Le Bitcoin va dépasser l’or ? Yves Choueifaty tranche.
By Les Financiers
Summary
Topics Covered
- L'autocratie est un mauvais pari économique
- Le banquier central, c'est l'anesthésiste
- Bitcoin est la première solution technologique à un problème millénaire
- Le prêteur est l'esclave de l'emprunteur
- Penser hors de la boîte pour résoudre les problèmes
Full Transcript
Le jour où il va y avoir une vraie crise, B, je sais pas comment on va la gérer, mais je peux dire qu'après la crise, les cartes auront été redistribuées et ça va faire mal. Et je
disais, le banquier central, c'est l'anesthésiste. Alors, le problème qu'il
l'anesthésiste. Alors, le problème qu'il y a, c'est que quand tu es sous morphine, tu crois que tu as pas besoin de chirurgie. Tu as pas besoin de
de chirurgie. Tu as pas besoin de comprendre quoi que ce soit à la blockchain pour savoir parfaitement te servir de Bitcoin. Le monde de 2036, vous le reconnaîtrez pas et c'est pas les rues qui vont changer, c'est l'économie qui va changer. Ils ont
beaucoup beaucoup investi sur la Chine en se disant bah ça va être le plus gros marché du monde. Sauf que de ce marché là, ils ont tir un cop.
Les amis, bienvenue sur les financiers, le nouveau média du groupe Le Crayon qui vise à décrypter la finance, l'économie et les grandes transformation du monde.
Ici, notre objectif est simple. Vous
donner les clés pour comprendre vraiment ce qui se passe dans le monde en suivant une chose qui obsède toute la planète, l'argent. Chaque semaine sur cette
l'argent. Chaque semaine sur cette chaîne, vous retrouverez deux rendez-vous. Une émission d'actualité
rendez-vous. Une émission d'actualité avec plusieurs chroniqueurs que nous avons savamment choisi pour vous permettre de décrypter les événements importants de la semaine d'un point de vue économique et financier. Et une
deuxième émission beaucoup plus longue qui prend le temps d'analyser un grand phénomène économique ou financier pour réussir à comprendre mieux ce qui se passe dans le temps long. Si les
thématiques que j'ai abordé elles vous intéressent l'économie, la finance, les grandes transformations du monde, abonnez-vous les amis. Et puis si même vous avez des amis avec qui vous discutez régulièrement de ces sujets là, envoyez-leur la chaîne. On se retrouve deux fois par semaine sur les financiers
et je te laisse dans l'émission. Ciao !
Schati est un entrepreneur et investisseur français fondateur de la société de gestion Tobam. Il a débuté sa carrière dans la finance au Crédit Lyonnais en tant que stagiaire pour finir 12 ans plus tard patron du Crédit
Lyonnais Asset Management. Il vit
ensuite la crise de 2008 de l'intérieur en étant chez Lemman Brothers la grande banque américaine qui fera faillite pendant la crise des subprimes. Il est
reconnu pour ses travaux sur la diversification et pour avoir lancé l'un des premiers fonds Bitcoin en Europe.
Depuis plus de 20 ans, il explore les grandes transformations des marchés financiers et il est aujourd'hui avec nous dans les financiers.
Bonjour Yve Chati, je suis vraiment ravi de te recevoir pour les financiers.
tu es quelqu'un d'extrêmement écouté parce que tu as tout un aspect de mathématicien, tu as tout un aspect de financier, tu as aussi un aspect d'analyste. J'ai l'impression que le
d'analyste. J'ai l'impression que le monde en 2 3 ans sur l'économie et la finance, il a été assez bouleversé par pas mal de révolutions. On parle de on me dit, on parle de d'instabilité géopolitique, de crise des dettes des
États. J'ai envie de faire un peu un
États. J'ai envie de faire un peu un point avec toi. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? Est-ce que c'est si
aujourd'hui ? Est-ce que c'est si différent d' 3 ans ? Est-ce que les cqs vont changer ? Comment tu perçois ça toi
vont changer ? Comment tu perçois ça toi ? Ben moi, je perçois ça comme de la
? Ben moi, je perçois ça comme de la continuité quand même hein. Je crois que l'histoire s'accélère, c'est clair.
Mais enfin tout ce qu'on observe aujourd'hui, on en avait un peu les signes précurseurs avant. C'est pas des c'est pas une surprise hein, c'est pas le Covid, c'est pas euh un météorite une météorite qui nous est tombée sur la
tête. C'est vraiment des choses dont les
tête. C'est vraiment des choses dont les signes avantcouur étaient présents, hein, que tu parles de de géopolitique, la polarisation du monde, elle était quand même présente.
La la régression de la démocratie sont des choses qu'on observe depuis plus de 20 ans. Alors effectivement, ces choses
20 ans. Alors effectivement, ces choses qu'on observe leurs effets tardent à venir. Enfin, c'était clair qu'on qu'on
venir. Enfin, c'était clair qu'on qu'on y arrivait, hein. Ce qu'on observe aujourd'hui, ce weekend en Iran, c'était quand même quelque chose de très annoncé.
Euh les les les la crise des dettes souveraines, on n'y est pas encore hein.
Aujourd'hui, il y a pas de crise des dettes souveraines. Il y a un
dettes souveraines. Il y a un une perspective de crise quoi.
Voilà, c'est une perspective de crise.
Il y a une énorme augmentation de la taille de la masse des dettes souveraines. Mais on n'est pas en
souveraines. Mais on n'est pas en situation de crise. Très c'est ça qu'il faut garder en tête hein, c'est que aujourd'hui tout va bien hein. Et que
jusqu'ici tout va bien. On voit déjà des tas de catastrophes mais en on n pas du tout touché si tu veux le le le vrai moment de la crise
hein. Aujourd'hui les les États arrivent
hein. Aujourd'hui les les États arrivent encore à se financer à des taux d'intérêt qui sont à peu près euh tenables. Hm.
euh tenables. Hm.
Mais on a une masse de la dette qui elle augmente et euh qui qui fait effectivement que il y a il y a des nuages très très sombres
qui sont en train de voilà, c'est ça la bonne image hein, c'est qu'on est sous les nuages, des nuages très très noirs mais qui pleut pas encore.
OK. Super intéressant. J'aimerais déjà
qu'on qu'on ouvre tout cette question de où est-ce qu'on en est aujourd'hui sur la question un peu géopolitique et instabilité. Tu es très connu pour avoir
instabilité. Tu es très connu pour avoir une thèse d'investissement assez abouti sur le fait de ne pas investir dans les pays ou dans les entreprises qui investissent dans les pays qui sont des
dictatures ou des régimes autocratiques.
Est-ce que tu as l'impression que la période actuelle te donne raison parce que on a l'impression que c'est plus évident aujourd'hui que ça l'était il y a 5 10 ans cette idée là.
OK. Aujourd'hui, effectivement, on commence à voir les les effets de de ce qu'on annonce nous depuis assez longtemps. Tobam s'est engagé dans cette
longtemps. Tobam s'est engagé dans cette dans cette direction effectivement des droits de l'homme et de l'inefficacité de l'autocratie.
Depuis 2009 en fait hein, depuis 2009, en 2009, on était une toute jeune entreprise indépendante et on était h dans la boîte et j'ai réuni les huit collaborateurs et je leur ai dit "Les gars, il va falloir qu'on choisisse une
cause de philanthropie."
OK. Voilà, ça part d'une volonté.
Au début, au début, c'était comme ça.
Ouais. la la source de de cette réflexion, c'est comme ça que ça commence. En 2009, on choisit une cause
commence. En 2009, on choisit une cause de philanthropie. Je leur dis va falloir
de philanthropie. Je leur dis va falloir qu'on fasse ça. Je leur ai dit, vous avez 15 jours pour préparer le sujet. On
se revoit dans 15 jours, chacun fait ses propositions. Donc il y en a qui sont
propositions. Donc il y en a qui sont venus avec l'éducation, il y en a avec les restaurants du cœur. Et moi et un de mes camarades, on a proposé euh euh
la lutte contre les autocraties, hein.
Et donc, on a décidé à l'époque de donner jusqu'à 10 % de nos résultats systématiquement tous les ans à des organisations non gouvernementales qui défendent la liberté.
Et ça c'est vraiment la source lointaine. C'est plus récemment hein,
lointaine. C'est plus récemment hein, c'était il y a à peu près 6 ans qu'on a décidé d'en faire un business en se disant en fait si on croit
à à la démocratie, c'est parce qu'on croit à son efficacité hein. Moi, j'ai le j'ai l'habitude de dire je suis pas prêtre hein, je suis pas rabin, je suis pas moufti.
Donc mon domaine professionnel, c'est pas le bien et le mal, hein. Moi je suis gérant d'actif. Mais un gérant d'actif,
gérant d'actif. Mais un gérant d'actif, son son métier en quelque sorte c'est d'essayer d'imaginer qu'est-ce qui va marcher, qu'est-ce qui va pas marcher dans l'avenir.
C'est une forme d'oracle basé sur de la raison et de la statistique, quoi.
Voilà. Disons, ouais, si tu veux le pr je vais te laisser, je suis pas un oracle. J'ai dit j'étais pas un religieux. Tu me dis je suis un oracle mais bon, c'est pas grave.
prédiction et voilà, c'est d'essayer d'effectivement et et donc quand il y a un truc qui est à peu près euh en fait qui est extrêmement bien documenté hein dans la recherche académique, c'est que
l'octrocratie ça marche pas économiquement parlant. Il y a
économiquement parlant. Il y a énormément de recherches qui a été produites sur ce thème, hein. Le le le prix Nobel d'économie en 2024 a été euh
gagné par un trio euh dont le le le le porte-parole en quelle sorte est Darène Nassimoglou. Et Darè Assimoglou qui est
Nassimoglou. Et Darè Assimoglou qui est un professeur au MIT a vraiment documenté hein sur de manière scientifique, de manière statistique comme tu le disais quee effectivement l'autocratie ça
marche pas économiquement parlant. Ce
qui est très étonnant, c'est qu'on n' jamais euh organisé la portabilité de toute cette recherche depuis le domaine économique vers la le domaine de la gestion de portefeuille.
OK.
