Le Catholicisme a créé le Libéralisme Économique (pas le Socialisme)
By Romain Croisade
Summary
Topics Covered
- Le monde est-il bien fait ?
- Les premiers économistes libéraux étaient des prêtres catholicaux
- Lock a traduit les commandements en langage politique
- Les vertus chrétiennnes devenues folles
- Le royaliste est dans le camp libéral
Full Transcript
Les premiers économistes libéraux étaient des prêtres catholiques. Oui,
vous avez bien entendu, pas des banquiers londoniens, pas des philosophes Athés, pas des industriels du 19e siècle, mais bel et bien des prêtres, des moines, des jésuites espagnols du 16e siècle qui entre de
messes ont découvert les lois de l'offre et de la demande. Mais ça, personne nous le dit. À l'école, on nous a dit que le
le dit. À l'école, on nous a dit que le libéralisme c'est la droite économique froide et calculatrice, que le christianisme c'est la charité, le partage, la solidarité. Donc forcément,
ça doit pencher à gauche. On nous a même dit que les royalistes ou les cateaux traditionnels, ce sont des gens antimodernes et repliés sur le passé.
Tout ça, c'est faux et c'est même l'inverse. Alors aujourd'hui, on va
l'inverse. Alors aujourd'hui, on va démontrer une thèse simple et contreintuitive même pour les catholiques et les royalistes. Le
libéralisme classique est un produit direct du christianisme et les catholiques, y compris les royalistes, sont dans le camp libéral, pas dans le camp interventionniste. On va montrer
camp interventionniste. On va montrer que la confusion entre christianisme et socialisme, c'est l'un des plus grands malentendus intellectuels de notre époque. Et je vais aussi démontrer que
époque. Et je vais aussi démontrer que ce que beaucoup de royalistes appellent la troisème voie, le corporatisme, les corps intermédiaires, la solidarité de métier, ce n'est pas une alternative au libéralisme économique. C'est ce qui
libéralisme économique. C'est ce qui arrive naturellement quand on combine liberté économique et culture catholique vivante. On va même aller un peu plus
vivante. On va même aller un peu plus loin car en rejetant le libéralisme économique, les catholiques se privent du seul outil capable de faire advenir la vision chrétienne. Pour expliquer
tout ça, on va remonter jusqu'à 10 commandements. parler de la Bible,
commandements. parler de la Bible, parler de Jésus, parler de l'Empire romain, parler de moine espagnol, de la révolution française, de la monarchie, des encycliques papales. On va parler des lumières françaises, des lumière anglo-saxonne, des protestants, de
Bastia, de Marx, de Kanes, de Togville et de plein d'autres penseurs. Et je
vais tout réexpliquer. On va parler de philosophie, de théologie et d'économie.
Vous allez voir, ces trois sujets sont très reliés et à la fin, vous aurez la vision sur un système politique éprouvé par le temps et par l'histoire qui nous a à tous été caché consciemment par la République socialiste. Je vais vous
République socialiste. Je vais vous présenter, expliquer et même démontrer un système dont personne ne parle. Un
système que j'ai mis des années à trouver. Le système le plus cohérent de
trouver. Le système le plus cohérent de bout en bout, le système catholique libéral. Cette vidéo, c'est le plus gros
libéral. Cette vidéo, c'est le plus gros projet intellectuel que j'ai jamais fait. Ça mériterait peut-être même un
fait. Ça mériterait peut-être même un livre. Donc je compte sur vous pour
livre. Donc je compte sur vous pour votre attention, le soutien et surtout le partage de cette vidéo. Sur ce, c'est parti et on va commencer par définir le problème. Bienvenue dans HDF, le podcast
problème. Bienvenue dans HDF, le podcast où on parle d'histoire de France et de tout ce qui est utile pour la continuer.
Si vous en avez marre de vous faire retourner le cerveau par des communistes et des révolutionnaires, vous êtes au bon endroit. Pour soutenir mon travail,
bon endroit. Pour soutenir mon travail, ça se passe sur Patréon ou simplement en partageant cet épisode. Merci à tous pour votre soutien. C'est parti. Le
problème et le clivage fondamental, le constat. Commençons par le constat,
le constat. Commençons par le constat, par ce qu'on voit autour de nous. En
France, quand tu dis "Je suis catholique", les gens entendent quoi ?
Au mieux, ils entendent un mec un peu conservateur sur les questions de société. Au pire, un réac. Mais sur
société. Au pire, un réac. Mais sur
l'économie, le réflexe, c'est de penser que les câa sont pour la solidarité, pour l'aide au plus faible, pour les services publics. Bref, que ça penche
services publics. Bref, que ça penche naturellement vers la gauche économique, vers l'état providence, vers la redistribution. Et quand tu dis "Je suis
redistribution. Et quand tu dis "Je suis royaliste, en plus là c'est le combo."
Les gens imaginent un mec nostalgique de l'ancien régime, anticapitaliste par tradition, qui rêve de corporation médiévale et de charité paroissiale, mais surtout pas un libéral. Le
libéralisme pour beaucoup, les royalistes eux-mêmes d'ailleurs, c'est l'ennemi. C'est le marché qui détruit
l'ennemi. C'est le marché qui détruit les traditions, l'argent roi, l'individualisme sans racine. C'est un
projet protestant, maçonnique, anglo-saxon, bref anticatholique par nature. Et de l'autre côté, chez les
nature. Et de l'autre côté, chez les libéraux, on entend quoi ? Que la
religion, c'est un frein au progrès, que la liberté économique, c'est un truc de laïque éclairé, d'Anglo-Saxon protestant, d'utilitaristes pragmatiques et que ça n'a rien à voir avec l'écurée.
Sauf que les deux camps se trompent. Ils
se trompent pour la même raison. Ils ont
accepté une grille de lecture qui n'est pas la bonne. Je vous le promets, à la fin de cette vidéo, vous allez comprendre l'arnaque intellectuelle dans laquelle on est tous tombés, que ce soit la droite classique, l'extrême droite, les catholiques modernes, les catholiques traditionnels, les libéraux,
les libertariens et même les royalistes.
Pour poser le problème, commençons par voir les résultats concrets de la gripe de lecture dans laquelle on est tombé.
Regardons la France aujourd'hui. Presque
60 % du PIB en dépenses publiques, un record de la zone euro, une dette de plus de 3300 milliards d'euros, donc plus de 110 % du PIB. Est-ce que pour autant les services publics s'améliorent ? Les hôpitaux sont en crise, l'école
? Les hôpitaux sont en crise, l'école décline, la sécurité est défaillante, on dépense plus que tout le monde et le résultat est de pire en pire. Le code du travail français est l'un des plus long du monde. On a des milliers de normes,
du monde. On a des milliers de normes, des dizaines de milliers de règlements.
Et qui décident de tout ça ? Des
technocrates qui pour la plupart n'ont jamais créé une entreprise de leur vie.
On nous dit que c'est le modèle social français. En réalité, c'est le résultat
français. En réalité, c'est le résultat logique d'une philosophie politique. Une
philosophie qui dit que le monde est mal fait et que l'État doit corriger. On
voit les emplois sauvés par les subvention. On ne voit pas les
subvention. On ne voit pas les entreprises qui n'ont jamais existé à cause des normes. Les innovations tuées par la réglementation, les talents qui s'exilent. Et ça, Frédéric Basti, un
s'exilent. Et ça, Frédéric Basti, un économiste français du 19e siècle dont on va beaucoup parler et dont je vous avais déjà parlé dans une vidéo précédente, a écrit un livre sur ce concept, ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. C'est sûrement un de ces
voit pas. C'est sûrement un de ces concepts les plus puissants parce que l'homme politique aujourd'hui se félicite de l'emploi qu'il a sauvé avec une subvention. ce qu'on voit, mais
une subvention. ce qu'on voit, mais personne ne compte les trois emplois qui n'ont jamais été créés parce que l'argent de cette subvention a été pris dans la poche d'un entrepreneur. Ce
qu'on ne voit pas, toute la politique française fonctionne sur ce qu'on voit et on ignore systématiquement tout ce qu'on ne voit pas. Et il y a un truc encore plus profond que ces chiffres, c'est ce que j'appelle le grand renversement. On a inversé exactement ce
renversement. On a inversé exactement ce qu'il fallait faire. Regardez, c'est
hyper simple à comprendre. On a libéré la société sur le plan culturel et moral. Tout se vaut. Les traditions
moral. Tout se vaut. Les traditions
s'est dépassé. La religion, c'est de l'obscurantisme. La famille c'est une
l'obscurantisme. La famille c'est une option parmi tant d'autres. L'identité,
c'est une construction qu'on peut déconstruire à volonté. On est dans du relativisme total et en même temps, on a étatisé, socialisé, bureaucratisé sur le plan économique. L'État est partout. Il
plan économique. L'État est partout. Il
te dit combien tu peux gagner, combien tu dois donner, qui tu peux embaucher, comment tu dois travailler. Tu
travailles presque la moitié de l'année pour lui. Tu as le droit de tout
pour lui. Tu as le droit de tout critiquer, de tout remettre en question, de tout déconstruire, sauf ton argent.
C'est l'inverse de ce que la logique voudrait. On a fait la liberté des
voudrait. On a fait la liberté des meurtres mais plus d'état dans l'économie au lieu de identité forte et plus de liberté économique. Et cette
inversion, elle a un nom, c'est la modernité post-lumière française. C'est
exactement ce qu'on va décortiquer. Et
au passage, ça s'adresse directement au royalistes qui regardent la vidéo.
Pendant qu'on théorise la troisème voix dans des cercles de réflexion, pendant qu'on rejette le libéralisme et le socialisme à part égal, en se croyant au-dessus des deux, c'est le socialisme qui gagne et ça chaque jour. Ce chiffre
ne baisse jamais. Il monte. La posture
ni l'un ni l'autre est confortable, mais elle est stérile et c'est le léviatant étatique qui en profite. [musique]
La question fondamentale.
Commençons par une question fondamentale avec tout ce qu'on vient de décrire, le poids de l'État, le renversement des valeurs, l'inversion de la liberté morale et de la contrainte économique, une question découle. Une question qui a l'air bête mais qui en réalité est la question la plus importante de toute la
philosophie politique. Le monde est-il
philosophie politique. Le monde est-il bien fait ou mal fait ? Attendez, je
reformule pour être sûr que vous ayez bien compris. Est-ce que l'ordre
bien compris. Est-ce que l'ordre naturel, la manière dont les choses fonctionnent quand on les laisse tranquilles, produit globalement quelque chose de correct ou est-ce qu'il produit du chaos, de l'injustice, du désordre qu'il faut corriger de l'extérieur ?
Votre réponse à cette question détermine tout le reste, absolument tout. Et c'est
pas juste mon intuition. Thomas Soel, un écrivain américain de Stanford, un des esprits les plus lucides du 20e siècle, a consacré un livre entier à cette idée.
Ça s'appelle A Conflict of Visions. Ça a
été publié en 1987. C'est probablement
le livre le plus important jamais écrit pour comprendre pourquoi les gens de bonne foi sont en désaccord sur tout.
Soel identifie deux visions fondamentales qui structurent l'ensemble des débats politiques depuis des siècles. Je vais vous décrire maintenant
siècles. Je vais vous décrire maintenant la première vision, puis après je vous décrirai la deuxième vision. Essayez de
bien retenir ça comme ça ça va vous aider à comprendre toute la suite parce queon va repartir très loin dans le passé et vous allez voir cette question c'est comme le ferment ça change tout.
La première vision c'est ce qu'il appelle la vision contrainte. La nature
humaine est fixe. L'homme est imparfait et il le restera. On ne le change pas, on le canalise. Le rôle des institutions, la famille, les traditions, le marché, le droit, c'est de transformer l'égoïsme naturel en résultat bénéfiques pour tous, sans
exiger que les gens deviennent des anges. C'est la vision d'Abdam Spis, de
anges. C'est la vision d'Abdam Spis, de Burk, de Hayek. Et c'est, je vais le démontrer, la vision chrétienne. L'homme
est pêcheur mais la providence a ordonné le monde de telle sorte que dans un cadre de règle juste, la liberté produit du bien. La deuxième vision, c'est ce
du bien. La deuxième vision, c'est ce qu'il appelle la vision non contrainte.
La nature humaine est malléable. Le mal
ne vient pas de l'homme, il vient des mauvaises institutions. Changer les
mauvaises institutions. Changer les structures, éduquer les gens et le mal disparaîtra. Des esprits suffisamment
disparaîtra. Des esprits suffisamment éclairés peuvent redesigner la société pour la rendre juste. C'est la vision de Rousseau, de Condorsé, de Godwin et plus tard même de Marx et de Kanes. Donc vous
voyez, c'est exactement le clivage dont je parle et Soel montre quelque chose de fascinant. Ce n'est pas un désaccord sur
fascinant. Ce n'est pas un désaccord sur les solutions, c'est un désaccord sur la nature humaine elle-même. Les deux camps ne se disputent même pas sur les moyens.
Ils ne vivent juste pas dans le même monde. Maintenant, je vais reformuler ça
monde. Maintenant, je vais reformuler ça dans nos termes. On a toujours deux visions, mais on va les décrire différemment. La première vision, le
différemment. La première vision, le monde est bien fait. Il existe un ordre naturel. Si on respecte des principes
naturel. Si on respecte des principes simples, ne pas voler, ne pas tuer, respecter la propriété, tenir sa parole, alors la liberté humaine produit spontanément quelque chose d'à peu près harmonieux. Pas parfait. Attention, il
harmonieux. Pas parfait. Attention, il
reste des problèmes, des souffrances, des injustices, mais ce qui reste à améliorer, on l'améliore par la charité, c'est-à-dire librement, volontairement, pas par la contrainte. C'est un
raisonnement de type si alors si la liberté plus des règles morales simples alors la prospérité et l'ordre social adviendront. Et cette vision a des
adviendront. Et cette vision a des racines directement chrétiennes. La
dignité de l'homme créée à l'image de Dieu, la loi naturelle inscrite dans la création, l'ordre voulu par la providence. Et en plus de ça, elle a
providence. Et en plus de ça, elle a même un fondement anthropologique lucide. L'homme est faillible, le péché
lucide. L'homme est faillible, le péché originel, mais Dieu a conçu le monde de telle sorte à ce que cette faillabilité encadrée par des règles justes produit quand même du bien. Bastien a reformulé ça de façon limpide. Tous les intérêts
légitimes sont harmoniques. L'échange
libre profite aux deux parties, sinon il n'aurait pas lieu. Si tu achètes un café, c'est que le café vaut plus pour toi que l'argent que tu donnes. Et en
même temps, l'argent que tu donnes vaut plus pour le vendeur que le café qu'il te vend. Les deux gagnent. Multiplie ça
te vend. Les deux gagnent. Multiplie ça
par des millions d'échanges et tu obtiens un ordre spontané. Pas le chaos.
Ça c'est le camp du libéralisme classique, la vision contrainte de Soel.
Le camp de l'humilité. L'humilité de
reconnaître que le monde fonctionne, qu'on a pas besoin de le reconstruire, que l'homme est ce qu'il est. La
deuxième vision, c'est le monde qui est malfait. Le monde tel qu'il est produit
malfait. Le monde tel qu'il est produit de l'injustice, de l'inégalité, du désordre. La liberté laissée à
désordre. La liberté laissée à elle-même, c'est le chaos. C'est la loi du plus fort, c'est l'exploitation. Les
intérêts humains sont antagoniques. Le
gain de l'un et la perte de l'autre. Il
faut donc une autorité, l'État, le parti, le planificateur pour corriger, redistribuer, réorganiser. Cette vision
redistribuer, réorganiser. Cette vision reprend des valeurs chrétiennes mais elle les transforme. L'égalité devant
Dieu qui est une égalité de dignité spirituelle, donc une liberté devient l'égalité de fait, l'égalité matérielle.
Et si les hommes ne sont pas égaux de fait, alors c'est que le système est injuste et il faut le changer. Le péché
originel, l'idée que le mal vient du cœur de chaque homme est remplacé par des structure social comme source du mal. Ce n'est plus l'homme qui est
mal. Ce n'est plus l'homme qui est pêcheur, c'est la société qui est mal organisée. C'est exactement la vision
organisée. C'est exactement la vision non contrainte de Soel. La nature
humaine n'est pas le problème, les institutions le sont. Ça, c'est le camp du socialisme, le camp de l'arrogance.
L'arrogance de croire qu'un petit groupe d'experts, c'est mieux que des millions d'individus, ce qui est bon pour eux. Et
Soë lui-même a une phrase qui résume très bien ce piège : "La première leçon de l'économie est la rareté. Il n'y a jamais assez de tout pour satisfaire tous ceux qui le veulent. La première
leçon de la politique est d'ignorer la première leçon de l'économie.
Le cycle universel, on a vu ces deux visions. Maintenant, on va voir qu'en
visions. Maintenant, on va voir qu'en fait ces deux visions font partie du même cycle universel. C'est le cycle du pouvoir qui franchit la limite. Cette
tension entre ces deux camps, c'est pas juste un débat théorique, c'est une loi historique, un cycle qui frappe tous les régime sans exception, les monarchies, républiques, empires, y compris les plus catholiques, y compris les plus légitimes. Le cycle fonctionne toujours
légitimes. Le cycle fonctionne toujours de la même manière. Le pouvoir franchit la limite des droits naturels. Il
commence à intervenir pour de bonnes raisons toujours. L'intervention mène
raisons toujours. L'intervention mène aux réglementations et aux taxes. Les
taxes mènent à la spoliation. La
spolliation détruit la propriété et l'initiative. Et la spirale continue
l'initiative. Et la spirale continue jusqu'à l'effondrement. Pour Rome par
jusqu'à l'effondrement. Pour Rome par exemple, Ludwig von Misses, un des plus grands économistes du 20e siècle, montre dans Human Action comment l'Empire romain s'est vidé.
