Elle a décroché HARVARD : ses secrets (personne n'en parle)
By John Morgan
Summary
Topics Covered
- Trouvez VOTRE méthode de travail avant de foncer tête baissée
- Harvard recherche l'engagement personnel plutôt que l'excellence académique seule
- Votre personal statement doit être irremplaçable, comme votre propre histoire
- Le barreau de New York n'est pas facile : démolissons cette légende urbaine
- En arbitrage, persévérez : le parcours se construit expérience après expérience
Full Transcript
Le parcours universitaire en droit, c'est un petit peu un parcours en enoir où la sélection se fait euh au fil des années et où évidemment il faut trouver des moyens de de se démarquer. D'être à
Londres comme avocate française, ça m'a ouvert aussi un nouveau réseau. Mais le
fait de travailler pour un cabinet qui a une identité française, ça me permet également de continuer à travailler régulièrement en français ou sur des dossiers de droit français. Quelle est
la différence entre le bar New York et le CRPA ? Est-ce qu'il y en a un qui est
le CRPA ? Est-ce qu'il y en a un qui est plus difficile que l'autre ?
B déjà, je voudrais couper cours à une légende urbaine, d'accord, qui dit que le barreau de New York n'est pas difficile. On
pas difficile. On intègre Harvard, considéré comme étant la plus prestigieuse université du monde, la plus prestigieuse [musique] faculté de droit aussi dans le monde.
On peut penser que le LLM c'est assez cool. Je sais pas exactement pour les
cool. Je sais pas exactement pour les autres, mais celui d'Arvard, il y a quand même une charge de travail importante.
C'est quel type de profil admis ?
accepter Harvard. Quelle moyenne faut-il avoir pour rentrer à Harvard ? Quel
aussi type d'expérience faut-il avoir effectué ? Est-ce qu'il faut vraiment
effectué ? Est-ce qu'il faut vraiment avoir fait des choses extraordinaire déjà ? Est-ce qu'il faut avoir fait des
déjà ? Est-ce qu'il faut avoir fait des choses extraordinaires quand on a 25 ans ? Je je sais pas.
? Je je sais pas.
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau podcast de la chaîne John Morgan. Donc, j'accompagne les étudiants
Morgan. Donc, j'accompagne les étudiants en droit de la licence au master à obtenir les meilleures notes possibles et je les aide aussi à intégrer les meilleurs masters. Aujourd'hui, on a la
meilleurs masters. Aujourd'hui, on a la chance de recevoir Alexandra Enen. Elle
est avocate chez GID en arbitrage international au bureau de Londres. Donc
Alexandra va nous partager son parcours académique. Elle est passée par Assas
académique. Elle est passée par Assas dont le magistère juriste d'affaires considéré comme étant l'un des meilleurs masters de droit des affaires de France.
Et elle a également eu une expérience aux États-Unis où elle est passée par Harvard, Harvard University où elle y a fait un LM puis le barreau de New York
en ayant aussi parce que Alexandra a fait beaucoup de choses en ayant aussi fait le le CRPA. Donc Alexandra est vraiment très bien placé pour nous donner un maximum de conseils pour réussir ses études de droit, nous
partager aussi son expérience en tant que avocate à Londres. Donc Alexandra,
je suis très heureux de pouvoir t'accueillir aujourd'hui et je vais donc commencer par la première question en te demandant pourquoi tu as décidé de faire des études de droit. Est-ce que ça a été
un choix qui apparu progressivement durant tes études euh du au lycée en tout cas particulièrement ou euh voilà, c'est quelque chose qui est arrivé peut-être par hasard.
Euh merci beaucoup John et merci beaucoup de me recevoir. C'est je suis ravie d'être là.
Alors, mon souhait de devenir avocate, c'est je le conçois un peu comme une curiosité.
OK.
Parce que c'est arrivé quand j'étais très jeune. Plutôt qu'une évidence, je
très jeune. Plutôt qu'une évidence, je dirais que c'était une intuition au début. Euh, j'ai toujours été animée par
début. Euh, j'ai toujours été animée par un espèce de sentiment de justice.
J'aimais bien jouer à l'avocate à la maison aussi. Et et ensuite
maison aussi. Et et ensuite progressivement effectivement cette cette intuition est devenue un choix qui s'est affiné au fil de mes études et de mes expériences professionnelles. Mais
c'est vrai que j'ai pas beaucoup hésité avant de de m'inscrire à l'université pour faire des études de droit.