Hein ? On se dit bah ça marche pas, mais qu'est-ce qu'on en fait de du fait que ça ne marche pas ? Et en fait, on a commencé un peu à en tirer des conséquences il y a à peu près un an
quand les grands producteurs d'indice ont commencé à dire "Bon, en fait, on va produire des indices ex China, du monde ex China, de l'emmergent exchina et cetera." C'est extrêmement
récent. Mais en fait ce qu'on fait ce
récent. Mais en fait ce qu'on fait ce que font ces producteurs d'indice, c'est qu'ils se contentent de sortir les titres d'entreprise chinoises de l'indice en disant aux investisseurs,
"Bon, si vous voulez investir en Chine, bah faites-le à vos risqueux et péril, mais ayez quand même un un indice qui soit pas chinois, qui n'est qui n'est pas trop d'empreinte qui exclu en fait les entreprises
chinoises de l'oqu mais en fait quand tu tu exclus les les entreprises chinoises, bah tu gardes une très forte exposition à la Chine. Pourquoi hein ? Imagine que
tu gères un portefeuille d'action mondiale et quand je sais pas trop quand, on va dire en 2020, tu as un client qui vient de te dire quelle est mon exposition à la Russie, tu peux lui dire bah j'ai pas j'ai pas j'ai pas d'
russe Ouais mais si tu as de la société générale le jour où la la la Russie envahi l'Ukraine, la générale a perdu 4,5 milliards d'euros. Si tu as du
milliards d'euros. Si tu as du McDonald's Canada, McDonald's Canada a vendu 1000 restaurants en Russie pour 1 dollar. Si aujourd'hui tu as du
dollar. Si aujourd'hui tu as du Volkswagen, tu as une énorme exposition à la Chine. Donc moi je dis pas c'est bien ou c'est mal.
Peut-être que l'autocratie c'est très bien, que la démocratie c'est très mal.
J'en sais rien. J'ai pas d'opinion là-dessus. Enfin, j'ai une opinion mais
là-dessus. Enfin, j'ai une opinion mais je la garde pour moi.
Ce qui est par contre beaucoup plus démontrable de manière empirique, c'est qu'investir dans les autocraties, c'est pas quelque chose qui est rentable.
Pourquoi ? B parce que je sais pas si tu connais des entrepreneurs mais un peu voilà le minimum de confort dont tu as besoin pour être entrepreneur c'est d'avoir un cadre légal
h et de la c'est d'avoir voilà d'avoir un un d'avoir un état de droit. Alors je sais bien alors la la question qu'on a souvent parce que c'est très critiqué parfois
même en dans les démocraties actuell quoi. C'est pour ça que c'est ça que
quoi. C'est pour ça que c'est ça que évidemment dont j'allais te parler.
effectivement, on nous dit "Mais les démocraties, est-ce que est-ce que sont vraiment démocratiques ?" Alors, ce qui
vraiment démocratiques ?" Alors, ce qui est clair, c'est que la démocratie, elle recule depuis à peu près 20 25 ans.
Partout, elle recule, hein. Il y a des mesures objectives de
hein. Il y a des mesures objectives de la démocratie, hein. Il y a il y a, je te le donnais, en 1789, George Washington a été élu président
des États-Unis. C'est quand même une une
des États-Unis. C'est quand même une une performance hein. C'est un énorme pays.
performance hein. C'est un énorme pays.
Les États-Unis arrivé à réussir à élire un premier président dès 1789. C'est
quand même au moins au nom de notre révolution en plus.
Voilà. Voilà. Puis la révolution nous l'a fait pour euh mettre un dictateur en place Napoléon pour faire la terreur et cetera. Et puis la première République,
cetera. Et puis la première République, c'est bien plus tard. Et en plus, il y en a cinq des Républiques. Donc si tu veux, eux en 1789,
ils ont réalisé ce coup de maître de de délire un premier président et ils en ont tiré légitimement une certaine fierté.
Et il y a une université aux États-Unis s'appelle l'université de Notdame qui a décidé qui en était tellement fier qu'ils ont décidé de créer un institut
qui mesurerait la démocratie dans le monde hein. C c
cet institut il existe toujours. Il
s'appelle Videm.
Aujourd'hui, il y a plus de 5000 chercheurs qui contribuent à la base de données de Videm. Donc il y a une une base de données qui est libre d'accès.
Aujourd'hui, tu peux aller c'est de la connaissance open source en fait qui laisse. Ah
laisse. Ah oui, tout à fait. C'est des
statistiques. Et alors comment mesurer la démocratie ? La démocratie c'est un
la démocratie ? La démocratie c'est un truc qui est difficile à définir hein.
Tu vas C'est ce que j'allais te dire. Tu as
le droit à partir du moment où tu as le droit de vote mais le droit de vote n'est pas le même en fonction du système électif parce qu'en Suisse ou en France c'est pas du tout le même droit de vote par exemple.
Et on dit souvent Hitler a été porté au pouvoir légalement par exemple. C'est un
des grands discours d'ailleurs qu'on entend en ce moment. Donc en fait, c'est pas suffisant pour desqualifier la démocratie de dire il y a un droit de vote. En fait, la démographie c'est la
vote. En fait, la démographie c'est la démocratie c'est un c'est un état hein d'une d'une un état politique multifactoriel. Et
donc ils ont eu cette idée dès 1789 d'essayer d'identifier des ce qu'ils ont appelé à l'époque les piliers de la démocratie. Donc la liberté
démocratie. Donc la liberté d'expression.
OK. le système électoral, la culture politique, l'état de droit et cetera et cetera. Donc, ils ont défini un certain
cetera. Donc, ils ont défini un certain nombre de piliers.
En dessous, chacun des piliers, tu avais des sous-piliers. En dessous la liberté
des sous-piliers. En dessous la liberté d'expression, tu as le journalisme. En
dessous, les sous-piliers, tu as des sous sous sous-piliers, hein. Tu as euh le nombre d'étudiants
hein. Tu as euh le nombre d'étudiants journalisme quoi.
Voilà. Nombre d'étudiants en journalisme, hein, dans les universités du pays en question. et tu vas pouvoir te dire bah
question. et tu vas pouvoir te dire bah si brusquement il y a plus du tout de journaliste, c'est peut-être que l'état de la démocratie n'est pas bon. Donc tu
as une tu as vraiment une base de données multif factorielle, mais on parle de dizaines de millions de données hein.
Je crois qu'il y a 11 millions de données. OK, donc c'est vraiment un
données. OK, donc c'est vraiment un foisonnement de données et ça va te permettre de qualifier effectivement hein l'état de la démocratie. Tu sais
euh un peu comme un indice de Ginny quoi. En
gros, voilà, si tu veux hein, moi ce que j'aime bien donner c'est comment tu reconnais le visage de ta mère. En fait,
tu es pas capable de le décrire. C'est
très difficile de de décrire à quelqu'un voilà ma mère. D'accord hein. Pourtant
elle a un nez qui a une certaine position dans le visage. Elle a un certain nombre d'eux sur son visage, j'imagine peut-être une bouche et cetera qui a une certaine forme et cetera. Et
tous ces facteursl ils font que à l'arrivée tu as le visage de ta mère.
Bah c'est un peu la même chose pour la démocratie. tu as tout un tas de
démocratie. tu as tout un tas de facteurs et à l'arrivée par des méthodes statistiques hein de traitement de l'information, le traitement de la donnée, tu vas arriver à dire bah ce
pays-là, vu toute cette somme de facteurs, ben c'est plutôt une démocratie ou c'est pas une démocratie.
Et si tu appliques en fait ces mesures statistiques au pays du monde, bah tu vas observer qu'effectivement dans à peu près tous les pays du monde, il y a quelques exceptions mais il y a vraiment très peu d'exceptions. Bah l'état de la
démocratie, elle est en récession depuis 20 25 ans. C'est vrai en France, c'est vrai aux États-Unis, c'est vrai en Angleterre, c'est vrai en Allemagne, mais c'est beaucoup beaucoup plus vrai
en Russie, en Chine ou en Turquie. Et en
fait cette récession démocratique, elle a encore plus affecté les pays faiblement démocratiques que les pays fortement démocr les mauvais élèves entre guillemets sont devenus en plus.
Voilà, bien pire que les bons élèves sont devenus moins bons élèves si tu veux. Et aujourd'hui, on en a eu encore
veux. Et aujourd'hui, on en a eu encore une illustration il y a 10 jours.
Bah qu'est-ce qui s'est passé aux États-Unis ? Donald Trump s'est fait
États-Unis ? Donald Trump s'est fait censurer au niveau des droits de douane.
Hein ? Je crois pas que ça arrive très fréquemment que Poutine ouin se fasse censurer ou Erdogan se fasse censurer.
Et c'était même un sursaut que presque tout le monde se disait est-ce que justement le coup va tomber pour Trump.
C'est ce qu'on appelle des chcks and balances hein. C'est ça qui différencie
balances hein. C'est ça qui différencie un état totalitaire où la totalité des pouvoirs est enfermée entre un nombre de mains très très limité et un état où
règne quand même un certain état de droit. Alors l'état
de droit, il est pas parfait hein. Je
suis pas que l'état démocratique de la France qui est quand même assez affligeant et assez inquiétant soit parfait. Mais je dis il y a pas de
soit parfait. Mais je dis il y a pas de comparaison. Moi, j'ai des liens
comparaison. Moi, j'ai des liens familieux avec des pays qui ont souffert de l'autocratie et quand on me dit la France n'est plus une démocratie, c'est une dictature. Attendez les gars, hein,
une dictature. Attendez les gars, hein, allez voyez un peu ce qui se passe dans les vraies dictatures avant de pouvoir sortir des anneries pareilles. Mais pour
revenir sur la question, on va dire de performance économique, la Chine est en train de devenir en tout cas dans la perception publique et même dans certains faits technologiqu bien sûr
la euh la première executure première puissance mondiale. Et pourtant en gros,
puissance mondiale. Et pourtant en gros, ce que tu nous dis, c'est qu'on ne peut pas en tirer de performance financière ou autre. Comment comment a cette
ou autre. Comment comment a cette contradiction entre guillemets entre la puissance qu'elle est en train de prendre et l'incapacité qu'on aurait nous en bénéficier en tant qu'investisseur ?
Al il y a deux choses, hein, il y a deux réponses possibles à ta question.
D'abord effectivement, c'est pas parce que le PNB de la la Chine est en forte croissance, hein, depuis de depuis quelques décennies maintenant. Euh et
pourtant, les indices chinois, les indices boursiers chinois sous-performment tous les indices que tu peux imaginer dès que tu prends un horizon assez long. Sur les deux dernières années, ça se passe bien.
Pourquoi ? Parce qu'ils injectent, ils font énormément d'injections monétaire.