Le contrôle des prix a commencé sous Dioclétien et le résultat a été des pignuries. La fiscalité confiscatoire a
pignuries. La fiscalité confiscatoire a donné pour résultat les paysans qui abandonnent leur terre. Le débement
monétaire a donné pour résultat l'inflation et la ruine des épargnants.
Rome ne tomba pas sous les coups des barbares. Rome tomba parce que
barbares. Rome tomba parce que l'interventionnisme impérial a détruit le tissu économique et social qui faisait sa force. Les barbares n'ont eu qu'à pousser la porte qui était déjà ouverte. L'Espagne du siècle d'or, la
ouverte. L'Espagne du siècle d'or, la plus grande puissance catholique du monde, a eu le même cycle. L'ors des
Amériques financent des guerres au lieu d'irriguer l'économie. Les monopoles
d'irriguer l'économie. Les monopoles royaux étouffent le commerce, la fiscalité écrase les producteurs et l'Espagne passe du sommet du monde à la décadence en quelques générations. On
verra plus tard que c'est un jésuite espagnol, ran de Mariana, qui dénonce que le roi Philippe II est en train de voler ses propres sujets. La France des Bourbons, on y reviendra en détail, mais c'est le même mécanisme. Monopole,
corporation capturée par le roi, fiscalité arbitraire. Ce n'est pas le
fiscalité arbitraire. Ce n'est pas le libéralisme naturel qui a tué la monarchie, c'est l'interventionnisme royal qui a créé les conditions de la révolution. Attention quand même, on va
révolution. Attention quand même, on va pas confondre le rhume et la peste.
Louis XIV à l'apogée de son contrôle, c'est environ 25000 personnes au service de la couronne. Aujourd'hui, l'État
français, c'est environ 5 millions de personnes, voire même plus.
L'absolutisme, c'est une dérive à l'intérieur d'un système qui reste ordonné, mais la République qui va suivre la terreur, la vendée, c'est une autre échelle. Si je critique
autre échelle. Si je critique l'absolutiste dans cette vidéo, c'est pour comprendre le cycle. C'est pas du tout pour mettre Louis XIV, un roi qui dépasse un peu les bornes sur le même plan qu'un système qui n'a carrément aucune limite. Me faites pas dire ce que
aucune limite. Me faites pas dire ce que j'ai pas dit. Louis XIV à côté de la République, c'est quand même une masterclass. Mais ici, on parle d'un
masterclass. Mais ici, on parle d'un cycle qui se reproduit et qu'il faut comprendre. Donc, je me dois d'être
comprendre. Donc, je me dois d'être critique. Ici, trois empires, trois
critique. Ici, trois empires, trois exemples, trois civilisations chrétiennes, le même cycle, le même résultat. Et pour en sortir, il faut
résultat. Et pour en sortir, il faut l'analyser. Mais alors, pourquoi ce
l'analyser. Mais alors, pourquoi ce cycle se perpétue-tile ? Pourquoi
personne ne l'arrête ? Il y a un penseur français du 16e siècle, Étienne de la Boessie, magistrat Bordele, ami de Montaigne, qui a compris le mécanisme mieux que personne. Son texte, c'est le discours de la servitude volontaire. Il
pose la question la plus dérangeante de la philosophie politique. Pourquoi les
hommes consentent-ils à leur propre servitude ? Et vous allez le voir, même
servitude ? Et vous allez le voir, même si j'ai déjà vu l'aboessie repris par des gauchistes, son discours est le même que celui de la Bible. Pourquoi les
hommes consentent-ils à leur propre servitude ? Sa réponse est d'une
servitude ? Sa réponse est d'une lucidité terrifiante. Le tyran, qu'il
lucidité terrifiante. Le tyran, qu'il soit roi, président ou comité central, ne tient pas par la force seule. Il
tient par un système de complicité en cascade. Il achète cinq complices. Ces
cascade. Il achète cinq complices. Ces
cinq complices en achètent 500. Ces 500
en achètent 5000. Chacun tire un petit profit de la spolation, un privilège, un monopole, une subvention, un poste. Et
le peuple consent parce qu'une partie suffisante de la population est devenue complice du système. Tu reconnais le mécanisme ? Exactement la France
mécanisme ? Exactement la France d'aujourd'hui. Plus de la moitié de
d'aujourd'hui. Plus de la moitié de l'activité économique dépend de l'État.
Des millions de fonctionnaires, des prestataires, des subventionnés, des bénéficiaires. Chacun avec une petite
bénéficiaires. Chacun avec une petite raison de ne pas vouloir que le système change. La servitude volontaire de la
change. La servitude volontaire de la Boessie, c'est aussi ce qu'écrivait Bastia 3 siècles plus tard, mais c'est aussi le 57 % de dépenses du PIB. C'est
pour ça que le léviatan ne rétrécit jamais parce que chaque intervention crée ses propres défenseurs. Et là, il y a un verset de la Bible qui dit tout ça en une phrase. Saint- Paul, épitre au
Galate, chapitre 5 verset 1. C'est pour
la liberté que Christ nous a affranchi.
Demeurez donc ferme et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le jou de la servitude. La liberté n'est pas un
servitude. La liberté n'est pas un concept des lumières. Ce n'est pas une invention protestante. Ce n'est pas un
invention protestante. Ce n'est pas un produit de la Révolution française.
C'est le dessin de Dieu. Le Christ
libère et Paul avertit immédiatement. Ne
retombez pas sous le jou. La défense de la liberté est un impératif chrétien. Et
le danger, la Boie et Saint- Paul le disent chacun à leur manière, c'est que les hommes choissent la servitude par facilité, qu'ils préfèrent la sécurité du pouvoir à la liberté exigeante que Dieu leur offre. Ce cycle, retenez-le
bien parce qu'on va le retrouver à chaque étape de cette vidéo. À chaque
fois qu'un pouvoir franchit la limite, la spirale s'enclenche que ce soit un empereur romain, un roi catholique, un conventionnel jacobin ou un technocrate de Bery.
Le piège. Maintenant, attention car il est un piège. C'est subtil. Il faut
choisir ce qu'on accepte. Si tu acceptes le postulat numéro 2 que le marché libre c'est le chaos et qu'il faut corriger, tu as concédé l'essentiel aux communistes. Tu ne discutes que sur les
communistes. Tu ne discutes que sur les modalités, qui corrige, comment, combien, mais le principe tu l'as accepté. Tu es déjà dans leur camp. Tu
accepté. Tu es déjà dans leur camp. Tu
négocies juste les conditions. Et ça,
attention, ça va aussi pour les royalistes qui disent "Le marché libre, c'est le désordre. Il faut que le roi organise l'économie. Si tu acceptes ce
organise l'économie. Si tu acceptes ce postulat, tu es dans le camp 2." Que ce soit le roi, la convention ou le parti qui corrige, c'est la même logique.
Quelqu'un d'en haut, c'est mieux que des millions en bas. La position forte face au communisme socialisme, la vraie position forte, c'est de contester le postulat lui-même. Le monde est déjà
postulat lui-même. Le monde est déjà ordonné. La liberté encadré par des
ordonné. La liberté encadré par des principes moraux simples produit de l'harmonie. Et ce qu'il reste à
l'harmonie. Et ce qu'il reste à améliorer, c'est la charité qui s'en charge de manière libre, volontaire, personnelle. C'est pas l'État, pas le
personnelle. C'est pas l'État, pas le roi planificateur. Si elle n'est pas
roi planificateur. Si elle n'est pas volontaire, alors on légitime un vol pour faire de la charité. Est-ce que tu vois où je vais en venir ? Ce clivage,
c'est pas un clivage droite gauche classique. C'est un clivage entre deux
classique. C'est un clivage entre deux visions du monde, deux visions de la nature humaine elle-même comme le montre Soel. Et les chrétiens historiquement,
Soel. Et les chrétiens historiquement, théologiquement, logiquement sont dans le camp numéro 1 dans la vision contrainte. Mais ça c'est une
contrainte. Mais ça c'est une affirmation. Maintenant, je vais vous le
affirmation. Maintenant, je vais vous le prouver et pour ça, on va remonter le temps.
Le christianisme est dans le camp 1.
Les 10 commandements, socle du libéralisme. On va faire un truc que
libéralisme. On va faire un truc que personne ne fait jamais. On va relire les 10 commandements mais avec des lunettes d'économiste. Et tu vas voir,
lunettes d'économiste. Et tu vas voir, c'est fascinant. Mais d'abord,
c'est fascinant. Mais d'abord, laissez-moi vous donner un mot sur le concept qui soutend toute cette partie, le droit naturel. Le droit naturel, c'est l'idée qu'il existe des règles fondamentales qui ne dépendent pas des lois qu'un gouvernement décide de voter.
Elles existent avant l'État, avant les constitutions, avant les parlement. Dans
la vision chrétienne, ces règles viennent de Dieu. Elles sont inscrites directement dans la nature humaine.
C'est comme si les droits naturels étaient les fondations d'une maison. Tu
peux repeindre les murs, changer les meubles, ajouter un étage, mais si tu touches aux fondations, tout s'effondre.
L'État dans cette vision, c'est le gardien des fondations, pas l'architecte qui redesigne la maison tous les 5 ans.
Et ça c'est crucial pour la suite parce qu'il y a deux types de droits complètement différent qu'on confond tout le temps. Le droit naturel, celui qu'on va voir et qu'on vient de décrire, le droit qui existe parce que Dieu l'a inscrit dans la nature humaine. Pour les
athées, on pourrait même dire que c'est des droits qui viennent de notre évolution et de la manière dont on est fait. Ça ne casse pas du tout le
fait. Ça ne casse pas du tout le raisonnement mais on expliquera après pourquoi Dieu est un bien meilleur concept. En opposition, il y a ce qu'on
concept. En opposition, il y a ce qu'on appelle le droit positif, la loi positive, qui est simplement la volonté du législateur qui décide. Si le
parlement vote une loi, c'est du droit positif, même si cette loi est absurde, même si elle est injuste. La différence,
c'est que le droit naturel est une limite que personne ne peut franchir, même le peuple, même pas le roi. Le
droit positif, lui, n'a aucune limite transcendante. Si la majorité vote
transcendante. Si la majorité vote l'abolition de la propriété, c'est légitime, entre guillemets. Et là, vous voyez le danger. Sans droit naturel, il n'a plus de frein au pouvoir et ça vaut pour tout le monde, y compris pour le roi. Un roi qui viole le droit naturel
roi. Un roi qui viole le droit naturel n'est plus un roi légitime, c'est un tyran. Saint- Thomas d'Aquin le dit
tyran. Saint- Thomas d'Aquin le dit explicitement. On y reviendra parce que
explicitement. On y reviendra parce que c'est un point que beaucoup de royalistes oublient. Au-dessus du roi,
royalistes oublient. Au-dessus du roi, il y avait l'église. Bien, maintenant
regardons les commandements. Prenons le
8e commandement. Tu ne voleras point.
Pour que ce commandement ait un sens, il faut que la propriété existe et soit légitime. Tu ne peux pas voler ce qui
légitime. Tu ne peux pas voler ce qui n'appartient à personne. Ce commandement
présuppose le droit de propriété. Il ne
l'invente pas. Il le reconnaît comme un fait naturel et le protège. La propriété
privée, c'est pas une invention du capitalisme. Elle est inscrite dans le
capitalisme. Elle est inscrite dans le Decalogue, un texte fondateur de la morale chrétienne, littéralement gravé dans la pierre, si tu veux l'image au pied de la lettre. Maintenant, prenons
le 10e commandement. Celui-là est encore plus fort. Tu ne convoiteras pas la
plus fort. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. Ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni sonne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Est-ce que tu vois ce que
ton prochain. Est-ce que tu vois ce que ça dit ? Ça ne dit pas "Ne vole pas". Ça
ça dit ? Ça ne dit pas "Ne vole pas". Ça
dit "Ne désire même pas ce qui appartient à l'autre." L'envie elle-même est condamnée, pas seulement le passage à l'acte, le sentiment. Et ça, c'est révolutionnaire. C'est la première loi
révolutionnaire. C'est la première loi morale de l'histoire qui ne se contente pas de régir les actes extérieurs. Elle
touche à l'intention du cœur. Avant ça,
les lois, le code d'amour par exemple punissent les actes : voler, tuer, tromper. Elle ne touche pas à ce que tu
tromper. Elle ne touche pas à ce que tu penses. Le décalogue va plus loin et
penses. Le décalogue va plus loin et régit la disposition intérieure. Et le
Christ radicalisera ça encore davantage dans le sermon sur la montagne. Ce n'est
plus seulement ne vole pas mais ne désire même pas de voler. Ce n'est plus seulement ne tue pas mais ne haie même pas. La morale chrétienne est une morale
pas. La morale chrétienne est une morale de l'intériorité et c'est là que née la conscience individuelle. Et maintenant
conscience individuelle. Et maintenant posons-nous la question que fait le discours égalitariste moderne ? Il
institutionnalise l'envie. Il a plus que toi, c'est injuste. Les riches sont trop riches, il faut redistribuer. Tout le
discours repose littéralement sur l'idée que l'inalité est en soi un scandale, que le fait que ton voisin est plus que toi est un problème à résoudre. Le
décalogue dit exactement l'inverse. Ce
qui est à lui est à lui. Tu n'as pas à le convoiter. Et si tu le prends par la
le convoiter. Et si tu le prends par la force, même par la force de la loi, même par l'impôt, c'est du vol. C'est une
violation du 8e commandement. Et ça
rejoint parfaitement ce que disent les prophètes bibliques parce qu'il y a un malentendu énorme sur ce point. On te
dit souvent Jésus critiquait les riches, les prophètes dénonçaient les inégalités, donc le christianisme est de gauche. Sauf que si tu lis le texte,
gauche. Sauf que si tu lis le texte, vraiment si tu le lis, ce n'est pas du tout ce qu'ils disent. Et pour tous ceux qui auraient un doute, je suis pas en train de dire des trucs protestants, on va parler de la doctrine sociale de l'Église catholique après. Prenons le
prophète Jérémie. Jérémie, c'est un prophète qui vivait autour de 600 ans avant Jésus-Christ. Il critique le roi
avant Jésus-Christ. Il critique le roi Jojaakim et voici ce qu'il dit exactement. Malheur à celui qui baptise
exactement. Malheur à celui qui baptise sa maison par l'injustice et ses chambres par l'iniquité, qui fait travailler son prochain sans le payer et ne lui donne pas son salaire. Jérémie
2213. Tu vois ce qu'il dit dans le texte ? Il ne dit pas le roi est trop riche.
? Il ne dit pas le roi est trop riche.
Il dit le roi n'a pas payé ce qu'il devait. C'est du droit de contrat. Tu as
devait. C'est du droit de contrat. Tu as
fait travailler quelqu'un, tu lui dois son salaire. Point. C'est une critique
son salaire. Point. C'est une critique d'une violation d'engagement, pas une critique de la richesse en soi. Le
prophète Amos, même chose. Il condamne
des marchands qui truquent les balances et vendent du blé frelaté. C'est donc de la fraude. Le Lévitique ordonne de payer
la fraude. Le Lévitique ordonne de payer le journalier le jour même. L'épitre de
Jacques dénonce les propriétaires qui retiennent le salaire de leurs ouvriers.
À chaque fois, c'est la même chose. Ce
qui est condamné, c'est le vol, la fraude, le non respect des engagements.
Jamais la richesse elle-même.
D'ailleurs Abraham Isaac Jacob Job David, Salomon, les grandes figures bibliques étaient tous riches, tous bénis par Dieu. Le problème n'est jamais d'avoir, c'est de mal acquérir ou de ne pas donner librement. Et ça, ça change
tout parce que si la critique biblique porte sur le vol et la fraude, pas sur l'inégalité en tant que telle, alors le christianisme ne justifie pas la redistribution forcée. Il justifie le
redistribution forcée. Il justifie le respect des droits et justifie le libéralisme.
Quand des prêtres invent l'économie libérale, ce qu'on vient de voir, c'est le principe. Maintenant, regardons ce
le principe. Maintenant, regardons ce qui se passe quand des théologiens en tirent les conséquences économiques. On
est au 16e siècle en Espagne dans l'université de Salaman, une des plus prestigieuses d'Europe. Et là dans les
prestigieuses d'Europe. Et là dans les salles de cours, des théologiens, des dominicains et des jésuites sont en train de faire quelque chose de révolutionnaire sans même s'en rendre compte. L'école de Salaman, c'est comme
compte. L'école de Salaman, c'est comme ça qu'on l'appelle aujourd'hui, c'est des noms que personne ne connaît.
Francisco de Victoria, Domingo de Soto, Louis de Molina, Ran de Mariana, Martine de Aspilgeta, des prêtres des moines, des hommes d'église. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils réfléchissent à l'économie en
font ? Ils réfléchissent à l'économie en tant que moraliste chrétien. Ils veulent
comprendre ce qui est juste dans les échanges commerciaux, dans la fixation des prix, dans la gestion de la monnaie et en cherchant cette justice, ils vont découvrir des lois économiques fondamentales. Premier exemple, le juste
fondamentales. Premier exemple, le juste prix. À l'époque, la grande question
prix. À l'époque, la grande question c'est quel est le prix juste d'un bien ?
