dont on
peut qu'on peut modifier, qu'on peut déployer où on veut. Euh et on a tout un modèle économique qui est à la fois par-dessus, c'est-à-dire que on va apporter une plateforme de déploiement d'agent, de délégation de tâche à
l'intelligence artificielle. On va créer
l'intelligence artificielle. On va créer des applications métiers au contact de nos clients qui sont des entreprises en général, des grosses entreprises. Euh et
puis on a un modèle économique qui est à mon c'est-à-dire qu'on héberge également les modèles, on les met sur des machines et on les fait générer ce qu'on appelle des tokens qui est l'unité économique de l'intelligence artificielle.
C'est-à-dire que on entraîne des modèles qui génèrent des séquences. À partir de ces générations de séquences, on va prendre des actions, on va exécuter des choses, on va réfléchir. Ces séquences,
elles sont faites de ce qu'on appelle des tokens qui sont c'est des chiffres, hein. C'est des chiffres entre 0 et
hein. C'est des chiffres entre 0 et 65000. Et euh et donc on génère ces
65000. Et euh et donc on génère ces tokens pour nos clients en les hébergant, on transforme des électrons en token. Voilà, aujourd'hui quelques
en token. Voilà, aujourd'hui quelques chiffres, on est 1000 collaborateurs, une valorisation de 12 milliards d'euros euh et euh 1 milliard d'euros de revenus
visés d'ici la fin de l'année. Nos
clients sont des clients entreprise, des clients dans le secteur public. Euh pour
citer quelques-uns en France, on a la DINUM, la Caisse des dépôts, France travail dans le secteur privé, CMACGM, Stellentis, Total Energie, euh BNP Paris
Baras et cetera. notre on fait à peu près 30 % de notre chiffre d'affaires en France, 70 % dehors et environ 3/4 de
nos chiffres d'affaires en Europe. Pour
vous donner un peu une idée de de où est-ce qu'on est, donc on est un exportateur de technologie fondamentalement à la fois aux États-Unis et et en Asie également. Donc ce qu'il faut comprendre sur l'intelligence
artificielle générative et fondamentalement sur ce qu'on appelle l'intelligence artificielle aujourd'hui, c'est que c'est un modèle qui consiste à transformer de l'énergie en
intelligence, donc en génération de de de tokens qui sont derrière utilisés pour déléguer des tâches, pour faire de la recherche en mathématiques, pour
opérer des chaînes logistiques, pour améliorer des outils, pour déployer des systèmes embarqués dans des robots, dans des drones et cetera. Donc on est dans un métier où on transforme de
l'électricité en génération de token. Et
c'est fondamentalement quelque chose qu'il faut traiter plus ou moins comme une ressource naturelle. C'est-à-dire
que il faut réfléchir à l'intelligence comme on réfléchit à l'énergie. Euh donc
nous, notre objet c'est de fournir une intelligence qui est euh peu cher euh affordable, on va dire en anglais euh qui est sécurisé en terme d'approvisionnement, c'est-à-dire qu'on a pas besoin d'aller la chercher euh
chez euh des Américains par exemple et qui est euh par ailleurs durable parce que elle transforme de l'énergie qui est moins carbonée qu'ailleurs parce qu'on utilise en particulier d'énergie française.
Je pense qu'on y réfléchit pas suffisamment assez de cette manière.
C'est l'intelligence c'est comme l'électricité finalement, c'est comme l'énergie. Et par ailleurs, on a cette
l'énergie. Et par ailleurs, on a cette tendance qui à mon avis une tendance assez fausse qui est de séparer les services numériques de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, le cloud,
artificielle. Aujourd'hui, le cloud, c'est l'intelligence artificielle. La
croissance du cloud, c'est l'intelligence artificielle. Euh les
l'intelligence artificielle. Euh les services à haute valeur ajoutée, donc à forte marge qui permettent de faire de la RD, c'est l'intelligence artificielle. Donc en fait tout le
artificielle. Donc en fait tout le reste, à partir du moment où on gagne en intelligence artificielle, euh on peut construire tout ce qui tout ce qui est le reste des services cloud qui sont essentiellement des commodité aujourd'hui et qu'il faut savoir essentiellement ça consiste à savoir
opérer euh du logiciel qui est open source parce que c'est devenu l'infrastructure mondiale. Euh nous
l'infrastructure mondiale. Euh nous notre objectif c'est évidemment d'encrer cette chaîne de valeur. Donc cette je dirais là où notre chaîne là où on est dans la chaîne de valeur, c'est entre l'opération des clusters et l'opération
des serveurs jusqu'à la création des applications métier. Et je pense que
applications métier. Et je pense que c'est une c'est un c'est une unité atomique de la chaîne de valeur qui va du semi de la construction de semi conducteur donc de ASML par exemple cette entreprise qui nos clients qui
fait de la lthographie jusqu'à le déploiement dans dans les entreprises.
Donc ça veut dire que le cloud et les I c'est vraiment la même chose. Euh ce que je peux dire c'est que en fait il faut voir la souveraineté. Il faut il faut arrêter de penser à la souveraineté
comme un isolationnisme. Il faut y penser comme un comme il pense les personnes qui font des affaires.
C'estàd qu'il faut penser à la souveraineté comme un sujet de levier.
C'est-à-dire que dans un monde où vous importez la totalité de vos services numériques aux États-Unis, vous n'avez pas de levier sur les États-Unis. Dans
un monde où vous créez une partie de votre service, éventuellement vous les exportez, vous avez un levier supplémentaire. dans un monde où vous
supplémentaire. dans un monde où vous vendez des biens aux États-Unis, euh vous avez du levier dessus. On le voit comme dans les négociations euh de l'Union européenne, on exporte un certain nombre de choses. Ça nous donne des arguments et des cartes à jouer
quand on est à la table de négociation.
Si on n' pas cette capacité à à ne pas importer la totalité de nos services digitaux, nos services numériques euh des États-Unis, on a un vrai problème.
Le problème qui arrive en fait, c'est que euh ce dont on parle, je pense le le marché total dont on parle, il faut le comparer à la masse salariale.
Aujourd'hui, chez Mistral, notre consommation d'intelligence artificielle pour nos employés, c'est 10 % de notre masse salariale. Alors, on est on fait
masse salariale. Alors, on est on fait cette technologie, donc on l'adopte un peu plus rapidement qu'ailleurs. Mais si
vous extrapolz d'ici 3 à 4 ans, la totalité de l'Europe utilise l'intelligence artificielle pour 10 % de sa masse salariale. 10 % de la masse salariale de l'Europe, c'est un peu près 1 trilliard. 1 trilliard, c'est donc des
1 trilliard. 1 trilliard, c'est donc des services numériques parce qu'il faut les générer les tokens et cetera. C'est un
trilliard s'ils sont si on les utilise si on importe de la technologie non européenne, c'est un tril 1 trilliard de déficit commercial à rajouter à notre à notre déficit commercial existant sur
les services numériques. Euh c'est un triliard qui repart ailleurs pour être investi en RD et qui n'est pas réinvesti en RD en France. donc en France ou en Europe. Donc ça, je pense que c'est un
Europe. Donc ça, je pense que c'est un point très important, c'est qu'il faut réfléchir à ce sujet de souveraineté d'un point de vue macroéconomique. C'est
un sujet macroéconomique essentiel et je pense dont on ne prend pas dont on ne réalise pas la teneur. Donc ça c'est un premier sujet. Il y a évidemment un
premier sujet. Il y a évidemment un sujet de sécurité économique, c'est-à-dire que quand vous savez déployer de l'intelligence artificielle, vous voulez vous dans dans des dans des services essentiels, vous voulez vous assurer qu'on puisse pas couper l'accès
au service qui en fait est assez peu théorique. On l'a vu à différents
théorique. On l'a vu à différents endroits. Euh donc ça veut dire que
endroits. Euh donc ça veut dire que c'est important pour tous les aspects souverains, régaliens. C'est évidemment
souverains, régaliens. C'est évidemment important pour la défense parce que l'intelligence artificielle est maintenant au cœur des centres opérationnels des armées et donc devient la plateforme qui permet de prendre des décisions opérationnelles sur le champ
de bataille, qui permet de faire du renseignement et cetera. Donc si on n' pas accès à cette technologie-là, on va devoir l'importer d'ailleurs et ça veut dire qu'on peut nous couper cet accès.
Euh donc je pense que c'est particulièrement critique. Enfin, il y a
particulièrement critique. Enfin, il y a un sujet supplémentaire qui est pas un sujet que nous on traite vraiment en direct parce qu'on a pas une activité grand public significative, c'est que l'intelligence artificielle qui génère
du contenu façonne les représentations culturelles, façonne la langue, façonne également l'éthique. C'est-à-dire que
également l'éthique. C'est-à-dire que c'est des c'est des modèles qu'on fait, c'est des modèles qui ont une certaine politique, c'est qu'ils actionnent certaines choses, ils vont écrire un certain type de code et cetera. Et donc
tout ça, ça devient une médiation de l'information et ça devient une médiation de l'action en fait. Et donc
euh si on doit importer des modèles euh d'ailleurs et si si on n pas de solution alternative, on va dire en Europe, et ben on va être contraint d'utiliser les
biais et les choix qui ont été faits par d'autres, les États-Unis et la Chine en particulier. Donc quelques
particulier. Donc quelques recommandations pour finir. Euh dites
l'intelligence artificielle offre l'espoir de rebattre les quatre les cartes. C'est vrai, ça revient à votre
cartes. C'est vrai, ça revient à votre première question, un des atouts de l'Europe et de la France en particulier, c'est sa base de talent. C'est un atout, c'est un si vous voulez, c'est une entrée dans le système. C'est-à-dire que
si vous avez pas une grosse entreprise, des entreprises innovantes, qui peuvent capter ses talents et les convaincre de travailler pour nous, ils vont simplement partir ailleurs et apporter leurs valeurs ailleurs. C'est ce qu'on a vu beaucoup, c'est je pense chose qui
commence un peu à se renverser. Il faut
qu'on en bénéficie. Euh au-delà des talents, je veux dire que l'Europe a beaucoup n'a pas beaucoup d'atout, hein.
On a une réglementation qui est plus lourde, on a un marché qui est fragmenté. Euh évidemment, un marché
fragmenté. Euh évidemment, un marché fragmenté, ça veut dire plus de difficultés pour vendre, mais c'est aussi euh des partenariats qui sont plus long termes. Donc ça, on peut dire que
long termes. Donc ça, on peut dire que c'est un atout. Il y a un atout de diversité culturelle très forte dans la langue et cetera qui est qui a une vraie diversité pour l'intelligence artificielle.
Euh ce que je peux dire c'est que fondamentalement nous onxiste que s'il y a un marché qui existe. Et le problème qu'on voit c'est qu'en fait ce marché il se matérialise un petit peu trop lentement par rapport à ce qui ce qu'on
ce qui devrait être le cas. C'estàd que
les entreprises n'ont pas encore complètement conscience de la quantité d'intelligence artificielle qu'elles vont utiliser dans les années dans les années qui viennent. Et en fait, la conséquence de ça, c'est que ceux qui
peuvent investir avant la demande, c'est plutôt les Américains. Et donc, par exemple, il y a du surplus énergétique en en France, près 9 Go en moyenne, bah ce surplu énergétique, il va être capté plutôt par les entreprises qui sont les
plus agressives d'un point de vue capitalistique et qui vont pouvoir mettre de l'argent sur la table, transformer ces électrons en token avant les autres. Et donc nous, notre sujet,
les autres. Et donc nous, notre sujet, al nous, on arrive à être assez agressif mais on aimerait être plus agressif et pour ça, il faut qu'on ait une visibilité sur le marché. Ce marché, il est c'est évidemment le marché privé, donc des entreprises qui choisissent de
travailler avec nous pendant 5 ans, pendant 7 ans et on en a plein. Euh mais
c'est également la demande publique he qui forme près 50 % du PIB de l'Europe hein. et donc être capable de de faire
hein. et donc être capable de de faire en sorte que cette demande publique se on va dire ruelle sur toute la chaîne de valeur en partant par l'endroit où on est fort, on a de la valeur ajoutée qui
est donc l'intelligence artificielle et le faire de manière concentrée, c'est-à-dire ne pas déployer avec de la subvention, simplement faire de la demande en bout de chaîne donc sur les sur les services numériques. C'est un
atout essentiel, c'est un atout que nos partenaires américains et chinois utilisent massivement. C'est un atout
utilisent massivement. C'est un atout qu'on a toujours eu peur d'utiliser en Europe. Il faut absolument que ça
Europe. Il faut absolument que ça s'arrête. Euh et enfin euh de manière
s'arrête. Euh et enfin euh de manière générale, nous on cherche à structurer les marchés, faire en sorte d'avoir une demande relativement unifiée. Donc des
marchés unifiés, c'est utile. Euh les
marchés de capitaux unifiés, c'est utile. C'est c'est jamais on nen fait
utile. C'est c'est jamais on nen fait jamais assez. Et puis enfin, d'un point
jamais assez. Et puis enfin, d'un point de vue purement infrastructure, la France a effectivement cette chance d'avoir de l'électricité en surplus.