OK, très bien. Donc c'était un choix qui était iné quoi depuis déjà un certain moment quoi. Ouais, très bien. Et donc
moment quoi. Ouais, très bien. Et donc
toi tu es passé par Assas. Euh donc tu as quand même réussi briamment tes études àas puisque tu as rejoint le magistère d'Assas, tu as obtenu à
plusieurs reprises la mention. Euh donc
est-ce que tu pourrais nous partager tes meilleurs conseils pour réussir ces études de droit ? Euh quelle était ta méthode de travail, ton organisation de travail ? Euh voilà, qu'est-ce que tu
travail ? Euh voilà, qu'est-ce que tu pourrais dire à un étudiant qui souhaite rejoindre des masters aussi prestigieux et obtenir les meilleures notes possibles ? Je pense que la méthode de
possibles ? Je pense que la méthode de travail, c'est fondamental et c'est aussi très personnel. Donc, je pense que le premier conseil que je pourrais donner au aux étudiants qui commencent à
SAS ou d'autres universités en droit, c'est d'abord de consacrer du temps à trouver sa méthode de travail, c'est-à-dire tester différentes méthodes. Est-ce que j'ai une mémoire
méthodes. Est-ce que j'ai une mémoire plutôt visuelle, plutôt auditive ?
Est-ce que je travaille bien en groupe ?
Est-ce que je préfère travailler seul ?
Il y a il y a plusieurs méthodes. Moi ce
qui marchait plutôt bien, c'était de faire des fiche au fur et à mesure du semestre, de travailler en groupe.
Parfois, on se répartissait un petit peu les les fiches.
Et ensuite sur la phase de révision des partiels, pour le coup là, je je m'enfermais chez moi et et je faisais des fiches de mes fiches qui ressemblaient plutôt même à des à des
schémas.
Et euh et pour le coup, je je récitais mes cours en faisant les [rires] les 100 pas dans dans ma chambre. Euh je pense que
ce qui est très important dans des révisions partielles telles que celles qu'on qu'on a à SAS, c'est vraiment de pas euh laisser traîner les révisions.
C'est de bien s'organiser et de pas délaisser les matières qui requèent peut-être moins de charges de travail au fil du semestre mais qui pour autant
compte autant dans les résultats.
OK, très bien. Donc tu dirais vraiment que aussi un des meilleurs conseils donc d'étaler sur le temps ses révisions et de façon à ne pas être débordé sur la fin et de pouvoir enregistrer un maximum
d'informations aussi.
Oui. Après évid enfin j'ai également eu des épisodes catastrophes et quelques nuits blanches de révision euh mais je pense que là où ça fonctionnait le mieux c'est c'était vraiment d'anticiper et de
travailler pendant le semestre et de pas attendre les révisions pour pour commencer à travailler une matière.
D'accord, très bien. Et donc c'est aussi donc cette méthode de travail qui t'a permis d'intégrer donc le magistère d'Assas. Euh est-ce que dès le début de
d'Assas. Euh est-ce que dès le début de tes études de droit, tu as envisagé d'avoir un parcours très affériste ou euh c'est donc est-ce que c'était plutôt
une passion le droit des affaires ou c'était plutôt un choix d'opportunité ?
Alors pas un choix d'opportunité. Je pense que très tôt dans mes études et même l'idée de faire du droit euh
il y avait déjà une connotation affériste. J'étais assez tôt convaincu
affériste. J'étais assez tôt convaincu que c'était que c'était ma voix. Euh
donc ensuite quand j'ai appris l'existence du magistère, je pense en en 2e année de droit. Hm
hm. Euh ça m'a l'idée m'a pas mal séduite. Euh l'idée d'avoir un master
séduite. Euh l'idée d'avoir un master spécialisé en 3 ans en droit des affaires faisait faisait beaucoup de sens pour moi. Après, c'est certain qu'il y a aussi un côté, on va dire,
stratégique dans ce choix puisque le parcours universitaire en droit, c'est un petit peu un parcours en en anau noir où la
sélection se fait au fil des années et où évidemment il faut il faut trouver des moyens de de se démarquer, ce qui peut être fait par différentes manières
de de des bonnes notes, des doubles diplômes des des parcours plus sélectifs, des une année à l'étranger et le le magistère était pour moi une de ces une de ces
possibilités.
Une de ces possibilités. Très bien. Et
est-ce que tu pourrais aussi nous donner peut-être les avantages et les portes que peuvent ouvrir le magistère parce que c'est pas forcément une formation
aussi qui est très connue en France.
Donc quelles opportunités peuvent nous ouvrir une formation comme le magistère et particulièrement celui d'Assas ?
Alors, c'est peut-être pas connu au niveau national. En revanche, c'est très
niveau national. En revanche, c'est très bien connu des cabinets d'affaires parisiens. Hm hm.
parisiens. Hm hm.