Est-ce que le prix est fixé par le roi, par l'église, par une autorité ? Les
théologiens de Salaman répondent non. Le
juste prix, c'est le marché. C'est le
prix qui émerge naturellement dans l'échange libre entre un acheteur et un vendeur. Pourquoi ? Parce que l'ordre
vendeur. Pourquoi ? Parce que l'ordre naturel, celui créé par Dieu, produit spontanément la justice dans les échanges libres. On est en plein dans le
échanges libres. On est en plein dans le camp numéro 1. Et là, tu vois émerger un concept fondamental, l'ordre spontané.
L'idée que l'ordre dans la société n'a pas besoin d'être planifié par un cerveau central. Il émerge naturellement
cerveau central. Il émerge naturellement de millions d'interactions libres entre les individus. Chaque personne, en
les individus. Chaque personne, en poursuivant ses propres intérêts légitimes, en respectant des règles de base, ne pas voler et tenir ses engagements contribue sans le savoir à un ordre global qui fonctionne. Frenen
Enrich Ayek, un économiste autrichien du 20e siècle, prix Nobel de l'économie, a formalisé cette idée plus tard. C'est
souvent de lui ou de Bastia qu'on parle.
Bastia avec l'harmonie économique. Mais
cette idée existait déjà chez les théologiens de Salaman. Ayek comparera
ça au code de la route. Tu dois rouler à droite, t'arrêter au feu. Mais personne
ne décide de ta destination. Tu vas où tu veux. Dans une société planifiée,
tu veux. Dans une société planifiée, c'est l'inverse. Quelqu'un décide de où
c'est l'inverse. Quelqu'un décide de où tout le monde doit aller et Ayek va encore plus loin. Et là, ça devient vraiment important. Dans son livre La
vraiment important. Dans son livre La route de la servitude, écrit en 1944, il démontre que ce n'est pas qu'une question d'efficacité, c'est une question de liberté. La planification
économique mène inévitablement à la servitude politique. C'est un engrenage.
servitude politique. C'est un engrenage.
Si l'État décide de la production, il doit décider de la consommation. Si
l'État décide de la consommation, il doit décider des métiers. S'il décide
des métiers, il décide de ta vie. Tu
commences par planifier l'économie, tu finis par planifier les gens. C'est
exactement ce qui s'est passé en URSS, en Chine, à Cuba. C'est exactement ce qui se passe en France en version 12. 60
% du PIB des dépenses publiques, c'est déjà plus de la moitié de ta vie économique qui est planifiée par l'État.
Et c'est précisément parce que personne, aucun individu, aucun comité, aucun état ne peut connaître toutes les informations dispersées dans des millions de cerveaux que la planification centralisée est voué à l'échec. Les prix dans un marché libre
l'échec. Les prix dans un marché libre transmettent cette information. C'est le
meilleur système de coordination jamais inventé et personne ne l'a inventé. Il a
émergé. Pour un chrétien, c'est logique.
Si Dieu a bien fait le monde, alors la liberté humaine encadrée par la loi naturelle produit un ordre, pas un caso, un ordre. Àamanque au 16e siècle, il
un ordre. Àamanque au 16e siècle, il découvre aussi la loi de l'offre et la demande. L'idée que quand un bien est
demande. L'idée que quand un bien est rare, son prix monte et quand il est abondant, son prix baisse. Ça paraît
basique aujourd'hui, mais à l'époque c'est une révolution intellectuelle et elle vient des théologiens. Deuxième
exemple encore plus frappant, Martine De Aspikueta, un moine canoniste, observe que l'or qui a flux d'Amérique fait monter les prix en Espagne. C'est ce
qu'on appelle aujourd'hui l'inflation.
Et Aspiketa en 1556 formule pour la première fois de l'histoire la théorie quantitative de la monnaie. En gros,
plus tu imprimes de monnaie, plus les prix montent et ça vole, ça spolie tous ceux qui ont épargné. Voilà un moine catholique du 16e siècle qui fait une critique monétaire, 4 siècles avant que les économistes modernes n'en fassent un sujet majeur. Sa conclusion est limpide.
sujet majeur. Sa conclusion est limpide.
L'inflation est une forme de vol. Elle
prend aux épargnants sans leur consentement. C'est une violation du
consentement. C'est une violation du droit naturel. Du 8e commandement, tu ne
droit naturel. Du 8e commandement, tu ne voleras point et s'est déguisé en politique monétaire. Et puis il a Ran de
politique monétaire. Et puis il a Ran de Mariana jésuite qui écrit un traité entier contre la dévaluation monétaire par le roi. Son argument quand le roi dévalue la monnaie, c'est-à-dire quand il réduit la quantité d'or ou d'argent
dans les pièces pour se faire plus d'argent, il vole ses sujets. C'est du
vol, c'est une violation du droit naturel. Même si c'est le roi qui le
naturel. Même si c'est le roi qui le fait, même si c'est légal. Et tu vois ça, c'est du libéralisme monétaire écrit par un jésuite du 16e siècle, pas par un banquier protestant de Londres 19e. Et
retient bien ça, il écrit contre un roi, un prêtre catholique qui dit au roi vous volez vos sujets, vous violez le droit naturel. C'est ça la tradition
naturel. C'est ça la tradition catholique. Le pouvoir royal n'est pas
catholique. Le pouvoir royal n'est pas absolu. Il est borné par Dieu. Même le
absolu. Il est borné par Dieu. Même le
roi n'a pas le droit de voler. Et là,
franchement, c'est assez imparable comme argument historique. Les premiers
argument historique. Les premiers économistes libéraux ne sont pas des philosophes athés des lumières comme on a voulu nous le faire croire. Ce sont
des prêtres catholiques qui cherchent la justice morale dans les échanges et qui découvrent que la liberté encadrée par une morale chrétienne produit spontanément un ordre juste. Tout ça un siècle avant John Lock, de siècles avant Adam Smith, des catholiques, des
espagnols, pas des protestants, pas des francs-maçons, des moines.
De John Lock à Frédéric Bastia, la filiation chrétienne du libéralisme. On
avance dans le temps, on arrive au 17e siècle. John Locke est un philosophe
siècle. John Locke est un philosophe anglais protestant et c'est lui qui va formaliser la théorie des droits naturels, la vie, la liberté et la propriété. Ces trois droits sont
propriété. Ces trois droits sont antérieurs à l'État. L'homme les possède non pas parce qu'un gouvernement lui les accorde, mais parce qu'il a été créé par Dieu avec une dignité intrinsèque. Et
là, Lock fait un truc génial. Il traduit
les commandements en langage politique.
Tu ne tueras point, deviens le droit à la vie. Tu ne voleras point, deviens le
la vie. Tu ne voleras point, deviens le droit à la propriété. L'État n'in pas les droits, il les reconnaît et les protège. Malgré son rejet du
protège. Malgré son rejet du catholicisme, c'est une vision chrétienne classique directement héritée du droit naturel tomiste, donc de saint-homas d'Qin, le grand théologien du 13e siècle, celui qui a structuré l'essentiel de la pensée catholique. LC
a juste repris ses fondations et les a appliqué à la politique. Et attention,
c'est un point crucial parce qu'on parle beaucoup de christianisme, mais sans le substrat chrétien de la dignité humaine, les droits naturels n'ont pas vraiment de fondement. Si l'homme n'est qu'un
de fondement. Si l'homme n'est qu'un animal évolué, un accident biologique sur quoi repose un droit à la vie ? Sur
quoi repose l'idée que chaque être humain a une valeur intrinsèque qu'aucun état ne peut lui retirer. Et c'est là que Remy Brag, un philosophe français contemporain, spécialiste de la philosophie médiévale, un des esprits les plus brillants de notre époque est
implacable. Dans ses livres Le propre de
implacable. Dans ses livres Le propre de l'homme est sur la religion, il pose la question avec une netté redoutable. Sur
quoi fonder la dignité humaine si on retire Dieu ? Sur la raison. Mais
retire Dieu ? Sur la raison. Mais
certains humains n'en ont pas. Les
nourrissons, les personnes en état végétatif. La raison est un critère
végétatif. La raison est un critère fragile. Sur la sensibilité, c'est le
fragile. Sur la sensibilité, c'est le critère utilitariste. Mais alors, un
critère utilitariste. Mais alors, un champé adulte vaut autant qu'un être humain et un nouveau né vaut moins sur la simple appartenance à l'espèce humaine. C'est du spécisme, un préjugé
humaine. C'est du spécisme, un préjugé sans fondement rationnel, disent les antispécistes. Brag montre que toutes
antispécistes. Brag montre que toutes les tentatives séculaires de fonder la dignité humaine finissent par s'effondrer. Seule l'affirmation que
s'effondrer. Seule l'affirmation que l'homme est créé à l'image de Dieu donne un fondement qui ne dépend pas d'une qualité empirique que certains humains pourraient ne pas posséder. La dignité
donnée par Dieu, elle est inconditionnelle. Elle ne dépend pas de
inconditionnelle. Elle ne dépend pas de ce que tu fais, de ce que tu produis, de ton cuit ou de ton utilité sociale. Et
Brac va encore plus loin et là c'est vertigineux. Il pose la question que
vertigineux. Il pose la question que personne ne ve se poser. Sans Dieu,
pourquoi l'humanité devrait-elle-même se perpétuer ? Réfléchis 2 secondes. Si
perpétuer ? Réfléchis 2 secondes. Si
l'homme n'est qu'un accident biologique sans valeur transcendante, si sa dignité ne repose sur rien de solide, pourquoi considérer que sa continuation est un bien ? L'antinationalisme, cette
bien ? L'antinationalisme, cette philosophie qui considère que ne pas procréer est moralement supérieure, c'est pas un délire sorti de nulle part.
C'est la conséquence logique d'un humanisme qui a perdu son fondement.
Quand tu retires à l'image de Dieu, il ne reste aucun argument rationnel solide pour affirmer que l'existence humaine vaut d'être transmise. Et ça c'est glaçant mais c'est cohérent. Ça montre à quel point les racines comptent. Et on
va y revenir plus tard. Vous allez voir les valeurs sans dieu changent du tout aut. Brag a aussi travaillé sur une idée
aut. Brag a aussi travaillé sur une idée cruciale pour notre propos. Dans son
livre Europe, la voix romaine, il montre que la civilisation européenne a une caractéristique unique. Elle sait
caractéristique unique. Elle sait qu'elle n'a pas inventé ses sources.
Rome reçoit la culture grecque sans prétendre l'avoir créé. Le christianisme
reçoit la Bible hébraïque sans prétendre l'avoir inventé. C'est ce que Brag
l'avoir inventé. C'est ce que Brag appelle la voix romaine. C'est une
posture d'humilité culturelle. Savoir
qu'on n'est pas à l'origine de ce qu'on transmet, on reçoit, on enrichit, on transmet, c'est la logique de la tradition. Et la modernité fait
tradition. Et la modernité fait exactement l'inverse. Elle prétend
exactement l'inverse. Elle prétend s'autofonder. Tout réinventer à partir
s'autofonder. Tout réinventer à partir de zéro en un de la République, c'est la nouvelle genèse sans Dieu. Comme si rien d'avant ne comptait. Et là, Brac pose une question redoutable qu'on va garder en tête toute la vidéo. Retiens-la parce
que ça reviendra à la fin. Peut-on
indéfiniment vivre sur un capital qu'on refuse de reconnaître et dont on a détruit la source ? L'église a toujours su prendre le vrai là où il se trouve.
Chez les Grecs païens, chez les Romains, chez les Juifs, la vérité n'a pas de passeport et on y reviendra. Les droits
de l'homme laïcisé flottent dans le vide. Ils n'ont de sens que si tu
vide. Ils n'ont de sens que si tu acceptes que l'homme a été créé avec une dignité particulière, c'est-à-dire si tu acceptes le postulat chrétien. Et cette
distinction se traduit concrètement dans les textes fondateurs. Regarde la
déclaration d'indépendance américaine de 1776 rédigée par des héritiers de loc nourris de christianisme. Voilà ce
qu'elle dit. Nous tenons ces vérités pour évidentes que tout homme sont créés égaux qui sont dotés par le créateur de certains droits inaliennables.
Déclaration d'indépendance 1776. Le
créateur est explicitement nommé. Les
droits sont inalénables. C'est-à-dire
que personne, même pas le peuple, même pas l'État, ne peut les retirer. Pas
parce qu'ils viennent de l'État, mais parce qu'ils viennent de Dieu. La
Constitution américaine, elle fait quoi ? Elle ne donne pas des droits au
? Elle ne donne pas des droits au peuple. Elle enchaîne l'État. Elle
peuple. Elle enchaîne l'État. Elle
limite le pouvoir. C'est la vision chrétienne de loc mise en application politique. Et vous allez voir, c'est
politique. Et vous allez voir, c'est super intéressant parce que cette vision de loc chrétienne qui a été mise dans la Constitution américaine directement et dans beaucoup d'autres pays, c'est littéralement l'inverse de ce qu'a fait la déclaration française. Mais avant ça, faut que je vous explique un autre point
essentiel. C'est le plus fondamental de
essentiel. C'est le plus fondamental de tous. L'individu libre est une invention
tous. L'individu libre est une invention chrétienne. Ça va peut-être te
chrétienne. Ça va peut-être te surprendre, mais l'idée qu'un individu a des droits, une conscience propre, une dignité personnelle, ça n'a rien d'universel. C'est une spécialité de
d'universel. C'est une spécialité de l'Occident chrétien. Le christianisme
l'Occident chrétien. Le christianisme introduit quelque chose de radicalement nouveau dans l'histoire humaine. Une
relation personnelle entre l'individu et Dieu. Tu n'es pas sauvé parce que tu
Dieu. Tu n'es pas sauvé parce que tu appartiens au bon peuple, à la bonne caste, à la bonne tribu. Tu es sauvé ou damé en tant que personne par tes actes, par ta foi et ta conscience individuelle. Ça paraît évident
individuelle. Ça paraît évident aujourd'hui, mais regarde les autres civilisations. Au Japon traditionnel,
civilisations. Au Japon traditionnel, l'individu existe par et pour le groupe : la famille, le clan, le seigneur, l'empereur. En Chine impériale,
l'empereur. En Chine impériale, l'individu est un élément de l'ordre cosmique soumis à la hiérarchie. Dans le
monde arabe classique, l'individu est d'abord membre de Laah, la communauté des croyants. Dans les sociétés
des croyants. Dans les sociétés tribales, l'individu est le clan. Pas de
distinction partout. Ce qui compte d'abord, c'est le collectif et en Occident chrétien, c'est l'inverse, c'est l'individu face à Dieu. Et de
cette relation personnelle n'est tout le reste. La conscience individuelle, la
reste. La conscience individuelle, la dignité propre qui ne dépend pas du statut social, la responsabilité morale, l'idée que chaque âme a une valeur infinie aux yeux de Dieu. Que tu sois roi ou mendiant, saint ou pêcheur. Et le
libéralisme politique, celui de Loc, de Bastia, de Tocville, c'est le prolongement direct de cette histoire.
Ce n'est pas un système universel tombé du ciel, c'est le fruit d'un terro particulier, le terro chrétien occidental. La liberté, c'est pas une
occidental. La liberté, c'est pas une abstraction philosophique, c'est un héritage civilisationnel. Et ça, c'est
héritage civilisationnel. Et ça, c'est la clé de tout ce qui suit. Si tu coupes la liberté de ces racines chrétiennes, elle meurt. Et on va voir exactement
elle meurt. Et on va voir exactement comment. Passons maintenant au 18e
comment. Passons maintenant au 18e siècle. Adam Smith invente la fameuse
siècle. Adam Smith invente la fameuse main invisible du marché. On te la présente toujours comme un mécanisme até, purement mécanique. Le marché
s'autorégule. Point. Pas besoin de Dieu dans ce cas-là. Sauf que Smith est déiste. Il enseigne la philosophie
déiste. Il enseigne la philosophie morale à l'université de Glasgow. pas
l'économie, la philosophie morale et son idée centrale, c'est que les actions individuelles, même égoïstes, concourent au bien commun sans qu'un planificateur central ait besoin d'organiser quoi que ce soit. Cette idée suppose quelque
ce soit. Cette idée suppose quelque chose d'énorme. Elle suppose que le
chose d'énorme. Elle suppose que le monde est déjà ordonné, qu'il existe une harmonie spontanée dans les échanges humains. C'est la sécularisation, c'est
humains. C'est la sécularisation, c'est la traduction en langage laïque d'une idée théologique. Dieu a conçu le monde
idée théologique. Dieu a conçu le monde de telle sorte à ce que la liberté humaine encadrée par la morale produit le bien. C'est toujours du camp numéro
le bien. C'est toujours du camp numéro 1. Encore et toujours. Et puis il y a
1. Encore et toujours. Et puis il y a mon préféré, Frédéric Bastia. Pasia,
c'est un économiste français du 19e siècle, catholique, député et probablement le penseur le plus sous- côté de l'histoire de France. Son œuvre
majeure s'appelle Harmonie économique et le titre dit tout. Sa thèse, c'est que les intérêts des hommes, quand ils sont libres, sont naturellement harmonieux.
