Comprendre le réseau informatique : Montez Votre Réseau de A à Z
By Estrade
Summary
Topics Covered
- Le DHCP simplifie toute la gestion réseau
- Le débit wifi se partage entre tous les appareils
- Fili pour le critique, WiFi pour le reste
- Le CPL fonctionne uniquement sur la même phase électrique
- L'onduleur protège les équipements critiques par ordre de priorité
Full Transcript
Bonjour et bienvenue à tous. La dernière
fois, on a plongé dans les coulisses du web. On a un peu décortiqué les adresses
web. On a un peu décortiqué les adresses IP, les masque, le DNS, bref, toute la partie logique. Aujourd'hui, on change
partie logique. Aujourd'hui, on change de registre, on passe au concret, au matériel, le thème montez votre réseau de A à Z. Avec un objectif clair,
comprendre les équipements réseaux essentiels et surtout savoir bien les utiliser. L'objectif, c'est vraiment de
utiliser. L'objectif, c'est vraiment de donner les clés pour monter un réseau fiable, performant. Alors, commençons
fiable, performant. Alors, commençons par le commencement, si on peut dire, le switch.
Et le switch donc ou commutateur en français, on dit souvent que c'est un peu comme une multiprise électrique mais pour les câbles réseaux. C'est ça en gros.
Ouais, l'image est pas mal. Pour
commencer, son rôle premier c'est de connecter physiquement plusieurs appareils, des ordis, des imprimantes, ce genre de choses sur un même réseau local. Une fois qu'ils sont branchés
local. Une fois qu'ils sont branchés dessus, hop, ils peuvent communiquer entre eux.
D'accord ?
Mais là où ça devient intéressant et où ça dépasse la simple multiprise, c'est son intelligence, contrairement au vieux hub qui envoyait tout à tout le monde.
Oui, ça crée un bruit pas possible sur le réseau, ça c'est beaucoup plus efficace. Ah oui, ça évite de saturer
efficace. Ah oui, ça évite de saturer tout le monde pour rien. C'est un point clé pour la performance. Mais il faut aussi savoir ce qu'il ne fait pas. Il ne
donne pas accès internet tout seul par exemple.
Non, absolument pas. Ça c'est pas son rôle. Il ne distribue pas non plus les
rôle. Il ne distribue pas non plus les adresses IP.
Donc son utilité c'est vraiment dès qu'on a besoin de relier plus de deux appareils avec un câble.
Voilà. Typiquement pour un réseau local dédié plusieurs PC, ils doivent tous pouvoir se parler de façon fiable. Là,
le switch c'est vraiment la base, l'élément central de l'installation filiaire.
Bon, très bien pour le switch. Passons
maintenant à celui qu'on a appelé le chef d'orchestre dans nos notes, le routeur. Ça peut être notre box internet
routeur. Ça peut être notre box internet classique mais aussi un téléphone en partage de connexion ou une box 4G dédiée. C'est ça.
dédiée. C'est ça.
Oui, le terme chef d'orchestre est assez juste. Le routeur, son rôle principal,
juste. Le routeur, son rôle principal, c'est de faire le pont. le pont entre votre réseau local, le LAN, celui qu'on crée avec le Switch et les appareils connectés et le monde extérieur, le One
qui est le plus souvent internet. Son
nom vient de là d'ailleurs. Il route les données, il les aiguille vers la bonne destination, soit vers une machine de votre réseau local, soit vers un serveur quelque part sur internet.
Il a donc un double rôle critique. Le
premier, c'est cet accès à internet.
C'est la porte d'entrée et de sortie.
C'est lui qui fait la traduction entre les adresses IP locales, les fameux 192.168 point quelque chose.
Oui, c'est ça.
et l'unique adresse IP publique que nous donne notre fournisseur d'accès.
Et le deuxième rôle qui simplifie énormément la vie, c'est celui de serveur DHCP. En gros, quand un nouvel
serveur DHCP. En gros, quand un nouvel appareil, un PC, un smartphone se connecte au réseau, il demande automatiquement une configuration. C'est
le serveur DHP du routeur qui lui répond en lui donnant une adresse IP disponible sur le réseau local, le masque de sous-réseau, l'adresse du routeur lui-même comme passerelle et les serveurs DNS à utiliser.
C'est super pratique, ça évite d'avoir à configurer chaque appareil à la main.
Fini les cass-tettes d'adressage manuel.