Euh, il faut continuer à en faire parce que l'intelligence artificielle, on peut considérer que c'est environ 1 kW par personne à horizon 5 ans. 1 kW par personne à horizon 50, ça veut dire 40 GW à fabriquer en France, ça veut dire
environ 400 GW à fabriquer en Europe. Ça
veut dire environ 2 trilliards de de d'investissements à faire. Donc, il faut vraiment avoir euh en fait, je me suis trompé dans mes chiffres euh dire pardon
20 trilliards, c'est 20 trilliards de déploiement. Euh donc ça veut dire qu'il
déploiement. Euh donc ça veut dire qu'il faut euh ça veut dire qu'il faut en avoir conscience et il faut construire de l'électricité mais surtout il faut faire en sorte que les électrons soient transformés en en des tokens avec des
entreprises européennes. Euh et alors
entreprises européennes. Euh et alors pour construire 40 G 400 GW en Europe, il faut accélérer les projets. Donc ça
veut dire qu'il faut des permis plus rapidement. Il faut une notion de
rapidement. Il faut une notion de réservation aussi des des capacités énergétiques. Voilà. Et ensuite sur
énergétiques. Voilà. Et ensuite sur votre deuxème question, je pense que je l'ai un peu traité. au-delà de l'IA, les services numériques. Alors oui, vous
services numériques. Alors oui, vous pouvez faire des databas managers, vous pouvez faire de l'hébergement, vous pouvez faire de des machines virtuel et cetera. Ça c'est des services qui ont
cetera. Ça c'est des services qui ont une marge extrêmement faible. Vous
pouvez pas construire un business à l'échelle en partant d'un endroit où la marge est faible. Si vous voulez construire un business à l'échelle, vous partez de l'endroit où la marge est importante et ensuite une fois que vous êtes suffisamment gros, vous faites vous utilisez une partie de votre RD mais
même pas besoin d'être grande pour aller créer tout tous les services commoditisés. Si vous partez de
commoditisés. Si vous partez de l'endroit où en fait la marge est faible et vous avez pas de volume, si vous avez ni volume ni marge, vous avez aucune chance d'arriver à l'échelle. Euh donc
soit vous êtes à un endroit avec faible volume, haute marge, soit vous avez faible marge mais gros volume, c'était la stratégie chinoise et vous remontez la chaîne de valeur. Euh mais si si vous avez un endroit où vous avez une haute marge et pas beaucoup de volume au
début, vous ne pouvez faire que descendre la chaîne de valeur. Donc je
pense que ça c'est vraiment important à prendre en compte. Il faut partir des services haut niveau, redescendre au service bas niveau parce que ceux-là ont moins de marge et donc c'est comme ça que nous on approche le problème d'un point de vue stratégique.
Merci. Je vais laisser la parole à la rapporteur pour les premières questions.
Oui. Ah, j'ai un deuxième.
Bonjour. En tout cas, merci beaucoup d'être venu aujourd'hui et pour ces ces propos introductifs et très santé sur le modèle économique parce que je pense qu'effectivement
c'est un des une des cœurs des enjeux.
Peut-être commencer par des questions vraiment de base. Euh typiquement
aujourd'hui, vous avez beaucoup parlé en token. C'est quoi finalement le coût de
token. C'est quoi finalement le coût de revient d'un token ? C'est c'est en fait euh c'est l'unité économique de l'intelligence artificielle. Euh c'est
l'intelligence artificielle. Euh c'est quelque chose qui se facture en millions de tokens 1 million de tokens sur un de nos modèles par exemple, ça va être 1 €.
Donc vous m'envoyez un million de tokens. Moi je vous fournis je vous
tokens. Moi je vous fournis je vous génère un million de tokens grâce à ça.
Vous allez me payer euh 1 million d'euros pour l'entrée. 3 enfin 1 € pour l'entrée, 3 € pour la sortie. Donc c'est
Et un token, qu'est-ce que c'est un token ? C'est quelques lettres dans un
token ? C'est quelques lettres dans un mot. C'est un chiffre, c'est essentiel.
mot. C'est un chiffre, c'est essentiel.
Ça peut être aussi quelques pixels dans une image quand c'est en entrée. Don on
s'est gérer tout tous les de la donnée multimodale. Ça
peut être un bout d'un son également.
Donc c'est ça l'unité. Nous notre modèle économique c'est partiellement un modèle hébergé donc à la consommation. C'estàd
que vous utilisez de la technologie, vous hébergez de la technologie chez nous et vous payez au token, vous payez à à l'unité de temps en CPU. Donc euh
quand sur euh quand vous quand vous faites autre chose que d'intelligence artificielle, vous payez au stockage.
Euh on a également un modèle qui est plutôt un modèle de plateforme où en fait on va apporter notre logiciel, le déployer sur une infrastructure client qui du coup paye son infrastructure, ses GPU, ses CPU, son stockage et là-dessus
c'est plutôt un modèle de type licence sur lequel on a une couche de service par ailleurs pour construire de la valeur et transformer les entreprises.
plus technique, on n'est pas encore on narrive pas à avoir deux micros qui fonctionnent en même temps. Il y a il y a du progrès. Euh alors juste là, les les chiffres que vous donniez, donc 1 €
3 € de ce que je comprends là, c'est les chiffres pour les consommateurs euh si j'ai bien compris ou c'est votre la c'est plutôt en général c'est plutôt utilisé par des
développeurs qui vont faire des applications avec client.
Et donc moi ma question c'est aujourd'hui donc ça c'est le le coût client mais pour vous parce que j'imagine que pour faire un token pour vous ça veut dire des investissements et donc ça l'intéresse aussi de voir
comment se construit en Capex pour développer le modèle en Capex en terme d'infrastructure en coût énergétique.
Donc globalement pour vous pour générer un token, ça vous coûte combien ?
Le le token, c'est l'unité client du service numérique. Donc quand vous êtes
service numérique. Donc quand vous êtes vous achetez un service numérique, vous achetez les tokens. L'unité pour nous et la manière dont nous on finance nos projets et cetera, c'est plutôt le MGW.
Le MGW, c'est l'électricité qu'on va transférer en intelligence. 1 MW euh alors je vais vous donner en gigaw parce que c'est je connais bien les chiffres en gigaw. Quand vous investissez et vous
en gigaw. Quand vous investissez et vous créez un data center, vous mettez donc des cartes graphiques qui vont permettre de générer des tokens quand vous hébergez le modèle. Euh pour créer 1 GW euh vous allez investir 50 milliards
d'euros euh 50 milliards de dollars pardon euh sur 5 ans. Donc ça vous coûte 100 10 milliards par an à peu près. Avec
ça, bon euh je vous donne un peu les les les marges. Avec 10 milliards de data
les marges. Avec 10 milliards de data center par an, vous pouvez faire un peu près 20 milliards de revenus euh en en token. Vous pouvez vendre 20 milliards de tokens si vous faites les
choses correctement. Si vous êtes un peu
choses correctement. Si vous êtes un peu près à l'échelle, 1 Go c'est un peu près à l'échelle. Donc donc c'est un peu près
à l'échelle. Donc donc c'est un peu près ça, c'estàd que vous avez 50 % de marge brute entre le service numérique et les investissements que le fournisseur de service numérique fait.
Donc c'est une marge significative.
C'est une marge qui permet d'investir et de faire de la RD. En particulier, ça permet de financer ce qui coûte extrêmement cher en intelligence artificielle qui est l'entraînement des modèles. Parce que nous on utilise
modèles. Parce que nous on utilise nous-même des GPU, on utilise aujourd'hui des dizaines de MW pour entraîner des modèles. Donc ça c'est des coûts uniquement pour nous qu'on porte.
Donc euh voilà à peu près ce qu'on peut avoir en tête. 1 GW. Euh j'ai mentionné que si vous avez ne serait-ce que euh
que 10 % de la masse salariale européenne qui est euh qui qui devient de l'intelligence artificielle, on parle d'environ 400 MW euh parce qu'on parle,
on va dire qu'on parle de 10000 € par an et 10000 € par an, ça vous loue un peu près 1 kW de GPU. un GPU, c'est 2 kW.
Donc vous louvez un demi GPU avec ça.
Donc finalement vous êtes dans une situation où en fait pour construire ça, il faut faire 20 trillions d'investissement. C'est 20 trillions
d'investissement. C'est 20 trillions d'investissement, ça va rapporter euh c'est environ 8 trillions par an si vous voulez euh de
qui qui peut repartir au Non, ça pardon euh vous avez 20 trillions d'investissement et c'est environ oui, c'est ça 8 trillions
par an de revenus qui peuvent repartir au Stat.
Donc on est sur des échelles qui sont quand même assez significatives si vous voulez. Euh et ce qu'il faut avoir en
voulez. Euh et ce qu'il faut avoir en prendre en compte, c'est que voilà, il y a ces 50 % de marge brute entre le fournisseur de service et puis le ce qui fait le fournisseur de service. En fait,
dans la chaîne qui transforme l'électron en token, il y a un peu près 10 % vous voulez qui va à l'électron. Donc si
votre seul rôle, c'est le seul rôle de l'Europe, c'est d'être le fournisseur d'énergie, ça veut dire qu'il a 90 % de la valeur qui est ailleurs. Et donc qui repart en fait, il sort de l'Europe et qui va être investi investi, recyclé en
RD, utilisé comme de de puissance par d'autres acteurs. Donc il faut le
d'autres acteurs. Donc il faut le prendre en compte quoi.
Est-ce que le président veut poser des questions ? puisque le président est
questions ? puisque le président est dans la salle, je le salue.
Merci. Ouais, j'aurais peut-être deux types de questions, mais pour sortir un peu la de la technique, quelles sont les limites éthiques que vous êtes fixé chez Mistral ? Parce qu'il y a eu un gros
Mistral ? Parce qu'il y a eu un gros débat avec Anthropique à un moment sur sa participation avec le le département de la guerre puisque c'est comme ça qu'il l'appelle maintenant aux États-Unis. Quelles sont
les limites que vous êtes fixé ?
peut-être faire écho mais pas simplement au titre de la défense mais ça peut être aussi en terme de remplacement de l'être humain puisque vous en avez parlé en parlant de de masse salariale et de de travailleurs qui pourrait être remplacé.
On l'a vu avec Mythos aussi et petit incise, est-ce que vous avez pu toucher du doigt Mythos, voir ce que ça vaut et parce que quand on a posé la question à Vincent Schtrubel, il nous avait dit que il avait entendu simplement des gens qui
avaient parlé, qui avaient vu qui mais il avait pas manipulé le modèle. Donc
est-ce que aujourd'hui il est aussi puissant qu'il le dit ? Et comment
est-ce que vous le voyez ? Ça c'était
l'incise. Deuxème question, LIA, c'est vous l'avez dit, un raccourcissement du temps. On a des modèles qui sortent très
temps. On a des modèles qui sortent très régulièrement, qui sont plus puissants les uns que les autres. Quel est
aujourd'hui le pas de temps qu'il ne faut pas qu'on loupe pour être totalement décroché ? C'est quel est le
totalement décroché ? C'est quel est le l'espace-temps qu'il faut absolument qu'on puisse investir et sur lequel la puissance publique doit réfléchir parce qu'en fait on est un peu lent. Donc la
question c'est comment est-ce qu'on peut avoir cette idée du temps ? Et est-ce
que dernière question mais qui va avec, est-ce que la distillation, comme le pratiquent beaucoup les Chinois notamment avec dipsic est un moyen de rattraper le temps ou est-ce que c'est un moyen de compenser un tout petit peu ? Mais ça
sert pas vraiment parce que du coup le modèle qui qui en sort n'est pas forcément aussi puissant et aussi intéressant que les modèles qu'il a utilisé.