Euh et je pense que ça ouvre des opportunités justement pour euh accéder à des entretiens ou à des stages en premier lieu dans ces cabinets en
notamment à partir de la deuxème année de magistère et surtout la dernière année de magistère. On a une partie de nos cours qui sont qui sont donnés directement par des avocats ou par des
praticiens qui viennent parfois dans les locaux d'assas où parfois les étudiants se déplacent en cabinet. Ce qui permet déjà d'avoir un un premier contact avec
ces cabinets où il y a souvent aussi des alumnails du du magistère. Euh et donc je pense que ça crée euh une première porte d'entrée qu'il faut ensuite
pousser euh vers les les cabinets parisiens.
D'accord. Très bien. Et euh donc pendant aussi ta formation du magistre parce que c'est en master 1, donc tu décides de passer le CRPA que tu réussis. Euh quel
conseil de préparation tu donnerais pour réussir cet examen assez exigeant ? Euh
quel était donc ta méthode de travail ?
Est-ce que tu faisais encore des fiches comme tu avais l'habitude de le faire à la fac de droit ? Est-ce que c'était beaucoup plus intense dans le sens où peut-être que tu faisais plus d'entraînement aussi ? Euh donc comment
d'entraînement aussi ? Euh donc comment tu t'organisais ? Est-ce que tu
tu t'organisais ? Est-ce que tu travaillais aussi tous les jours ?
Est-ce que tu prenais très peu de pause ? Comment tu as vécu ton expérience du
? Comment tu as vécu ton expérience du CRPA ? Je pense que ma méthode de
CRPA ? Je pense que ma méthode de travail a été assez similaire à celle que j'avais pour les révisions de partiel. Euh travail en groupe, fiche et
partiel. Euh travail en groupe, fiche et ensuite sur les dernières semaines de révision fiche de fiche et on s'enferme et on récite. Euh avec évidemment les
anales, ça c'est très important de s'exercer au maximum.
J'ai fait la prépa prébarot que que je trouvais très bien. Peut-être la
différence avec les partiels, c'est queil y a peut-être un sentiment d'enjeu qui crée un niveau de stress supplémentaire. Hm
supplémentaire. Hm hm.
et pour gérer le stress, je pense que une des une des méthodes qui fonctionne le mieux, c'est vraiment de se créer des temps de pause. Euh pour moi, par exemple, je faisais ma note de mon
exercice de note de synthèse les samedis matin et ensuite le reste de la journée du samedi, c'était un temps de pause.
OK. euh toutes les semaines. Euh ce qui ce qui permet de je pense de premièrement s'aérer l'esprit, euh gérer le stress et euh bah ingérer tout ce qu'on a tout ce qu'on a appris pendant
la semaine et ça euh je pense c'est un élément essentiel des des révisions du CRFPA.
OK, très bien. Et euh et par rapport aussi au grand oral, quelle a été aussi ton expérience du Grand Tourel ? ce que
tu révis aussi de la même manière que tu révis les écrits où c'est une approche aussi un peu différente et aussi sur le moment du gouvernant oral, quel état d'esprit on on doit avoir parce que je
sais que c'est un examen euh c'est une épreuve plutôt où euh voilà on peut être aussi amené à ne pas tout connaître dans ce type de situation là comment fait-on
pour pouvoir être capable de répondre même si on on a aucune idée de ce que le jury nous demande Tu vises très juste ta question parce que je fais partie de ces
cas d'école qui sont tombés sur des questions complètement éloignées de euh de ma pratique habituelle. Je suis tombé sur un sujet avec 45 minutes enfin
beaucoup de questions sur la procédure administrative qui est complètement éloigné de de ce que je connaissais.
Alors déjà les révisions, je pense c'est c'est un petit peu différent des écrits parce que j'étais en même temps en master 2, donc je révisais j'arrangeais des plages horaires pendant mon master
d' pour pour réviser mon mes euros et je pense que au moment du grand oral, il faut vraiment savoir gérer son stress parce que c'est très stressant, ça peut
être très impressionnant. Euh, on est dans une espèce de enf en tout cas pour ma part, j'éis dans une espèce de salle boisée de la Sorbonne avec trois personnes qui nous regardent et qui sont pas trop là pour rigoler.
Mais mais je pense qu'il faut en tout cas essayer. Il faut pas perdre ses
cas essayer. Il faut pas perdre ses moyens.
Peut-être qu'on n pas la réponse exacte à la question, mais plutôt que de dire "Je sais pas", il faut pas non plus inventer quelque chose, mais il faut essayer de raisonner, faut essayer de ramener des
concepts qu'on connaît pour essayer de construire au moins un début de réponse.
Mais en tout cas, il faut faut montrer que queon connaît des choses et que bah on se laisse pas abattre par une question qu'on qu'on maîtrise pas forcément.
OK, très bien. Donc ne rien lâcher et tout jusqu'au bout, rester persévant.