Par contre, attention, avec le DHCP, on ne contrôle pas quelle adresse IP précise sera donnée à un appareil. Elle
peut changer.
Oui, c'est le principe du bail dynamique.
Alors, si on a un serveur important sur le réseau qui doit toujours être joignable à la même adresse par les autres machines, comment on fait ?
Très bonne question. Pour ces cas-là, pour les équipements critiques, on utilise une adresse IP fixe ou statique.
Et pour tous les autres appareils clients, les postes de consultation, les smartphones, là le DHCP reste parfait.
Le serveur DHCP d'ailleurs, il tient une liste hein de qui à quelle adresse et pour combien de temps pour éviter que deux appareils aient la même IP. Ça ce
serait un conflit logique. Bon, on a nos briques basiques,
logique. Bon, on a nos briques basiques, le switch pour connecter en local, le routeur pour sortir et distribuer les adresses. Comment on relie tout ça
adresses. Comment on relie tout ça concrètement ?
La méthode la plus classique, c'est le bon vieux câble Ethernet, le RJ45.
Oui, le câble Ethernet, c'est le standard de la connexion filaire. Ce
câble avec ses huit fils de cuivre torsadé par paire et le connecteur plastique transparent, le RJ45. Il crée
une liaison physique directe entre un appareil PC, imprimante, un autre switch même et un port du switch ou un port LAN du roteur. Les données circulent sous
du roteur. Les données circulent sous forme de signaux électriques. C'est
direct.
Et les avantages, j'imagine la fiabilité, la stabilité. Exactement.
Fiabilité et stabilité en premier. Bah
l'interférence radio, la connexion est constante et puis la vitesse. Selon la
catégorie du câble et les cartes réseau des appareils, on atteint facilement 1 Gabit par seconde, soit 1000 Mbit, voire 10 Gabbit sur des installations plus récentes.
Pas de perte de connexion inattendue, donc c'est idéal pour les postes critiques en compétition, j'imagine.
Tout à fait. C'est la solution Ren pour ça. Par contre, il y a des inconvénients
ça. Par contre, il y a des inconvénients évidemment. C'est surtout d'ordre
évidemment. C'est surtout d'ordre pratique, faut tirer les câbles et puis il y a une limite de distance, un segment de câble éthernet, c'est environ 100 m maximum.
Au-delà, le signal faiblit trop.
Oui, il faut un équipement pour le régénérer comme un autre switch. Et bien
sûr, pour un smartphone ou une tablette, le câble, bah c'est pas pratique du tout.
Donc pour résumer son usage, pour tout ce qui est critique et fixe, le fil c'est la voie royale.
Exactement. L'alternative, celle qu'on utilise tous les jours pour nos appareils mobiles, c'est le wifi, la connexion sans fil. Là, plus de câble physique pour la connexion finale. On
utilise des ondes radio principalement sur deux bandes de fréquence.
Le 2.4 GHz et le 5 GHz, c'est ça ?
Oui, le 2,4 GHz a une meilleure portée.
Il traverse mieux les murs mais il est plus lent et surtout il est très encombré. Beaucoup d'appareils
encombré. Beaucoup d'appareils l'utilisent, ça peut créer des interférences. Le 5 GHz lui est beaucoup
interférences. Le 5 GHz lui est beaucoup plus rapide, moins encombré mais sa portée est plus courte et il est plus sensible aux obstacles physiques comme les murs épais. Et pour se connecter,
c'est simple. Le routeur ou un point
c'est simple. Le routeur ou un point d'accès wifi dédié diffuse un nom de réseau, le SSID. On le voit sur notre téléphone ou notre ordi. On tape le mot de passe et hop, on est connecté. Les
avantages sont évidents. Pas de câble qui traînent, on est mobile, c'est facile pour connecter les smartphones, les tablettes, on peut connecter plein d'appareil.
Mais il y a des contreparties. Le wifi
est par nature moins stable que l'Éternet. Les murs, les meubles, même
l'Éternet. Les murs, les meubles, même des personnes qui se déplacent peuvent affecter le signal. Les autres réseaux WiFi autour, les appareils Bluetooth, tout ça peut perturber.
Et le débit est partagé. C'est ça.
Oui, c'est un point crucial. La bande
passante disponible sur une fréquence est partagée entre tous les appareils qui y sont connectés et qui communiquent en même temps. Donc plus il y a de monde, plus ça devient lent pour chacun.