Euh très bien. Moi je vais prendre vos questions dans l'ordre. Euh donc sur le sujet éthique, alors nous on fait des systèmes qui sont des systèmes qui aident les humains à plus efficace, qui
vont automatiser un certain nombre de procédés en laissant les humains dans la B sur les décisions importantes. Et donc
on a toute une équipe de designers, une dizaine de designers chez nous euh qui vont réfléchir aux interactions aux hommes machines, faire en sorte que euh quand l'intelligence artificielle résume des informations aide à la décision,
elle fourniss suffisamment d'éléments pour que l'humain reste informé. Alors,
je vous dis pas que c'est un sujet facile parce que en fait, vous avez quand même des sujets de l'humain, il a tendance à être un petit peu euh paresseux et donc si le truc fait à sa place, il réfléchit de moins en moins.
Donc en fait, il y a quand même ce sujet d'arriver à les laisser dans la boucle, à leser, il faut stimuler l'être humain quand il est face à la machine. Et donc,
c'est des sujets évidemment auxquels on réfléchit. Ensuite, vous avez une
réfléchit. Ensuite, vous avez une sous-partie de l'éthique qui le sujet de l'engagement dans la défense. Euh alors
nous notre nous on travaille avec le le ministère des armées, on travaille par ailleurs avec certains alliés de la France et il se trouve que c'est une technologie qui en fait est considérée
comme une technologie à usage do et donc fondamentalement elle est régulée en terme d'export, en terme de contrôle export. Et donc du coup, on a euh tout
export. Et donc du coup, on a euh tout le cadre de la réglementation euh de sur les le contrôle export qui s'applique à nous. Et donc ça nous permet d'avoir
nous. Et donc ça nous permet d'avoir nous on prétend pas avoir un cadre éthique, on ne prétend pas avoir la légitimité pour avoir un cadre éthique suffisant. On pas une légitimité
suffisant. On pas une légitimité démocratique en tant que société. Euh en
revanche, euh on s'inscrit dans des cadres qui ont une légitimité démocratique et ça nous permet de travailler euh correctement et de et de ne pas faire euh de ne pas faire ce qu'on a pas le droit de faire. Euh
ensuite, quand on travaille avec le ministère des armées en France, nous on prétend pas, au contraire de d'autres d'autres acteurs, avoir un droit de regard sur l'utilisation infiné. Euh
parce que on ne prétend pas avoir la légitimité pour expliquer euh aux armées françaises ce qu'elles peuvent faire, ce qu'elles ne peuvent pas faire de la technologie. On leur peut leur dire et
technologie. On leur peut leur dire et on peut le faire par projet, on peut leur expliquer la la la fiabilité des choses et cetera.
Donc, mais ensuite, qui est souverain finalement dans l'utilisation de technologie ? l'armée l'armée des a une
technologie ? l'armée l'armée des a une légitimité démocratique on n pas. Euh et
donc à ce titre, nous on a un devoir de conseil, on explique comment ça fonctionne et je peux vous dire qu'aujourd'hui c'est utilisé de manière tout à fait raisonnable et dans les limites de ce que l'intelligence
artificielle peut faire. Euh on n' pas euh il faut il faut avoir conscience que l'intelligence artificielle ça permet du défensif, ça permet d'avoir des armées beaucoup plus opérationnelle évidemment
ça ça améliore les opérations et cetera, ça permet de faire du défensif mais c'est aussi absolument critique dans la dissuasion. C'est-à-dire que vous avez
dissuasion. C'est-à-dire que vous avez des armées comme l'armée russe qui utilisent l'intelligence artificielle dans leur drone massivement. Si vous
êtes pas capable d'avoir en face euh des contres qui sont eux-mêmes activés par d'intelligence artificielle, ben vous avez pas une dissuasion suffisante. Et
donc euh le déploiement d'intelligence artificielle dans des systèmes autonomes en particulier euh je pense qu'il faut absolument pas y couper. C'est-à-dire
que c'est absolument indispensable pour avoir une une dissuasion conventionnelle aujourd'hui. Ça veut aussi dire qu'il
aujourd'hui. Ça veut aussi dire qu'il faut maîtriser l'intelligence artificielle de bou en bout. Ça c'est
sur le premier sujet. Euh ensuite sur le sujet de la cyberdéfense et de la cyberattaque, al on a un de nos euh un de nos concurrents américains qui sait
très bien faire du marketing de la peur si vous voulez, mais le sujet euh que les modèles sont d'excellents programmeurs et sont absolument capables d'orchestrer des attaques, de découvrir
des vulnérabilités et de proposer des exploitations, c'est des choses, ça fait 6 mois que ça commence à monter. Ça
monte de manière linéaire, prédictible.
Ça monte chez tout le monde en même temps. C'est-à-dire que vous avez un
temps. C'est-à-dire que vous avez un autre concurrent américain euh qui a un modèle qui exactement le fait exactement la même chose. Euh vous avez des acteurs chinois qui le font également et nos
modèles à nous sont capables de découvrir toutes les vulnérabilités dont il est fait état par MITOS par exemple.
Donc euh nous ça veut dire qu'on travaille avec nos clients pour les aider sur ces sujets cyber. Euh c'est
évidemment un sujet régalien et donc c'est encore un argument supplémentaire pour dire que il faut avoir un contrôle sur cette technologie. vous pouvez pas avoir les bases de données, les bases de codes de l'armée française qui sont
scannées par Mythos. Enfin, je pense qu'il faut euh il y a il y a c'est ça crée une dépendance qui est tellement irrémédiable que qui faut
qui qui qu'il faut absolument trouver des solutions. Ensuite, sur le sujet du
des solutions. Ensuite, sur le sujet du temps. Alors sur le sujet du temps, je
temps. Alors sur le sujet du temps, je dirais qu'on n pas le temps. Euh je
pense que je pense que notamment parce que c'est lié à des contraintes physiques. On parle de ressources
physiques. On parle de ressources naturelles. Là, on parle d'utilisation
naturelles. Là, on parle d'utilisation de ressources naturelles pour transformer de l'électricité en token.
Il y a pas une électricité infinie dans le monde. Les États-Unis saturent leur
le monde. Les États-Unis saturent leur électricité pour la transformer en intelligence artificielle. Il déploient
intelligence artificielle. Il déploient 1 trilliard de dollars l'année prochaine. Quand il déploi un trilliard
prochaine. Quand il déploi un trilliard de dollars, ça veut dire qu'ils veulent 2 trilliards de dollars en retour. Donc
il voit bien qu'il y a un marché immense qui se crée et il voit bien que en fait celui qui possède la ressource, celui qui se fournit les chips, celui qui possède les électrons, qui possède
les centrales éventuellement ou qui a accès à l'énergie de manière massive, c'est celui qui gagne. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui vous avez bah c'est 9 GW,
c'est 90 TW par an qui sont disponibles en France. Bon, il y a plein de choses
en France. Bon, il y a plein de choses qu'on peut faire avec en partie. on va
faire de de l'intelligence artificielle.
Euh vous avez des acteurs qui ont des bilans énormes et qui ont largement de quoi mettre l'argent sur la table avant de voir la demande pour transformer les électrons en intelligence. Mais sauf
qu'ils vont le faire dans les deux années qui viennent. Une fois qu'ils l'ont fait, bah vous avez plus d'électricité. Euh c'estàd qu'il faut
d'électricité. Euh c'estàd qu'il faut attendre les centrales, il faut créer des nouvelles et cetera. Donc vous avez une forme de monopolisation de la ressource énergétique européenne qui est en cours qui est en cours qui est en train de s'accélérer à une vitesse folle
et dont on n' pas conscience et c'est vraiment irrémédiable. C'est-à-dire
vraiment irrémédiable. C'est-à-dire qu'une fois on a c'est qu'on a déjà un problème de demande. C'est-à-dire que
euh comme euh les Américains sont arrivés avant sur le cloud, c'est eux qui fournissent toute l'industrie européenne, ils fournissent il fourniss si vous voulez l'État français évidemment euh le la part de
marché du cloud et l'intelligence artificielle a plutôt tendance à se compresser pour les acteurs non américains. C'està dire que non
américains. C'està dire que non seulement ils grossissent avec le marché mais en plus de ça leur part augmente.
Donc je pense que c'est quelque chose qui peut s'inverser avec l'intelligence artificielle et ce qu'on commence à voir avec nos clients, avec notre revenu, avec notre croissance. Mais le problème c'est que même si vous résole le problème de la demande, vous avez un problème d'offre parce qu'une fois que
l'offre elle est monopolisée par des acteurs américains, ben soudain nous on a plus d'offres en fait et on peut plus transformer des électrons en token. Et ça se joue dans les deux
token. Et ça se joue dans les deux années qui viennent. C'est-à-dire que ce qu'il faut mettre sur la table aujourd'hui en terme d'investissement euh c'est des dizaines des centaines de milliards de dollars. Et pour le faire, il faut avoir une visibilité sur le
marché. Et la visibilité sur le marché,
marché. Et la visibilité sur le marché, elle doit être indiquée par les acteurs européens, par les États européens.
Aujourd'hui, elle est pas indiquée de manière suffisamment massive pour que nous, on puisse prendre le risque de déployer 100 milliards de dollars. Euh
donc euh donc je pense qu'il faut prendre conscience de cette urgence et malheureusement je vois pas très bien comment on en prendra conscience. Donc
nous on va arriver à construire 1 GW d'ici 2029. C'est ça nos objectifs.
C'est pas suffisant. Il faudrait qu'on construise plus mais pour ça il faut qu'on ait une forme de de de visibilité sur le marché et sur la demande qui est pas la visibilité qu'on a aujourd'hui.
Et enfin peut-être sur le la dernière question, vous avez posé une question sur la distillation. La distillation
c'est quoi ? C'est vous prenez un gros modèle et vous utilisez ce modèle pour en faire un petit qui va être plus efficace. Donc nous, on utilise
efficace. Donc nous, on utilise massivement parce qu'on entraîne des gros modèles, ça nous coûte très cher.
Ensuite, on utilise nos gros modèles pour entraîner des petits modèles qu'ensuite on sert à nos à nos clients parce que ça leur coûte moins cher à servir. Donc ce que ça veut dire, c'est
servir. Donc ce que ça veut dire, c'est que c'est absolument indispensable. Si
vous voulez euh savoir ce qu'il y a dans vos modèles et et les contrôler, euh il faut être capable de construire les plus gros modèles. Donc ça veut dire qu'il
gros modèles. Donc ça veut dire qu'il faut savoir les entraîner, ce qui veut dire qu'il faut avoir beaucoup de capacité de calcul en propre qui c'est c'est de la pure RD euh qui permet de les entraîner. Euh donc est-ce que ça
les entraîner. Euh donc est-ce que ça permet de rattraper ? Non, c'est une technologie qui permet de réduire les coûts essentiellement en interne et donc nous on utilise prend des gros modèles et on les utilise en interne pour faire des petits et on a besoin des gros
modèles, ce qui veut dire qu'il faut investir beaucoup dedans.
Merci Arnaud Saint-Martin pour d'autres questions.
Merci madame la présidente. Je vais
essayer de transformer mon énergie corticale en intelligence par un bloc de questions. Euh moi j'aimerais vous
questions. Euh moi j'aimerais vous interroger sur les infrastructures. vous
avez évoqué la construction d'infrastructure. Donc là et cetera, il
d'infrastructure. Donc là et cetera, il se trouve que au nord de ma circonception, il y a un méga projet qui est en train de s'installer qui s'appelle Campus I. Vous vous y êtes associé et j'aimerais avoir des détails sur l'architecture du système, comment
ça va se mettre en place et cetera. Il y
a une concertation à laquelle j'ai participé en amont. Là, on est dans l'enquête publique, c'est en train de se mettre en branle. C'est un projet qui est énorme. C'est un campus, enfin c'est
est énorme. C'est un campus, enfin c'est un campus d'ailleurs, le terme paraît assez inapproprié, mais en tout cas, c'est le c'est un vaisseau amiral du sommet de Lia. Ça a été présenté comme tel. c'est 35 milliards qui sont abondés
tel. c'est 35 milliards qui sont abondés par MGX, le fond souverain d'Abu Dhabi euh avec un partenariat Nvidia plutôt américain. Et vous donc qui êtes pris
américain. Et vous donc qui êtes pris dans ce ce projet, moi j'aimerais avoir des des éléments sur la votre appréciation des impacts environnementaux de ce de ce méga projet
qui sont non neutres sur le plan de de de l'empreinte. Euh ça va consommer des
de l'empreinte. Euh ça va consommer des terres arables, hein, à hauteur de 100 hectares, hein. Ce qui est pas rien.
hectares, hein. Ce qui est pas rien.