OK, très bien. Et euh et donc donc tu réussis le CRPA et euh tu rentres donc à l'UFB euh donc l'école des avocats par
rapport à l'FB surtout la partie professionnalisation de cette école-là euh et surtout la recherche de stage, j'aimerais avoir ton avis sur l'approche
qu'on devrait avoir dans cette recherche de stage. Est-ce que il faudrait voir
de stage. Est-ce que il faudrait voir donc ce stage UFB ou stage en tout cas en école d'avocat comme une exploration,
donc découvrir peut-être la spécialité qui va nous intéresser ou c'est plutôt une approche de prérecrutement où en fait on sait déjà exactement ce qu'on
doit faire et donc ce stade en fait sera déterminant pour la suite de notre carrière. Je pense que c'est un mélange
carrière. Je pense que c'est un mélange de tout ça.
Certainement si un étudiant n'est pas encore trop sûr de la spécialisation qui l'intéresse le plus, c'est le moment de multiplier les stages, de tester différentes pratiques. J'ai beaucoup
différentes pratiques. J'ai beaucoup d'exemples en ce sens de personnes qui ont commencé par exemple en droit fiscal euh qui ont bougé ensuite en en droit de
la concurrence ou autres.
Ce qui est vrai aussi, c'est queil y a certaines spécialités dans lesquelles si on veut se spécialiser qui sont plus enfin très compétitive dans lesquelles il faut un petit peu réfléchir à l'avance. Je pense par exemple à
l'avance. Je pense par exemple à l'arbitrage puisque c'est ma c'est ma spécialité. Je sais qu'en arbitrage
spécialité. Je sais qu'en arbitrage c'est très valorisé d'avoir plusieurs expériences préalables de stage dans le domaine puisque c'est un domaine très
spécifique qu'on apprend en fait en en cabinet. Euh donc je conseillerais par
cabinet. Euh donc je conseillerais par exemple à des personnes qui savent déjà ce qu'ils veulent faire de s'orienter vers leur spécialité de choix. Mais
ensuite le moment des stages, c'est surtout le moment de de tester différents environnements de travail.
Euh et mon conseil là-dedans, c'est vraiment de d'aller vers différents formats de de cabinet. Euh il y a différentes cultures. C'est pas pareil
différentes cultures. C'est pas pareil d'être dans un cabinet américain ou dans un cabinet français par exemple. C'est
pas pareil de travailler dans une équipe avec cinq avocats ou avec 40 avocats.
Euh et et il y a pas de bon ou de mauvais choix, mais simplement il c'est c'est l'occasion de de pouvoir euh euh avoir des expériences là-dedans et de de
voir dans quel type d'environnement on s'épanouit le plus. OK, très bien. Euh,
tu passes par euh JID une année euh à Paris euh et ensuite tu intègres Harvard euh considéré comme étant euh la plus prestigieuse université du monde, la
plus prestigieuse faculté de droit aussi dans le monde. Euh donc pourquoi donc ce
choix de faire un LM à Harvard et euh et pourquoi Harvard ? Alors, j'avais déjà
pourquoi Harvard ? Alors, j'avais déjà très tôt dans mes études de droit l'idée de d'intégrer un passage à l'étranger à un moment donné
et plus je parlais avec des anciens étudiants, plus voilà, on m'a on m'a raconté des expériences formidables en LLM aux États-Unis.
Donc, j'ai j'ai candidaté dans plusieurs universités au aux États-Unis. Euh j'avais hésité au début
États-Unis. Euh j'avais hésité au début entre candidater juste après le Master 2 ou après le FB.
Euh et en fait en parlant avec plusieurs personnes, on m'a dit que que vraiment on profitait plus de l'expérience LLM après plusieurs années de d'expérience professionnelle. Euh donc j'ai suivi ce
professionnelle. Euh donc j'ai suivi ce conseil qui m'a rangé aussi aussi pas mal. Ensuite, bon, j'ai eu j'ai eu
mal. Ensuite, bon, j'ai eu j'ai eu l'épisode Covid euh ce qui fait que j'ai commencé ma collaboration avant le LLM.
Mais finalement, en fait, c'était c'était très bien parce que je pense que un LLM ça on en profite beaucoup plus quand on a déjà un petit peu d'expérience professionnelle, euh qu'on
on comprend déjà un peu les enjeux de la vie pro. Euh et ensuite, bon quand j'ai
vie pro. Euh et ensuite, bon quand j'ai été admise à à Harvard, j'ai j'ai pas hésité euh très longtemps. C'est c'est
un projet qui me séduisait beaucoup.
Hm hm. Et c'est quel type de profil qui est euh admis et accepté euh Harvard ?
Euh quelle moyenne faut-il avoir pour rentrer à Harvard ? Quel aussi euh de type d'expérience euh faut-il avoir effectué ? Est-ce qu'il faut vraiment
effectué ? Est-ce qu'il faut vraiment avoir fait des choses extraordinaires pour rentrer dans cet établissement-là ?