H mais si tu regardes sur le plus long terme, l'indice chinois sousperforme le C40 même qui pas vraiment été insellent le C40 mais le sans parler du SNP et cetera mais en fait tout tout ça c'est
parce que le business du parti communiste chinois le business model de ce de ce parti c'est pas d'enrich d'enrichir hein les entrepreneurs étrangers c'est pas
exactement comme ça qu' conçoivent l'âge des choses hein tu as d'une part ça d'autre part tu as l'absence d'état de droit hein ça veut dire que ben dès que tu marche bien. Regarde Volkswagen, on
marche bien. Regarde Volkswagen, on parlait de Volkswagen. Volkswagen, ils
ont énormément d'usine en Chine, hein. Ils ont beaucoup beaucoup investi
hein. Ils ont beaucoup beaucoup investi sur la Chine en se disant bah ça va être le plus gros marché du monde. Sauf que
de ce marché là, bah ils en tirent pas un copac.
H parce que les Chinois, en fait sont fait de une forme d'espionnage industriel, on récupér des des des règles de la concurrence, ils sont voilà hein. Ou si
tu veux former nos ingénieurs puis après on va venir les les débaucher chez vous.
Si en plus vous venez les former en Chine, bah c'est parfait hein.
L'autre réponse possible, c'est la réponse de l'horizon de temps.
H hein. On aime bien dire nous que
hein. On aime bien dire nous que l'autocratie c'est euh la vie, enfin c'est pas nous qui le disons, hein, c'est les recherches qui le prouvent.
c'est que si tu regardes un peu la tu mesures la performance des économies autocratiques, c'est une dans le meilleur de cas c'est une courbangie inversée. Ça veut dire tu peux avoir
inversée. Ça veut dire tu peux avoir quelques bonnes années. He je dis souvent je donne souvent ce cette devinette.
Imagine que je te prête ma machine à voyager dans le temps et que je te donne je te prête un million de dollars et je te dis investis-moi un million de
dollars pendant 10 années au 20e siècle dans un pays. Donc tu vas apprendre ma machine à voyager dans le temps. Tu vas
choisir un pays une décennie au 20e siècle pour essayer d'y investir ce million de dollars.
En fait un des pays où ça marche le mieux cet exercice c'est d'investir en Allemagne en 1933.
alors très bien si tu investis en entre 1933 1943 bah tu vas te faire du fric mais comme un dingue. parce qu'en fait le les pouvoir fasciste en place dit aux
entreprises en gros allez-y bonb enfin voilà ils construisent des aut euh il euh voilà c'est il y avait au moins en Allemagne en 1933 il y a une
chose qui est incontessable c'est qu'au moins ils avaient un chef hm et et donc il bossent et donc on laisse les gens bosser donc en fait voilà puis on s'encombre pas de voilà voilà voilà voilà voilà et cetera donc effectivement tu vas avoir une
performance boursière fantastique entre 1933 et 43 mais à la fin ça termine comment l'autocratie à la fin, tu perds tout, y compris la seule chose que tu as pas envie de perdre quand tu as tout perdu. Qu'est-ce
que tu as pas envie de perdre quand tu as tout perdu ?
Ton honneur.
Une fois que tu as perdu ton honneur, qu'est-ce que tu as pas envie de perdre ?
Je sais pas, ton âme.
Ah voilà. Même ton âme, tu finis par la perdre. Oui, parce qu'en fait tu t'es
perdre. Oui, parce qu'en fait tu t'es toi-même en fait euh tu as poussé des gens atroces et et détestables.
Donc même ton âme, tu as tu as tu vois il y a il y a des entreprises françaises qui ont beaucoup investi euh dans l'Irak de Saddam Hussein. Bah
à fin, ils ont tout perdu. Il y a des entreprises italiennes qui ont beaucoup investi dans la Libye de Kaddafi, à fin ils ont tout perdu. Il y a des entreprises qui ont investi en Syrie, enfin ils ont tout perdu. Celles qui ont
investi en Russie, regarde la société générale ce ils ont tout perdu.
Alors peut-être que la Chine ça va être l'exception et puis que là mais non mais justement pour le coup moi sur la Chine je comprends l'idée de se dire que les Chinois en fait entre guillemets n'ont aucun aucune enfin ne
s'en foutent en fait de leur cours de bourse parce que eux leur but n'est pas d'enrichir les investisseurs chinois ou américains. C'est que l'État soit en
américains. C'est que l'État soit en tant qu'état le plus puissant du monde.
la fond d'utilité si eu il y a c'était pas la même mécanique que pour un un un président élu aux États-Unis en France ou ailleurs qui si ses cours de bourse plonge complètement il a un vrai sujet d'élection aussi parce que ça gueule quoi. Quand tu dis les chinois,
gueule quoi. Quand tu dis les chinois, j'aime pas trop, je préfère qu'on dise le régime chinois.
Mais en fait, c'est ça la différence. Tu
vois, tu as les pays qui glorifient la nation, tu as les pays qui glorifient le parti et je prendre une image qui est imparfaite hein, puis de nos jours ça va faire
sourire. Mais la constitution des
sourire. Mais la constitution des États-Utnis, elle commence pas par le pays ou le régime, elle commence par with the people.
Et en fait quand la démocratie elle essaie d'organiser ça, elle y arrive pas toujours extrêmement imparfaitement. des
fois ça c'est en récession tout ça, mais il y a d'autres systèmes où ce qui est intéressant c'est effectivement la doctrine hein. La doctrine, ben on voit
doctrine hein. La doctrine, ben on voit aujourd'hui en Iran, c'est vraiment la doctrine euh c'est le parti h hein sous sous le régime nazi, bah c'était vraiment le parti hein ou bien
une vision un peu spéciale de ce qu'est la nation. Ouais, je comprends. Et quand
la nation. Ouais, je comprends. Et quand
effectivement tu organises l'alternance, hein, quand l'organise quand l'alternance est systématiquement possible, mais en fait tu as des chacun and balanceus qui se mettent en place
qui se mettent en place.
Tu as une pouvoir de censure. Tu as
tu as en fait le droit d'échouer et tu as de la concurrence en fait même.
Ouais, tu as de la concurrence. Voilà.
Tout à fait. Mais c'est un peu le même système effectivement que dans dans le système économique hein. Quand tu as une seule entreprise qui fabrique des automobiles et qui a 100 % de part de
marché et que le marché est complètement protégé, en fait tu fabriques, tu finis par fabriquer des automobiles qui sont beaucoup moins performantes que dans les
pays où règne effectivement une certaine concurrence. Super intéressant pour pour
concurrence. Super intéressant pour pour terminer et clore un peu ce chapitre sur l'état du monde, la multipolarité, la question de la démocratie et de la liberté. Euh autant la Chine, je
liberté. Euh autant la Chine, je comprends très bien le fait que même si le le pays est en train d'exploser d'un point de vue économique et technologique, les gens ne peuvent pas le capter d'un point de vue de l'investisseur. Que dire dans ce cas des
l'investisseur. Que dire dans ce cas des États-Unis qui est certes bien plus une démocratie que la Chine, c'est incomparable, mais à montrer des signes sous Trump et même un peu sous Biden de
connivance, parfois un peu de de corruption quand on parle de Trump. Et
donc on se demande est-ce que les règles aux États-Unis elles commencent à être légèrement pipées pour pouvoir en fait remplir ces conditions, on va dire de d'un pays démocratique dans lequel on peut investir sainement.
Mais c'est indéniable que l'état de l'état de droit ou l'état de la démocratie recule. Je te l'ai dit hein,
démocratie recule. Je te l'ai dit hein, aux États-Unis, si tu mesures les choses de manière scientifique, mais tu vas voir qu'il y a plein d'indicateurs qui sont en régression, hein. Mais
aujourd'hui, bah si tu regardes ces indicateurs, les États-Unis, ça reste un des pays où même si relativement à la veille, ils sont plus bas, relativement aux voisins,
ils sont plus hauts, il ils sont quand même encore très très haut, hein. Donc aujourd'hui, il y a encore un
hein. Donc aujourd'hui, il y a encore un pluralisme au niveau de l'information.
Il y a un pluralisme au niveau de l'offre politique.
Il y a un pouvoir qui n'est pas absolu, hein. On le disait tout à l'heure, le
hein. On le disait tout à l'heure, le pouvoir a été censuré et cetera. Donc
les conditions ne sont pas parfaites, elles ne sont pas idéales, elles sont en régression par rapport au passé mais elles sont encore très très clairement au-dessus de ce qui se passe dans la
moyenne de du monde. He il faut savoir que aujourd'hui 70 % de la population humaine vivent dans des véritables autocraties, hein. Donc on en est encore
autocraties, hein. Donc on en est encore très très loin aux États-Unis.
Et au niveau de l'investissabilité du marché américain, on reste quand même dans des standards qui sont très élevés.
Je prends un dernier exemple sur ce chapitre américain, mais on a vu récemment cette espèce de conflit et ce bras de fer entre anthropique et le le l'État américain. On ne sait pas
l'État américain. On ne sait pas exactement qui de anthropique veut jouer le gentil, qui du qui de l'État américain veut jouer le gentil, mais on a senti un clash très profond entre
l'État américain qui on sait, on le sait est très puissant sur ses entreprises et ce qui est aujourd'hui actuellement l'IA la plus compétente du marché. Et donc on a l'impression de se dire que un investissement dans cet Iala ou d'autres
IA pourrai être totalement balayé en fait par l'État américain. Est-ce que ça ça rentre dans des questions de régulation donc en fait de la gestion de risque ou est-ce que là on rentre dans l'arbitraire par exemple ?
Bah c'est vraiment la la gestion du risque hein. C'est-à-dire que bon ben on
risque hein. C'est-à-dire que bon ben on ne sait pas effectivement l'état des choses.
Il faut beaucoup se méfier hein de la de la politique de communication hein. Il y
a une grande distance entre ce qu'on dit et ce qu'on fait.
OK. et
en particulier aux États-Unis hein où la où c'est la distance entre ce qui se dit et les déclaration si tu veux en fait ce qui compte dans un homme d'état c'est pas forcément ce qu'il déclare mais c'est ce qu'il finit par faire
hein et ce qu'il finit partout avec voilà donc si tu veux c'est quand même un grand artiste de la communication Trump hein et faut pas forcément
toujours prendre les choses au premier degré faut laisser les choses se faire aujourd'hui si tu veux investir dans l'IA de toute façon tu as pas
tu as pas énormément de choix effectivement si jamais tu es encore là c'est sûrement que cette vidéo te plaît on vient de lancer les financiers alors la meilleure manière de pouvoir nous aider c'est de t'abonner je te remets dans la vidéo
pour pour faire évoluer sur cette question qu'on avait légèrement abordé autour des sujet des dettes souveraines euh il pleut pas encore mais il y a des nuages très très sombres à l'horizon.