C'est euh c'est ce sont plutôt des ressources à protéger. Par ailleurs, ça va consommer aussi beaucoup d'électrons.
Euh pour reprendre cette expression, hein. C'est 1 1, 1,4 à 1,6 GW.
hein. C'est 1 1, 1,4 à 1,6 GW.
Généralement, c'est l'exemple de Famandville qui est qui est qui est pris pour pour mesurer la la l'intensité de de cette énergie
requise. Par ailleurs, bon ça pose plein
requise. Par ailleurs, bon ça pose plein de questions, j'ai pas le temps de d'aborder tous les impacts environnementaux, mais en tout cas, j'aimerais bien vous vous écouter là-dessus parce que les gens s'interrogent sur sur la la mise en place de cette infrastructure.
J'aimerais aussi enfin que vous me disiez un petit peu comment vous envisagez la question de la souveraineté numérique. S'agissant de cette
numérique. S'agissant de cette dépendance quand même construite avec un acteur moyen-oriental qui est là pour externaliser un business en France.
Alors, il a été attiré, c'est toute une politique gouvernementale, on a bien compris. Mais j'aimerais savoir comment
compris. Mais j'aimerais savoir comment vous vous positionnez dans cette architecture aussi économique et technique. Ce que je disais tout à juste
technique. Ce que je disais tout à juste avant sur sur l'infrastructure.
J'aimerais avoir des éléments aussi sur les usages qui sont envisagés. J'ai bien
compris que c'était des data centers modulaires qui vont au fur et à mesure être installés et cetera qui vont construire donc cette macroinfrastructure. Mais en gros, ça va
macroinfrastructure. Mais en gros, ça va servir à quoi et qu'il quels sont les potentiels clients ? Quels usages euh
potentiels clients ? Quels usages euh vous avez déjà évoqué un certain nombre de clients ? Est-ce que ils seront euh
de clients ? Est-ce que ils seront euh partie prenant de ce projet ? En tout
cas, est-ce qu'ils sont intéressés en par enfin quels sont les les clientèles que vous démarchez ? Et en terme de mise en place, enfin quel est le calendrier ?
Et je pense que c'est important que la représentation nationale et cette commission d'enquête ait des éléments parce que là c'est vraiment le encore une fois le vaisseau amiral du sommet, c'est 35 milliards voir beaucoup plus et c'est puissamment transformateur de la
région. C'est en Sainmarne, il y avait
région. C'est en Sainmarne, il y avait des betteraves et des champs de blé juste avant. Enfin là il y en a plus.
juste avant. Enfin là il y en a plus.
Clairement c'est c'est en train d'être fouillé par l'archéologie préventive.
Donc ça va être un gros projet. Donc
j'ai une première question sur Campus IA et et d'ailleurs le nom même Campus. Il
était question d'avoir des partenariats avec Polytechnique ou je ne sais quelle structure de l'enseignement supérieur et de la recherche. Est-ce que ça c'est pas un peu de l'affichage pour pour vendre le le projet ? Moi enfin, j'aimerais bien vous écouter là-dessus aussi parce
que j'ai de ce que j'ai compris, il y aura très peu de recherche sur place et donc voilà, un premier bloc de questions et j'en aurai d'autres après. Merci.
Alors moi je vais je vais répondre enfin je vais vous je peux vous expliquer un peu not notre notre rôle nous dans Campussier qui est très mineur c'estàd qu'on a toute petite participation euh
on a pris une participation parce que en fait dans la chaîne de valeur nous on est capable de construire les clusters donc on achète les serveurs, on les branche. C'est dire que vous avez c'est
branche. C'est dire que vous avez c'est ça ça ressemble à des racs physiques qui vont être mis dans des bâtiments. Mais
nous on fait pas les bâtiments. On fait
pas les bâtiments, on fait pas les transformateurs, on fait pas leur refroidissement. On va plutôt chercher
refroidissement. On va plutôt chercher des partenariats pour pouvoir le faire.
Euh donc à ce titre-là, on a besoin de fournisseur de de développeur en fait de data center. Donc à ce titre là, on a
data center. Donc à ce titre là, on a pris une position qui est très très minoritaire dans ce projet là et surtout en fait, c'est un fournisseur, c'est-à-dire que ça va devenir un fournisseur pour nous sur une partie de la de la construction. Une autre partie
va être utilisée pour fournir aux hyperscalers parce qu'en fait vous partez euh d'une situation, vous avez 80 % des services numériques européens qui sont en fait importé euh qui sont en fait importés des hyperscaleurs. Et donc
naturellement le point de démarrage si vous voulez si vous commencez à construire de l'infrastructure et vous regardez euh la demande infiné, vous retrouvez avec 80 % d'hyperscaleur avec je pense l'objectif que doit avoir la
France et que doit avoir l'Europe, c'est faire en sorte que cette proportion diminue au cours du temps. Donc c'est
pour ça qu'ampucia aujourd'hui va nous servir en partie et va servir en partie certainement des hyperscaleurs. Donc
voilà ce que je peux dire ensuite sur le nom, c'est pas moi qui l'ai choisi sur un certain nombre d'aspects techniques. Euh
techniques. Euh moi j'en sais rien. Je je
En tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y a une partie du revenu qui est effectivement reversé à de la recherche publique. Ensuite, sur le sujet, alors
publique. Ensuite, sur le sujet, alors je parler du sujet du capital, vous avez effectivement alors ça c'est c'est la vraie infrastructure, c'est-à-dire que vous avez vous pouvez vous construirez un data center, vous le
louez, ça vous fait un retour sur équité et en fait c'est essentiellement un assez bon business. Si vous l'avez, vous avez beaucoup de fonds, les déployer dans les data center aujourd'hui, sachant que tout le monde veut des data center, ça vous fait un retour sur les
boutiques qui est assez significatif et donc il y a plein d'acteurs qui veulent le faire. Euh quand vous avez un site de
le faire. Euh quand vous avez un site de cette taille-là, vous avez besoin d'acteurs qui ont des reins assez solides, c'estàd qu'il peuvent déployer des dizaines de milliards d'euros. Euh
et donc là-dessus, bah naturellement parce que comme on a oublié de faire des fonds de pension euh en France par exemple, ben on se tourne vers des des financiers étrangers. Mais parce que il
financiers étrangers. Mais parce que il y a il y a pas de marché de capitaux. Le
marché les marchés de capitaux en Europe sont complètement dépourvus de de fournisseur de solutions pour ce type d'investissement. Donc en fait, on va en
d'investissement. Donc en fait, on va en chercher ailleurs et je pense qu'il faut en bénéficier. C'est-à-dire que les
en bénéficier. C'est-à-dire que les investissements étrangers, si c'est sous un contrôle, si la gouvernance est bonne dans les investissements qui sont faits et là je pense aujourd'hui sur ce sujet-là, il y a la BPI BPI France, je il me semble que vous avez pu
l'interroger euh joue un rôle euh et et a une un siège au bord et cetera. Bah
ces investissements étrangers, ils sont bénéfiques parce que ça nous permet d'accélérer parce que alors évidemment on perd un certain nombre des économics parce que vous avez bah c'est autant de c'est quand vous avez des capitaux étrangers qui arrivent en fait il
récupère un retour donc on perd le retour mais d'un autre côté on construit quelque chose donc on peut entierer quelque chose. Nous on arrive ce qu'on
quelque chose. Nous on arrive ce qu'on propose c'est de gagner la marge qui est la marge euh opération des serveurs jusqu'au services numériques. Donc ça
c'est autant de marge qu'on peut réinvestir en RD. Donc on vous propose pas, on n'est pas capable aujourd'hui de faire un modèle complètement intégré où on opère du terrain jusqu'au euh jusqu'au services numérique. Peut-être
que ça sera le cas un jour. Euh mais euh voilà le il y a un partage de la valeur.
Nous on est capable de créer pas mal de valeurs avec ça. On va pouvoir le réinvestir en RD. Évidemment, il y a des investisseurs étrangers qui vont récupérer l'orbit quelque part. Mais
d'un autre côté, si on avait pas ces investisseurs étrangers, ben on pourrait pas construire. Donc euh donc il faut
pas construire. Donc euh donc il faut voilà, il faut toujours réfléchir à la souveraineté comme un chemin. C'estàd
que vous êtes partez d'un d'un état de l'économie et des équilibres sur la chaîne de valeur et vous vous dites "Cet état n'est pas satisfaisant. Il faut
changer cet état, ça va prendre du temps." Et comment on change cet état ?
temps." Et comment on change cet état ?
Bah il faut mettre les ressources au bon endroit et puis ça va changer peu à peu quoi. Euh sur les sujets
quoi. Euh sur les sujets environnementaux euh alors évidemment tout ça ça coûte cher.
Il y a des externalités. Enfin, si vous pouvez remonter la chaîne de valeur jusqu'au jusqu'au semi, euh vous avez besoin de beaucoup d'intrant, vous avez besoin de terrain rares, vous avez besoin de euh vous avez besoin de terrain encore que je pense que ça c'est
pas le sujet principal parce que c'est quand même super dense. Euh donc en fait si vous voulez 1 GW ça tient sur une centaine d'hectares. Donc on n pas
centaine d'hectares. Donc on n pas vraiment de sujet de terrain je d'un point de vue alors bien sûr si vous regardez au niveau de la ville, si vous regardez au niveau de l'Europe, il y a pas de sujet. Donc c'est pas le sujet principal en tout cas. Ensuite, vous
avez un sujet d'électron.
Ça c'est un vrai sujet. L'intérêt de
construire en France pour nous en particulier, c'est que les électrons 70 % c'est nucléaire. Donc ça veut dire que le l'empreinte carbone de l'électron, elle est largement réduite. Et donc
construire en France, c'est fondamentalement mieux que de construire ailleurs parce que c'est token, les gens en ont besoin. Donc si vous avez quelqu'un qui construit 1 GW de capacité en France, il va pas construire 1 gigw de capacité au Texas et finalement il le
le l'atmosphère va un petit peu moins se réchauffer. Donc je pense qu'il faut y
réchauffer. Donc je pense qu'il faut y réfléchir de ce point de vue-là.
Ensuite, vous avez d'autres intrans, vous avez l'eau en particulier. Euh là,
il y a eu beaucoup de progrès technologiques pour éviter d'être en chaleur fatale et faire en sorte que l'eau euh le le refroidissement soit plus efficace et que en fait la majorité des électrons soient plutôt utilisés
dans le calcul plutôt qu'utilisé dans tout ce qui est autour. Euh et puis euh et puis ensuite vous avez des sujets de biodiversité évidemment euh qui me
semble enfin pour avoir euh pu observer les les bordes, il me semble que les euh tout a été fait et mis en œuvre pour préserver ces aspects-là. Donc pour
nous, c'est important. Alors évidemment,
les choses sont pas C'est sûr que ça serait d'un point de vue écologique, ça serait mieux qu'il a une forêt mais euh de fait d'un point de vue économique ça
a quand même un rôle. Donc il faut euh voilà, ça a un effet écologique. Euh il
faut penser l'intelligence artificielle dans l'écologie si vous voulez. C'est un
c'est encore une fois on transforme de l'énergie en électron. C'est une sorte de ressources naturelles de des électrons en token. Vous considérez le token comme une sorte de ressources naturelle. Ressources naturell faut
naturelle. Ressources naturell faut faire une sorte de mine. La mine c'est une data center. Euh et ce qui je pense qu'il faut en faire parce que si on en fait pas, on a des sujets supplémentaires et je pense qu'il faut en faire. Le plus on en fait nous, le
en faire. Le plus on en fait nous, le plus on a notre voix au chapitre sur la manière dont on réfléchit aux externalités. C'est-à-dire que si on en
externalités. C'est-à-dire que si on en fait pas nous, ben on va juste importer ce qu'on nous propose à l'extérieur. Et
je peux vous dire que à l'extérieur, ils réfléchissent à la biodiversité et à au réchauffement climatique assez différent de la manière dont nous on y réfléchit.