Et toi aussi, qu'est-ce que tu as pu observer parmi les tes camarades de promotion ?
Quel était le type de profil queon on pouvait retrouver au sein du LLM à Harvard ?
Déjà, est-ce qu'il faut avoir fait des choses extraordinaires quand on a 25 ans ? Je [rires] je sais pas. Euh je pense
? Je [rires] je sais pas. Euh je pense qu'il y a un il y a pas de recette toute faite évidemment, sinon ça serait trop facile. Je pense qu'il y a un mélange de
facile. Je pense qu'il y a un mélange de choses. Euh premièrement, un parcours
choses. Euh premièrement, un parcours académique euh bah constant, rigoureux et dans des des formations
d'excellence ou réputé d'excellence euh que ce soit des très bons masters. Euh
euh il y en a pas mal qui viennent de en France de de Science Po euh mais il faut faut certainement avoir un bon niveau académique pour commencer. La deuxième
chose c'est une expérience professionnelle préalable. Je connais
professionnelle préalable. Je connais très peu de de camarades de promotion qui avaient pas d'expérience pro antérieur. Long terme ou plus
antérieur. Long terme ou plus ? Non, pas forcément. Des stages, des
? Non, pas forcément. Des stages, des stages mais 1 an, 2 ans, c'est ça c'est quelque chose qui est valorisé. Et il y a une troisième composante qui là c'est
un peu l'ingrédient mystère, c'est ils aiment bien les profils de personnes qui sont je dirais animé par la volonté de changer quelque chose,
changer le monde quelque part à son échelle.
À son échelle. Voilà.
OK.
D'accord. Donc il faut aussi avoir un certain engagement aussi euh personnel et euh et avoir une volonté peut-être de d'impacter aussi le monde qui nous entoure j'imagine.
Oui, à son échelle encore à son échelle. Très bien. Et ben
justement dans dans ce sens-là, est-ce que euh est-ce que qu'est-ce que tu as mis euh donc en avant par rapport à ça ?
Puis qu'il y a il y a un personnage statement à mettre à mettre en place, donc une lettre de motivation. Euh comment tu l'as
motivation. Euh comment tu l'as construite ? Est-ce que c'est d'ailleurs
construite ? Est-ce que c'est d'ailleurs un aspect de la candidature qui est très important ou pas tellement ? C'est
plutôt les notes peut-être qui vont plus compter. Donc quel est sa place de
compter. Donc quel est sa place de quelle est la place de cette lettre de motivation et et qu'est-ce qu'il recherche en fait dans cette lettre de motivation ?
H encore une fois, c'est un peu difficile de savoir à quel point c'est important ou pas dans le dossier. Moi, je pense que c'est important.
OK. Euh la spécificité du personal statement euh pour Harvard, c'est que c'est composé en deux parties. Euh il y a une première partie qui est un legal
essay euh dans lequel il nous demande de euh trouver un problème de droit hm et d'y apporter une solution.
D'accord. Et ensuite, il y a une seconde partie euh qui est plus de l'ordre de la lettre de motivation assez classique. Et
euh je pense que ce qui est crucial pour avoir un bon personal statement, c'est d'arriver à faire le pont entre ces deux parties.
Hm.
C'est-à-dire de former un tout qui nous représente et qui raconte une histoire, ce qui est pas évident.
Euh dans mon cas, quand j'ai rédigé mon personal statement, je j'avais fini le le magistère où j'avais rédigé un un mémoire sur euh le traitement des
allégations de corruption en arbitrage international. J'avais déjà commencé mes
international. J'avais déjà commencé mes mes stages en arbitrage et à ce moment-là, je faisais mon PPI dans une ONG anticorruption à Beou
euh où je travaillais particulièrement sur le secteur pétrolier. Euh et donc quand j'ai rédigé mon personal statement, j'ai fait un peu un mix de
tout ça et j'ai écrit sur euh l'arbitrage comme vecteur de lutte contre la corruption dans le secteur pétrolier émergent au Liban.
OK. Et euh et je pense qu'un très bon conseil qu'on m'avait donné à l'époque, c'était euh de de se demander est-ce que quand je lis relie mon personal
statement euh est-ce que quelqu'un d'autre aurait pu l'écrire h ou est-ce qu'on comprend que c'est moi ?
Et plus ça sera personnel et euh individualisable entre guillemets, plus je pense que ce sera réussi.
D'accord. Donc en fait, tu dois en quelque sorte raconter une histoire, mais ton histoire qui est propre, ton histoire personnelle et le l'adapter
dans un contexte juridique si je comprends bien.
D'accord. Très bien. Donc d'où le fait que ce soit très personnel.
Très bien. Et euh comment euh se passe donc une année Harvard, la vie étudiante, euh la recherche de travail, qu'est-ce que vous y étudiez concrètement ?