Est-ce qu'on déjà est-ce que avant de parler du Bitcoin parce que je sais que c'est un de tes sujets liés à ça, mais est-ce qu'on peut en sortir déjà ? Parce
que j'ai l'impression que on est totalement enfermé dans ce cycle de de de enfin du fait de creuser la dette. En
France, j'ai l'impression qu'il y a absolument aucun aucune solution pour en sortir à court terme et j'ai l'impression que c'est pareil aux États-Unis et j'ai l'impression que c'est pareil en fait dans pas mal de pays. On a vu quelques signaux positifs
pays. On a vu quelques signaux positifs côté italien.
Est-ce qu'on peut sortir de cette crise d'aide souveraine autre que par, on va dire, un le Bitcoin standard ou d'autres alternatifs ? Est-ce que le le système
alternatifs ? Est-ce que le le système peut se régénérer sur les dettes souveraines ?
Alors, tu parles de plusieurs pays, à chaque fois, évidemment le problème et la solution est différente.
Euh je tu sais, j'allais te répondre par une pirouette. Euh
une pirouette. Euh vas-y.
Euh il y a il y a une phrase que je sors assez souvent qui est pour moi un véritable guide.
C'est la phrase c'est euh "The truth will set you free." La liberté te rendra la vérité te rendra libre. Il faut
commencer par dire la vérité hein. Si tu
veux construire un système ou un immeuble sur des fondations euh dans l'argile, dans le mensonge, bah ça va pas être bien solide.
Hm. hein. Donc la le grand problème qu'on a en France, il paraît de la France, c'est qu'on est qu'on ne nomme même pas le problème. Oui,
on en est pas on n pas au niveau de de le de le résoudre ce problème, on sait même pas le nommer h hein. On a tout un tas de systèmes
hein. On a tout un tas de systèmes qui, quels que soient les moyens que de mesure que tu utilises sont déjà virtuellement en faillite, hein. Et on ne nomme même pas les
hein. Et on ne nomme même pas les problèmes. Alors, on n'est pas prêt de
problèmes. Alors, on n'est pas prêt de résoudre le problème. Maintenant, dès
que tu élargis le champ et tu vas voir qu'il y a des des pays effectivement. Tu
te le prouves tous les jours qu'il y a des solutions.
Hm.
Hein ? parlais d'Italie. Il y a un autre un autre pays où la solution le problème était bien plus grave qu'en Italie, la solution bien plus radical qu'en Italie et les résultats extraordinairement
bons. C'est l'Argentine.
bons. C'est l'Argentine.
Ah oui bah l'Argentine Ouais. La Pologne aussi c'est vrai, mais
Ouais. La Pologne aussi c'est vrai, mais la Pologne il y a beaucoup l'Europe.
Voilà, il y a beaucoup l'Europe. Mais
l'Argentine, tu vois qu' en fait c'est un vrai succès parce que beaucoup de gens se demandent comme on sait, on n' pas toujours les infos très très facilement de là-bas, on va dire. En
tout cas, en terme de la vérité te rendra te rendra libre, hein. Donc je
pense que quand même dire que la les choses sont pas améliorées en Argentine, faut être vraiment qui est fait intoxiqué pour ne pas ne pas pas voir cette vérité là quoi. On va
dire que le monde des médias français sont assez discrets sur les éloges mérités par l'actualité argentine.
Ben voilà.
Justement pour avoir comme to si tu regardes les chiffres à un moment donné quand tu as aucun chiffre qui se dégrade et tous les chiffres qui s'améliorent, tu dis peut-être qu'ils sont dans une meilleure phase que
l'économie française par exemple ou bien de de ce qu'ils étaient il y a 3 ans.
Mais nous c'est ce qu'on veut d'ailleurs pour propos. Donc il y a des solutions
pour propos. Donc il y a des solutions pour répondre à ta question. C'est il y a des solutions et de toute façon je crois que c'est comment il s'appelait ce radical socialiste français qui avait une une
l'absence de solution de toute façon amènera la solution. De toute façon, si on résout pas ça, un jour ou l'autre, il y aura c'est c'est pas
on est lundi matin, donc j'ai je plaide je plaide les circonstances atténuantes.
Effectivement, si on si on met pas en place des solutions bah c'est pas grave, la solution viendra à nous, ça va faire mal. Hm. Plus tard
on s'en occupe, plus ça va piquer.
On disait il pleut pas. On pleut pas là.
Hm hein. On arrive à se financer. Il y a
hein. On arrive à se financer. Il y a pas de crise sur les marchés financiers et rien ne marche. Le jour où il va pleuvoir, le jour où il va y avoir une vraie crise, bah je sais pas comment on
va la gérer, mais je peux dire qu'après la crise, les cartes auront été redistribuées sans doute dans la douleur, hein, parce que plutôt que de se saisir du problème et d'essayer de le résoudre en affrontant la réalité, en
disant la réalité des choses, et ben on aura laissé le chapitau de le le château de de carte s'effondrer. est là, une fois qu'il sera par terre, ben on pourra refaire un château un peu plus solide,
mais ça va faire mal.
Et si on a un investisseur, et là on va peut-être commencer à parler aussi de de Bitcoin, mais et si on est un investisseur, comment on se protège de cette mauvaise gestion actuelle ? Parce
que effectivement, tu as raison, c'est pas les mêmes sujets si c'est les États-Unis, la France ou autre parce que la France tout pointe vers la retraite.
Les États-Unis, c'est l'hégémonie du dollar qui leur coûte cher aussi. Donc
il y a des distingo en fonction des pays mais de manière globale cette question de crise de dette souveraine. C'est le
Bitcoin la solution ? Est-ce qu'il y a d'autres solutions ? Comment toi tu
d'autres solutions ? Comment toi tu perçois ça aujourd'hui ? Alors le sol avant de parler de la solution, on peut parler du problème. Euh moi j'ai écrit
un un un article dans un grand quotidien économique français il y a il y a une douzaine d'années et l'introduction que j'avais faite c'est euh "Mon père chirurgien, ma mère est anesthésiste."
C'est la vérité idé hein. Mon père est effectivement chirurgien, ma mère est anesthésiste et je disais le banquier central c'est l'anesthésiste.
Alors le problème qu'il y a c'est que quand tu es sous morphine, tu crois que tu as pas besoin de chirurgien. C'est ça
le problème. OK. C'est la parce que tu es dans la morphine, tu es dans le paradis artificiel, tu crois que tu vas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bah, tu mets pas en place les
mondes. Bah, tu mets pas en place les réformes et la gueule de bois va être sévère quoi.
Et effectivement, malheureusement quand tu es sous morphine, bah ça va fabrique pas une économie athlétique, ça fabrique un junky. Et la seule chose qu'on
un junky. Et la seule chose qu'on cherche hein, qu'on est sous morphine, c'est la prochaine dose de morphine. Et
voilà. Et c'est un peu ça aujourd'hui.
Euh c'est pour ça qu'on demande aux banquiers centraux de baisser leur taux, de baisser leur taux, de baisser leur taux parce que de toute façon, on ne carbure qu'à l'argent magique hm hein et qu'on a tellement distribué que
de toute façon on ne sait plus faire autre chose que de distribuer du fric.
Et quand on distribue beaucoup plus de fric qu'on en fabrique, quand on distribue du fric plutôt que de distribuer de la richesse, hein, c'est là qu' c'est là qu'il y a
des vrais des des vrais problèmes parce que tu sais la la l'économie c'est un échange, c'est un lieu où on échange de la confiance,
hein. Donc euh moi j'ai des j'ai des
hein. Donc euh moi j'ai des j'ai des salariés, ils viennent tous les matins au boulot parce qu'ils ont confiance en moi et parce que j'ai confiance en eux.
Euh ce midi, je vais aller au restaurant. c'est parce que j'ai
restaurant. c'est parce que j'ai confiance dans le restaurateur et que le restaurateur a confiance en moi. Donc en
fait l'économie c'est une énorme cathédrale de la confiance et en fait euh cette cathédrale elle a une clé de voûte. Tout en haut de la cathédrale, il
voûte. Tout en haut de la cathédrale, il y a une clé de voûte qui qui tient l'ensemble de de l'édifice.
Cette clé de voûte, c'est la monnaie.
Cette monnaie qui est censée être latif dont tu ne doutes pas.
hein, toute toute théorème en finances, tout théorème en économie, il il commence par un énoncé, admettons
l'existence d'un actif indubitable, un actif dont on ne doute pas. Un statif
indubitable aujourd'hui, c'est la monnaie.
Malheureusement, on en doute. Donc ce
n'est la clé de voûte est fragile, hein. Et moi, j'ai vécu dans un pays qui
hein. Et moi, j'ai vécu dans un pays qui a connu l'hyperinflation, le Liban.
Et voilà, le Liban. Et euh dans un pays où il y a l'hyperinflation, en fait euh il y a une première mesure très forte, c'est les gens ne sont plus que payés par mois, ils sont payés toutes les semaines, puis après ils sont payés tous
les jours. Et le jour où tu es payé tous
les jours. Et le jour où tu es payé tous les jours, la première le premier job du salarié quand il touche son salaire, c'est quoi ?
Le convertir ailleurs.
C'est de le dépenser.
Wou ! OK. Oui. OK.
! OK. Oui. OK.
Alors, essaie de fabriquer une entreprise dans ces cas-là, hein. De
développer une entreprise, de développer une famille. Tu peux voilà, tu dois te
une famille. Tu peux voilà, tu dois te l'argent te brûle les doigts. Tu dois
t'en débarrasser le plus tôt possible.
H or autant dire que celui qui te vend un bien, il a pas envie de toucher ton argent.
Et lui aussi dès qu'il touche ton argent, il veut le dépenser le plus tôt possible.
Ça crée un système qui qui tourne comme un fou furieux quoi.
Voilà. Ou qui tourne plus du tout en fait. Voilà. qui est complètement cassé,
fait. Voilà. qui est complètement cassé, hein. Et cet actif qu'on prend nous pour
hein. Et cet actif qu'on prend nous pour à qui hein. Ben, et quand brusquement et tu sais la confiance, ça tombe du jour au lendemain et c'est très bien.
Elle s'érode doucement, de manière inconsciente. On sait on l'érode
inconsciente. On sait on l'érode aujourd'hui, elle est érodée la confiance hein. Admettons que tu touches un une
hein. Admettons que tu touches un une énorme quantité d'euros 10000 € OK, il te viendrait plus en tête maintenant de le mettre dans un coffre fort pour le mettre à l'abri ? Non.