La portée est aussi limitée, hein. En
intérieur, on parle de 10 à 30 m en général, mais ça dépend énormément des obstacles. Dehors, la météo peut même
obstacles. Dehors, la météo peut même jouer et un réseau wifi peut complètement saturer si trop d'appareils essaient de parler en même temps.
Donc, pour revenir à notre exemple, la recommandation serait quoi ? C'est
acceptable pour des usages non critiques ou mobiles, mais à éviter absolument pour les postes névralgiques. Le PC
serveur, le PC de chrono principal, une machine qui gère des pénalités en temps réel. Là, la stabilité du filire est
réel. Là, la stabilité du filire est indispensable. Le wifi, c'est trop
indispensable. Le wifi, c'est trop risqué pour ça.
Compris ? Fili pour le critique, wifi pour le reste. En gros, il existe une troisième option, moins connue peut-être, le CPL, courant porteur en ligne.
Oui, le CPL. utiliser le réseau électrique qui existe déjà dans les murs du bâtiment pour faire passer les données réseaux.
Comment ça marche concrètement ?
Il faut au moins deux boîtiers CPL.
On branche le premier sur une prise électrique près du routeur ou du switch et on le relie à cet équipement avec un petit câble Ethernet. Le deuxième
boîtier, on le branche sur une prise électrique près de l'appareil qu'on veut connecter, disons un PC éloigné et on relie ce PC au boîtier CPL avec un autre
câble Ethernet. Les données vont alors
câble Ethernet. Les données vont alors voyager entre les deux boîtiers en passant par les fils électriques du bâtiment.
L'avantage principal, c'est qu'on a pas besoin de tirer un nouveau câble réseau.
On utilise ce qui est déjà là.
C'est ça. Ça peut être plus stable que le wifi dans certains cas où les ondes passent mal et ça peut potentiellement couvrir de plus grandes distances que les 100 m de l'éternet si le circuit électrique est favorable.
Mais il y a des mai j'imagine.
Oui, le CPL c'est assez capricieux. La
performance dépend énormément de la qualité de l'installation électrique.
Une vieille installation, des circulons, des appareils électriques branchés sur le même circuit, certains chargeurs bas de gamme. Tout ça peut perturber
de gamme. Tout ça peut perturber gravement le signal CPL.
Et il y a une histoire de phase électrique aussi.
Point très important. Ça ne fonctionne généralement pas ou mal si les deux prises utilisées ne sont pas sur la même phase électrique du tableau général ou s'il y a certains types de disjoncteur différentiel entre les deux. Le débit
est donc très variable, souvent bien inférieur au débit théorique annoncé.
Donc en compétition, on pourrait l'envisager quand peut-être pour un PC d'affichage très éloigné, s'il est vraiment impossible de tirer un câble Ethernet, mais qu'il y a
une prise de courant relié aux deux endroits. Mais et c'est un grand mais il
endroits. Mais et c'est un grand mais il faut absolument faire des tests sur place avant. Le fonctionnement n'est
place avant. Le fonctionnement n'est jamais garanti à l'avance. C'est plus un plan B à valider qu'une solution fiable par défaut.
D'accord. C'est noté. On a fait le tour des connexions. Un dernier équipement
des connexions. Un dernier équipement qu'on oublie souvent, l'onduleur.
Ah, l'onduleur, oui, ce n'est pas un équipement réseau à proprement parler, mais il protège les équipements réseaux et pas que.
C'est une sorte de grosse batterie de secours intelligente avec des prises dessus. C'est ça
dessus. C'est ça exactement. Son rôle, c'est de protéger
exactement. Son rôle, c'est de protéger les appareils qui sont branchés contre deux grands fléaux. les coupures de courant, même très courtes et les fluctuations de tension, les
surtensions, les sous-tensions qui peuvent être fatal pour l'électronique sensible.
Comment ça fonctionne ?
Il est branché sur le secteur et maintient sa batterie interne chargée.
Les appareils importants sont branchés sur les prises de sortie de l'onduleur.
Si le courant de coupe, même une fraction de seconde, l'onduleur prend le relais instantanément.
Oui, grâce à sa batterie, les appareils connectés continuent de fonctionner comme si de rien n'était. pendant un
certain temps.
Combien de temps ?