Est-ce que c'est largement différent de ce que tu as pu voir à Assass où il y a quand même pas mal de similitud ? Donc
comment tu as vécu ton expérience Harvard ?
Alors c'était génial et ça n'avait rien à voir avec Assas.
D'accord. Euh alors déjà sur la charge de travail, on peut penser que le LLM c'est assez cool. celui je sais pas exactement pour les autres mais celui d'Arvard, il y a quand même une charge
de travail très importante parce qu'en fait le système à l'américaine c'est qu'on prépare les cours à l'avance et ensuite on va en cours pour discuter et débattre avec les autres étudiants et
le professeur mais ce qui fait que d'un cours à l'autre on peut avoir on a généralement des centaines de pages à lire donc on peut facilement être un peu débordé par cette charge de travail
puisque à côté il y a un nombre mais incalcul ulable d'événements, d'associations, de conférences,
de fête, de rencontres avec les aussi les autres les autres écoles d'Harvard, la Business School, la Kennedy School.
Et donc on se retrouve un peu submergé par toutes ces opportunités. Euh et ce qui est ce qui est important c'est de voilà, c'est de savoir trouver son
équilibre entre justement bah les cours, les rencontres, les événements associatifs et cetera.
OK, très bien. Et donc à la suite donc de cette formation là, Harvard, tu passes le barreau de de New York.
H quelle est la différence entre le bar New York et le CRPA ? Est-ce qu'il y en a un qui est plus difficile que l'autre ? Est-ce que c'est complètement
? Est-ce que c'est complètement différent ? Est-ce que c'est
différent ? Est-ce que c'est incomparable ? Euh et comment on s'y on
incomparable ? Euh et comment on s'y on s'y prépare ? Est-ce que c'est la même
s'y prépare ? Est-ce que c'est la même préparation que pour le CRPA ou ton approche était vraiment différente de ce que tu as pu vivre en France pour le barreau ? Déjà, je voudrais couper cours
barreau ? Déjà, je voudrais couper cours à une légende urbaine, d'accord, qui dit que le barreau de New York n'est pas difficile.
Ouais, apparemment c'est facile.
Fa [rires] faux.
Peut-être pour parce que je peux comparer les deux, peut-être que le CRFPA est plus difficile dans la substance.
D'accord.
En revanche, pour le barreau de New York, il y a pas de choix de spécialité.
C'est closed book, ça veut dire qu'on a pas de code, on a pas de texte avec nous. Donc il y a un travail de
nous. Donc il y a un travail de mémorisation qui est gigantesque.
Euh surtout quand comme moi on le révise pendant l'été euh juste après le LLM, c'est dans une langue étrangère, c'est des matières qui sont totalement nouvelles, un système juridique qui est
différent. Donc parfois il faut euh
différent. Donc parfois il faut euh essayer d'oublier des choses qu'on connaissait en droit civil pour apprendre des nouvelles règles sur des sujets communs. Euh et donc il y a il y
sujets communs. Euh et donc il y a il y a quand même une grosse charge de travail. Euh il y a une il y a des
travail. Euh il y a une il y a des prépas euh comme euh comme en France qui sont assez bien faites. Euh et donc pour le coup, j'ai appliquer à peu près les
mêmes méthodes de travail euh qui sont euh de de réviser au fur et à mesure, de faire un maximum d'exercices. Le format
de l'examen est différent euh puisque c'est de jours de 6h pour chaque journée où on a le premier jour, c'est une note de synthèse et ensuite six cas pratiques
de 30 minutes. ça va très très vite et le la seconde journée c'est 6h de de QCM et là aussi ça va ça va assez vite. Donc
donc faut faut vraiment s'entraîner sur ce type d'exercice.
OK. Donc c'est surtout vraiment beaucoup d'entraînement un peu comme le CRP finalement.
Oui.
Juste le donc le format est pas si différent au final puis qu'il y a quand même une note de synthèse que l'on retrouve et un cas pratique finalement.
Oui.
D'accord. Très bien. Et euh
et euh quel est l'intérêt de d'avoir le barreau de New York dans ta spécialité, donc l'arbitrage international ? Est-ce que
l'arbitrage international ? Est-ce que vraiment tu as senti une différence euh lorsque tu as eu le bar New York pour
accéder euh au cabinet euh d'affaires surtout dans les départements en arbitrage international euh ou euh ou pas du tout ? Est-ce que c'est peut-être même indispensable d'avoir le B New York
? Est-ce que c'est aussi indispensable
? Est-ce que c'est aussi indispensable d'avoir un LLM pour faire de l'arbitrage ? Voilà, qu'est-ce que ça qu'est-ce que
? Voilà, qu'est-ce que ça qu'est-ce que tu en as retenu ?