Euh donc si on veut avoir une voix au chapitre, de toute façon, il faut être capable d'internaliser la production.
Euh et ça c'est absolument essentiel. Et
donc il y a évidemment des compromis à faire. La même manière qu'on a accepté
faire. La même manière qu'on a accepté de construire des mines au lithium en France quitte à faire une mine, ben il faut accepter de faire des data center.
Mais ce qui serait dommage, c'est de faire des data center dont la l'essentiel de la valeur économique échappe complètement à la France. C'est
ça le sujet. Donc quitte à prendre ces externalités là, faisons en sorte que ça puisse être recyclé en RD et en aspect bénéfique pour la France.
peut-être pour Oui. Alors, il faut juste que monsieur
Oui. Alors, il faut juste que monsieur Arthur Manch coupe son micro parce que je peux pas le faire de mon poste.
Peut-être pour compléter juste ce propos là. On a aussi été la première
là. On a aussi été la première entreprise d'intelligence artificielle à faire l'analyse du cycle de vie de nos modèles. On l'a fait l'année dernière
modèles. On l'a fait l'année dernière avec LAADM et Carbon Cap. on s'apprête à le refaire sur nos nouveaux modèles et et l'idée est aussi de pouvoir apporter davantage de transparence à une
méthodologie euh qui pousse les autres entreprises à faire de même ou en tout cas permettre aux clients et aussi euh au pouvoir public qui après font des choix dans la location des projets de pouvoir se baser sur quelque chose de
concret et de fiable et donc par ces inicités là d'initier et d'encourager à de la centartisation sur le sujet.
juste nous aujourd'hui nos notre nouvelle génération de modèle, on l'entraîne en France et je pense qu'on a le plus gros cluster en France de calcul. Donc c'est c'est une fierté pour
calcul. Donc c'est c'est une fierté pour nous parce que ça effectivement d'un point de vue emprein de carbone en particulier, c'est largement réduit par rapport à ce qu'on pouvait faire avant quand on nétait pas en France. Euh donc
voilà ce que je peux dire. Enfin sur le sujet calcul des empreintes carbone et cetera.
Au contraire de certains de nos concurrents, on pense qu'il faut avoir une approche qui est en cycle de vie et pas une approche avec des compensations parce qu'évidemment c'est un peu trop facile quand vous avez des bilans très
importants de faire de la compensation euh alors qu'en fait il faut réfléchir de manière intégrée à tout ce qui rentre à l'intérieur de des projets et avoir une une transparence par projet en fait
plutôt qu'avoir une transparence globale et déséquilibre via des quotas quoi.
Merci. Donc euh moi, j'ai une deux questions à vous poser, mais je pense que en fait euh les réponses que vous avez apporté euh vont me permettre de compléter un peu la question que je voulais vous poser. Dans les propos
liminaires, vous avez parlé de réglementation lourde et je voulais que vous nous puissiez euh nous en dire un peu plus, ce que vous entendez et ce qui pourrait finalement être amélioré,
peut-être soit rendre plus légère, soit plus facile ou comment on peut le transformer en opportunité. Et je
prolongerai la question par le fait du calcul de cycle de vie différent de de la compensation. Est-ce que finalement
la compensation. Est-ce que finalement ça devrait pas rentrer pourquoi pas dans la réglementation ou dans les contraintes euh que l'on pourrait avoir
sur les déploiements que de de cette intelligence artificielle ou en tout cas quand les pouvoirs publics ou d'autres
font appel à à différents systèmes. Et
puis la question une autre question donc qui est différente. Vous avez parlé de marché fragmenté pareil dans vos propos liminaires.
vous avez évoqué que ça pouvait plutôt être une chance finalement que un frein.
Mais vous l'avez tout de suite contrebalancé dans la phrase d'après.
Donc donc est-ce que c'est une chance ou est-ce que c'est un frein ? Et si oui ou non pourquoi ? Enfin voilà pour
non pourquoi ? Enfin voilà pour expliquer. Je pense que ça ça méritera
expliquer. Je pense que ça ça méritera un tout petit éclaircissement. Bien sûr.
Euh alors sur le sujet, ben je pense en fait je vais prendre la première question qui est sur les sujets de lourdeur réglementaire et les sujets de marché fragmenté qui sont un peu la même chose. Une des lourdeurs réglementaires,
chose. Une des lourdeurs réglementaires, enfin un des problèmes réglementaires de l'Europe, c'est que fondamentalement à chaque fois que vous rentrez dans un pays européen, vous devez ouvrir une nouvelle entité, euh vous devez comprendre un nouveau régime de stock
option, euh vous devez comprendre une réglementation du travail qui est différente. Et donc ça veut dire qu'il
différente. Et donc ça veut dire qu'il faut assez vite une équipe sur place.
C'estàd qu'il faut que moi j'ai j'ai signé des centaines de documents euh pour ouvrir des entités dans une dizaine de pays de de d'Europe. Euh j'ai ouvert
des dizaines de comptes en banque parce que en général il faut un compte en banque associé. Enfin vous avez tout un
banque associé. Enfin vous avez tout un tas de réglementations qui sont des réglementations nationales qui sont non unifiées. Vous avez une fiscalité
unifiées. Vous avez une fiscalité évidemment qui n'est pas unifiée alors que il faudrait absolument qu'elle soit unifiée si vous voulez avoir des des systèmes d'incitation des employés qui ont un peu près du sens. Donc nous on essaie de on patche les choses, on essaie de faire des choses qui sont le
plus juste possible mais on se retrouve avec des situations fiscales qui sont franchement disparates entre les pays.
Donc ça c'est relativement catastrophique. Donc en fait vous pouvez
catastrophique. Donc en fait vous pouvez pas avoir de marché unifié euh si vous avez pas une forme de fiscalité unifiée, pas une forme de droit social unifié et cetera. Donc ça c'est un première
cetera. Donc ça c'est un première première chose, je dirais que c'est la principale lourdeur. Ensuite vous avez
principale lourdeur. Ensuite vous avez tout un empilement de réglementations qui sont plus ou moins cohérentes entre ell et qui nous forcent à documenter beaucoup de choses. Donc vous avez le RGPD,
vous avez toutes les lois sur le copyright et le text and data mining.
Vous avez maintenant les act qui est pas encore mis en œuvre mais qui va l'être à partir d'août. Tous ces trucs disent des
partir d'août. Tous ces trucs disent des choses plus ou moins touchent à des choses assez similaires en général. ça
touche à la donnée, ça touche à la donnée personnelle, ça touche à ce qui est sur internet et en fait ça dit pas exactement la même chose. Ça demande de la documentation qui est différente. Euh
c'est mis en œuvre par 27 organes de de mise en œuvre différents en Europe qui sont plus ou moins zellés suivant les pays. Et donc on se retrouve, nous moi
pays. Et donc on se retrouve, nous moi je me retrouve avec une équipe de de compliance qui fait cinq personnes enfin et euh ce qui est euh aujourd'hui pour nous c'est jouable parce qu'en fait on est suffisamment gros, mais vous êtes
une nouvelle, vous êtes un entrepreneur en France et vous regardez tout ça et puis vous regardez aussi l'ambiance et le fait qu'on se réjouisse d'avoir remis une régulation sur les act c'était en début 2024 euh et vous dites je vais
aller aux États-Unis en fait et c'est ce qui se passe. Ils vont aux États-Unis.
Donc nous on a surmonté cet aspect parce qu'on est assez gros. on on va ça rentre dans les overhead de coût euh ça reste très pénible et puis euh mais c'est surtout que vous perdez plein
d'entrepreneurs qui partent ailleurs parce qu'ils ont peur. Vous avez des investisseurs qui se disent "Non mais l'Europe de toute façon a perdu règlement trop." Puis vous avez tout un
règlement trop." Puis vous avez tout un récit qui est largement utilisé par les États-Unis qui de dire l'Europe perd parce que de toute façon c'est des ronds de cuir qui sont en train de de réglementer à Bruxelles parce qu'ils savent rien faire, ils savent pas
innover et en fait c'est un récit qui est destructeur parce qu'en plus il est internalisé par les Européens. Donc
c'est un une forme c'est une forme de colonialisme si vous voulez mais le euh le le sujet c'est qu'il faut renverser ce récit. Pour renverser ce récit, il
ce récit. Pour renverser ce récit, il faut aussi réfléchir à avoir des réglementations qui sont plus simples, qui sont plus unifiées, qui nous permettent d'aller plus vite. Donc ça
c'est sur le sujet. J'ai parlé de fragmentation du marché comme un atout, ça n'est pas un atout, c'est plutôt gênant. Ça veut dire qu'il faut des
gênant. Ça veut dire qu'il faut des équipes différentes qui vendent de manière différente partout. Ça veut dire que vous avez aussi environ 60 opérateurs de telco de télécommunication
en Europe. Vous en avez trois aux
en Europe. Vous en avez trois aux États-Unis. Ça veut dire que ils ont 20
États-Unis. Ça veut dire que ils ont 20 20 fois plus de budget si vous voulez.
Enfin, c'est le ils ont 20 fois plus de budget de manière globale. Donc quand
ils font un investissement d'intelligence artificielle, ils peuvent mettre beaucoup d'argent sur la table.
Et c'est comme ça que vous retrouver avec la technologie américaine. Les
start-ups, premier truc qu'elles font, d'abord elles vendent de start-up parce que ça ça recycle le le l'argent de du venture capitalisme circule un peu pour savoir qui va gagner et ensuite elles vont vendre aux
entreprises américaines qui sont énormes et qui achètent très vite et et donc c'est comme ça qu'elles passent à l'échelle. Une fois qu'elles sont
l'échelle. Une fois qu'elles sont passées à l'échelle, hop, elles exportent en Europe où en fait comme personne a émergé euh dans les temps, euh bah elles prennent tout le marché, elles rachètent les quelques boîtes qui savent faire des choses et elles se retrouvent, elles sont consolidées,
elles ont tout le marché. Voilà, c'est
comme ça que ça se passe. En Europe, on n' pas ça parce que vous avez une viscosité beaucoup plus grande parce que les entreprises sont plus petites et en plus de ça, faut parler 20 langues différentes, faut gérer 27 réglementations différentes. Enfin,
réglementations différentes. Enfin, c'est donc c'est plutôt pas une chance.
En revanche, une fois que vous l'avez fait, bah c'est vrai que les entreprises européennes, ben elles sont plus partenariates, elles ont des approches qui sont plus constructives. Parfois,
elles ont c'est des champions, on a la chance d'avoir plein de champions industriels en particulier et donc c'est ceux-là, c'est des bons partenaires pour nous et euh et comme c'est des approches partenariales, c'est difficile pour les Américains de les répliquer. Et donc du
coup, de certaine manière, c'est du revenu qui est relativement défendable.
Euh donc vous avez voilà la la viscosité, elle joue en votre défaveur au début, mais ensuite elle joue en votre faveur quand vous avez quelqu'un qui vous attaque euh quand vous avez un concurrent qui essaie de prendre le marché si vous voulez. Mais voilà, c'est plutôt un autre défaveur. Donc vous
préférez que le marché soit largement moins fragmenté. Ensuite, dernier point
moins fragmenté. Ensuite, dernier point sur la réglementation comme défense et comme manière de contrer les Américains.
Je pense que souvent l'intention est bonne, c'est-à-dire de se dire on va faire en sorte que ça favorise nos start-up européennes. Je pense que si on
start-up européennes. Je pense que si on regarde dans tout l'historique de ce qu'on a pu faire, ça n'a jamais été le cas. Et une raison très simple, c'est
cas. Et une raison très simple, c'est que la réglementation fondamentalement, ça vous met un overhead que pour surmonter, il faut être suffisamment gros. Et donc si vous avez pas des
gros. Et donc si vous avez pas des entreprises suffisamment grosses avec une charge réglementaire aussi grosse, vous retrouvez avec à emporter des acteurs américains. Donc la
acteurs américains. Donc la réglementation favorise les gros et ça c'est d'autant plus vrai en technologie.