Ça dépend de la capacité de la batterie de l'onduleur exprimée en VA ou en watt et de la consommation des appareils branchés dessus. Ça peut aller de 5
branchés dessus. Ça peut aller de 5 minutes à 30 minutes, voire plus pour de gros modèles. Mais l'objectif n'est pas
gros modèles. Mais l'objectif n'est pas forcément de tenir des heures.
L'onduleur a surtout trois rôles essentiels. Premièrement, la protection
essentiels. Premièrement, la protection contre les coupures. Il absorbe les microcoupures d'une seconde qui font redémarrer un PC ou un switch. Fini ça.
En cas de coupure plus longue, il donne le temps crucial pour sauvegarder le travail en cours et éteindre proprement les machines. Ça évite la perte de
les machines. Ça évite la perte de données et les corruptions de fichiers.
Et le tr rôle, c'est la protection contre les surtensions.
Oui, l'enduleur encaisse le pic de tension et protège le matériel coûteux qui est derrière. Certains modèles font même de la régulation de tension. Ils
fournissent un courant propre et stable, même si l'alimentation en amont fluctue un peu. Très utile si on utilise un
un peu. Très utile si on utilise un groupe électrogène par exemple qui peut être moins stable.
D'accord, c'est vital. La question c'est qu'est-ce qu'on branche dessus en priorité ? Parce que la batterie n'est
priorité ? Parce que la batterie n'est pas infinie.
Exactement. Ordre de priorité critique.
Numéro 1, le switch principal. Si le
switch tombe, tout le réseau filire est cha. Numéro 2, le routeur ou la box
cha. Numéro 2, le routeur ou la box internet, surtout s'il fournit le DHCP ou si l'accès internet est nécessaire pour l'application.
Et à l'inverse, qu'est-ce qu'il faut surtout éviter de brancher sur les prises secourues par la batterie ?
Tout ce qui consomme beaucoup et qui n'est pas absolument vital pour continuer l'opération quelques minutes.
Typiquement les écrans il consomment pas mal et on peut généralement s'en passer le temps de sauvegarder et d'éteindre. Les
imprimantes laser, c'est une catastrophe. Elles ont des pics de
catastrophe. Elles ont des pics de consommation énormes au démarrage de l'impression. Ça peut vider la batterie
l'impression. Ça peut vider la batterie ou même faire dijoncter l'onduleur.
L'éclairage, les chargeurs de téléphone non essentiel. Il faut préserver
non essentiel. Il faut préserver l'autonomie pour ce qui compte vraiment.
Quelle autonomie visée ? Alors
souvent 10 à 15 minutes d'autonomie pour un switch, un routeur et un PC critique, c'est largement suffisant. Ça couvre la quasi totalité des microcoupures et ça
laisse le temps de réagir proprement en cas de coupure plus longue. Il faut
aussi faire attention en achetant un onduleur. Certains ont des prises
onduleur. Certains ont des prises différentes à l'arrière, certaines sont batterie plus protection sur tension et d'autres seulement protection sur tension. Il faut bien brancher les
tension. Il faut bien brancher les appareils critiques sur les prises secourues par la batterie.
Bien noté. Très important ce point sur l'onduleur. Voilà, je pense qu'on a fait
l'onduleur. Voilà, je pense qu'on a fait un bon tour d'horizon des composants matériels essentiels pour monter son réseau. Le switch pour l'interconnexion
réseau. Le switch pour l'interconnexion locale, le routeur pour l'ouverture vers l'extérieur et la gestion des adresses, les différentes méthodes pour relier
tout ça, le fiable câble Ethernet, le pratique wifi et l'astucieux mais parfois délicat CPL et sans oublier bien sûr la sécurité électrique apportée par l'onduleur. L'important à retenir, je
l'onduleur. L'important à retenir, je crois, c'est qu'il n'y a pas une solution unique, une recette magique. Le
choix et l'agenancement de ces équipements dépendent vraiment des besoins spécifiques. Est-ce que la
besoins spécifiques. Est-ce que la fiabilité prime sur la mobilité ? Quelle
distance faut-il couvrir ? Quels sont
les appareils vraiment critiques, ceux qui ne doivent jamais tomber ? en
répondant à ces questions qu'on peut concevoir le réseau le plus adapté, le plus robuste. Et merci à tous de nous
plus robuste. Et merci à tous de nous avoir suivi dans cette exploration technique. À bientôt. [musique]
technique. À bientôt. [musique]
technique. À bientôt. [musique]
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