Alors, il y a rien d'indispensable, ni le LLM, ni le barreau de New York. C'est
des plus qu'on peut avoir. C'est pas
indispensable. J'ai plein d'exemples euh ce que ça m'a apporté. Moi, je l'ai vu comme un élément qui me permettait un petit peu de compléter euh mes on va
dire, mes capacités juridiques euh puisque je complète un background en droit civil avec euh avec un un barreau
en common law. Euh je pense que ça a joué aussi pour euh pour pouvoir aller au bureau de Londres euh dans un système de common law et euh et j'ai assez vu
vite vite vu euh des ouvertures grâce à ce barreau puisque puisque par exemple quand on reçoit des dossiers en en droit new yorkaais au cabinet, il arrive que
que je sois impliqué et ça c'est évidemment grâce à à ce barreau.
OK. Et euh ben justement, tu as évoqué donc le le bureau de Londres de chez Gide, donc tu actuellement donc tu es basé à Londres. Euh donc pourquoi ce
choix de Londres ? Sachant que au début donc tu étais aussi chez GID Paris. Euh
donc euh c'est quoi le le quotidien d'une avocate à Londres dans un cabinet français et euh et pourquoi à Londres finalement ?
Pourquoi avoir quitté Paris ? Alors
après mon LLM, c'était un choix plutôt personnel. J'avais envie de poursuivre
personnel. J'avais envie de poursuivre l'expérience à l'étranger et Londres Londres m'attirait beaucoup parce que c'est c'est plus proche de la France.
J'avais déjà eu une expérience de stage à Londres et j'avais vraiment adoré. Euh
et euh donc c'était c'était assez naturel et j'avais gardé des bons contacts avec l'équipe d'arbitrage de GID. H
GID. H euh et je pense que d'être à Londres comme avocate française, ça ça m'a ouvert aussi un nouveau réseau. Mais le
fait de travailler pour un cabinet qui a une identité française, ça me permet également de continuer à travailler régulièrement euh en français ou sur des
dossiers de droit français. Euh et donc d'avoir un petit peu un petit peu des deux. Mais il est pas nécessaire d'avoir
deux. Mais il est pas nécessaire d'avoir donc un diplôme britannique pour pouvoir exercer à Londres euh ou parce que comme tu en international, peut-être que c'est
un département comme il est fondamentalement international, euh il est pas aussi indispensable d'avoir donc des connaissances aussi en droit anglais. Donc euh quelqu'un qui souhaite
anglais. Donc euh quelqu'un qui souhaite travailler à Londres euh et qui est déjà avocat, est-ce qu'il doit suivre une formation britannique où il peut comme toi euh assez peut-être aisément plus ou
moins euh travailler à Londres ?
Alors euh en tant qu'avocat étranger, on est quand on exerce à Londres, on est inscrit au Solicitors Authority en qualité d'avocat étrangers.
En revanche, on peut pas forcément tout faire. Il y a certains documents qu'on
faire. Il y a certains documents qu'on peut pas signer. euh on peut pas euh plaider euh devant toutes les juridictions, mais c'est vrai qu'en arbitrage, ça pose un petit peu moins de
difficultés euh dans la mesure où nos audiences euh sont pas euh euh sont pas devant des juridictions. Donc, on n' pas vraiment de limitation là-dessus.
OK. Et euh et sur ta spécialité de de l'arbitrage, euh à quoi ressemble le quotidien d'une avocate en arbitrage
international ? Euh donc quels sont
international ? Euh donc quels sont généralement tes les tâches que tu dois effectuer de quelle est aussi peut-être ta vision
aussi de l'arbitrage selon toi et oui comment c'est quoi le quotidien classique d'une personne qui fait de la de l'arbitrage internationale ?
Moi c'est une pratique que je trouve passionnante.
On traite des dossiers très variés. Euh
on représente à la fois des sociétés et des États euh soit dans des arbitrages commerciaux, soit dans des arbitrages entre des investisseurs et des États.
Dans vraiment toutes les régions du monde. On a on a un chez Gide, on a un
monde. On a on a un chez Gide, on a un certain focus sur l'Afrique en ce moment, mais on traite un peu de tout.
et et donc les tâches en tant que collaborateur en en arbitrage chez Git, c'est c'est c'est vraiment tout. on est
impliqué dans dans toutes les phases du dossier, ça va des phases précontensentieuses de définition de la stratégie aux phase d'arbitrage, donc les rédactions des mémoires, les
préparations d'audience, de plaidoirie, euh les les tout ce qui est contentieux péribral également si on a des des mesures
conservatoires ou bien tout ce qui est contentieux suivant euh une sentence arbitrale, ça on on gère tout chez GID et en tant que collaborateur,
on est vraiment impliqué à 100 % dans toutes les étapes du dossier.