Euh et donc tout discours comme quoi la réglementation peut nous défendre, je pense c'est assez c'est un peu le diable, c'est le le l'enfer est pavé de bonnes intentions. Je dirais qu'il y a
bonnes intentions. Je dirais qu'il y a un endroit en revanche où on devrait être bien meilleur, c'est dans le fait de faire en sorte que la demande publique soit recyclée sur le territoire européen. C'est-à-dire que soit utilisé
européen. C'est-à-dire que soit utilisé pour faire de la RD sur le territoire européen. Ça vaut pour la défense, ça
européen. Ça vaut pour la défense, ça vaut pour tout le secteur public. Je
pense qu'il y a une prise de conscience qui est pas une prise de conscience forcément réglementaire mais en revanche prise de conscience politique que c'est la chose à faire que c'est ce que les États-Unis font depuis les années 1940 et que ça a très bien fonctionné pour
eux. Et donc
eux. Et donc est-ce qu'il faut réglementer ça ?
Peut-être qu'on peut un peu gérer cet aspect-là. Il faut le faire en
aspect-là. Il faut le faire en maintenant une compétition très élevée en Europe. Il faut pas être faut être
en Europe. Il faut pas être faut être planificateur sur l'État dépense mais pas planificateur sur comment les choses sont utilisées. Euh et comme ça on y
sont utilisées. Euh et comme ça on y arrivera. Mais réglementer pour défendre
arrivera. Mais réglementer pour défendre en général ça marche pas.
Quand je vous ai posé la question, c'était pas réglementé pour défendre, c'était justement par rapport aux opérateurs publics et le cycle de vie.
Est-ce que c'était pas ça qu'il fallait mettre dans une réglementation plutôt qu'autre chose pour justement voilà, c'était à cet endroitl ? C'était c'était
justement cet endroitlà. Oui, mais en revanche
cet endroitlà. Oui, mais en revanche mettre des règles supplémentaires à respecter en se disant que les Européens vont s'en sortir mieux, c'est faux.
C'est qu' vous avez des règles, vous avez forcément du lobby à mettre en œuvre pour aller mettre en œuvre pour pour que l'implémentation des règles soit jouable. Et en général, bah vous
soit jouable. Et en général, bah vous avez les acteurs américains qui sont énormes mais ils ont des ils ont beaucoup plus de lobbyistes à Bruxelles que nous quoi. Donc c'est eux qui finissent par mettre à les rendre les plus favorables pour moi quoi.
Merci. et dans le cycle de vie de la commission d'enquête. C'est maintenant
commission d'enquête. C'est maintenant madame la rapporteur de poser les questions.
Euh merci. J'ai plusieurs questions. Euh
le premier pour revenir et de nature différente. Le premier pour revenir euh
différente. Le premier pour revenir euh à l'échelle des infrastructures. Vous
donniez l'exemple globalement sur un 1 GW. Est-ce que pour vous les
GW. Est-ce que pour vous les infrastructures plus petites en terme de puissance installée globalement ça encore du sens ou pas ? Non, mais je me questionnais sur le le niveau de la
l'exemple.
Quand je parle de gigw, c'est c'est un réseau si vous voulez. Vous avez pas besoin d'avoir une forte collocalisation. Vous faites des
collocalisation. Vous faites des économies d'échelle quand vous mettez en œuvre un site avec 1 GW et c'est par exemple l'objet de Campus I euh éventuellement vous vous avez ça vous
permet de déployer des des clusters d'entraînement. Les clusters
d'entraînement. Les clusters d'entraînement, ça a besoin d'être colocalisé, c'est-à-dire que ça a besoin d'être très connecté entre eux. vous
utilisez plein de GPU en même temps.
Donc il y a beaucoup de communication.
Euh et donc cette communication euh quand vous avez communication, forcément la géographie joue un rôle et donc si vous pouvez mettre tout à côté euh c'est marche mieux. Donc la colocalisation
marche mieux. Donc la colocalisation c'est utile pour l'entraînement. On n'
jamais besoin de colocaliser 1 GW. C'est
uniquement utile parce que vous faites des économies d'échelle que ça rend les projets plus simples. Mais si vous avez plein de sites à 100 MW euh ça marche aussi. En fait, ce qu'il faut il faut
aussi. En fait, ce qu'il faut il faut réfléchir en tant que réseau. Je pense
qu'on a fait des grosses erreurs à penser à l'intelligence artificielle comme des usines, des giga usines et cetera. On parle pas de giga usine en
cetera. On parle pas de giga usine en fait, on parle de services numériques qui ont besoin de puissance électrique qui est plutôt distribué. Euh donc on n pas besoin de construire ce type d'infrastructure nécessairement. C'est
d'infrastructure nécessairement. C'est utile en revanche parce que ne serait-ce que d'un point de vue externalité environnemental, vous avez moins de un un une empreinte qui est moindre euh de
manière générale parce que c'est vous avez une partie qui est variable puis le un transformateur de 100 100 MW ou une station de transformation de 100 MW ou de 1 GW, ça fait quand même plus ou moins à peu près ça fait un peu près la
même la même taille. Et donc
donc c'est ça le sujet, c'est plutôt un sujet d'économie d'échelle. Mais comme
on a une grille qui est performante en France, mais en fait on n pas tellement ce sujet de d'avoir que des grossites.
Nous par exemple, on n pas que des grossites. Voilà notre notre cluster
grossites. Voilà notre notre cluster le cluster qu'on aime bien de mettre en off c'est 40 MW. On a un site de 25 MW en Suède, on a site de 80 MW en France
aussi l'année prochaine. Mais c'est on parle pas de gigaw de toute façon. GW,
ça prend quand même pas mal de temps à déployer et donc on commencera à être sur ces échellesl plutôt à horizon 2028-29.
Mais mais pour euh Merci. Deuxième question, vous avez
euh Merci. Deuxième question, vous avez parlé assez justement du risque de verrouillage, c'est-à-dire que globalement que les data centers qui soient construits soit principalement
occupé par des acteurs extraeuropéens et qu'en fait ces puissances là une fois qu'elle est captée elle ne soit plus redéployée. Euh globalement aujourd'hui,
redéployée. Euh globalement aujourd'hui, est-ce que là la réglementation pourrait être utile ? C'est-à-dire, est-ce qu'on
être utile ? C'est-à-dire, est-ce qu'on a une réglementation à voir pour permettre d'empêcher ce verrouillage avant qu'il ait lieu ?
Elle l' pas. Il y a fondamentalement un principe de neutralité sur l'accès aux électrons en Europe qui est très très fondamental euh j'arrive pas à dire.
Ah oui. Donc oui, donc voilà, il y a une référence euh enfin la loi européenne le permet pas en réalité. Euh ensuite, vous avez des
réalité. Euh ensuite, vous avez des volontés politiques évidemmentin.
Le sujet c'est que c'est assez peu centralisé hein. Enfin, c'est pas perçu
centralisé hein. Enfin, c'est pas perçu comme un comme un plan stratégique. Vous
avez l'État central qui décide où est-ce qu'on met la capacité et à qui on la loue. C'est distribué au niveau des
loue. C'est distribué au niveau des collectivités de communes et les collectivités de communes ne comprennent pas forcément les enjeux supranationaux si vous voulez. Euh et donc euh et donc
du coup, je pense qu'on peut dire aujourd'hui que la location est largement sous-optimale. Euh en
largement sous-optimale. Euh en revanche, elle la location, elle est quand même faite sur les principes économiques. En fait, elle est allouée
économiques. En fait, elle est allouée aux gens qui peuvent payer et ceux qui peuvent payer, c'est ceux qui ont de la demande. Nous, on peut payer pas mal,
demande. Nous, on peut payer pas mal, mais on aimerait pouvoir payer plus. Il
nous faudrait plus de demandes pour ça.
En fait, une fois qu'on a la demande, on peut aller chercher le financement, lever de la dette pour construire ce genre de chosé long terme sur qui va acheter les tokens. Et à partir de là, on peut voilà, on peut construire aussi
rapidement ou plus rapidement que les autres. Euh mais aujourd'hui, c'est pas
autres. Euh mais aujourd'hui, c'est pas du tout planifié, hein. Et donc c'est relativement sous-optimal.
Peut-être sur l'enjeu de la régulation et de la réglementation, il y a plusieurs projets qui sont en cours à Bruxelles et je pense notamment au Cloud Development Act et au package
souveraineté. Et donc, il y a aussi des
souveraineté. Et donc, il y a aussi des levées d'action sur le volet. un de la définition de ce qui est un clot souverain et de sur la préférence européenne dans la commande publique qui
nous semble être une manière peut-être pas parfaite mais en tout cas une manière de créer aussi un certain nombre d'opportunités pour les entreprises
européennes et particulièrement sur la question la définition du cloud souverain s'assurer qu'on ait une définition qui soit la plus juste et la
plus pertinente possible et qui ne soit pas basée juste sur le fait d'avoir une entité juridique vaguement établie dans un pays. Euh il y
a des enjeux à s'assurer effectivement que le contrôle de l'entreprise soit bien dans les non soumis euh à des entités étrangères et aussi à ce que la
donnée qui est stockée ne soit à aucun moment soumis aux juridictions notamment américaines et je pense au cloud. vous
avez un sujet de d'extraterritorialité, vous avez surtout en fait le sujet qu'il faut regarder infiné, le sujet économique qu'il faut regarder, c'est où est-ce que la RD réinvestit ? Euh c'est
ça le sujet. Et donc quand vous avez effectivement des euh des sociétés européennes mais qui sont en fait complètement contrôlées par des sociétés étrangères, bah la RD enfin tous les
revenus repartent headquarter. Donc en fait vous ça c'est
headquarter. Donc en fait vous ça c'est c'est ça qu'il faut regarder quoi.
Merci. Euh non, totalement. Mais d'où
l'enjeu de pas attendre que ça soit verrouillé pour agir parce que j'entends qu'il y a une capacité de d'augmenter la capacité d'achat et la capacité de marché.
Je pense que les collectivités locales donc peu leur mot à dire dans les projets donc à ce stade c'est des espaces d'implantation. Il me semble que
espaces d'implantation. Il me semble que les acteurs, c'est soit les acteurs économiques qui investissent et les investisseurs, soit l'État qui pilote le sommet de l'IA. Euh mais euh pour avancer sur les questions, euh moi j'ai
plusieurs le est-ce que vous avez une idée de la part de votre chiffre d'affaires aujourd'hui de la commande publique parce qu'on parlait beaucoup de commande publique pour avoir une idée
euh la commande publique globale, tu après 15 %.
Ouais. Euh
je fais un peu les calculs de tête là, mais euh non, c'est un peu plus, c'est 20 %, c'est 20 % dont 10 % de la commande publique euh française sur simplement la partie logicielle
aujourd'hui.
Et donc voilà, c'est pas enfin par ailleurs, c'est pas je pense que c'est on demande pas à ce que ça soit enfin on cherche pas à ce que ça soit beaucoup plus mais
effectivement que tout croit. Je pense
que ce qu'on voit c'est vous avez des états comme le Luxembourg par exemple avec lequel on a des contrats cadres qui sont significatifs avec lequel on fait du déploiement euh euh en administration centrale. On le fait pas du tout à ce
centrale. On le fait pas du tout à ce type d'échelle en France. On le fait beaucoup plus avec les territoires, avec la caisse des dépôts pour le coup.
Euh et puis on le fait en défense avec le ministère des armées. Euh mais le euh la l'administration centrale, enfin les administrations centrales euh devraient
voir l'intelligence artificielle générative comme une manière de créer la productivité dont elles ont besoin étant donné la démographie européenne en particulier. Donc donc je pense qu'il
particulier. Donc donc je pense qu'il pourrait y avoir une adoption qui est beaucoup plus importante euh et ça serait bénéfique pour la qualité des
services public euh pour euh enfin pour le de manière générale la qualité des finances publiques également et ça serait bah bénéfique à l'écosystème parce que toute cette commande en fait
elle est recyclée en RD, ça permet d'avoir d'autres fournisseurs européens qui qui émergent et cetera.