Ouais, c'est sûr.
Voilà. Par pourquoi tu le fais pas parce que tu sais très bien que la valeur qui est encapsulée dans ces euros, elle va diminuer. Pourquoi ? Mais c'est
le Covid, c'est le Covid qui a traumatisé tout le monde. En tout cas, à ma génération, c'est le Covid qui a traumatisé les gens là-dessus en se disant en fait post Covid et post guerre en Ukraine, on s'est pris que le Covid a rendu les choses perceptibles. Ça date
de bien avant le Covid, mais j'en suis sûr en tout cas, c'est devenu une évidence pour n'importe qui d'un peu curieux depuis le Covid et la guerre en Ukraine.
Voilà. Donc ça c'est effectivement le symptôme est devenu hyper visible pour tout le monde mais c'est un symptôme qui qui est là de manière chronique en fait qui est là de manière chronique. Il est
on le percevait pas mais il était complètement chronique hein. Je veux
dire, tu sais les pères fondateurs de l'euro, hein, moi je connais un des gars un des pè une des 12 personnes qui a vraiment travaillé un
un technocrate hein de très bonne loi, extrêmement puissant intellectuellement et qui a travaillé sur l'euro et ils avaient compris les choses, hein. Ils
avaient ils avaient dit la seule mission de la BCE, c'est de préserver le pouvoir d'achat de l'euro. Il y a pas d'autres missions.
l'euro. Il y a pas d'autres missions.
OK. Parce qu'on a tu sais en France ça veut dire qu'on é on un continent de consommateur en fait dans leur esprit quand tu on devient un continent de consommateur en fait dans leur esprit pardon ben non si tu préserves le
pouvoir d'achat c'est pas que le le rôle de la monnaie h le rôle de la monnaie c'est de stocker de la valeur dedans.
C'est la seule chose qu'on demande à la monnaie. Ah donc c'est en fait côté pré
monnaie. Ah donc c'est en fait côté pré d'achat en fait c'est du coup de ne pas avoir d'inflation pas avoir d'inflation le pouvoir de l'achat d'achat de l'euro d' 1 € en 2000 vaut le plus proche
possible d' 1 € en 2026 bah voilà c'est ça c'est excuse-moi j'ai clarifier voilà donc cette bourse là d'ailleurs si tu vas aujourd'hui sur le site internet de la banque centrale européenne tu
verras que elle a une seule mission hein c'est la protection de la valeur de l'euros d'accord il y a pas d'autres missions et ça c'est un truc que les français avaient compris pris en 83. En
81, on avait fait plein de conneries hein. On a on s'est mis à distribuer
hein. On a on s'est mis à distribuer mémoire, hein. En 83, il y a eu le tournant de la
hein. En 83, il y a eu le tournant de la rigueur et on s'est dit si on veut une économie française forte, il faut une politique du francfort. On l'appelait
comme ça. On l'appelait le francfort. Et
on avait compris qu'en fait on ne joue pas avec la monnaie.
Hm. h
et que c'est la solidité de cette cathédrale pierre euh de voûte de cette pierre de voûte de cette clé de voûte qui fabrique la solidité de l'économie hein. Les
Allemands l'ont très bien compris aussi hein après ce qui s'est passé avec l'écroulement du du du Richmark dans dans les années 30 et cetera les les
qui a d'ailleurs mené d'ailleurs mené à une dictature ce qui montre bien le lien de la facilité d'une société quand tu as de l'hyperinflation effectivement tu perds le contrôle de la société la société devient folle et n'importe quoi peut arriver
ok même mettre au pouvoir des gens qui n'apporteront pas le le queue la la queue de cerise une début de de de solution hein cit C'est d'ailleurs en ça que Miley inquiétait certaines personnes en disant
c'est quelqu'un qu'on élit dans des conditions de de grande crise. Ouis.
OK. Et dans et Bitcoin dans tout ça, est-ce que Bitcoin c'est une vraie solution systémique ? Est-ce que c'est
solution systémique ? Est-ce que c'est un actif de edge de réserve ? Comment on
perçoit Bitcoin là-dedans ? parce que en tout cas tel que moi j'ai toujours reçu le le l'explication de Bitcoin et tel que je l'ai toujours compris, ça a été
en gros, on va dire l'antidote parfaite à la crise des monnaies parce que en gros la monnaie, on va imprimer plus d'argent qu'on a de bien et de services donc on va forcément créer de l'inflation et la meilleure manière de
faire l'inverse de ça c'est d'avoir une monnaie limitée. Donc le Bitcoin.
monnaie limitée. Donc le Bitcoin.
Alors le Bitcoin déjà on va le définir peut-être hein mon début.
Le Bitcoin, c'est tout simplement l'actif financier le plus simple du monde à comprendre.
OK.
OK. Pourquoi je dis comprennent pas ?
Donc c'est pour ça que Très bien. Vas-y.
Voilà. Pourquoi pourquoi je dis les choses comme ça ? Parce que imagine, je te demande de définir ce que c'est qu'une automobile. Tu vas pas
qu'une automobile. Tu vas pas m'expliquer les lois de la thermodynamique.
Non, ça roule.
Et pourtant pourtant sans loi de la thermonique, il y a pas d'automobile.
Une automobile, c'est quoi ? une boîte
avec quatre roues, un volant, un accélérateur, un frein, un réservoir, un moteur qui te permet de te déplacer. Et
si je te dis cette phrase là, tu as compris "Je parle d'une automobile." Et
c'est une phrase que tu aurais pas pu prononcer avant l'invention de l'automobile. C'est vrai hein. Celui qui
l'automobile. C'est vrai hein. Celui qui
la première personne qui a prononcé cette phrase là, il a inventé, qu'il le sache ou pas, l'automobile.
Hm.
Ouais. Hein ? Tu as décrit ça, tu as décrit l'invention automobile.
Bah, c'est un peu la même chose pour le Bitcoin. Pour décrire le Bitcoin de
Bitcoin. Pour décrire le Bitcoin de manière pour que je te donne 100 % de ce que tu as besoin de savoir pour servir d'une automobile, il faut que je te dise la phrase que j'ai dit. Pour que tu comprennes 100 % de ce que tu as besoin
de savoir sur le Bitcoin pour te servir du Bitcoin, il y a pas besoin de parler de la blockchain.
OK ? de la même la même manière queil y a pas de therm de voiture sans thermodynamique et que tu as pas besoin de comprendre la thermodynamique pour te servir d'une voiture, bah il y a pas de Bitcoin sans la blockchain mais tu as pas besoin de comprendre quoi que ce
soit la blockchain pour savoir parfaitement te servir du Bitcoin. Le
Bitcoin ça se décrit en un nombre très limité de mots. Le premier mot c'est que le Bitcoin il est digital. Bah ça tombe bien, tu vas comprendre parce que l'euro aussi il est digital hein. La quasi
totalité des euros hein, c'est des chiffres sur un compte en banque hein, c'est des zé et des 1 dans une application bancaire et il y a jamais eu de billet derrière derrière ces plans de bancaires.
Donc ça s'oppose à l'or par exemple qui est physique.
Voilà. Le Bitcoin est digital et ben ça tombe bien pour que tu le comprennes bah l'euro, le dollar, le yen, le franc suisse sont digitaux aussi.
OK.
La deuxième chose qu'il faut savoir pour le Bitcoin, c'est qu'il qu'il peut s'échanger de paire à paire. De la même manière que je peux te donner un billet de 20 € je peux t'envoyer des fractions de Bitcoin sans passer par un intermédiaire.
OK. La troisième caractéristique commune entre le dollar et le Bitcoin, c'est qu'il est infalsifiable hein. C'est
difficile de fabriquer des faux euros, des faux dollars, mais c'est encore plus compliqué de fabriquer, c'est un même impossible par construction de fabriquer des faux Bitcoin. Donc les trois premières caractéristiques qu'il faut pour comprendre le Bitcoin, elles sont
communes à l'euro et au Bitcoin. Donc tu
les comprends les deux suivantes, c'est ça qui fabrique la spécificité du Bitcoin par rapport au dollars et à l'euro. La la la première de cette de
l'euro. La la la première de cette de ces spécificités, c'est que Bitcoin bénéficie d'une gouvernance décentralisée. C'est quoi le le truc ?
décentralisée. C'est quoi le le truc ?
C'est quoi la différence avec l'euro ?
L'Euro, la gouvernance de l'euro, c'est un conseil d'administration d'une banque centrale. Donc beau jour, ils se
centrale. Donc beau jour, ils se réunissent et ils prennent des décisions. Je t'ai dit que la première
décisions. Je t'ai dit que la première mission de l'euro, la seule mission de l'euro que les pères fondateurs qui étaient très éclairés ont donné à l'euro, c'est qu'ils lui ont dit la
protection du du de la valeur de l'euro.
OK. Pourquoi ils ont dit ça ? Parce
qu'il savait très bien si tu donnis une seule autre mission, cette deuxième mission se ferait au dépend de la première. D'ailleurs, il y a eu une une
première. D'ailleurs, il y a eu une une grosse bataille entre les Français et les Allemands. Les Allemands voulaient
les Allemands. Les Allemands voulaient une seule mission. Les Français ont dit "Nous, on veut deux missions.
On veut la protection de la valeur et la stabilité financière." Et les Allemands ont dit "Non, non, on veut une seule parce que si vous voulez la stabilité financière, le jour où il y aura une crise bancaire, bah vous allez
vous devoir sauver les banques et ça se fera au dépend de la première mission."
Ce qui s'est d'ailleurs passé.
Voilà. Donc les Allemands, ils ont gagné la bataille des jurés mais de facto c'est les Français qui ont gagné. Et
effectivement un jour, le conseil d'administration de la Banque centrale européenne, il s'est réuni, il s'est dit il y a une crise bancaire, on va aider, on va sauver les banques. Après, ils ont dit bon bah il y a une crise de la de
l'euro de la des des souverains.
Donc on va financer les États impécunieux.
La dernière mission, elle est quand même géniale. Ils ont décidé de sauver la
géniale. Ils ont décidé de sauver la planète.
quand même pas les critiquer parce qu'ils veulent sauver la planète. Mais
en même temps, ça se fait au détriment de Mais ça se fait au du détriment de la première mission. En fait, c'est ça le
première mission. En fait, c'est ça le tu sais tes poumons h ils font un boulot qui est qui est propre.