OK. Et
l'arbitrage international aujourd'hui, c'est aussi c'est à la fois un département euh avec dossiers vraiment très passionnants, mais aussi euh j'ai envie de dire malheureusement, c'est
aussi un département qui semble très concurrentiel. Euh quel serait euh donc
concurrentiel. Euh quel serait euh donc le meilleur moyen de faire face en fait à ces concurrence quand on est étudiant et juristes qui souhaitent vraiment travailler dans ce domaineelà ? Euh
quels seraient les meilleurs éléments qui nous permettraient vraiment de nous démarquer et d'avoir l'assurance potentielle de rejoindre un cabinet
d'affaires en arbitrage international ?
Alors, je sais malheureusement que en arbitrage, il y a plus de demandes que d'offre. Euh, on le voit avec les les
d'offre. Euh, on le voit avec les les étudiants, nos stagiaires et cetera. Euh
je pense qu'il faut arriver à mettre en avant des éléments de démarcation sur son profil. euh que ce soit des compétences
profil. euh que ce soit des compétences euh linguistiques, que ce soit euh des doubles diplômes euh mais ce qui compte
énormément aussi, ce sont les expériences préalables et notamment en arbitrage. Euh et donc je voudrais juste
arbitrage. Euh et donc je voudrais juste dire aux étudiants qui veulent faire de l'arbitrage de vraiment pas se décourager et que euh toutes les bonnes choses arrivent à temps et euh et de
poursuivre les expériences euh préalables pour construire un CV un CV le plus solide possible.
Très bien. Et dernière question, dernière question de ce podcast euh c'est euh la fameuse question sur euh l'équilibre entre la vie personnelle et
la vie professionnelle. Donc tu es dans un cabinet d'affaires euh en arbitre international.
Donc il y a tous les ingrédients qui montrent que j'imagine que tu travailles énormément. Euh est-ce que tu parviens à
énormément. Euh est-ce que tu parviens à trouver un bon équilibre entre ta vie professionnelle et ta vie personnelle ?
Est-ce que il y a peut-être des moments où voilà tu consacres essentiellement ton temps au travail ? Est-ce que tu peux tu as aussi des possibilités de
souffler aussi un petit peu ? Euh
comment tu t'organises ? Et est-ce que oui, tu parviens à trouver cette balance là, cet équilibre ?
C'est un métier qui est par nature très exigeant. Donc il y a des périodes qui
exigeant. Donc il y a des périodes qui sont euh bah nécessairement très intenses. Nous en arbitrage, les
intenses. Nous en arbitrage, les périodes autour euh des soumissions de mémoire et des audiences par exemple sont très intenses. Euh ça fait partie du du métier et et d'ailleurs souvent
c'est des périodes assez euh bah assez amusantes et euh qui aident à souder aussi les équipes.
J'ai la chance d'être dans une équipe où qui est dirigée par des personnes qui sont très respectueuses de cet équilibre entre la vie pro et la vie perso. Donc
j'ai je pense je pense avoir aujourd'hui un bon équilibre de vie. Hm
hm. Euh et je pense que ça c'est un élément très important à en tout cas que j'ai pris en compte dans mon choix de collaboration et dans bah les choix
renouvelés de de poursuivre euh dans cette collaboration.
Et est-ce que tu as senti une différence entre dans le rythme aussi entre euh le bureau de Londres et le bureau de Paris ou c'est vraiment c'était vraiment similaire ?
Il y a pas beaucoup de différences.
Après, il y a des différences culturelles entre travailler dans une équipe plutôt française ou plutôt anglaise. Mais mais
en terme de de rythme, j'ai Non, il y a pas une énorme différence.
Il y a pas une énorme différence quand même. OK, très bien. C'est le même
même. OK, très bien. C'est le même métier.
C'est le même métier.
Très bien. Bien. Merci beaucoup
Alexandra. J'étais vraiment très heureux de pouvoir te recevoir aujourd'hui. Euh
vraiment, j'ai appris beaucoup de choses. Je suis persuadé que beaucoup de
choses. Je suis persuadé que beaucoup de personnes ont appris aussi euh de tes différents conseils et de ton expérience. Et euh donc euh pour toutes
expérience. Et euh donc euh pour toutes les personnes qui euh souhaitent rejoindre des établissements prestigieux, pour toi qui souhaitent rejoindre peut-être Harvard, donc croire en tes ambitions, crois en tes
objectifs, crois en ta vision parce que rien n'est impossible. Et euh pour toutes les personnes donc qui souhaitent aller plus loin dans leur cursus, n'hésitez pas à prendre un appel. Il y a un lien qui se trouve dans la
description. On verra avec vous la
description. On verra avec vous la meilleure stratégie pour vous permettre d'obtenir les meilleures notes possibles et intégrer les meilleurs masters. Si ce
podcast vous a plu, n'hésitez pas à liker, à commenter et à partager. Prenez
soin de vous et à très bientôt.
Merci beaucoup.
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