Désolé logique et d'ailleurs sur cet enjeu de productivité, c'est une question qu'on a posé à plusieurs reprises et sur lequelle nous n'avons pas eu de réponse. Est-ce que
vous avez connaissance aujourd'hui d'études macro justement sur les gains de productivité, les retours pour investissement sur les entreprises aujourd'hui généré par l'IA ?
Alors nous, on a plein d'études micro chez nos clients euh qui font des retours qui sont largement supé à ce qui dépense aujourd'hui en intelligence artificielle chez nous. Euh donc des cas où des cas d'usage où les gens font 50
millions de de ressources investissement parce que les machines fonctionnent mieux.
Vous avez des gains de productivité de facteur 5 dans les services clients.
Facteur 5, ça veut dire que c'est 20 % du temps nécessaire à à effectuer une tâche par rapport avant l'intelligence artificielle. Donc c'est euh très
artificielle. Donc c'est euh très significatif.
Euh des études macro, je pense qu'il y en a pas encore beaucoup hein parce que en fait on manque de recul. Ça c'est une technologie. Le l'aspect délégation de
technologie. Le l'aspect délégation de tâche, je laisse mon agent travailler pour moi pendant toute la journée, ça ne marche que depuis 6 mois. Donc vous avez pas assez de recul en fait pour voir ça.
Par contre ce qu'on peut voir c'est que nous bah ce que je vous disais c'est un peu près 10 % notre masse salariale pour les pour équiper nos personnes. Le gain
de productivité qu'on fait, je dirais qu'il est lors d'un facteur 2 par rapport à 6 mois. Il y a 6 mois. Donc
c'est pas une étude macroéconomique mais c'est de ça dont on parle. C'estàd
qu'on parle de 10 % 20 % de des OPEX et de la la masse salariale du monde et on parle d'un gain de productivité sera pas fois de partout. Nous c'est assez facile d'une
partout. Nous c'est assez facile d'une certaine manière parce qu'on est un un un une activité qui est qui n'a pas de d'empreinte physique. Donc on a peu de
d'empreinte physique. Donc on a peu de friction sur comment utiliser des agents et cetera. Quand on travaille avec
et cetera. Quand on travaille avec l'industrie lourde, c'est un peu plus difficile parce que il faut aller tester les systèmes physiques et cetera.
Mais euh on parle de voilà, je pense vous pouvez voir 10 % de la masse salariale et en général un client achète une technologie si la technologie prend
pas plus que 50 % de la valeur si vous voulez. Donc vous avez ce veut dire 20 %
voulez. Donc vous avez ce veut dire 20 % de gain de productivité. Euh ça veut dire, je pense qu'il faut l'avoir en tête, c'est pas forcément 20 % de croissance, c'est une partie de
croissance, une partie destruction d'emploi. Euh et ça en tout cas
d'emploi. Euh et ça en tout cas destruction ou modification des emplois existants. Et je pense que quelque chose
existants. Et je pense que quelque chose qu'on n pas enfin pour peut-être repartir sur les sujets plus macro, vous êtes dans une situation où vous avez
quand même certains métiers euh qui disparaissent presque et donc les gens s'adaptent, ils s'adaptent assez vite hein. Je pense que ça devrait passer. On
hein. Je pense que ça devrait passer. On
s'est pas exclu qu'il y ait quand même une augmentation dans certains domaines du chômage euh et une certaine manière un déplacement de la valeur de du travail vers le capital et le capital
qui est pour le moment largement pas du capital européen. Et donc vous avez
capital européen. Et donc vous avez cette situation qui je pense assez explosive he entre d'une part vous avez peut-être des destructions d'emploi ou
en tout cas des modifications très très rapides de la structure de l'emploi en Europe. Vous avez une situation où tout
Europe. Vous avez une situation où tout le monde veut de l'électricité et il y a pas assez d'électricité. Donc vous avez des conflits d'usage. Conflit d'usage,
ça veut dire inflation. Donc vous avez de l'inflation potentiellement dû à l'intelligence artificielle. Et puis
l'intelligence artificielle. Et puis troisème élément, j'en ai parlé tout à l'heure, vous avez un déficit commercial qui explose. C'està-dire que sur le plan
qui explose. C'està-dire que sur le plan des services, il est multiplié par 5 dans les c dans les 5 prochaines années.
Situation comme ça, c'est quand même relativement enfin c'est révolutionnaire quoi. Euh donc il faut le prendre en
quoi. Euh donc il faut le prendre en compte je pense. Il faut en parler plus.
Il faut avoir un point de vue plus long terme sur ce que ça veut dire pour l'économie, ce que ça veut dire pour la société, ce que ça veut dire pour les équilibre géopolitique. Et si on le fait
équilibre géopolitique. Et si on le fait pas suffisamment rapidement pour revenir à votre question, on va se retrouver dans une situation on aura aucun choix.
Et ça c'est une situation qu'on voudrait pas voir advenir.
Et je vous pose une dernière question avant de de refaire les tours de parole.
Les deux dernières questions qui suivent. Premièrement, est-ce que vous
suivent. Premièrement, est-ce que vous pourriez nous donner les cas d'usage dans lequels c'est le plus utilisé ?
Vous avez parlé du secteur de la vente ?
Et la deuxième question, c'est euh sur le modèle économique de l'IA.
C'està-dire qu'aujourd'hui, on a euh ce qu'on peut qualifier d'une bulle, en tout cas une capacité de levée de fond extrêmement forte de la part des acteurs de l'intelligence artificielle, mais un
modèle économique qui peut être jugé euh par certains économistes comme pas encore complètement stabilisé, notamment sur les coûts d'investissement. vous
avez donné hein des chiffres qui donnaient parfois lech vertige en milliards en trilliards euh d'euros donc de très fortes capacités d'investissement en infrastructure des
infrastructures qui il me semble devront être maintenues de manière constante hein enfin si je ne me trompe pas datascerter ça se ça se maintient de manière très forte et avec aujourd'hui
un coup de lia pour les clients très faibles.
Donc ma question c'est est-ce qu' enfin faible en tout cas je je peut-être pas de c'est sans doute pas votre modèle mais en tout cas on voit bien la promesse qui est fait sur les questions
des plutôt modèles américain chat GPT et compagnie c'estàd qu'on a un coût de l'IA qui reste quand même modérément faible globalement entre le montant colossaux des investissements et les
montants de la la maintenance des infrastructures. Est-ce qu'on arrive à
infrastructures. Est-ce qu'on arrive à garder euh un prix, on va dire modéré où est-ce qu'on a pas un risque de verrouillage, c'est-à-dire des acteurs qui revoit l'organisation de leur
travail puis euh des opérateurs du numérique qui augmentent leur prix de manière extrêmement forte avec une incapacité des acteurs à se dégager de ces nouveaux services numériques.
Alors sur les cas d'usage, bien les deux premiers, c'est le premier cas d'usage, c'est le développement logiciel. Euh
aujourd'hui, les ingénieurs chez Mistral ne n'écrivent plus de ligne de code.
Donc euh vous avez euh une manière de travailler en développement logiciel qui a profondément changé dans les 6 derniers mois. C'est-à-dire que euh
derniers mois. C'est-à-dire que euh avant c'était plutôt un artisanat euh si vous étiez contributeur individuel.
C'estàd que vous écrivez votre code.
D'ailleurs, les gens aimaient cet artisanat. Enfin, moi je viens de là,
artisanat. Enfin, moi je viens de là, j'aimais cet artisanat. Euh aujourd'hui,
vous n'êtes plus un artisan, vous êtes un manager et donc vous demandez à des agents d'écrire le code pour vous. Donc
en fait, vous donnez les spécifications, vous êtes un donneur d'ordre. C'est
quand même un changement assez profond.
Euh et ça s'accompagne de gains de productivité qui sont très très importants quand vous êtes tout seul.
C'est que vous êtes tout seul, vous pouvez aller 10 20 fois plus vite. Quand
vous êtes 5, ça descend parce que vous avez encore les les sujets de communication qui reviennent. Quand vous
êtes une très grosse entreprise, c'est soudain vous êtes dans plein de goulot d'étranglement organisationnel en fait.
Donc c'est cela qu'il faut lever pour avoir les gains de productivité don dont on rêve.
Et en ordre de grandeur, ça fait combien de tokens un salarié d'ec ?
B, je peux vous dire, je compte plutôt en MW euh c'est combien de MW ? Mais
c'est c'est 1 kW par salarié si vous voulez. C'est ça l'ordre de grandeur. 1
voulez. C'est ça l'ordre de grandeur. 1
kW par salarié, c'est un demi GPU.
Voilà. Dire combien en euros ? Parce que
la plupart des gens en euros c'est ben c'est 10000 € par an.
Les lignes de code c'est 10000 € pour la ligne Ouais, c'est près de 10000 € par an. Euh
si vous faites 10000 € par an par personne. Donc c'est ça qu'il faut
personne. Donc c'est ça qu'il faut compter. Mais c'est pour ça que je dis
compter. Mais c'est pour ça que je dis quand je vous dis euh c'est 10 % de la masse salariale, c'est 10000 € par an.
Euh et 10000 € par an, bah au niveau euh de l'Europe, bah c'est euh vous avez 400 millions de personnes, vous êtes euh c'est 8 trillard parce que les les tokens c'est bien,
vous l'avez dit par numéro généré, par lettre générée. Une ligne de code, c'est
lettre générée. Une ligne de code, c'est beaucoup beaucoup de numéro.
Ouais, c'est une ligne de code. Euh
combien de millions de tokens ? Ben je
vais vous dire, je vais vous faire rapidement le vous avez 10000 € par an, ça veut dire à peu près c'est 30 € par jour. Avec 30 € par jour, vous générez
jour. Avec 30 € par jour, vous générez euh vous générez 100 millions de token.
10 millions de tokens. Une ligne de code, c'est un peu près 100 token.
Voilà. Donc ça fait environ 100000 100000 lignes de code. En fait, ça fait autre chose que du code. Quand vous
demandez à un agent de faire du code, ça va beaucoup réfléchir. Ça va générer des tokens pour se dire "Est-ce que je dois faire ça ? Est-ce que je dois faire ça ?
faire ça ? Est-ce que je dois faire ça ?
Est-ce que je peux je fais tourner ce test ? Est-ce que ça marche ? Je réécris
test ? Est-ce que ça marche ? Je réécris
ce test. Ça fait plein de choses. À la
fin, ça fait le code qui est écrit est petit mais en fait ça fait plein d'expériences que le ça génère beaucoup que le que le software devait enfin que un développeur logiciel faisait avant.
Ensuite sur le sujet de la bulle pendant longtemps on a dit qu'il y avait une bulle. En fait il y a pas tellement de
bulle. En fait il y a pas tellement de bulle. Là il y a un vrai problème de une
bulle. Là il y a un vrai problème de une bulle. C'est quand vous dit vous dites
bulle. C'est quand vous dit vous dites que il y a il y a euh quand vous surestimez la demande. Là aujourd'hui
quand on voit la demande en token, tous les gens qui viennent nous voir en se disant "J'ai besoin de plus de token que j'avais prévu." Mais en fait le problème
j'avais prévu." Mais en fait le problème c'est plutôt un problème de de d'offre.
C'est-à-dire que il y a pas assez de logique donc de de chips, il y a pas assez de mémoire, il y a pas assez de carte de carte merde. Disque dur, il y a
pas euh je veux dire, il y a pas assez d'hélium si vous voulez. Euh si si euh du côté des des semis, il y a pas assez d'électrons. Donc en fait sur toute la
d'électrons. Donc en fait sur toute la chaîne de semi et toute la chaîne de chemis aujourd'hui, elle est mise sous pression par l'intelligence artificielle. Euh donc il y a plutôt un
artificielle. Euh donc il y a plutôt un sujet euh d'offre que de demande aujourd'hui. Ensuite, évidemment euh bah
aujourd'hui. Ensuite, évidemment euh bah pour que le modèle économique fonctionne, bah quand vous investissez 50 milliards euh en pour faire 1 GW et vous êtes une entreprise de technologie,
bah vous voulez repartir avec 100 milliards. Si vous repartez avec 100
milliards. Si vous repartez avec 100 milliards, ça veut dire que vous devez créer 200 milliards de valeur pour votre client.