Le conflit ne vient pas de la liberté, il vient de l'intervention. Et Bassia
est explicitement catholique dans sa vision. Il ne s'en cache pas une
vision. Il ne s'en cache pas une seconde. Dieu a mis dans l'homme et dans
seconde. Dieu a mis dans l'homme et dans la société des ressorts assez puissants pour assurer le perfectionnement progressif. Il a aussi fait cette
progressif. Il a aussi fait cette citation magnifique qui dit tout en une image. À la vue de cette harmonie,
image. À la vue de cette harmonie, l'économiste peut bien s'écrier comme fait l'astronome au spectacle des mouvements planétaire Digitus Day est hic. Le doigt de Dieu est ici. C'est
hic. Le doigt de Dieu est ici. C'est
exactement le camp numéro 1. Le monde
est bienfait. La liberté produit l'harmonie. Dieu a conçu les choses
l'harmonie. Dieu a conçu les choses ainsi. L'économiste chrétien découvre
ainsi. L'économiste chrétien découvre l'ordre naturel comme l'astronome découvre les lois de la physique. Il
l'invente pas, il le lit. Mais Bastias
est aussi l'homme d'un concept redoutable, la spoilation légale. Dans
son penflet la loi publiée en 1850 dont j'ai déjà parlé longuement sur ma précédente vidéo qui parle de Bastia, il pose la question suivante : "À quoi sert la loi ?" Et la réponse qu'il donne,
la loi ?" Et la réponse qu'il donne, c'est à protéger la personne, la liberté et la propriété. C'est tout. La loi
juste, elle fait ça et rien d'autre.
Quand la loi fait autre chose, quand elle prend aux uns pour donner aux autres, quand elle redistribue, quand elle organise ce que Bastia appelle la spolation légale, elle n'est plus juste, elle pervertit, elle est devenue l'instrument du vol. alors qu'elle
devrait en être le frein. La loi
pervertit la loi devenue l'instrument de toutes les cupidités au lieu d'en être un frein. Frédéric Bastia, la loi 1850.
un frein. Frédéric Bastia, la loi 1850.
Et Basti a une précision chirurgicale sur ce que recouvre l'easpation légale.
Il liste tarifs doigers, protectionnisme, prime subvention, impôt progressif, instruction gratuite, droit au travail, droit au salaire, droit à l'assistance. Et il conclut l'ensemble
l'assistance. Et il conclut l'ensemble de tous ces plans en ce qu'ils ont de commun. L'aspolation légale prend le nom
commun. L'aspolation légale prend le nom de socialisme. En 1850, il décrit notre
de socialisme. En 1850, il décrit notre système actuel avec 175 ans d'avance et il ajoute cette phrase qui devrait être gravée sur le fronton de l'Assemblée nationale : "Il ne faut attendre de l'État que deux choses : liberté,
sécurité et bien voir que l'on ne saurait au risque de perdre toutes deux en demander une troisième." Tu vois comment tout se connecte ? Jérémy
critique le roi qui ne pai pas de salaire dû, c'est l'aspolation par le puissant. Basti critique l'État qui
puissant. Basti critique l'État qui prend aux uns pour donner aux autres.
C'est la spolation légale. Le décalogue
interdit le vol et Bastia dit que l'État n'est pas exempté de cet interdit. C'est
la même logique, le même camp, la même filiation. Et Bastia voit même plus
filiation. Et Bastia voit même plus loin. Il formule la distinction qui
loin. Il formule la distinction qui résume tout le clivage en une phrase. Ce
qui sépare radicalement les diverses écoles socialistes de l'école économiste, c'est le point de départ.
Les socialistes ont jugé l'organisation naturelle mauvaise. Ils ont cru voir
naturelle mauvaise. Ils ont cru voir dans les intérêts un antagonisme radical. Ils ont eu un discours à la
radical. Ils ont eu un discours à la contrainte. Il n'est pas nécessaire de
contrainte. Il n'est pas nécessaire de contraindre à l'harmonie ce qui est harmonique en soi. Tu te rappelles de la question fondamentale ? Le monde est-il
question fondamentale ? Le monde est-il bien fait ? Bastia dit exactement la
bien fait ? Bastia dit exactement la même chose avec ses mots d'économistes.
Et So dira exactement la même chose 137 ans plus tard avec des mots de sociologue. Vision contrainte contre
sociologue. Vision contrainte contre vision non contrainte. Les socialistes
pensent que le monde est mal fait, que les intérêts sont antagoniques, donc ils utilisent la contrainte. Bastia répond : "Laissez les gens tranquilles. Bastia
était catholique, français et libéral, mais on nous l'a juste fait oublier pour justifier notre état." Tout ça, c'est la théorie. Mais maintenant, regardons ce
théorie. Mais maintenant, regardons ce qui s'est passé quand on a dévié de cette ligne. Et attention, c'est là que
cette ligne. Et attention, c'est là que ça devient vraiment sombre.
Le retournement, comment les lumières françaises ont inversé chaque valeur chrétienne. On arrive au tournant, le
chrétienne. On arrive au tournant, le moment où les choses dérapent. Et pour
comprendre ce tournant, il faut d'abord que tu es un truc en tête. Quand on dit les lumières, on parle en fait de deux traditions complètement différentes qu'on confond sous le même nom. Et cette
confusion est une catastrophe intellectuelle. D'un côté, il y a ce
intellectuelle. D'un côté, il y a ce qu'on peut appeler la tradition anglo-crétienne, notamment John Lock au 17e siècle en Angleterre, puis les pères fondateurs américains. Leur principe est
fondateurs américains. Leur principe est assez simple. La raison humaine découvre
assez simple. La raison humaine découvre un ordre naturel créé par Dieu. Elle ne
l'invente pas. Elle le lit. Les droits
viennent du créateur. L'État est
enchaîné. La finalité, c'est la liberté.
Pour la plupart des royalistes catholiques, cette vision protestante est décrié. Pourtant, elle se rapproche
est décrié. Pourtant, elle se rapproche beaucoup plus de la vision catholique qu'on a vu précédemment chez les espagnols. Et vous allez voir, si on n'a
espagnols. Et vous allez voir, si on n'a pas de vision catholique, c'est à cause de l'autre côté, les lumières françaises. Les lumières françaises
françaises. Les lumières françaises arrivent une génération après John Lock.
Voltaire Rousseau Didro Hallback.
C'est le milieu du 18e siècle. Et là,
attention, on va être précis pour pas que je me fasse taxer de faire de la réécriture historique. Les lumières
réécriture historique. Les lumières françaises ne disent pas toute la même chose. Voltaire défend notamment le
chose. Voltaire défend notamment le commerce et la propriété privée sur le plan économique. Et il semble donc plus
plan économique. Et il semble donc plus proche de John Locke que de Rousseau parce que Rousseau de son côté se méfie du progrès de la science. Ça l'éloigne
de Voltaire et de l'encyclopédie.
D'ailleurs, ses penseurs ne s'aimaient pas vraiment. Cependant, il y a un point
pas vraiment. Cependant, il y a un point sur lequel ils convergent tous et ce point c'est ce qui nous intéresse, le retrait de Dieu comme principe d'ordre.
C'est ça la rupture. Qu'on le fasse avec l'ironie de Voltaire ou avec le système de Rousseau, le geste fondamental est le même. La raison humaine remplace la
même. La raison humaine remplace la providence divine comme fondement de l'ordre du monde. L'homme n'a plus besoin de Dieu pour savoir ce qui est juste. Il peut tout refonder par la
juste. Il peut tout refonder par la raison seule. Et ce geste a deux étapes.
raison seule. Et ce geste a deux étapes.
Voltaire accomplit la première. Il
détruit la confiance en l'ordre providentiel. Son roman Candide est une
providentiel. Son roman Candide est une démolition systématique de l'idée que le monde est bienfait. La providence, c'est ridicule. L'ordre divin, regarder le
ridicule. L'ordre divin, regarder le tremblement de terre de Lisbonne. Son
message n'est pas politique au sens strict. Voltaire ne propose pas de
strict. Voltaire ne propose pas de système de remplacement, mais il fait quelque chose de décisif. Il coupe le lien entre le monde et Dieu. Il retire
le fondement théologique et une fois ce fondement retiré, la place est libre pour que quelqu'un d'autre vienne reconstruire. Mais sans Dieu, Rousseau
reconstruire. Mais sans Dieu, Rousseau accomplit cette deuxième étape. Lui, il
reconstruit. L'homme est bon, la société le corromp, la propriété la source du mal. La volonté générale peut
mal. La volonté générale peut contraindre l'individu parce que le collectif saurait mieux que lui ce qui est bon pour lui. C'est la matrice intellectuelle de la vision non contrainte de Swell, poussé à l'extrême.
Si l'homme est naturellement bon, alors le mal est entièrement dans les structures et on peut l'éradiquer en changeant les structures. Rousseau écrit
même qu'on peut forcer quelqu'un à être libre. Le goulag, c'est l'application
libre. Le goulag, c'est l'application cohérente de cette phrase. Et là, vous voyez la mécanique ? Voltaire déblé, il détruit le fondement et Rousseau rebâtit sur d'autres fondations. Ce n'est pas les mêmes penseurs mais leur gestes se
complètent. L'un rend possible l'autre.
complètent. L'un rend possible l'autre.
Sans le scepticisme voltarien, le constructivisme rousseauiste n'aurait pas eu de place. De tout ça va découler un concept qui n'existait pas jusqu'à l'ore.
Les vertus chrétiennes devenues folles.
En réalité, les lumières françaises dans ce qu'elles ont de commun et contrairement aux lumières anglo-saxonnes ont retiré Dieu comme principe d'ordre. Elles ont pris les
principe d'ordre. Elles ont pris les valeurs chrétiennes et les ont retourné une par une en enlevant Dieu de l'équation. et chaque retournement a eu
l'équation. et chaque retournement a eu des conséquences catastrophiques.
Schesterton, un écrivant catholique anglais du début du 20e siècle, un des penseurs les plus brillants et les plus drôles de son époque, a résumé ça en une phrase que je trouve absolument géniale.
Le monde moderne est plein de vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus
sont libérées aussi et les vertus airent plus sauvages encore. Et les vertus causent des dégâts plus terribles. Des
vertus chrétiennes devenues folles, c'est exactement ça. La modernité a gardé les fruits du christianisme, dignité, égalité, compassion en les arrachant de l'arbre. Et sans leur cadre d'origine, ces vertus s'autonomisent, s'absolutisent. Elles finissent par se
s'absolutisent. Elles finissent par se dévorer entre elles. Et il y a un penser qu'on attend pas dans le camp de Dieu mais qui a vu exactement la même chose depuis un angle complètement opposé.
C'est Frederich Nietzsche. On donne
souvent à Nietzsche la vision de quelqu'un qui déteste le christianisme mais en réalité ce que Nietzsche déteste c'est la fin du christianisme. Il
appelle ça la morale d'esclave. Quand
Nietzsche annonce la mort de Dieu, c'est pas un cri de victoire pour lui, c'est un cri d'effroid. Pourquoi ? Parce que
Nietzsche est assez lucide pour comprendre que si Dieu est mort, alors toute la morale qui est reposait sur lui meurt aussi. La dignité humaine, la
meurt aussi. La dignité humaine, la compassion, l'égalité, tout ça n'a aucun fondement sur le Dieu chrétien. Et
Nietzsche sait que l'Europe va continuer à vivre sur ses valeurs pendant un temps comme un homme qui court dans le vide après avoir quitté la falaise avant de s'écraser. Le nihilisme est donc
s'écraser. Le nihilisme est donc inévitable. C'est fascinant parce que
inévitable. C'est fascinant parce que Schesterton et Nietzsche partant de positions radicalement opposées, l'un chrétien convaincu, l'autre ennemi de ce qui reste du christianisme arrive au même diagnostic. Vous ne pouvez pas
même diagnostic. Vous ne pouvez pas garder les valeurs chrétiennes sans le Christ. Soit vous gardez l'arbre entier,
Christ. Soit vous gardez l'arbre entier, soit tout meurt. Et voici concrètement comment ça meurt. Je vais tout détailler valeur par valeur. L'égalité. Le
christianisme dit tous les hommes sont égaux devant Dieu. C'est une égalité de dignité spirituelle. Chaque âme a la
dignité spirituelle. Chaque âme a la même valeur. Mais les hommes sont
même valeur. Mais les hommes sont différents par leurs talents, leurs vocations, leurs situations. Et c'est
bien ainsi. C'est l'ordre naturel. Le
boulanger n'est pas roi. Le moine n'est pas soldat et personne ne s'en offusque.
Les lumières françaises, surtout Rousseau, transforment ça. Si les hommes naissent égaux mais sont partout inégaux, c'est que la société les a corrompus. L'inalité n'est plus
corrompus. L'inalité n'est plus naturelle, elle est injuste. Il faut une autorité pour établir l'égalité par la force si nécessaire. L'égalité de
dignité, une vertu chrétienne, devient l'égalitarisme forcé, une vertu devenue folle. Et on regarde où ça mène.
folle. Et on regarde où ça mène.
Aujourd'hui, on supprime les classements à l'école. Toute inégalité statistique
à l'école. Toute inégalité statistique prouve une discrimination et toute hiérarchie est perçue comme une oppression. La charité. Le christianisme
oppression. La charité. Le christianisme
dit "La charité est un don libre, un acte d'amour volontaire. Tu aides la personne devant toi, concrètement, personnellement, ton prochain. Les
lumières françaises transforment ça en solidarité forcée, redistribution par l'État, contrainte fiscale. La charité
devient un droit qu'on exige plus un don qu'on offre, une vertu devenue folle. Le
péché originel. Le christianisme dit "Le mal est dans le cœur de chaque homme.
Chaque homme est faillible. C'est une
lucidité, une humilité sur la nature humaine. C'est exactement la vision
humaine. C'est exactement la vision contrainte de Swel. L'homme est qu'il est et on fait avec." Rousseau dit "L'homme est bon. C'est la société qui le corromp. C'est la vision non
le corromp. C'est la vision non contrainte pousser à l'extrême. Et si le mal vient de la société et pas de l'homme, alors changer la société par la révolution s'il le faut. L'humilité
chrétienne est remplacé par l'utopie de l'homme bon, une vertu devenue folle. La
providence. Le christianisme dit Dieu organise le monde. Il y a un sens donné par Dieu. Les lumières françaises, elles
par Dieu. Les lumières françaises, elles vont remplacer ça par progrès, avec un grand paix. L'histoire aurait un sens,
grand paix. L'histoire aurait un sens, mais c'est l'homme qui le donne. Le
paradis céleste est remplacé par le paradis terrestre. C'est une
paradis terrestre. C'est une eschatologie sécularisée. On garde la
eschatologie sécularisée. On garde la structure de la promesse religieuse, mais on enlève Dieu et on met l'état à la place. C'est une vertu devenue folle,
la place. C'est une vertu devenue folle, la loi naturelle. Le christianisme dit : "Il existe des principes universels découverts par la raison et la foi au-dessus de toute loi humaine. Les
lumières françaises, elles remplacent ça par la loi positive. La loi, c'est ce que la volonté générale décide. Et là,
c'est le piège mortel. Parce qu' s'il n'y a plus de loi naturelle au-dessus des lois humaines, alors il n'y a plus de limite transcendante au pouvoir. Si
le peuple vote l'abolition de la propriété, c'est légitime entre guillemets. Si la majorité vote
guillemets. Si la majorité vote l'extermination d'une minorité, il n'a plus de principe supérieur pour dire non. L'amour du prochain. Le
non. L'amour du prochain. Le
christianisme dit "Aime ton prochain, c'est une relation personnelle, une charité concrète. Tu aimes la personne
charité concrète. Tu aimes la personne devant toi." Les lumières françaises
devant toi." Les lumières françaises transformment ça en amour abstrait de l'humanité. On aime le peuple avec un
l'humanité. On aime le peuple avec un grand paix. Pire, on aime l'humanité en
grand paix. Pire, on aime l'humanité en général, mais on guillotine les humains en particulier. Robespierre aime
en particulier. Robespierre aime l'humanité et tue les humains. Lénine
aime le prolétariat et affame les prolétaires. C'est toujours la même
prolétaires. C'est toujours la même mécanique, une vertu chrétienne arrachée à son sol qui ère et qui tue. Le sacré
de la vie. Le christianisme dit : "Tu ne tueras point. La vie humaine est sacrée
tueras point. La vie humaine est sacrée sans exception. Même si tu dois rendre
sans exception. Même si tu dois rendre la justice pour la veu et l'orphelin, tu devras te repentir ou prendre le risque de périr par l'épée." Les lumières françaises, poussées à leur terme, disent "La fin justifie les moyens. Si
la révolution l'exige, on tue. Si le
progrès le demande, on sacrifie. Que ce
soit même des bébés dans le ventre de leur mère ou des personnes âgées en soins palliatifs, c'est normal. Alors
maintenant qu'on a vu toutes ces valeurs du point de vue théorique, regardons aussi ce que ça donne dans notre propre époque. Pas seulement dans les livres
époque. Pas seulement dans les livres d'histoire, mais dans la vie de tous les jours. La dignité avec Dieu, c'est un
jours. La dignité avec Dieu, c'est un fondement inconditionnel mais ordonné.
Chaque être humain a une valeur infinie et sa dignité accompagne de responsabilités. Sans Dieu, cette
responsabilités. Sans Dieu, cette dignité devient abstraite, flottante et se transforme en droit à ne pas être offensé. Une prétention narcissique qui
offensé. Une prétention narcissique qui n'a plus rien à voir avec le concept d'origine. La compassion avec Dieu,
d'origine. La compassion avec Dieu, c'est exigeant. C'est la correction
c'est exigeant. C'est la correction fraternelle. L'amour qui dit la vérité,
fraternelle. L'amour qui dit la vérité, même si ça fait mal. Sans Dieu, la compassion devient un impératif émotionnel absolu. Toute limite est
émotionnel absolu. Toute limite est perçue comme la cruauté, toute exigence comme de la violence. J'imagine que ça vous rappelle certaines situations actuelles, mais on continue parce que ça va encore plus loin. Les droits avec Dieu, ce sont des droits libertés, des
protections contre l'État, des limites au pouvoir. Sans Dieu, les droits
au pouvoir. Sans Dieu, les droits deviennent des droits créances, des choses que l'État te doit. et il
prolifère sans fin. Droit au logement, droit à l'enfant, droit au bonheur.