OK. Tout à fait propre pourant. Ouais.
Voilà. Par contre, le jour où tu demanderas à l'estomac de faire le boulot de tes poumons, tu vas pas y arriver. Donc, il s'agit pas de
arriver. Donc, il s'agit pas de critiquer les missions elles-mêmes.
C'est pas le problème de la BCE. S'il y
a un problème au niveau des banques, s'il y a un problème au niveau des États, s'il y a un problème au niveau de la pollution de la planète et cetera, donner à quelqu'un la mission de
s'acquitter de ces problèmes-là, c'est quelque chose qui est très noble. comme
les poumons, il faut un boulot qui est qui est très noble, mais il faut pas demander à la BCE de le faire parce que si la BCE le fait, ces deuxièmes missions là vont s'exercer au dépend de la première mission
parce que c'est contradictoire dans la manière de pratiquer tout OK, c'est très clair. La dernière différence entre
clair. La dernière différence entre effectivement le Bitcoin, le dollar et l'euro, ben c'est que les Bitcoin, on n'ura jamais plus de 21 millions. Mais
ce qui en fait une rareté stricte quand même.
Ce qui a fait une rareté effectivement bien définie, hein, en fait.
Ce qu'il faut comprendre, l'inflation hein, l'inflation dont on parlait tout à l'heure, l'hyperinflation et cetera, c'est quoi ?
L'inflation n'a rien à voir avec l'augmentation de la valeur des choses.
Une une pomme, ça a pas plus de valeur aujourd'hui qu'à 50 ans.
Au contraire, une pomme, c'est plus facile à produire aujourd'hui qu'à 50 ans. D'ailleurs, c'est vrai pour tout.
ans. D'ailleurs, c'est vrai pour tout.
C'est vrai pour ma veste, c'est vrai pour cette table, c'est vrai pour ce micro, c'est vrai pour à peu près tout.
Progrès technique obligant.
Voilà. Tout a moins de valeur et pourtant tous les prix montent.
C'est un peu de la magie ça. Comment ça
se fait que tous les prix montent ? La
pomme aujourd'hui, elle est beaucoup plus chère qu'à 50 ans, elle a beaucoup moins de valeur qu'à 50 ans. En fait,
c'est Milton Friedman qui est un grand économiste prix Nobel d'économie qui a défini l'inflation pour la première fois de manière propre en disant l'inflation n'a rien à voir avec l'augmentation de
la valeur des choses.
L'inflation, ça mesure très exactement l'abondance accrue de la monnaie.
Quand il y a de plus en plus d'euros, mais c'est l'euro qui a perdu de la valeur. Mais je pense que les gens ont
valeur. Mais je pense que les gens ont pas du tout conscience de ça. Ah
voilà. Alors maintenant, tu m'as posé une question. Est-ce que le Bitcoin
une question. Est-ce que le Bitcoin c'est quoi pour moi ? En fait, si je prends encore plus de recul, hein, donc j'ai reculé de la blockchain, j'ai pas parlé de la blockchain, j'ai parlé un
peu du Bitcoin et là je prends encore plus de recul. En fait, moi je considère, c'est une avis, un avis qui est subjectif, hein, que la grande histoire de l'humanité,
elle est très souvent rythmée par des problèmes et des solutions, hein.
Un problème avec lequel l'humanité a eu à faire pendant toute ce toute son existence, c'est les maladies.
Et pendant des millénaires, on traitait les maladies intuitivement.
Et à un moment donné sur une certaine maladie et ben on a commencé à avoir une approche technologique et cette maladie ben on a traité beaucoup plus efficacement quand on
était intuitif. Un des problèmes que
était intuitif. Un des problèmes que traîne l'humanité depuis des millénaires, c'est la conservation de la de la valeur. Comment conserver de la valeur ? Comment qu'en faire quand ton
valeur ? Comment qu'en faire quand ton salarié arrive le matin et tu lui payes un salaire ? Pourquoi il accepte de
un salaire ? Pourquoi il accepte de faire ça déjà ? Pourquoi tes salariés ils acceptent de venir au boulot contre un salaire ? Tout simplement parce
un salaire ? Tout simplement parce qu'avec ce salaire, ils espèrent pouvoir acheter le travail de quelqu'un d'autre plus tard.
Et donc en fait, il y a la question dans la préservation de la monnaie, la question du temps et de l'espace.
C'est-à-dire je peux c'est de l'argent que j'ai aujourd'hui vaudra cette même chose si ce n'est plus dans un an.
Et il vaut la même chose en France ou au Portugal, que sais en Afrique du Sud, Australie. Et il vaut la même chose en
Australie. Et il vaut la même chose en unité de table, en unité de micro et cetera. C'est fangible. Voilà. OK. Super
cetera. C'est fangible. Voilà. OK. Super
intéressant.
Voilà. Et donc en fait ce problème que traîne l'humanité depuis des millénaires, comment conserver la valeur ? C'est vraiment depuis des millénaires.
? C'est vraiment depuis des millénaires.
He la première monnaie qu'on dont moi j'ai entendu parler, ce sont les pointes de fil de de des pointes de flèches en silex. Les pointes de flèches en silex.
silex. Les pointes de flèches en silex.
Ça nous ramène.
Ouais. C'était J'étais très jeune à l'époque. Euh je croirais entendre un de
l'époque. Euh je croirais entendre un de mes fils. Voilà.
mes fils. Voilà.
Euh donc les pointes de flèches en silex, quand tu en avais cinq dans ta poche, bah tu pouvais changer une de ces pointes de flèche contre un autre bien que tu convoitais.
Oui. Une peau de Voilà. Voilà hein. Après la technologie
Voilà. Voilà hein. Après la technologie a fait que ces pointes de flèches en silette sont devenues plus faciles à produire et donc on a changé de monnaie hein. Et on a rechangé de
monnaie puis on a rechangé de monnaie. À
un moment donné le fer était une monnaie, le bronze a été une monnaie, l'argent a été une monnaie. Et quand on a découvert les mines d'argent en Amérique du Sud, bah ça a été l'or hein.
Voilà. Oui, parce qu'en fait si si dès qu'il dès si je suite au raisonnement, en gros, il faut que ce que la monnaie représente pour une société matche en fait les biens et services disponibles. Donc si la masse
services disponibles. Donc si la masse monétaire double du jour au lendemain parce qu'on a découvert une nouvelle mine d'argent, bah en fait tout vaut diviser par deux par rapport à l'argent qu'on a découvert en fait.
Voilà. Voilà. Et et donc euh ce problème hein qui est posé depuis des millénaires, comment transporter de la valeur dans le temps hein ? Comment
faire en sorte que le travail que je te donne, tu me donnes quelque chose qui me permettra d'acheter le travail de quelqu'un d'autre plus tard ? Donc ce
problème, il est là depuis quasiment le début de l'humanité. La monnaie, c'est ce qui a permis la propriété privée. C'est ce qui a et la propriété privée, c'est le la
première de tes libertés.
C'est faire en sorte que la maison que tu construis t'appartienne à toi et ton voisin simplement parce qu'il a des biceps plus développés que les tien ne puisse pas s'approprier
ta maison que toi-même tu as construit au début de la civilisation.
Le premier acte de civilisation c'est la reconnaissance de la propriété privée.
Et dès que cette propriété privée est attaquée, la civilisation recule. OK.
Donc premier problème, un des un des grands grands problèmes, c'est comment conserver de la valeur dans le temps.
Et en fait, on a chercher à répondre à ce problème de manière intuitive en disant ben ça va être euh euh les flèches, les pointes de flèches en silex et cetera. Et pour la première
fois de l'histoire de l'humanité, tu as une possible solution qui est 100 % technologique. C'est ça le Bitcoin.
% technologique. C'est ça le Bitcoin.
C'est ça pour moi qui est il y a beaucoup de choses qui sont très unies dans le Bitcoin, mais au niveau civilisationnel, au niveau du sens de l'histoire et cetera, c'est la première
fois qu'on met en face du problème conservation de la valeur une solution qui est vraiment technologique.
C'est vertigineux en fait. C'est la
première fois ça. Et donc c'est tu vois c'est pendant des années on fabriquait des voitures avec des roues carrées. Ça
marchait mal mais bon on faisait ça par un jour il y a un mec qui a dit équip d'une roue ronde.
Et voilà c'est c'est ça brusquement la solution au problème de la roue. C'est
plus carré c'est le rond c'est le cercle. OK. Et ben là, c'est un peu la
cercle. OK. Et ben là, c'est un peu la même chose. La solution à la
même chose. La solution à la conservation de la valeur. On s'est dit ben pour conserver de la valeur c'est des flèches de silex. Pour conserver de la valeur, c'est des Picasso. Ça marche
he les Picasso. Bien sûr.
Si tu mets un Picasso dans ton coffre, 10 ans après, tu ouvres ton Picasso, ton coffre, bah tu as tu as un truc qui marche. OK.
marche. OK.
Mais c'est intuitif. Puis il faut tomber sur le bon peintre et puis voilà. Voilà.
Et là, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le problème de la conservation de la valeur, il est adressé de manière technologique. C'est un truc qui doit
technologique. C'est un truc qui doit qui est qui est technologiquement rare, qui est technologiquement infalsifiable, qui est technologiquement digital, hein,
qui est technologiquement non gouverné.
Voilà, ça veut dire que l'algorithme, voilà, qui est inerte. Il y a pas un conseil d'administration qui va venir te le fragiliser
ou un gouvernement qui décide de de de modifier d'imper d'avoir [ __ ] c'est c'est méga intéressant. J'ai lu un article très récemment qui expliquait et donc ça va faire aussi la transition sur
le sujet de de l'IA mais qui expliquait que le Bitcoin était la monnaie la plus or c'est un article fait par des bitcoiners, c'est important de le dire mais que je trouvais très intéressant où
il disait que une une IIA va préférer dans son système s'adresser à des interfaces de blockchain plutôt qu'à des interfaces de du réseau monétaire traditionnel et qu'en fait l'IA pourrait
accélérer l'adoption du Bitcoin. Un,
est-ce que tu penses que c'est vrai ? de
de manière plus générale, quel impact aura l'IA sur la manière dont la finance fonctionne aujourd'hui ? Est-ce que ça
fonctionne aujourd'hui ? Est-ce que ça peut vraiment tout changer ?