Est-ce qu'on est un peu près à ces équilibres là ? Je dirais pas
équilibres là ? Je dirais pas complètement parce qu'évidemment il y a on entraîne on on met de l'argent sur la table au début parce qu'on sait que quand on est quand on a capturé tout, quand on a capturé la demande et l'offre, bah ensuite on peut monter les
prix, on peut monter les marges. Euh et
donc le risque qu'on a aujourd'hui, c'est ce que j'ai j'aiévoqué tout à l'heure, c'est que si vous déployez pas suffisamment vite, vous allez pas capturer suffisamment de part de marché des derrière vous avez des oligopoles
qui se forment et ils vont retrouver ils vont retrouver leur bille. Vous avez pas toute l'économie américaine qui met un trillard sur la table par an s'ils se disent pas qu'ils vont repartir avec de trillard. Enfin et le je ne m'inquiète
trillard. Enfin et le je ne m'inquiète pas pour eux. Je m'inquiète plutôt pour nous. H
nous. H merci Arnaud Saint-Martin.
Oui, deux questions brèves. Une première
sur la l'entraînement des modèles.
J'aimerais avoir des éléments sur l'origine des annotateurs, comment ils ont comment ils entraînent les modèles, combien ils sont payés, via quelles entreprises. Il y a eu quelques
quelles entreprises. Il y a eu quelques enquêtes journalistiques récemment sur ces questions-là. Moi, j'aimerais avoir
ces questions-là. Moi, j'aimerais avoir euh des éléments sur cet économie des des travailleurs du clic. Premier
élément. Le deuxième, vous avez évoqué la formule était intéressante des des codes qui actionnent une certaine politique et je sais qu'il y a eu des controverses autour de X et cetera.
Est-ce que vous pourriez nous nous donner des précisions sur de en de quelle politique vous enfin vous procédez pour générer votre business ?
Enfin, quels sont les les les verrous éthiques qui qui cadrent votre activité et euh et euh qu'est-ce que j'avais en Oui, alors s'agissant de la la bulle, moi je me posais la question de la soutenabilité aussi financière de votre
entreprise. Dans quelle mesure ? Enfin,
entreprise. Dans quelle mesure ? Enfin,
moi je je pense qu'il y a une bulle.
Après, on pourrait et encore aujourd'hui, il y a toute une réflexion là-dessus en en économie politique du numérique. Dans quelle mesure vous vous
numérique. Dans quelle mesure vous vous protéger d'une éventuelle implosion ?
parce que là on a des effets d'entraînement massif avec des entreprises qui surcapitalisent avec des valorisations financières qui sont indécentes. Dans quelle mesure vous bah
indécentes. Dans quelle mesure vous bah vous prémunissez contre un possible effondrement de cette économie qui pour l'instant fonctionne quand même beaucoup sur la promesse de retour peut-être sur investissement mais ça ça reste aussi assez théorique quand bien même vous
faites état d'une demande qui qui paraît plétorique.
Euh ouais sur le sujet de la fourn de se fournir des données.
Alors euh dans les premières années de l'ail générative, les modèles sont beaucoup entraînés sur de la notation
humaine de gens qui qui donnent leurs préférences et cetera. Euh et de ça nous a permis, je dire collectivement d'arriver à un certain niveau de modèle qui arrive à engager des conversations
et cetera. Au fur et à mesure que la
et cetera. Au fur et à mesure que la technologie s'est développée, on a eu besoin d'avoir des annotateurs de plus en plus qualifiés. Donc
aujourd'hui, les annotateurs chez Mistral, c'est des gens qui ont des thèses. Euh c'est des gens, on leur
thèses. Euh c'est des gens, on leur demande de d'aller résoudre un problème de sécurité euh dans un répertoire de code. Euh c'est des gens, on leur
code. Euh c'est des gens, on leur demande de résoudre des problèmes de physique euh des particules. Euh c'est
des gens euh souvent c'est pas des gens, souvent c'est des environnements.
C'est-à-dire que on a besoin de signaux qui sont pas des signaux humains, qui vont plutôt être des signaux d'environnement. C'est-à-dire que vous
d'environnement. C'est-à-dire que vous demandez au à l'agent de développer votre de de faire des modifications sur le code et ensuite vous mettez ça dans un environnement qui va exécuter le code et qui va vous dire si le code
fonctionne ou pas. Euh et donc ça ça fonctionne pour le code. Vous pouvez
faire ça avec de la 3D, vous pouvez faire ça avec des fichiers Excel. Donc
en fait le sujet c'est pas tellement des annotateurs humains maintenant, c'est plutôt des gens qui vont qui sont du coup des des développeurs logiciel qui vont créer des environnements qui
peuvent ensuite être utilisés largement à l'échelle et donner du signal au modèles. Donc nous notre sujet
modèles. Donc nous notre sujet maintenant c'est pour revenir à votre sujet de distillation, c'est de distyler des environnements, de comprendre comment un environnement de code fonctionne de et de de prendre ce signal et de le ramener vers le modèle.
C'est-à-dire, vous avez un outil euh, mettons simulation numérique, vous le faites tourner plein de fois, vous prenez la sortie de ce signal numérique et vous utilisez ça comme un pour pour que le modèle comprenne un peu mieux la physique que vous êtes en train de
simuler. Donc vous avez un sujet de
simuler. Donc vous avez un sujet de ramener le signal de l'environnement vers le modèle et donc c'est devenu beaucoup moins intense en travail ce
sujet-là. Euh on a quitté ce champ-là
sujet-là. Euh on a quitté ce champ-là euh je dirais en 2023-224 et nous dans l'annotation qu'on a pu faire euh on a toujours travaillé avec des euh fournisseurs qui nous fournissaient des
garanties euh sur euh le salaire de le des personnes et cetera. euh les
États-Unis, l'Europe Globalement, comme on a besoin de travailleurs qualifiés et de travailleurs qui parlent un certain nombre de langues européennes en particulier, on est obligé d'aller plutôt en Europe. Ensuite, on a des
activités en robotique où on travaille avec Madagascar par exemple et on a tout un tout un cadre de travail pour faire en sorte que les gens soient bien rémunérés et cetera.
Euh donc ça c'est je dirais c'est sur ce sujet-là que je peux vous répondre sur le sujet des de la politique. Alors pour
dire en fait le modèle vous lui posez une question, il répond comme il veut.
Euh et donc il y a un sujet un peu éditorial de ce que le modèle va vous répondre quand vous lui posez une question orientée. Donc nous notre
question orientée. Donc nous notre stratégie c'est de faire en sorte que on suive les instructions et qu'on ait le moins de billets possible. Alors c'est
un sujet scientifiquement technique prétend pas d'ailleurs le résoudre complètement. Euh mais par exemple donc
complètement. Euh mais par exemple donc ça c'est vous avez un sujet éditorial qui se pose vraiment quand vous faites des chatbotes pour le grand public. Donc
c'est pas tellement notre sujet. En
revanche quand vous faites des des systèmes qui vont écrire du code, exécuter du code, bah ils peuvent faire différents choix. Ils peuvent choisir
différents choix. Ils peuvent choisir différentes bibliothèques de code, ils peuvent choisir de faire des choix plus ou moins sécurisés. Et donc ce travail sur la sécurisation de du code généré par exemple, c'est un travail qu'on fait en permanence parce que nos clients nous
demandent de le faire. Donc vous avez un vrai sujet de sécurité en fait qui se pose à partir du moment où vos modèles sont utilisés pour exécuter des pour prendre des actions irréversibles, euh exécuter du code, éventuellement
actionner euh certaines chaînes logistiques et cetera.
Donc donc le pour nous c'est un sujet très important. On a une équipe qui fait
très important. On a une équipe qui fait que ça, qui fait de la sécurité et de la sûreté euh et qu'on traite parce que nos clients demandent de le traiter. On le
traite aussi en donnant des outils à nos clients pour que sur les applications qu'ils font, ils soient capable d'observer et de vérifier que ça fait bien ce qu'ils ont envie qu'elles fassent.
Merci madame la rapporteur pour une dernière question. C'est cela ? Oui.
dernière question. C'est cela ? Oui.
Euh non, ma dernière question et vous et vous l'avez dit, on a besoin d'acteur européense. Euh moi j'ai une question
européense. Euh moi j'ai une question assez simple aujourd'hui. Est-ce qu'on a en gros globalement est-ce que demain les Américains pourraient racheter Mistral ?
Bah ils sont évidemment alors les Américains, vous avez quelques vici au capital, c'est un peu près moins c'est moins de 30 % de notre capital. Euh
encore une fois, on doit être ravi de prendre des Européens. il y avait pas les Européens. Donc il y a un moment
les Européens. Donc il y a un moment donné où euh vous perd on perd un certain nombre, on perd des économiques, c'est-à-dire que le retour sur investissement dans Mistral, il y a une partie qui repart, il y a une partie qui est la partie euh général partner qui
repart aux États-Unis sur les fonds américains et puis vousz les partie LP qui en général les fonds américains ils vont lever eux-mêmes dans le monde entier. Donc en fait, il y a une partie
entier. Donc en fait, il y a une partie qui repart même en Europe de ce point de vue là. Donc on perd un certain nombre,
vue là. Donc on perd un certain nombre, on perd du retour, c'est dommage mais on perd du retour parce qu'on a pas tout l'écosystème. C'est c'est comme ça.
l'écosystème. C'est c'est comme ça.
Ensuite nous notre objectif est de rester indépendant. Enfin si vous
rester indépendant. Enfin si vous voulez, il y a évidemment il y a des gens qui nous demandent s'ils peuvent nous racheter. Nous on répond parce que
nous racheter. Nous on répond parce que c'est pas notre mission et notre mission c'est d'être indépendant et notre mission c'est d'aller vers euh une une cotation interne et de faire en sorte de de fournir cette alternative. Euh voilà.
Euh ensuite, évidemment, c'est lié au fait qu'on qu'on si vous si vous réussissez, vous faites pas racheter. Si
vous faites racheter, si vous de certaine manière, vous avez raté quand même. Euh donc enfin en tout cas, c'est
même. Euh donc enfin en tout cas, c'est comme ça qu'il faudrait qu'on y réfléchisse parce que effectivement, il y a quand même beaucoup euh d'entrepreneuriats en Europe qui réfléchit à des stratégies d'exit qui sont plutôt des rachats par des sociétés
américaines. Bon, c'est une stratégie
américaines. Bon, c'est une stratégie qui est perdante. Enfin, c'est stratégie qui est macroéconomiquement, elle est vraiment dommageable, quoi. Euh
donc, il faut y réfléchir comme ça. peut
créer les champions européens qui sont indépendants et donc c'est pour ça qu'on c'est pour ça qu'on travaille. Euh on n pas encore gagné mais on y travaille.
Merci monsieur le président. Est-ce que
vous avez une dernière question ? Non.
Donc a priori les intervenants, les députés ont posé toutes leurs questions. Je ne sais pas si vous aviez encore des propos que vous souhaiteriez ajouter suite à cette
audition.
Non, je pense qu'on a couvert pas mal de points. Je dirais que un des sujets, il
points. Je dirais que un des sujets, il faut vraiment faire attention à ce sujet, de ne pas distinguer le cloud et se dire "On a perdu la bataille du cloud, il faut qu'on remonte sur le cloud". Pour remonter sur le cloud, il
cloud". Pour remonter sur le cloud, il faut passer par la valeur ajoutée importante. La valeur ajoutée
importante. La valeur ajoutée importante, celle qui fait la croissance, c'est l'intelligence artificielle. À partir de là, tout le
artificielle. À partir de là, tout le reste du cloud peut découler. Mais il
faut concentrer les efforts aux endroits où on est fort. Il se trouve qu'on a cette chance d'être relativement fort en intelligence artificielle. Euh, il se
intelligence artificielle. Euh, il se trouve qu'on a cette chance d'avoir de la capacité électrique. Euh, si on combine les deux, on peut retrouver une part de marché qui est soutenable et il faut absolument le faire parce que sinon
on va devenir un état vassal, quoi.
Merci. Pas forcément pour les derniers propos qui mais merci pour l'audition. On a bien compris le Merci beaucoup de m'avoir écouté.
J'espère que on a bien compris le message final et ce qu'il allait falloir que l'on puisse faire à l'Assemblée nationale. Je vous
propose de lever la séance. euh avant
que nous réattaquions euh avec euh la 2e audition.
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