Chaque génération rajoute un étage à l'édifice sans jamais se demander si ça va pas l'encontre des droits qui défendaient tes libertés. Si les
fondations tiennent la tolérance avec Dieu, c'est la charité qui cohésiste avec le jugement moral. Tu aimes le pécheur mais tu nommes le péché. Tu
rends la justice. Sans haine. Sans Dieu,
la tolérance devient le relativisme absolu et paradoxalement l'intolérance envers quiconque ose encore distinguer le bien du mal. Et Jacques Maritin, un philosophe catholique français qui a participé aux travaux préparatoires de la déclaration universelle des droits de
l'homme de 1948, noté avec une ironie lucide, nous sommes d'accord sur les droits à condition qu'on nous demande pas pourquoi les droits de l'homme sont devenus une sorte de religion de substitution avec ses dogmes, ses hérésies, ses inquisiteurs mais sans
fondement avoués, sans théologie, sans principe de limitation. Et c'est là que la mécanique s'emballe, regarde la surenchère dans le temps. En 1789, on proclame les droits civils, droit, liberté, la protection d'individus
contre l'État. En 1848, on rajoute des
contre l'État. En 1848, on rajoute des droits sociaux, droits au travail et à l'assistance. Au 20e siècle, des droits
l'assistance. Au 20e siècle, des droits économiques, droits au logement, à la santé. Au 21e siècle, on passe à des
santé. Au 21e siècle, on passe à des droits à illimités. Droits à l'enfant, droit au bonheur, droit à ne pas être offensé. C'est une surenchère sans
offensé. C'est une surenchère sans principe d'arrêt parce qu'il n'y a plus de fondement transcendant pour dire ici on s'arrête. Quand les droits viennent
on s'arrête. Quand les droits viennent de Dieu, ils sont finis. Il y en a 10 gravés dans la pierre. Quand les droits viennent de l'homme, il n'y a pas de limite. Grâce à cette nouvelle grille de
limite. Grâce à cette nouvelle grille de lecture, on va pouvoir faire une filation directe de Voltaire au Goulag.
Et vous allez voir ça rigole pas.
De Voltaire au Goulag la ligne directe.
Ce qui suit des valeurs chrétiennes devenues folle c'est une ligne directe.
Pas au sens d'une causalité mécanique comme si chaque penseur avait lu le précédent et avait appliqué son programme mais dans un sens plus profond que ça. C'est une logique interne. Une
que ça. C'est une logique interne. Une
fois qu'on retire Dieu comme fondement de l'ordre, chaque génération tire les conséquences un cran plus loin. Voltaire
coupe le lien entre le monde et Dieu. Il
ne propose pas de système politique, mais il rend possible tout ce qui suit en retirant le fondement. C'est le
premier geste, celui sans lequel les autres n'auraient pas eu de place.
Rousseau rebâtit sur le vide laissé par Voltaire. L'homme est bon, la société
Voltaire. L'homme est bon, la société corromp. La volonté générale peut
corromp. La volonté générale peut contraindre l'individu pour son propre bien. La Révolution française applique
bien. La Révolution française applique tout ça. Et là, on peut comparer les
tout ça. Et là, on peut comparer les deux déclarations. La déclaration
deux déclarations. La déclaration américaine de 1776 dit : "Les droits viennent du créateur, ils sont inaliénables." La déclaration des droits
inaliénables." La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle contrairement à la version américaine, ne fait pas référence claire à Dieu comme source des droits. Les droits
viennent de la nation. Dieu n'est que témoin et si les droits viennent de la nation, la nation peut les retirer. Il
n'a plus de limites transcendantes au pouvoir. La déclaration américaine dit
pouvoir. La déclaration américaine dit "ndendowed by the creator." La
déclaration française dit la nation.
Toute la différence est là. Les
conséquences sont donc immédiates. La
terreur en 1793. Robespierre applique ce qu'avait dit Rousseau. La volonté
générale justifie la guillotine. On
force les gens à être libre. On remplace
Dieu par la raison dans les églises.
Littéralement, on crée le culte de la raison. On crée un calendrier
raison. On crée un calendrier républicain. On efface le temps
républicain. On efface le temps chrétien. L'an 1 de la République, c'est
chrétien. L'an 1 de la République, c'est une nouvelle Genèse sans Dieu. Les
massacres sont rendus légitimes. La
Vandée contrat des centaines de milliers de morts catholiques massacrés par la République. On noit des prêtres dans la
République. On noit des prêtres dans la loire pour prendre le contrôle des hôpitaux, des écoles, des églises. Puis
arrive Napoléon, fils direct de la révolution, pas un roi. Même si j'adore l'épopée napoléonienne et que j'ai une chaîne sur l'histoire de France, d'un point de vue économique, d'un point de vue philosophique, c'est une catastrophe parce que Napoléon va exporter toute cette pensée française dans toute
l'Europe par la conquête militaire. Le
code civil uniformise par le haut et détruit les particularismes locaux, les corporations, les corps intermédiaires.
L'individu se retrouve seul face à l'État, des millions de morts et l'exportation des droits de l'homme.
Puis arrive Marx et il tire les conséquences ultimes. Il prend le
conséquences ultimes. Il prend le diagnostic de Rousseau. Le mal vient des structures, pas de l'homme et il le radicalise. La propriété privée est la
radicalise. La propriété privée est la source de tous les mots. La solution
abolir la propriété, abolir les classes.
Révolution prolétérienne. Le communisme
c'est une eschatologie chrétienne retournée. La société sans classe
retournée. La société sans classe remplace le paradis. La révolution
remplace le jugement dernier. Le parti
remplace l'église. Le péché originel est remplacé par la propriété privée et les héros révolutionnaires remplacent les saints. Le communisme est une hérésie
saints. Le communisme est une hérésie chrétienne. Il a gardé la promesse du
chrétienne. Il a gardé la promesse du paradis mais a remplacé Dieu par l'État.
N'oublions pas que ce n'est pas pour rien que l'Église catholique laissa excommunier. On pourrait avoir tendance
excommunier. On pourrait avoir tendance à penser que toute cette ligne s'arrête à Marx. Sauf que non, elle va continuer
à Marx. Sauf que non, elle va continuer avec un autre penseur qui a guidé le 20e siècle et le 21e siècle. [musique]
Kanes l'arrogance des planificateurs du 20e siècle. Cette ligne ne s'arrête pas
20e siècle. Cette ligne ne s'arrête pas à Marx. Elle continue jusqu'à l'homme
à Marx. Elle continue jusqu'à l'homme dont les idées gouvernent la politique économique de pratiquement tous les pays occidentaux depuis 80 ans. John Menard
Kens. En 1938, Kanes rédige un texte intitulé My Early Believes, mes convictions de jeunesse. C'est un texte rétrospectif. Kanes revient sur ses
rétrospectif. Kanes revient sur ses années à Cambridge sur le groupe des Bloomsbury sur les convictions qui l'ont formé et il ne rénit pas ses convictions. Il les revendique comme le
convictions. Il les revendique comme le socle de sa pensée. Ce qu'il lui dit est stupéfiant. Nous avons entièrement
stupéfiant. Nous avons entièrement répudié la morale coutumière, les conventions et la sagesse traditionnelle. Nous étions au sens
traditionnelle. Nous étions au sens strict du terme des immoralistes devant le ciel, nous revendiquions d'être notre propre juge dans notre propre cause.
Kanes et il ajoute : "Je reste et je resterai toujours un immoraliste."
Est-ce que vous avez entendu ? "Le père
de l'économie moderne, l'homme qui a théorisé les dépenses publiques, les plans de relance, l'intervention de l'État dans l'économie, se décrit lui-même comme un immoraliste, un homme qui a répudié toute obligation d'obéir à des règles générales. La morale
coutumière, les conventions, la sagesse traditionnelle, tout ce que les chrétiens, les conservateurs, les royalistes tiennent pour sacrer, il les rejettent explicitement." Et là, il faut
rejettent explicitement." Et là, il faut bien comprendre, ce n'est pas un texte de jeunesse qu'il a renié. Dans My Early Believes, il critique certaines naïvetés de sa jeunesse, notamment d'avoir sous-estimé l'irrationalité humaine, mais il maintient l'essentiel de sa
position. Il écrit ce texte à 55 ans au
position. Il écrit ce texte à 55 ans au sommet de son influence intellectuelle.
C'est pas un péché de jeunesse, c'est une conviction revendiquée. C'est
l'exact opposé de l'humilité chrétienne.
C'est l'arrogance pure, l'homme qui se fait son propre juge dans sa propre cause. Pas de principe supérieur, pas de
cause. Pas de principe supérieur, pas de loi naturelle, pas de sagesse accumulée.
Juste lui, son intelligence et sa conviction d'avoir raison contre tout le monde. La vision non contrainte de Soel
monde. La vision non contrainte de Soel incarné. Et ce n'est pas qu'une posture
incarné. Et ce n'est pas qu'une posture philosophique. Ken était vice-président
philosophique. Ken était vice-président de la British Yosenic Society, la société britannique de génisme de 1937 à 1944. En 1946, quelques mois avant sa
1944. En 1946, quelques mois avant sa mort, il prononce un discours où il décrit le génisme comme la branche de la sociologie la plus importante, la plus significative et j'ajouterai la plus authentique qui existe. Pour rester
honnête, il faut dire quand même que le génisme était assez répandu à l'époque.
Des gens de tout bord le soutenaient, y compris certains chrétiens, notamment en Allemagne, si vous voyez ce que je veux dire. Mais chez Ken, ce n'est pas juste
dire. Mais chez Ken, ce n'est pas juste un préjugé ambiant, c'est cohérent avec sa philosophie. Si tu as répudié la
sa philosophie. Si tu as répudié la morale coutumière, si tu te crois ton propre juge, si tu penses que des experts éclairés doivent piloter la société, alors le contrôle de la population n'est qu'une extension logique de pilotage de l'économie. Et
là, tu vois le parallèle avec tout ce qu'on dit, l'arrogance des lumières françaises, l'homme qui se croit capable de tout refonder, de tout planifier, de tout contrôler, elle est exactement là même chez Kanes. La même structure mentale, le rejet des règles générales, le rejet de la tradition, l'élite
éclairée qui sait mieux que les millions d'individus, ce qui est bon pour eux. Et
c'est là qu'un parallèle s'impose. Un
parallèle qu'on fait rarement. Kanes et
Marx, on les oppose souvent, le capitalisme pragmatique contre le révolutionnaire radical, mais regarde leur point commun. Tous les deux partent du même postulat. Les intérêts humains sont antagonique. Le marché libre ne
sont antagonique. Le marché libre ne produit pas l'harmonie. Il faut une élite éclairée qui pilote le système.
Marx veut abolir le marché. Kanes veut
le manipuler avec des dépenses publiques, des taux d'intérêt, des plans de relance. Les moyens d'y faire. Le
de relance. Les moyens d'y faire. Le
postulat de départ est identique. C'est
le camp numéro 2 sous deux formes différentes. L'une est brutale, l'autre
différentes. L'une est brutale, l'autre est douce. Mais c'est le même camp, la
est douce. Mais c'est le même camp, la même vision non contrainte. Bastial
avait prédit un siècle avant celui qui veut manipuler la famille, la propriété, le droit, l'humanité et socialiste. Il
ne fait pas de la physiologie, il fait du statutaire. Il n'observe pas, il
du statutaire. Il n'observe pas, il invente. Il ne croit pas en Dieu, il
invente. Il ne croit pas en Dieu, il croit en lui-même. Il n'est pas savant, il est tyran.
[musique] Le bilan, au final, je peux vous tirer un bilan du 20e siècle. Les régimes
totalitaire sont tous nés de la vision non contrainte. le communisme, le
non contrainte. le communisme, le fascisme, le nationalisme radical et ils ont tué plus de 100 millions de personnes. Le RSS, c'est bien plus de 20
personnes. Le RSS, c'est bien plus de 20 millions de morts. La Chine de Mao, c'est entre 40 et 80 millions. Le
Cambodge de Paulpot, c'est 2 millions.
Sans compter les deux guerres mondiales nées du nationalisme qui lui-même est un enfant de la nation divinisé. La
souveraineté du peuple qui remplace la souveraineté de Dieu. Alors, je dis pas que chaque philosophe des Lumières voulait le goulag, ce serait un peu absurde. Voltaire aurait même
absurde. Voltaire aurait même probablement été terrifié par la terreur parce qu'il est mort 11 ans avant. Mais
les idées ont une logique propre et quand tu retires le fondement transcendant, cette logique finit par produire des conséquences que les auteurs originaux les voulu ou pas, peu importe. Chaseron le dit très bien et il
importe. Chaseron le dit très bien et il a raison. Ce sont des vertus devenues
a raison. Ce sont des vertus devenues folles, pas des vis calculées. C'est
justement pour ça que c'est si dangereux. Aucune guerre de religion
dangereux. Aucune guerre de religion dans l'histoire n'approche ces chiffres pharamineux du 20e siècle. Le siècle le plus até de l'histoire est aussi le plus tyrannique et le plus sanglant. C'est
pas un hasard. Pendant ce temps, la branche chrétienne, celle de John Locke de la révolution américaine ou de Bastia, produisait l'abolition de l'esclavage portée par des chrétiens. La
constitution qui enchaîne l'État crée aussi la prospérité par le commerce libre. Contrairement à ce qu'on nous a
libre. Contrairement à ce qu'on nous a dit à l'école, même la science est née de l'idée chrétienne que le monde est ordonné et intelligible parce que créé par un dieu rationnel. L'inventeur de la théorie du Big Bang, c'est un prêtre nommé le maître. Le père de la
génétique, c'est un moine nommé Mendel.
Deux branches, de résultats totalement différents. Et on ose dire que c'est la
différents. Et on ose dire que c'est la même chose, les lumières entre guillemets. Donc ce chapitre était long
guillemets. Donc ce chapitre était long mais il était nécessaire. Maintenant,
revenons à notre sujet central parce que c'est dans ce contexte de cette grande déviation des Lumières que la doctrine sociale de l'église prend tout son sens.
Ce que dit vraiment l'église, la doctrine sociale mal comprise. Le
pape Léon X publie Rerum Novarum en latin des choses nouvelles. C'est
l'encyclique le plus important de l'histoire sociale de l'église. C'est
aussi le texte le plus mal compris. Pour
comprendre le contexte, on est en pleine révolution industrielle. Les conditions
révolution industrielle. Les conditions ouvrières sont terribles et surtout le marxisme monte en puissance. L'église
voit que les ouvriers sont tentés par le socialisme. Léon X veut proposer une
socialisme. Léon X veut proposer une réponse catholique. On nous présente
réponse catholique. On nous présente souvent le rerum novarum comme une troisème voix entre le libéralisme et le socialisme. Le pape qui dirait ni l'un
socialisme. Le pape qui dirait ni l'un ni l'autre ont fait autrement. Et à
partir de là, beaucoup de gens concluent que l'église rejette le libéralisme, qu'elle est quelque part au milieu, voire qu'elle penche vers la gauche sociale. Sauf que si tu lis le texte et
sociale. Sauf que si tu lis le texte et je t'encourage vraiment à le lire, il est disponible gratuitement sur le site du Vatican. Tu découvres autre chose.
du Vatican. Tu découvres autre chose.
D'abord, Léon X condamne le socialisme explicitement fermement sans ambiguïté. Je cite "Les socialistes,
ambiguïté. Je cite "Les socialistes, pour guérir ce mal pousse à la haine jalouse des pauvres contre les riches.
Ils prétendent que toute propriété de biens privés doit être supprimée. Cette
théorie, loin d'être capable de mettre fin au conflit, ferait tort à l'ouvrier lui-même." Léon X3 1891. C'est clair,
lui-même." Léon X3 1891. C'est clair,
non ? Le socialisme est condamné et pas en passant. C'est un des arguments
en passant. C'est un des arguments centraux de l'encyclique. Le pape dit explicitement que le socialisme nuit à ce qu'il prétend aider. Ensuite, Léon X défend la propriété privée comme un droit naturel. Posséder des biens en
droit naturel. Posséder des biens en propre est un droit naturel à l'homme.
Droit naturel, pas un privilège accordé par l'État. Un droit qui préexiste à
par l'État. Un droit qui préexiste à l'État, exactement comme chez Loc, comme chez Bastia, comme dans le décalogue. Et
puis c'est là que ça devient vraiment intéressant. Dresse ne dit pas "L'État
intéressant. Dresse ne dit pas "L'État doit corriger le marché". Il dit
"Laisser les communautés naturelles jouer leur rôle. Les familles, les associations ouvrières, les corporations, l'église, les corps intermédiaires." Les corps
intermédiaires." Les corps intermédiaires, c'est tout ce qui se trouve entre l'individu tout seul et l'État tout-puissant. La famille, les
l'État tout-puissant. La famille, les métiers organisés en corporation. Les
corporations en gros c'est des ancêtres des syndicats sauf qu'elles regroupaient des patrons et ouvriers du même métier.
Les corps intermédiaires c'est aussi les communes, les confréies, les paroisses, les associations. Avant la révolution
les associations. Avant la révolution française, la société était structurée par ses corps intermédiaires. Chaque
métier avait ses règles, son organisation, ses solidarités internes.
C'était pas l'État qui décidait des salaires ou des conditions de travail, c'était les gens du métier eux-mêmes.
L'État ne doit pas se substituer à la famille ni aux associations. Il doit
intervenir seulement seulement quand ces niveaux intermédiaires ne peuvent pas gérer. C'est le principe de
gérer. C'est le principe de subsidiarité. En gros, ce qui peut être
subsidiarité. En gros, ce qui peut être fait à un niveau inférieur ne doit pas être fait par un niveau supérieur.