Alors là, c'est plusieurs questions. La
la la LIA et et Bitcoin, l'IA, ce qui est très clair, alors je suis d'accord et pas d'accord, l'IA ce qui est très clair, c'est qu'il a besoin de moyen digitale. Bon, mais
bon, il y a pas que le Bitcoin qui est digital. On vient de le dire tout à
digital. On vient de le dire tout à l'heure, l'euro aussi est digital, le dollar aussi est digital. Donc quelque
part dans le cahier des charges de la monnaie dont besoin Lia, effectivement il y a le concept de digital mais il y a le concept d'inviolable mais bon un
stable coin est très difficile à violer hein.
Oui ça pour être stable coin qui sera privilégié dans ce pour échanger au niveau de l'échange la valeur qu'apporte Bitcoin est pas très supérieure à la valeur qu'apporte beaucoup d'autres actifs.
Alors, il y a il y a une caractéristique du Bitcoin que j'ai pas euh que j'ai pas euh cité parce que c'est une caractéristique qui est complètement empirique. Euh je te disais que tu peux
empirique. Euh je te disais que tu peux conserver euh de la valeur dans ton coffre si tu mets un Picasso dans ton coffre. Hm.
coffre. Hm.
Pourquoi ?
Parce que la première chose qui va devenir en tête, c'est que Picasso, c'est rare.
Ouais.
Mais ça suffit pas, hein. Moi, je connais un dessinateur
hein. Moi, je connais un dessinateur dont les œuvres sont encore plus rares que les Picasso. Il s'appelle Yve Chefati.
Mes dessins, ils sont beaucoup plus rares que les dessins de Picasso et pourtant ça vaut rien du tout. Pourquoi
? Parce qu'il y a un autre élément, c'est l'adoption.
Je sais lui il a beaucoup plus il a beaucoup plus d'adopter que moi.
Voilà.
Donc euh Bitcoin, il est en train d'être adopté.
Pourquoi ? Parce que c'est un objet qui est très simple. En fait, toutes les autres cryptos, elles sont plus compliquées que le Bitcoin ou la plupart des d'entre elles, hein. Donc la
première avantage qu'il avait, c'était c'était le premier.
Le deuxième, c'est que sa proposition était très simple et ça ça lui a donné un avantage empirique qui est l'adoption.
Et effectivement l'actif monétaire plus il est adopté plus il fonctionne. Alors que c'est c'est le contraire des des actifs industriels.
Si tout le monde se met à utiliser du pétrole h ça va faire l'affaire des gens qui produisent du charbon. Ça
va faire l'affaire des gens qui ont des éoliennes, hein. Parce que il va y avoir
éoliennes, hein. Parce que il va y avoir beaucoup de demandes sur le pétrole. Le
pétrole, le prix du pétrole va monter et donc il va avoir des actifs de substitution qui vont arriver.
Pour l'actif monétaire, c'est pas la même chose. Un actif monétaire, plus il
même chose. Un actif monétaire, plus il est cher, plus il est attrayant, plus désiré. Voilà. Alors que un actif
désiré. Voilà. Alors que un actif industriel, plus il est cher, plus on va lui trouver une un substitut. Un
substitut passionnant. Je comprends très je comprends très bien la logique et de se dire qu'effectivement, il y a une question un peu de network effect. Plus
il y a de gens sur Facebook, plus je vais aller sur Facebook. Plus il y a des gens qui utilisent une monnaie, plus je vais utiliser cette monnaie. Tout à
fait. Tout à fait.
Méga intéressant. Pour terminer un peu ce cet entretien sur la partie un peu il a on a l'impression que ça rebat beaucoup de cartes et en même temps aujourd'hui notre monde n'est pas si
différent de il y a de novembre 2022 la fameuse fameux jour où chat GPT est relâché. Est-ce que c'est l'effet du
relâché. Est-ce que c'est l'effet du court enfin quel monde ça nous dessine là vraiment d'un point de vue purement économique et financier ? C'estàdire,
est-ce que ça peut vraiment changer les règles du jeu ou est-ce que c'est une révolution comme il y en a eu d'autres comme internet, comme la machine à vapeur ou est-ce que c'est une révolution différente ?
C'est une révolution qui est extrêmement classique. Il y en a eu 150000 comme ça
classique. Il y en a eu 150000 comme ça hein. Le monde il va changer hein. De la
hein. Le monde il va changer hein. De la
même manière qu'une rue de Paris en 1700, une rue que Paris en en 1900 n'a rien à voir hein. Je veux dire en 1700, j'ai été loin même 1870 et et 1910 et
ben tu reconnais plus les rues de Paris.
C'est hein à Paris euh c'était encombré de chevaux, il y avait toute une industrie autour du cheval hein. Il
fallait ramasser les crottes, il fallait amener de la voine, fallait euh soigner les chevaux hein et tout. Il y avait plein d'industries. Il y avait des
plein d'industries. Il y avait des écuries. Il y avait des écuries dans les
écuries. Il y avait des écuries dans les hôtels par voilà hein. Et en 30 ans,
hein. Et en 30 ans, ça a complètement disparu.
Je j'ai une image en tête hein. Je crois
je sais plus si c'est une rue de Paris ou New York. Je crois que c'est une rue de New York à 20 ans de distance. Dans
la première photo, tu as une voiture, plein de chevaux. Tu as vraiment il faut mettre un cercle rouge autour de la voiture pour que tu vois la voiture et 20 ans plus tard, tu as la le même le
moins de point de vue et tu as un cercle rouge pour te montrer le cheval.
Et donc c'est des révolutions comme ça, ça existait. L'électricité c'est
ça existait. L'électricité c'est extraordinaire. Alors maintenant, ça va
extraordinaire. Alors maintenant, ça va beaucoup plus vite hein et c'est une li c'est une invention qui a une une vitesse de propagation qui est
extraordinaire mais c'est déjà arrivé et c'est le fait que c'est déjà arrivé c'est là pour nous avertir attention les gars le monde de 2036 vous le reconnaîtrez pas et c'est pas les rues
qui vont changer c'est les boîtes c'est les c'est les métiers c'est c'est l'économie qui va changer hein donc on a et et c'est c'est sidérant hein. Donc c'est devenu ce sont
sidérant hein. Donc c'est devenu ce sont des gens de jeu monstrueux. Ce sont des enjeux monstrueux hein. Et donc il y a des pays qui
hein. Et donc il y a des pays qui s'investissent là-dedans et tu as des pays qui arrivent pas à résoudre le le problème le plus simple du monde en parallèle. Donc c'est ça qui est
parallèle. Donc c'est ça qui est inquiétant c'est que effectivement c'est pas parce que c'est déjà arrivé qu'il faut pas t'inquiéter. Hm.
Hein ? Et effectivement, moi je pense que Lia va je peux pas imaginer les changements.
Personne c'est hors de notre portée hein. On sait pas comment ça va ça va
hein. On sait pas comment ça va ça va évoluer. On sait simplement que tu as
évoluer. On sait simplement que tu as pas intérêt à te mettre des euh des œillères.
Oui, c'est la fo intérêt à ignorer le ignorer le sujet.
Et bizarrement, enfin pas bizarrement, c'est pas bizarre du tout ce que je dis, mais faut vraiment faire attention à ça.
Il faut pas regarder ça en se posant est-ce que c'est bien la question d'-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?
Tu sais toutes les innovations, c'est très naturel.
Quand une innovation est disruptive, on observe toujours le même schéma d'adoption.
Et il y a toujours un moment donné où cette innovation disruptive disruptive ça veut dire changer le monde.
Tu vas la juger à l'ône du bien et du mal. Tu vas te poser la question est-ce
mal. Tu vas te poser la question est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?
Hm. Comme on a eu sur la 5G en France à un moment ou sur voilà sur l'ordinateur, sur l'électricité, sur les trains, sur les voitures, hein, sur tout hein.
Le gars qui a inventé la roue, j'imagine qu'on lui a dit "Va des rétro Satanas, c'est l'œuvre du démon." rou de Dieu hein. Voilà. Et et c'est normal qu'on se
hein. Voilà. Et et c'est normal qu'on se pose cette question, c'est dans l'ordre des choses mais c'est mais il faut pas le faire. La technologie n'appartient
le faire. La technologie n'appartient pas au domaine du bien et du mal. La
technologie elle appartient au domaine du ça marche ou ça marche pas.
OK.
Et ça c'est un grand problème qu'on a en Europe et en France depuis quelques années. On regarde beaucoup trop la
années. On regarde beaucoup trop la technologie en se disant est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ? Un
c'est bien ? Est-ce que c'est mal ? Un
couteau, c'est pas bien ou mal. un
couteau ça marche.
OK. Et ce qu'il faut faire, c'est un peu, j'aime pas donner en exemple les Américains, mais voilà, c'est un peu ce que font les Américains, c'est se dire si ça marche, il faut en tirer
h et en faire du coup une un outil pour aussi d'égémonie même aussi pour progrès. Un outil de progrès hein,
progrès. Un outil de progrès hein, utilise le couteau pour couper la la viande plus efficacement que sans sans tu avais pas de couteau. Voilà. Et ben
c'est la même chose surtout la blockchain Bitcoin ça marche. On raconte
ce qu'on veut ça marche.
C'est digital c'est machin bidule il y en a 21 millions. Essaie d'en tirer un avantage.
Tu sais le ce qui me désole c'est qu'on a de d'excellents ingénieurs hein parmi le premier le premier échange Bitcoin du monde chronologiquement il
est français.
C'est pas du tout. Bahà le premier exchange l'ancêtre de Binance. Binance
est maintenant plus gros que la plus grosse banque française. Plus gros
peut-être prend sans doute que l'ensemble du secteur bancaire français.
Ouais. Bah le premier il était en France. Le premier fond Bitcoin au monde
France. Le premier fond Bitcoin au monde il était en France. Le le la première clé hardware elle était en France.
Et si à l'époque on avait regardé ça non pas à l'ô du bien et du mal en se posant la question est-ce qu'il est bien cet échange est-ce qu'il relève du diable ouou du bon dieu maintenant il relève de rien du tout il fonctionne ou
il fonctionne pas et s'il fonctionne faisonsen un outil de progrè un outil d'avantage pas d'hégémonie d'avantage hein si l'avantage est hégémonique bah tant
mieux pour celui qui a l'avantage he c'est pas une dictature cette vo non quand je dis hégémonie C'est la capacité qu'on a à concorrer un état,
une entreprise, un domaine ou un secteur à aller conquérir le grand public, les marchés, les autres par le fait mais ce qui est bizarre, c'est qu'on va jamais dire que LVMH est hégémonique.
Non, c'est vrai.
Bah alors que bon Oui, alors ils dominent méchamment leur marchément pour la technologie. C'est
vrai.