L'individu d'abord, puis la famille, puis la paroisse, puis la commune, la corporation, la région et en tout dernier recours, en tout dernier recours, l'État. Pour te donner une
recours, l'État. Pour te donner une image, c'est comme dans une entreprise bien gérée. Si un stagiaire peut
bien gérée. Si un stagiaire peut résoudre le problème, tuappelles pas le PDG. Si une équipe locale peut gérer un
PDG. Si une équipe locale peut gérer un projet, tuenvoies pas le siège. L'État
dans cette logique, c'est le PDG. Il
intervient uniquement quand personne d'autre ne peut gérer et c'est un principe chrétien, pas un principe libéral qu'aurait inventé quelqu'un au 19e siècle. Le pape P 11 l'a formalisé
19e siècle. Le pape P 11 l'a formalisé en 1931. Dans l'encyclique Cuadraimo
en 1931. Dans l'encyclique Cuadraimo ano, il le fait encore plus clairement.
Ce qui peut être fait au niveau inférieur ne doit pas être accaparé par le niveau supérieur. Individus, famille,
association communes région état.
L'État est le dernier recours, l'exacte opposé de l'État providence centralisé.
Et là, il y a un penseur qui avait vu exactement ce danger plusieurs décennies avant. Alexis de Tocville, un penseur
avant. Alexis de Tocville, un penseur français catholique qui a voyagé en Amérique dans les années 1830 et il a tiré un des plus grands livres de philosophie de l'histoire politique jamais écrit de la démocratie en Amérique, Tocville observe que la
liberté américaine fonctionne. Mais
pourquoi ? Pas grâce à l'État, grâce aux mœurs. La religion omniprésente dans la
mœurs. La religion omniprésente dans la société civile, les associations locales, une vie communautaire intense, l'esprit civique, la participation active des citoyens, les corps intermédiaires, partout. Et Tocville
intermédiaires, partout. Et Tocville avertit, sans ce tissu social, la démocratie mène à ce qu'il appelle le despotisme doux, un état qui ne t'opprime pas violemment, mais qui te materne t'assiste t'infantilise jusqu'à ce que tu ne saches plus vivre
sans lui. Le despotisme peut se passer
sans lui. Le despotisme peut se passer de la foi, mais la liberté ne le peut pas. Alexis de Tocville relis cette
pas. Alexis de Tocville relis cette phrase : "Le despotisme peut se passer de la foi, mais la liberté ne le peut pas." C'est exactement ce qu'on vit
pas." C'est exactement ce qu'on vit aujourd'hui. On a retiré la foi, les
aujourd'hui. On a retiré la foi, les traditions, les corps intermédiaires et la liberté s'effondre. Il ne reste que l'État. l'État qui dit quoi penser, quoi
l'État. l'État qui dit quoi penser, quoi faire, combien tu peux garder de ce que tu gagnes, c'est le despotisme doux que Tokville avait prédit il y a presque de siècles et le fameux salaire juste dans le Rum Novarum, celui qu'on cite toujours pour montrer que l'église est
interventionniste. Le texte dit qu'un
interventionniste. Le texte dit qu'un salaire doit permettre à l'ouvrier de vivre dignement. Il ne dit pas que c'est
vivre dignement. Il ne dit pas que c'est l'État qui doit le fixer. Dans un marché libre avec des corps intermédiaires forts, des corporations de métier, des associations ouvrières libres, le salaire juste tend à s'établir naturellement par la négociation entre
les parties concernées. C'est le camp 1, pas le camp 2.
Charité libre contre redistribution forcée. Maintenant, on va parler d'un
forcée. Maintenant, on va parler d'un autre grand point, la confusion entre la charité et la redistribution. Alors,
pourquoi il y a une confusion ? Pourquoi
est-ce que tant de catholiques pensent que la doctrine sociale de l'église justifie l'interventionnisme étatique ?
Il a une raison historique profonde et elle est spécifiquement française. Avant
la révolution en France, c'est l'église qui gérait l'enseignement, les hôpitaux, l'aide aux pauvres, l'assistance locale et les fidèles soutenaient ses missions par des dons volontaires. C'était la
charité libre non contrainte organisée par des communautés locales, les hôpitaux, les universités, les orphelinas, quasi tous fondés par l'église. Après la révolution, après la
l'église. Après la révolution, après la rupture entre l'église et l'État, ces fonctions se retrouvent sans personne pour les assumer. Et au lieu de laisser des institutions libres, religieuses, privées, associative continuer ce travail, l'État décide d'en prendre le
monopole. C'est exactement ce qui se
monopole. C'est exactement ce qui se passe. L'État capture par la violence la
passe. L'État capture par la violence la mission caritative de l'église. Et là,
le glissement se produit. Ce qui était autrefois un don personnel et volontaire devient un prélèvement forcé. La charité
est remplacée par la redistribution.
L'action locale et personnelle est remplacée par la bureaucratie centralisée. L'État assume une mission
centralisée. L'État assume une mission qui ne lui revient pas. Et les
catholiques habitués à voir l'église gérer la solidarité finissent par confondre aider les pauvres avec payer des impôts avec politique sociale de l'État. C'est comme ça que l'idée fausse
l'État. C'est comme ça que l'idée fausse s'est installée. Être chrétien, c'est
s'est installée. Être chrétien, c'est être pour la solidarité, donc c'est être pour l'état providence, donc c'est être de gauche. Sauf que chaque étape de ce
de gauche. Sauf que chaque étape de ce raisonnement est un raccourci faux. Ce
n'est pas l'Évangile qui a glissé vers le socialisme, c'est l'État qui a capturé la mission caritative de l'Église. Et ça se voit concrètement
l'Église. Et ça se voit concrètement dans la différence entre la charité et la redistribution. La charité dans la
la redistribution. La charité dans la Bible, c'est un acte volontaire. Saint-
Paul dit aux Corinthiens que chacun donne comme il a résolu en son cœur sans tristesse ni contrainte. 2 Corinthiens
9:7. Quand tu donnes librement, quand tu accueilles un membre de ta famille en difficulté, quand tu donnes directement à quelqu'un dans le besoin, quand tu crées un emploi, quand tu aides quelqu'un professionnellement, quand tu exerces un travail utile qui aide les
autres, même s'il est rémunéré, tu exerces une vertu. Tu crées un lien entre toi et la personne que tu aides.
Tu réponds devant Dieu de ce que tu fais, de tes biens. C'est personnel,
c'est libre, c'est responsable.
Maintenant, quand l'État prélève, un impôt et redistribu, qu'est-ce qui se passe ? Tu n'as plus le choix. Donc, ce
passe ? Tu n'as plus le choix. Donc, ce
n'est plus une vertu puisque la vertu suppose la liberté. Il n'a plus de lien entre le donneur et le receveur. Ton
argent passe par 10 intermédiaires bureaucratiques avant d'arriver, peut-être à quelqu'un qui en a besoin.
Il n'a plus de responsabilité personnelle. Tu ne sais pas à qui va ton
personnelle. Tu ne sais pas à qui va ton argent, ni comment il est utilisé. Et
surtout, c'est le point le plus brutal.
L'impôt redistributif, c'est techniquement du vol légalisé. Bastian
n'avait pas peur de le dire. Prendre aux
uns pour donner aux autres, même par la loi, c'est de la spolliation. C'est une
volation du 8e commandement. Tu ne
voleras point. Il est rendu respectable par le vocabulaire de la solidarité, mais comme j'aime bien le dire, le vote ne transforme pas le vol en vertu. Et
là, on peut faire un petit aparté sur le communisme. La plupart de ceux qui
communisme. La plupart de ceux qui défendent le communisme ou même un socialisme fort ne comprennent pas qu'ils seront forcés de travailler. Ils
observent une are société actuelle qui est un système mixte et il voi que certaines personnes vivent en redistribution sans vraiment bosser. Ils
se disent dans un système communiste : "Moi aussi je serai peénard". Sauf que
cette situation, des gens qui vivent sans travailler dans un système qui fonctionne à peu près, n'existe que parce que d'autres personnes prennent leur vie à 100 % en main. Des
entrepreneurs, des travailleurs, des créateurs de richesse qui portent le système par leurs épaules. Dans un vrai système communiste, cette liberté disparaît. Tout le monde est forcé de
disparaît. Tout le monde est forcé de travailler, les salaires sont les mêmes.
Tu ne peux pas créer d'entreprises, tu ne peux pas épargner, tu ne peux pas investir, tu ne peux pas voyager librement, tu ne peux même pas décider de t'arrêter de travailler ou de changer d'emploi. C'est l'inverse exact de la
d'emploi. C'est l'inverse exact de la liberté et les résultats historiques sont sans appel. Tous les systèmes communistes ont nivelés par le bas.
L'égalitarisme forcé, c'est la médiocrité généralisée, prouvée historiquement sans exception. L'idéal
capitaliste, lui, au sens chrétien libéral du terme, c'est la responsabilité maximale. Tu crées un
responsabilité maximale. Tu crées un emploi, tu constitues un patrimoine, tu investis, tu aides autrement. Tu es
libre parce que tu es responsable. C'est
l'ultra responsabilisation, pas le chaos, pas l'égoïsme, la responsabilité.
Et historiquement, la mobilité sociale dans un système libre est réel. Les
richesses se dispersent en deux trois générations. Les positions ne sont pas
générations. Les positions ne sont pas héréditaires comme dans une aristocratie figée. Le fils du milliardaire peut tout
figée. Le fils du milliardaire peut tout perdre. Le fils de personne peut tout
perdre. Le fils de personne peut tout construire. C'est le système le plus
construire. C'est le système le plus juste qui a jamais existé. Non pas parce qu'il est parfait, mais parce que chacun est libre de ses choix et responsable des conséquence. Alors historiquement,
des conséquence. Alors historiquement, on peut se demander qui s'occupait des pauvres avant l'état providence. Et ben,
il s'agissait de l'église, les familles, les guildes, les confréies. Ces
structures étaient locales. Elles
connaissaient les gens. Contrairement à
aujourd'hui, elle pouvait distinguer super facilement celui qui traversait une vraie épreuve de celui qui abusait du système. Elle créait l'élévation, pas
du système. Elle créait l'élévation, pas de la dépendance. L'État centralisé peut pas faire ça. Il distribue aveuglément selon des critères abstraits, des formulaires, des seuils. Il crée la dépendance plutôt que l'émancipation et il coûte infiniment plus cher parce que
la bureaucratie a un coût pour un résultat infiniment moins humain et moins efficace. L'homo justice sociale
moins efficace. L'homo justice sociale aujourd'hui veut dire redistribution étatique, progressisme, égalitarisme. Ça
n'a plus rien à voir avec payer le salaire du dont parle Jérémie, respecter les contrats dont parle Lévitique, ne pas frauder comme l'annonce Amos, ne pas voler ni convoiter comme leur donne le décalogue. Le mot a été capturé.
décalogue. Le mot a été capturé.
D'ailleurs, tu remarqueras que cette confusion est beaucoup plus forte en France qu'en pays protestants. Chez les
protestants, aux États-Unis, en Angleterre, la tradition de responsabilité individuelle et communautaire est resté plus vivace. La
charité est restée associée à l'initiative privée, aux églises locales, aux fondations. L'amalgame
religion socialisme y est beaucoup moins fort. En France, l'histoire de la
fort. En France, l'histoire de la centralisation étatique a brouillé les cartes. Et petite précision, je dis pas
cartes. Et petite précision, je dis pas ça pour dire que les protestants ont compris quelque chose qu'on a pas compris. C'est pas le cas puisque même
compris. C'est pas le cas puisque même dans la doctrine sociale de l'église, je vous l'ai montrer, on parle de ça. Le
problème c'est plutôt la perte de foi et la perte de confiance dans les institutions catholiques après la prise de pouvoir centralisé de l'État. Et Soë
enfonce le clou avec un très beau sens de la formule qui le caractérise.
Certains des plus grands cas d'erreurs d'identification sont parmi les intellectuels qui ont du mal à se rappeler qu'ils ne sont pas dieux. Et il
dira aussi "Le socialisme en général a un bilan d'échec si évident que seul un intellectuel pourrait l'ignorer ou l'éluder." Les bonnes intentions ne
l'éluder." Les bonnes intentions ne garantissent pas les bons résultats. Le
contrôle des loyers crée des pénuries de logement. Le salaire minimum crée du
logement. Le salaire minimum crée du chômage chez les moins qualifiés. Les
politiques anti-pouauvreté peuvent aggraver la pauvreté. L'intention ne
compte pas, les conséquences comptent.
Et ça, c'est l'humilité incarnée.
L'humilité de dire "Je ne sais pas mieux que des millions de personnes ce qui est bon pour elles. C'est l'humilité de respecter l'ordre spontané, l'humilité chrétienne appliquée à l'économie.
Message royaliste.
[musique] Le grand malentendu.
Passons maintenant au cœur du message pour les royalistes. Là, on touche au cœur du sujet et je vais parler franchement parce que ce que je vais dire ici, c'est un royaliste qui le dit à d'autres royalistes. Beaucoup d'entre
nous, et je dis parce que je suis de ce camp, pensent que le libéralisme est notre ennemi au même titre que le socialisme, que la troisème voix corporatiste est la vraie voix, que le libéralisme est un projet protestant, maçonnique, anglo-saxon. Bref,
maçonnique, anglo-saxon. Bref, intrinsèquement anti-atholique. Et que
intrinsèquement anti-atholique. Et que donc dire je suis libéral, c'est trahir la tradition. Je vais vous montrer que
la tradition. Je vais vous montrer que c'est faux. Pas que la méfiance n'a
c'est faux. Pas que la méfiance n'a aucune raison d'être puisqu'elle en a.
Il y a bien eu des complots pour faire tomber le roi. On est tous d'accord là-dessus. Mais que la conclusion qu'on
là-dessus. Mais que la conclusion qu'on en tire est une erreur stratégique et intellectuelle qui nous condamne à l'impuissance. Commençons par le
l'impuissance. Commençons par le corporatisme parce que c'est le cœur du problème. Le corporatisme organique
problème. Le corporatisme organique n'est pas un programme, c'est un résultat. Qu'est-ce que le corporatisme
résultat. Qu'est-ce que le corporatisme organique ? C'est celui qu'on aime,
organique ? C'est celui qu'on aime, celui des corps intermédiaires, des solidarités de métier, des communautés structurées par en bas. Et c'est pas la vision classique qu'on en a, mais une corporation peut aussi être une entreprise. D'ailleurs, c'est le même
entreprise. D'ailleurs, c'est le même mot en anglais. C'est la manière dont les hommes s'organisent naturellement quand on les laisse libre dans un cadre moral solide. L'homme est social par
moral solide. L'homme est social par nature. C'est l'anthropologie chrétienne
nature. C'est l'anthropologie chrétienne de base. C'est Aristote repris par
de base. C'est Aristote repris par Saint- Thomas d'Quin. L'homme n'est pas un atome. Il crée spontanément des
un atome. Il crée spontanément des familles, des guildes, des confréies, des paroisses, des mutuels. Il ne le fait pas parce qu'un roi ou un état le lui ordonne. Il le fait parce que c'est
lui ordonne. Il le fait parce que c'est sa nature. C'est ce qu'il est. Et
sa nature. C'est ce qu'il est. Et
qu'est-ce qu'il lui faut pour le faire ?
Deux choses. Premièrement, la liberté.
Ne pas être écrasé par un état qui monopolise la solidarité, la formation, l'aide sociale et qui étouffe les initiatives par la fiscalité et la réglementation. Et deèement, une
réglementation. Et deèement, une culture, une culture catholique vivante qui lui donne sa boussole morale, son sens du devoir, son attachement aux communautés. Liberté économique plus
communautés. Liberté économique plus culture catholique égale corporatisme organique. C'est une équation, pas un
organique. C'est une équation, pas un programme politique qu'on décrète par en haut. Ce que vous appelez 3è voix
haut. Ce que vous appelez 3è voix souvent n'est pas une troisème voie, c'est une destination. C'est ce qui arrive quand les hommes libres enracinés dans une culture catholique s'organisent naturellement. Le corporatisme organique
naturellement. Le corporatisme organique est le fruit de la liberté enracinée, pas son alternative. Et ça veut dire quelque chose de très concret. Les
royalistes qui combattent le libéralisme économique combattent l'outil même qui permettrait de faire revenir ce qu'ils désirent. Tu veux des corps
désirent. Tu veux des corps intermédiaires forts, il faut que l'État recule. Tu veux des solidarités de
recule. Tu veux des solidarités de métier, il faut abolir les milliers de normes qui étouffent les artisans et les petites entreprises. Tu veux des
petites entreprises. Tu veux des familles solides, il faut arrêter de taxer jusqu'à l'os. Tu veux des paroisses qui s'occupent des pauvres ?
Il faut arrêter de monopoliser la solidarité par la bureaucratie étatique.
Le libéralisme économique n'est pas l'ennemi de notre projet, c'est la condition de sa réalisation. Ce que
n'ont pas compris beaucoup de royalistes, c'est que notre vrai ennemi, c'est l'absolutisme.
L'absolutisme, notre vrai ennemi.
Maintenant, il faut garder l'autre face de la pièce. Et celle-là, elle est pas agréable. Le corporatisme centralisé,
agréable. Le corporatisme centralisé, c'est notre ennemi. C'est lui qui a tué la monarchie. Il y a une confusion
la monarchie. Il y a une confusion empoisonnée dans nos rangs. L'idée que
le corporatisme centralisé, celui que le roi impose par en haut, celui de Colbert, celui de l'absolutisme, c'est la tradition. Mais c'est faux, c'est du
la tradition. Mais c'est faux, c'est du camp de déguisé en ancien régime. Il
faut bien distinguer deux choses. Le
corporatisme fasciste, celui de Mussolini, de Salazar, c'est du dirigisme d'État. L'État organise
dirigisme d'État. L'État organise l'économie par le haut, encadre les métiers, fixe les règles. C'est du camp numéro 2 déguisé en tradition. C'est de
la planification avec des habits anciens. Mais le problème ne commence
anciens. Mais le problème ne commence pas avec les fascistes du 20e siècle. Il
ne commence pas non plus avec les nationalisations d'entreprises communistes. Il commence avant ça avec
communistes. Il commence avant ça avec l'absolutisme français. Même si on veut
l'absolutisme français. Même si on veut vraiment remonter, on peut retrouver ce cycle comme je l'ai dit précédemment dans l'Empire romain, dans l'empire espagnol et cetera et cetera. Le
problème c'est le camp numéro 2, la volonté de contrôle et de non respect des droits naturels. Que s'est-il passé en France à partir du 17e siècle ? Le
roi, surtout à partir de Louis XIV et Colbert, a commencé à capturer les corporations. Ce qui était des
corporations. Ce qui était des organisations libres, autonomes, autogérées par les gens du métier est devenu progressivement un instrument de contrôle royal. Le roi fixe des
contrôle royal. Le roi fixe des règlements. Le roi accorde des
règlements. Le roi accorde des monopoles, le roi décide qui peut exercer quel métier. Les corporations
perdent leur autonomie. Elles deviennent
des créatures de l'État royal. En même
temps, Colbert met en place le mercantilisme. L'idée que l'État doit
mercantilisme. L'idée que l'État doit diriger l'économie, protéger les industries nationales, accorder des monopoles et réglementer le commerce.
C'est du corps numéro 2. C'est de la planification centralisée. Et ça vient
planification centralisée. Et ça vient du roi. Louis XIV dit l'État c'est moi.
du roi. Louis XIV dit l'État c'est moi.
C'est exactement la vision de contrainte de SEL appliquée à la monarchie. Le roi
comme planificateur suprême, le roi qui se croit au-dessus du droit naturel, le roi qui se substitue au corps intermédiaire au lieu de les protéger.
Et qu'est-ce que ça produit ? Exactement
la même logique que le camp 2 produit toujours. Comme à l'effondrement de
toujours. Comme à l'effondrement de Rome, l'étouffement de la société par l'État. Les corporations dégénèrent en
l'État. Les corporations dégénèrent en monopole rigide. L'initiative est tuée
monopole rigide. L'initiative est tuée par la réglementation. L'économie
stagne, les inégalités explosent. Non
pas à cause du marché libre, mais à cause des privilèges accordés par le roi. La fiscalité écrase le peuple pour
roi. La fiscalité écrase le peuple pour financer les guerres et le faste de Versailles. Alors oui, il y a eu un
Versailles. Alors oui, il y a eu un complot des Anglais, des protestants, des francs-maçons et cetera, mais euh quand est-ce qu'il arrive ? Quand la
révolution arrive, qu'est-ce qu'elle trouve ? Une société déjà vidée de sa
trouve ? Une société déjà vidée de sa substance par l'absolutisme. Les corps
intermédiaires ont déjà été neutralisés par le roi. Il ne reste que le roi et le peuple atomisé. La révolution n'a plus
peuple atomisé. La révolution n'a plus qu'à pousser la dernière porte et à aller faire la guerre aux partis qui ont un peu mieux résisté à la centralisation du roi. Là où il y a encore des corps
du roi. Là où il y a encore des corps intermédiaires forts et qui peuvent se défendre comme notamment en vendé. D'où
le massacre qui a suivi l'état royal absolutiste a préparé l'état républicain jacobin. C'est la même logique de
jacobin. C'est la même logique de pouvoir illimité avec des habits différents. Et encore une fois j'ai dit
différents. Et encore une fois j'ai dit même logique mais on n'est pas du tout à la même ampleur. Un roi absolutiste, il reste borné par sa foi, l'église, par les réalités concrètes de son royaume, par les seigneries. La révolution n'a
aucune limite. Elle massacre la vendée,
aucune limite. Elle massacre la vendée, noie des prêtres, remplace Dieu par la raison. Il y a même des cas de
raison. Il y a même des cas de cannibalisme. C'est les fondations d'un
cannibalisme. C'est les fondations d'un état par la bourgeoisie qui de siècles plus tard va piller la moitié de ta vie économique. Donc la monarchie certes,
économique. Donc la monarchie certes, elle a un peu dérivé, donc je me dois de la critiquer pour qu'on comprenne bien le cycle, mais la République c'est la dérive en elle-même. Elle a coupé tous les gardes fous. Donc quand je critique la monarchie, je le rappelle ce que je montre c'est le mécanisme, pas une
équivalence. Quand le roi capture les
équivalence. Quand le roi capture les corporations, quand il centralise, quand il se substitue au corps intermédiaire, il détruit exactement ce que faisait la force de la royalité traditionnelle.
L'absolutisme a préparer le terrain pour la révolution en vidant les corps intermédiaires de leur substance. Et la
révolution va pousser le concept beaucoup plus loin en laissant carrément les individus seuls face à l'État. Et
là, on pourrait venir m'opposer les penseurs comme René de la Tour du Pain ou Albert Demain qui au 19e siècle ont critiqué le libéralisme. Mais attention,
quel libéralisme ont-ils critiqué ? pas
libéralisme de Bastia de Salaman et critique le libéralisme manchestérien, celui de l'industrialisation anglaise brutale et critique l'individualisme atomisé celui de l'usine qui détruit les communautés de l'ouvrier face seul au
marché sans aucun filet. Et cette
critique est légitime. Il ne critique pas au nom de l'État, il critique au nom des corps intermédiaires naturels, au nom de la famille, du métier, de la commune, de la paroisse. Leur solution
n'est pas il faut que l'État redistribue. Leur solution c'est il faut
redistribue. Leur solution c'est il faut que les communautés naturelles retrouvent leur rôle, leur autonomie, leur capacité de solidarité. Et ça c'est du corps numéro 1. Le monde est bienfait à condition qu'on respecte l'ordre
naturel des communautés. Pas besoin de l'État pour corriger. Il faut juste laisser les structures naturelles fonctionner. Tout ça c'est exactement le
fonctionner. Tout ça c'est exactement le cycle universel dont on a parlé au début. Rome, l'Espagne, la France,
début. Rome, l'Espagne, la France, toujours le même engrenage. La Boessie
l'a décrit. Le pouvoir achète ses complices en cascade et le peuple consent à sa servitude parce qu'une partie suffisante en profite.
L'absolutisme de Louis XIV, c'est un cycle en action. La révolution n'est pas la rupture, c'est la continuation du même cycle par d'autres mains. Petite
précision quand même, je ne suis pas en train de dire que Louis XIV ou Louis X plus tard en sont conscients. Je parle
d'un cycle qui se répète dans un système de liberté. Quand le roi était là pour
de liberté. Quand le roi était là pour protéger les principes divins, la société s'est développée. Quand il a eu trop de pouvoir, il a eu la tentation de l'intervention et de cette tentation de l'intervention a découlé la révolution.
C'est toujours le même cycle qu'on décrit. Donc je ne dis pas qu'il savait
décrit. Donc je ne dis pas qu'il savait ce qu'il faisait ou qu'il voulait faire mal, mais l'absolutisme a conduit à la réalisation de ce cycle.
Monarchie traditionnelle et libertarianisme minarchiste.
Est-ce que vous m'auriez cru si au début de la vidéo, je vous avais dit que les royalistes étaient des libertariens ?
Probablement pas. Mais maintenant, je vais vous faire un parallèle entre la monarchie traditionnelle et la minarchie.
Monarchie traditionnelle et minarchie, la même structure. La monarchie
traditionnelle, celle de Saint-Louis, celle d'avant l'absolutisme, c'est tout l'inverse de Louis X. Le roi ne contrôlait pas l'économie, il protégeit, il rendait la justice, il maintenait la paix, il défendait le royaume. Mais les
métiers s'organisaient eux-mêmes. Les
communes avaient leurs chartes, les provinces avaient leurs coutumes, les corps intermédiaires vivaient librement.
Le roi était le gardien de l'ordre, pas l'ingénieur social. Et c'est exactement
l'ingénieur social. Et c'est exactement cette monarchie-là, la monarchie traditionnelle, pas l'absolutisme, qui est compatible avec le libéralisme économique. Pas parce qu'elle applique
économique. Pas parce qu'elle applique un programme libéral, mais parce qu'elle produit les mêmes résultats. Un pouvoir
limité, des communautés libres, un ordre qui vient d'en bas. Et c'est là que Schesterton revient avec une image géniale, la métaphore de la clôture.
Avant d'abattre une clôture, demandez-vous pourquoi elle a été construite. Les traditions, les
construite. Les traditions, les institutions, les normes héritées, les corporations, la famille traditionnelle, ce sont des clôtures. Elles ont été construites pour une raison, pour protéger quelque chose. Le progressisme
moderne abat les clôtures sans se demander pourquoi elles existaient. Et
ensuite, on s'étonne que le jardin soit ravagé. La famille traditionnelle, c'est
ravagé. La famille traditionnelle, c'est une clôture qui protège les enfants, la transmission et la stabilité. Les
corporations de métier, c'est une clôture qui protège l'ouvrier, la qualité et la solidarité professionnelle. Les rites religieux,
professionnelle. Les rites religieux, c'est une clôture qui structure le temps, qui donne du sens. On les a abattu et on a eu le chaos, la perte de repère, l'individu seul perdu dépendant
de l'État. Mais justement, c'est ça le
de l'État. Mais justement, c'est ça le point clé, qui a abattu ces clôtures, c'est l'absolutisme d'abord, puis la révolution, le roi centralisateur, puis la république jacobine. Le camp 2 dans
ces deux versions, c'est pas le libéralisme économique, c'est pas Bastia, c'est pas Salamanque, c'est pas la liberté économique qui a détruit les clôtures, c'est le pouvoir illimité qui est détruit, qu'il soit royal ou républicain. Et maintenant, un argument
républicain. Et maintenant, un argument qui devrait parler directement au royalistes et qui va peut-être vous surprendre. Hans Herman Hop est un
surprendre. Hans Herman Hop est un économiste libertarien pas du tout royaliste de base mais qui va arriver à cette conclusion par le raisonnement. Il
fait une observation fascinante. Un roi
est propriétaire long terme de son royaume. Il a intérêt à ce que ça marche
royaume. Il a intérêt à ce que ça marche sur la durée parce qu'il le transmet à son fils. Son petitfils héritera du
son fils. Son petitfils héritera du royaume. Donc il le ménage, il
royaume. Donc il le ménage, il l'entretient. Il n'a aucun intérêt à le
l'entretient. Il n'a aucun intérêt à le pressurer jusqu'à l'os. Un président
élu, c'est un locataire court terme. Il
a 4 ou 5 ans pour tirer le maximum du système avant de partir. Et que fait un locataire ? Il ne répare pas le toit. Il
locataire ? Il ne répare pas le toit. Il
ne rénove pas les fondations, il maximise ce qu'il peut prendre pendant qu'il est là. Regarde la dette française. Chaque président rajoute des
française. Chaque président rajoute des centaines de milliards. Pourquoi ? Parce
que c'est le suivant qui paiera. Les
rois pensent en dynastie, l'élu pense en mandat. Et qui historiquement a le plus
mandat. Et qui historiquement a le plus intérêt à respecter les droits de propriété, à maintenir une monnaie stable, à ne pas pressurer ses sujets ?
le propriétaire long terme, le roi.
C'est contreintuitif, mais la monarchie et le minarchisme, l'état minimal ne sont pas antinomiques. Au contraire,
petite précision, un libertarien, c'est quelqu'un qui veut respecter uniquement les droits naturels. On peut distinguer deux courants, je vous la fait rapidement, mais en gros, il y a les minarchistes qui veulent avoir un état minimal qui les protège et il y a les
anarchistes qui pensent que la protection doit être assurée par eux-mêmes. Donc, quand je vous parle de
eux-mêmes. Donc, quand je vous parle de minarchie, on parle bien des libertariens qui veulent un état minimal. Mais maintenant, allons plus
minimal. Mais maintenant, allons plus loin que hop, beaucoup plus loin, parce que le parallèle n'est pas seulement économique, il est structurel. La
monarchie traditionnelle et le minarchisme ont la même structure, exactement la même. Regarde le roi traditionnel, pas Louis XIV, pas l'absolutiste, le vrai roi chrétien.
Qu'est-ce qu'il est ? Un pouvoir borné.
Borné par qui ? Borné par le haut. Le
droit naturel, la loi divine, l'autorité spirituelle de l'église. Le roi n'est pas au-dessus de Dieu. Il n'est pas au-dessus du décalogue. Il n'est pas source du droit. Il est gardien du droit. Il a le devoir de protéger la
droit. Il a le devoir de protéger la justice, la paix et la propriété de ces sujets. Il n'a pas le droit de tout
sujets. Il n'a pas le droit de tout faire. Thomas Dakin le dit
faire. Thomas Dakin le dit explicitement. Un roi qui viole le droit
explicitement. Un roi qui viole le droit naturel est un tyran et un tyran n'a pas de légitimité. Et l'état minimal, c'est
de légitimité. Et l'état minimal, c'est exactement la même chose. Un pouvoir
borné par des droits inaliénables qu'il a créé et qu'il ne peut pas retirer. Sa
mission, protéger la personne, la liberté, la propriété. Rien de plus. Il
n'invente pas de droit, il les reconnaît et les défend. Il est serviteur, pas maître. Le roi traditionnel et l'état
maître. Le roi traditionnel et l'état minimal ont la même structure, un pouvoir qui ne s'est pas créé lui-même, borné par des principes supérieurs dont la mission est de protéger, pas de transformer, redistribuer ou planifier.
Le roi a au-dessus de lui Dieu, le droit naturel et l'église. L'état minimal a au-dessus de lui les droits inaliénables. C'est le même principe. Le
inaliénables. C'est le même principe. Le
pouvoir est un serviteur, pas un maître.
Et quand le pouvoir se prend pour le maître, que ce soit Louis XIV qui dit "L'État c'est moi" ou la convention qui dit "La volonté générale a tous les droits". ou l'état providence moderne
droits". ou l'état providence moderne qui dit "Nous savons mieux que vous ce dont vous avez besoin." Tout s'effondre parce que dans les trois cas, le pouvoir a cessé de se reconnaître borné par quelque chose de supérieur à lui. Le
vrai ennemi dans les trois cas, c'est le pouvoir illimité. Et le vrai allié que
pouvoir illimité. Et le vrai allié que tu l'appelles monarchie traditionnelle ou minarchie, c'est le pouvoir limité borné par des principes qu'il n'a pas inventé. Borné par le droit naturel,
inventé. Borné par le droit naturel, tout droit hérité de Dieu. Un roi qui protège la propriété maintient une monnaie saine et laisse les corps intermédiaires s'organiser librement.
C'est exactement le modèle que décrivent les théologiens de Salaman. C'est l'état
gardien des droits naturels, pas l'état ingénieur social. Défendre la monarchie
ingénieur social. Défendre la monarchie traditionnelle et défendre le minarchisme libertarien, c'est au final défendre la même chose. C'est défendre
un pouvoir qui sait qu'il n'est pas Dieu. Et d'ailleurs, il y a un mot qui
Dieu. Et d'ailleurs, il y a un mot qui dit ça à lui seul et que personne ne prend la peine d'écouter. Le mot
régalien. Régalien, ça vient du latin, régalis, du roi. Ce qui est régalien, c'est littéralement ce qui revient au roi. Et c'est quoi ? La justice, la
roi. Et c'est quoi ? La justice, la défense, la protection des droits naturels. Point. Rien d'autre. Le roi
naturels. Point. Rien d'autre. Le roi
n'est pas là pour planifier l'économie, fixer les prix, redistribuer la richesse. Il est là pour protéger. Et
richesse. Il est là pour protéger. Et
c'est fascinant parce que quand tu regardes bien, c'est exactement mot pour mot ce que demandent les minarchistes et les libertariens de l'autre côté. Un
pouvoir limité au régalien. Les
monarchistes traditionnels et les minarchistes ne se battent pas l'un contre l'autre. Ils utilisent des mots
contre l'autre. Ils utilisent des mots différents pour dire la même chose. Le
roi gardien et l'état minimal, c'est le même projet, un pouvoir qui protège et qui sait s'arrêter là.
Les deux libéralismes.
Depuis le début de la vidéo, on parle de libéralisme et c'est là que j'ai envie de clarifier quelque chose de fondamental parce que cette confusion empoisonne tout le débat en France. Le
mot libéral ne veut rien dire. On
utilise le mot libéralisme pour désigner des choses complètement opposées. C'est
pour ça que le débat tourne en rond. Le
libéralisme économique, celui de Bastia, Alex à la manque, c'est la liberté des échanges, le respect de la propriété, l'ordre spontané, des règles claires et les mêmes pour tous. C'est le camp 1. Le
libéralisme moral. Quant à lui, qu'on appelle progressisme, c'est le rejet des règles communes, des traditions et de la sagesse accumulée par les générations.
C'est l'arrachage des clôtures de Chesterton, c'est Rousseau, c'est le camp 2. Et puis il y a ce qu'on appelle
camp 2. Et puis il y a ce qu'on appelle néolibéralisme ou ultralibéralisme qui en réalité n'est même pas libéral. Et
là, c'est le tour de pass-p le plus efficace de notre époque. Regarde ce
qu'on te montre quand on te dit ultra libéralisme. Davos, le Great Reset, vous
libéralisme. Davos, le Great Reset, vous ne posséderez rien, vous serez heureux.