Ben voilà. Donc il y a quand même un peu un mais mais en même temps le paradoxe c'est que les boîtes technologiques sont beaucoup plus fragiles entre guillemets que les que la LVMH par exemple plus plus importante peut-être aussi
hein plus importante mais mais plus fragile dans le sens où Google chat GPT va très vite bah alors search il est menacé alors qu'on pensait que c'était peut-être le truc qui bougerait jamais de l'autre côté il va se passer du temps
avant qu'il y ait vraiment des menaces sur les les marques de luxe de LVMH bref c'est c'est pas le sujet du jour et et pour terminer un peu cette question de de de LIA et tout. Est-ce que ça peut
changer même la manière dont les gens gèrent leur portefeuille ? On parle
beaucoup de du changement de de de dans la finance avec la concentration des cette plus grosse capitalisation américaine sur la question des ETF. Mais
est-ce qu'on peut aussi se poser cette question sur l'IA en disant bah peut-être qu'il y aura des algo trading 10 fois meilleur que tout le monde ? Ce
qui est clair, c'est que la grande question qui se pose dans mon métier, dans le métier de de la gestion d'actifs, c'est que effectivement, on sait on peut conjecturer de manière
assez assez probable que l'environnement va monstrueusement changer, hein, que l'économie de 2036 ressemblera autant l'économie de 2026
que rue qu'une rue de Paris avant l'automobile ressemble à une rue de Paris après l'automobile. Ça va
complètement changer. Donc la question qui qui se pose, c'est qu'est-ce que je veux posséder pour stocker de la valeur ? Hein ? C'est
ça la la vraie question. Est-ce que 100% d'accord des emprunts d'état ?
Hein ? Quand on sait c'est quoi un emprint d'état ? C'est quand même
emprint d'état ? C'est quand même quelque chose de magique un emprunt d'état hein. J'ai j'ai un neveu à qui je
d'état hein. J'ai j'ai un neveu à qui je voulais expliquer un peu l'idée.
Euh c'est aujourd'hui tu me l'état qu'est-ce qu'il te dit ? Il te dit "Donne-moi 1000 € aujourd'hui, je te rendrai 1000 € dans 20 ans."
C'est aussi puissant que de dire "Donne-moi une banane aujourd'hui, je te rendrai la peau de banane dans 10 ans."
C'est quand même un trade génial pour l'État.
C'est quand même génial, hein. "
Donne-moi la banane, je te rends la peau de banane." Tu es d'accord ? Bah, moi je
de banane." Tu es d'accord ? Bah, moi je suis d'accord pour que tu me la prêtes la banane dans ces conditions là.
D'accord. C'est un peu ça. Donc si tu veux stocker de la valeur sur le long terme, la pire des choses que tu puisses faire, c'est très exactement celle-là.
OK ? Donc et pour un gérant d'actif, stocker de la valeur, c'est quand même ce qu'on nous demande, même essayer de la multiplier. OK. Et là, c'est une
la multiplier. OK. Et là, c'est une vraie question. Qu'est-ce que j'ai envie
vraie question. Qu'est-ce que j'ai envie de posséder ? Hein ? On regarde un peu
de posséder ? Hein ? On regarde un peu les boîtes les plus brillantes du monde, c'était les boîtes de logiciel.
Ouais.
Regarde Sales Force, regarde les sap, regarde toutes ces boîtes là d'assaut. Voilà. Et et là, elle vient
d'assaut. Voilà. Et et là, elle vient secouer cette hégémonie dont tu parlais hein. Et c'est les premiers seront les
hein. Et c'est les premiers seront les derniers presque. Donc
derniers presque. Donc et c'est pour ça que je dis que c'est hyper intéressant ce qui est en train de se passer.
C'est hyper intéressant. tu es obligé de mais tu vas prendre des sacrés risques hein parce que effectivement les les choses sont pas déterminées. tout ce que tu sais, ça va être très différent. Et
effectivement se pose la question de quel est le bien rare qui va rester rare dans un monde où toutes les règles sont
chamboulées, hein, où euh la la chose la plus solide, c'est quand même l'action, les entreprises, et ben les règles vont être les les répartitions vont vont être les
distributions vont être refaites et cetera.
Et euh effectivement, il y a il y a certains biens qui sont moins fragiles que d'autres.
Je pour terminer euh j'ai deux enfin trois petits formats euh que je voulais faire de manière assez rapide, donc voilà, qu'on distribuera sur les réseaux sociaux plus courts, mais aussi en fin
de cette interview. Quel est le marché ou l'actif le plus surestimé selon toi actuellement ?
L'emprunt d'état.
L'emprunt d'état. Quel est le marché le plus sous-estimé actuellement selon toi ?
Bah le Bitcoin.
Le Bitcoin. Et la dernière question, si tout ce que tu avais jamais dit, écrit, partagé était supprimé de A à Z et qui t' resté que 60 secondes, 90 secondes
pour faire pour que les gens retiennent de toi une grande idée ou un grand domaine, ça serait quoi ? Think out of the box, hein. Tu sais euh
la boîte que que j'ai fondé s'appelle Tobam. Ça veut dire think out of the box
Tobam. Ça veut dire think out of the box asset management. Quand je suis
asset management. Quand je suis provocateur et qu'on pose la question, ça m'arrive souvent d'être provocateur quand je suis dans un degré de provocation très élevé et qu'on me dit "Mais pourquoi tu as appelé ta boîte comme ça ?" Je dis souvent "Think out of
comme ça ?" Je dis souvent "Think out of the box, ça veut dire penser en dehors de la boîte, penser en dehors des chemins battus". Je dis souvent ben un
chemins battus". Je dis souvent ben un jour ou l'autre, je finirai dans un dans la boîte hein. Mais en attendant, je veux être en dehors de la boîte, hein.
Je suis pas pressé d'y aller dans cette boîte-là, hein. Euh
boîte-là, hein. Euh je pense que si il faut vraiment quand on veut résoudre des problèmes, essayer de se débarrasser des contraintes, hein. Je donne souvent ce petit cette
hein. Je donne souvent ce petit cette petite illustration. Tu prends un
petite illustration. Tu prends un postite, tu dessines un point A avec une croix et exactement à 10 cm du point A, tu mets un point B
et tu dis à ton interlocuteur, tu lui tends une règle, un crayon et tu lis trace-moi un segment qui commence en A, qui se termine en B et qui a une
longueur de 1 cm.
Mais en fait, c'est un exercice qui est extrêmement simple à résoudre. Il suffit de ne pas se créer des contraintes que je ne t'ai pas donné. Il suffit que tu plies le
pas donné. Il suffit que tu plies le papier et évidemment tu vas mettre le point A à 1 cm du point B et ton problème il est résolu. Mais très
souvent c'est ça qui fait qu'on trouve pas la solution à un problème.
J'adore.
C'est qu'on a pas été out of the box qu'on s'est pas créé les 10 mon tu sais en math pendant des années on comptait 0 1 2 3 4
5 c'était ça les maths. Et on ne savait pas résoudre l'équation x + 1 = 0.
Si l'équation x + 1 = 0 n'avait pas de solution. Puis un jour, on s'est dit bah
solution. Puis un jour, on s'est dit bah on va inventer les chiffres négatifs, les nombres négatifs. On inventait x é= -1. Ah folie.
-1. Ah folie.
Après, on s'est rendu compte que l'équation 2x = 1, on savait pas la résoudre.
On a créé les moins que 1 les décimales, quoi.
On a créé les décimales, les fractions.
On est on a découvert que x2 = 2, on savait pas le résoudre. On a on a fabriqué les nombres irrationnels.
Ensuite x2 = -1, on savait pas la résoudre. Ben, on a inventé les nombres
résoudre. Ben, on a inventé les nombres imaginaires i. Et en fait, à chaque
imaginaires i. Et en fait, à chaque fois, on s'est dit ben non, c'est possible, il suffit de le décider. Et
très souvent, c'est ça think out of the box, c'est refuser de faire ce qu'on a toujours fait et se poser la question de la simplification du problème, hein. mon
grand guide, moi gars qui s'appelle Guillaume de Cam, hein, c'est un un moine franciscain du du 12e siècle qui a
inventé vraiment le qui est le père de la science moderne, hein, qui a inventé le principe de parsimonie et qui a dit les
problèmes, il faut les simplifier et on va résoudre les problèmes simples.
C'est beaucoup plus intéressant de comprendre l'essence du problème que de tout que de regarde de la France mais des tas de problèmes en France. Adressons un
problème simple, le problème de la retraite.
Non mais je je je comprends tout à fait et euh et ça c'est ça raisonne avec une phrase que j'avais entendu d'un de mes amis entrepreneurs qui m'a beaucoup inspiré et qui m'avait dit essae pas de
créer une solution 10 % meilleure, essaie de résoudre le problème 10 % mieux.
Et ça m'avait fait effectivement faire ressortir de on s'en fout de ce qu'on fait les autres. C'est quoi la manière dont on résout ce problème ? Pas comment
historiquement la résolution. Le bon le bon ingénieur, le bon mathématicien, c'est pas celui qui trouvait la solution, c'est celui qui exprime bien le problème.
Un problème bien exprimé, trouver la solution, c'est pas difficile.
Mais il faut vraiment se débarrasser de tous les artifices qu'il y a autour du problème pour pour arriver à nommer l'essence du problème lui-même. Une fois
tu as dit le problème c'est la conservation de la valeur, c'est ça que je veux essayer de trouver. Bah, tu vas mettre en place une une solution technologique. C'est pas difficile.
technologique. C'est pas difficile.
If Fati, merci beaucoup. Tu
nous senti une vraie masterclass pour les financiers. Et je voulais aussi
les financiers. Et je voulais aussi insister sur un point, c'est que ça fait très plaisir d'avoir des gens qui ont ton niveau de connaissance de ce domaine, qui prennent aussi beaucoup la parole dans les médias. Donc, je peux que t'encourager à continuer de le faire.
Merci beaucoup. J'espère que cette interview t'a plu. C'était un vrai plaisir de pouvoir recevoir Yv Schati et avoir son analyse sur tout ce qui se passe actuellement dans le monde économique et financier. Comme je te l'ai déjà dit, on est en train de lancer
cette chaîne les financiers. Le plus
précieux pour nous, c'est d'avoir ton soutien. Alors, je compte sur toi pour
soutien. Alors, je compte sur toi pour t'abonner et partager la chaîne au maximum de tes proches qui apprécient ces sujets. On se retrouve dès mémission
ces sujets. On se retrouve dès mémission d'actu.
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