Amazon qui écrase le commerce local, Shane qui inonde le marché, Black Rock qui rachète tout. Les portes tournantes de Bercy entre les conseils d'administration et multinational, on te dit voilà ce que produit le marché libre, voilà le libéralisme poussé à son terme. Sauf que quand tu regardes plus
terme. Sauf que quand tu regardes plus près, qu'est-ce que tu vois ? Tu vois un artisan français qui coule sous les normes pendant qu'Amazon les navigue avec une armée d'avocat. Tu vois un petit patron qui ne peut pas embaucher à cause du côte du travail pendant que Shane produit à l'autre bout du monde
sans aucune contrainte. Tu vois des milliers de réglementations que seuls les très gros ont les moyens de respecter et qui éliminent les petits aussi sûrement qu'un mur élimine ceux qui ne savent pas l'escalader. Ce n'est
pas du marché libre, c'est l'exact inverse. C'est ce qu'on appelle du
inverse. C'est ce qu'on appelle du capitalisme de connivance. L'État
produit des normes, les géants les utilisent comme barrière contre la concurrence. Le pouvoir politique est au
concurrence. Le pouvoir politique est au service de quelques-uns, au détriment de tous les autres. Les monopoles de Colbert du 17e siècle et les oligopoles réglementaires du 21e siècle, c'est la même logique. C'est de la spulation
même logique. C'est de la spulation légale sophistiquée. Bastien
légale sophistiquée. Bastien reconnaîtrait le mécanisme immédiatement. Sauf qu'en plus de
immédiatement. Sauf qu'en plus de prendre directement dans ta poche, on crée un labyrinthe que seuls les très gros peuvent traverser. Le résultat est le même. Les petits sont écrasés, les
le même. Les petits sont écrasés, les gros prospèrent et on accuse le marché libre. Avouez quand même que vous ne
libre. Avouez quand même que vous ne possèderez rien. Ce n'est pas un projet
possèderez rien. Ce n'est pas un projet libéral de propriété et de liberté.
C'est un projet de contrôle. Et le
contrôle, c'est toujours le camp 2, un camp 2 déguisé en camp 1. Et ça marche parce que tout le monde tombe dans le piège, y compris les royalistes. Quand
on entend libéralisme, on pense à ça.
Donc maintenant que vous savez, quand on dit libéralisme, il faut toujours se demander lequel économique, moral ou alors du capitalisme de connivance qui est en réalité du socialisme déguisé.
Tant qu'on ne précise pas, toute discussion est un dialogue de sours.
C'est là que je vais être direct avec les royalistes qui me regardent. Quand
vous dites le libéralisme est notre ennemi, de quel libéralisme parlez-vous ? Si c'est le progressisme qui détruit
? Si c'est le progressisme qui détruit la famille, les traditions, l'identité et la foi, oui, c'est votre ennemi.
C'est aussi le mien. Si c'est le capitalisme de connivance qui concentre le pouvoir économique chez quelques géants pendant que les petits crèvent sous les normes, c'est du socialisme déguisé. Et oui, c'est votre ennemi,
déguisé. Et oui, c'est votre ennemi, c'est aussi le mien. Mais ni l'un ni l'autre ne sont du libéralisme économique catholique de Bastia et de Salaman. C'est l'exacte opposé. Le vrai
Salaman. C'est l'exacte opposé. Le vrai
libéral veut supprimer les normes qui écrasent le petit pour qu'il puisse concurrencer les gros à Armégal. Le
progressiste veut détruire les traditions. Le faux libéral socialiste
traditions. Le faux libéral socialiste veut des réglementations car elle le protège de la concurrence. Le vrai
libéral économique veut la liberté pour tous, pas la liberté pour les gros et les normes pour les petits. D'ailleurs,
le vrai libéral économique est souvent conservateur sur le plan moral. Pourquoi
? Parce que sa philosophie repose sur l'humilité. L'humilité de reconnaître
l'humilité. L'humilité de reconnaître que le monde est ordonné, que la tradition a de la valeur, que les structures naturelles, familles, communauté, métiers fonctionnent mieux que les plans de technocrate. Bastia
croyait en Dieu et en l'ordre naturel.
Ayak défendait l'ordre spontané, les règles accumulées sur des générations.
Sawel défend la sagesse traditionnelle contre les utopies des intellectuels.
Une grande partie de l'histoire social du monde occidentale au cours de ces trois dernières décennies a consisté à remplacer ce qui fonctionnait par ce qui sonnait bien Thomas Soel. La liberté
pour un vrai libéral vient de l'humilité de reconnaître quelque chose de plus grand que soi. Les lois naturelles, les droits inaliénables, les principes qu'on découvre qu'on invente pas. Le
libéralisme moral, lui, c'est exactement l'inverse. C'est l'arrogance de l'homme
l'inverse. C'est l'arrogance de l'homme qui se croit son propre juge. Et
paradoxalement, cette arrogance mène toujours à plus d'état parce que tu détruis les structures intermédiaires, famille communauté tradition paroisse. Il ne reste plus que
paroisse. Il ne reste plus que l'individu isolé face au léviatant étatique. Le libéralisme moral des
étatique. Le libéralisme moral des racines, le libéralisme économique enracine dans des principes stables. Et
vous remarquerez, c'est exactement le renversement qu'on a décrit au début de la vidéo. On a abattu les clôtures
la vidéo. On a abattu les clôtures culturelles, on a renforcé les murs de l'État, on a fait liberté des mœurs plus socialisme économique au lieu de faire enracinement culturel plus liberté économique. C'est l'inversion parfaite.
économique. C'est l'inversion parfaite.
Et en confondant les trois, libéralisme économique, libéralisme moral et capitalisme de connivance, donc en fait du socialisme déguisé en libéralisme, les royalistes perdent un allié dans leur guerre contre le vrai ennemi. Le
vrai ennemi, c'est le monde sans Dieu et le pouvoir sans limite, pas la liberté des échanges entre les hommes.
[musique] L'arbre, le sol et la lumière.
Pour bien réaliser tout ce qu'on dit là, on va mettre une image. L'arbre, le sol et la lumière. Le problème n'a jamais été la liberté économique. Le problème,
c'est d'avoir arraché les racines culturelles. Sans culture catholique, la
culturelles. Sans culture catholique, la liberté économique produit l'atomisation. C'est vrai. Mais avec
l'atomisation. C'est vrai. Mais avec
culture catholique, elle produit les corps intermédiaires. Elle produit
corps intermédiaires. Elle produit exactement ce que vous désirez. Le
libéralisme moral détruit la culture qui permet au corporatisme organique d'émerger. Mais le libéralisme
d'émerger. Mais le libéralisme économique en est la condition matérielle. C'est comme un arbre. La
matérielle. C'est comme un arbre. La
culture catholique, c'est le sol. La
liberté économique, c'est la lumière. Le
corporatisme organique, c'est le fruit qui pousse. Si tu empoisonnes le sol
qui pousse. Si tu empoisonnes le sol avec du libéralisme moral, du progressisme et du relativisme, rien ne pousse. Mais si tu coupes la lumière
pousse. Mais si tu coupes la lumière avec de l'étatisme, la planification et la fiscalité écrasante, rien ne pousse non plus. Il faut les deux. Le sol et la
non plus. Il faut les deux. Le sol et la lumière, la culture et la liberté. La
différence entre le libéralisme royaliste et le libéralisme manchestérien, c'est donc une différence de vision de l'homme, pas une différence de camp. Le libéralisme manchestérien
de camp. Le libéralisme manchestérien tend vers l'atominisation, l'individu seul face au marché, sans attache, sans communauté, sans racine. Le libéralisme
d'inspiration chrétienne reconnaît que l'homme est naturellement social. Il vit
dans des familles, des métiers, des communes, une paroisse, un royaume.
L'ordre naturel, ce n'est pas l'individu atomisé, c'est l'individu dans ses communautés naturelles. Tout ça, c'est
communautés naturelles. Tout ça, c'est toujours du camp 1. La seule différence, c'est la culture. Le monde est bien fait. Pas besoin de corriger par la
fait. Pas besoin de corriger par la force. Maintenant, on a donc une vision
force. Maintenant, on a donc une vision plus riche, plus complète, plus réaliste de ce qu'est l'ordre naturel.
L'urgence stratégique.
Avec tout ce qu'on a dit, on peut voir l'urgence stratégique qui se dessine pour les royalistes. En rejetant le libéralisme et le socialisme à part égal, le royaliste croit être au-dessus des deux. En réalité, il est nulle part.
des deux. En réalité, il est nulle part.
Pendant qu'il théorise la troisème voix dans ces cercles de réflexion, c'est le socialisme qui gagne par défaut. Chaque
jour que tu passes à combattre les libéraux autant que les socialistes, c'est un jour où l'État grossit, un jour où les impôts montent, un jour où les normes étouffent une entreprise de plus, un jour où une famille de plus est écrasée par la fiscalité. Les
corporations imposées et non organiques ne sont pas une solution. La position du ni l'un ni l'autre n'est pas une position de surplomb, c'est une position de spectateur, une position confortable.
Pendant que tu regardes le match, c'est le camp 2 qui marque des buts. Alors
qu'est-ce qu'on peut faire ? Ben,
d'abord, on démonte le léviatant. On
réduit l'état à ses fonctions légitimes justice, sécurité, défense. Ensuite, on
reconstruit. Et si la culture catholique est vivante, ce qui est de notre responsabilité, ce qu'on reconstruira ressemblera exactement à ce que vous appelez corporatisme. Mais ce sera venu
appelez corporatisme. Mais ce sera venu d'en bas, librement, organiquement, pas d'un plan, pas d'un décret de la liberté des hommes enracinés. Les royalistes ne sont pas antilibéraux, ils sont libéraux autrement. Libéraux par les communautés,
autrement. Libéraux par les communautés, pas par l'atome. Il est temps qu'on le comprenne et qu'on agisse en conséquence.
Et concrètement à ce stade, si tu me suis depuis le début, tu t'es peut-être dit "C'est bien beau tout ça, mais concrètement ça donne quoi ? Qu'est-ce qui se passe si on
quoi ? Qu'est-ce qui se passe si on applique vraiment ces principes ?" Et
c'est la bonne question parce que la réponse est d'une simplicité presque déconcertante. L'État fait moins,
déconcertante. L'État fait moins, beaucoup moins et il fait mieux le peu qu'il fait. Concrètement, une justice
qu'il fait. Concrètement, une justice qui fonctionne, une police qui protège, une défense qui défend, des règles claires, stables, les mêmes pour tout le monde. "Liberté et sécurité", disait
monde. "Liberté et sécurité", disait Sébastien. Rien de plus. À ça, on
Sébastien. Rien de plus. À ça, on pourrait poser une question légitime.
Qui va s'occuper de tout le reste ?
Alors, c'est exactement là que tout ce qu'on a dit dans cette vidéo prend tout son sens. Si l'État arrête d'écraser la
son sens. Si l'État arrête d'écraser la société, s'il arrête de taxer les familles jusqu'à l'os, de réglementer chaque métier jusqu'à l'absurde, de monopoliser l'éducation, la santé, la solidarité, alors tout le reste de la société reprendra son rôle
naturellement, spontanément. C'est
naturellement, spontanément. C'est l'individu libre qui crée une entreprise et qui en rendant un service à ses clients crée l'emploi et la richesse pour tout le monde. C'est l'entrepreneur
catholique qui ouvre une école privée parce qu'il estime que l'éducation nationale ne transmet plus rien. C'est
le médecin qui ouvre son cabinet, l'artisan qui forme un apprenti, le commerçant qui fait vivre son quartier.
C'est l'association de quartier qui s'occupe des personnes âgées isolées.
C'est la paroisse qui organise une collecte pour la famille en difficulté.
C'est la fondation privée qui finance la recherche. C'est le père de famille qui
recherche. C'est le père de famille qui épargne pour transmettre quelque chose à ses enfants. Des individus, des
ses enfants. Des individus, des familles, des entreprises, des associations, des paroisses, des fondations. Chacun à son niveau, chacun
fondations. Chacun à son niveau, chacun selon ses moyens, chacun librement. Et
ça c'est exactement l'ordre spontané.
Les millions de décisions libres qui ensemble produisent un tissu social infiniment plus riche et plus humain que n'importe quel plan étatique. Et
rappelons-nous que l'échange libre, c'est déjà du service mutuel. Quand tu
payes un boulanger, tu ne fais pas de la charité. tu le rémunères pour un service
charité. tu le rémunères pour un service qu'il te rend et lui te rend un service parce qu'il y trouve son compte. Basti
disait des services qui s'échangent contre des services, le marché libre et déjà en soi un système de coopération volontaire. Et tout ça, c'est pas une
volontaire. Et tout ça, c'est pas une utopie, c'est de l'histoire. Avant
l'état providence, les hôpitaux étaient fondés par des ordres religieux et des bienfaiteurs privés. Les écoles étaient
bienfaiteurs privés. Les écoles étaient tenues par des congrégations et des maîtres indépendants. Les solidarités
maîtres indépendants. Les solidarités étaient organisées par des confréies, des guides, des mutuels. Au final,
c'était des gens libres qui s'associent volontairement. Ces structures
volontairement. Ces structures existaient, elles fonctionnaient, elles avaient un avantage immense sur l'État, elles étaient locales, diverses, adaptées et responsables. Ce n'est pas qu'elles ont disparu du jour au lendemain parce qu'elles marchaient pas, elles ont disparu parce que l'État les a
remplacé de force. La révolution a aboli les corporations, l'État providence a monopolisé la solidarité et maintenant on nous dit qu'on peut pas vivre sans lui. C'est un peu comme si quelqu'un te
lui. C'est un peu comme si quelqu'un te cassait les jambes, te donnait des béquilles et te disait "Tu vois, sans moi, tu peux pas marcher. Et si là vous me croyez pas, regardez autour de vous."
Les pays qui se sont le plus rapprochés de ce modèle, un état faible de la subsidiarité et une culture forte, sont les plus prospères et les plus stables de l'histoire moderne. Et ce qu'on peut leur reprocher aujourd'hui, c'est précisément de s'en être éloigné. Si on
prend par exemple les États-Unis, Tocville visite l'Amérique dans les années 1830 et trouve exactement ce qu'on décrit. Des communautés locales,
qu'on décrit. Des communautés locales, des églises partout, des associations pour tout, un état fédéral minuscule. Et
en résultat de ça, on a la plus grande prospérité de l'histoire humaine. Puis
l'état grossi, New Deal, bureaucratie fédérale, État Providence. et les
communautés meurent. Robert Puttinham,
sociologue de Hadvard, l'a documenté dans Bowingolon. Plus l'État a grossi,
dans Bowingolon. Plus l'État a grossi, plus les liens communautaires se sont dissous. Aujourd'hui, l'Amérique se
dissous. Aujourd'hui, l'Amérique se déchristianise, la dette explose, le tissu social se déchire. Ce qui marche plus en Amérique, c'est exactement ce qui s'est éloigné du modèle d'origine.
Un autre exemple, c'est la Suisse. Ils
ont un état fédéral volontairement faible. Les communes décident avant
faible. Les communes décident avant Berne et les gens votent surtout au niveau local. En résultat, ça donne de
niveau local. En résultat, ça donne de la prospérité, stabilité et une dette faible. Et les cantons catholiques comme
faible. Et les cantons catholiques comme par exemple Valallée, Fribourg ou Lucerne sont parmi les plus attachés à la subsidiarité. Cependant, à mesure que
la subsidiarité. Cependant, à mesure que Bern centralise et que la culture se sécularise, le modèle s'ffrite. Encore
une fois, ce qui décline, c'est ce qui s'éloigne du modèle. Un autre petit exemple, c'est le Linstein situé entre la Suisse et l'Autriche. C'est une
monarchie catholique avec une fiscalité basse et ils ont un principe de subsidiarité radicale. Les communes ont
subsidiarité radicale. Les communes ont carrément un droit de sécession. Donc,
un monarque catholique dans un état minimal, c'est pas une utopie de salon.
Ça existe de nos jours même si c'est un tout petit pays. On peut observer le même pattern ailleurs. La Pologne, par exemple, après le communisme, c'est une culture catholique, de la libéralisation économique et c'est le seul pays européen qui sera sans récession en
2008. Une grosse partie de la
2008. Une grosse partie de la reconstruction du pays a été portée par les paroisses et les communautés locales. Pour l'Irlande des années 90,
locales. Pour l'Irlande des années 90, en sortie de guerre, on se retrouve avec un pays catholique qui devient libéral économiquement et qui fait une croissance tellement explosive qu'on va l'appeler le tigre celtique. Et dans
chaque cas que je vous ai donné, quand la culture s'érode ou que l'État centralise, ça casse. Toujours le même pattern, liberté plus culture forte égale prospérité et corps intermédiaire.
Ce qui marche, c'est le modèle. Ce qui
ne marche plus, c'est ce qui s l'éloigne. Mais attention, parce que
l'éloigne. Mais attention, parce que c'est un point crucial, ça ne marche que si la culture est là. Parce que un état minimal dans une société sans repèr, sans foi, sans tradition, sans lien, ça ne donne pas la liberté, ça donne le
vide. Au contraire, un état minimal dans
vide. Au contraire, un état minimal dans une société enracinée, une société où les individus ont une boussole morale, où les familles sont solides, où les gens savent ce que signifi l'honnêteté, le travail, la charité et le respect de la parole donnée, là ça donne la
liberté, elle fonctionne parce que les gens n'ont pas besoin qu'on leur dise quoi faire. Ils savent, ils créent, ils
quoi faire. Ils savent, ils créent, ils entreprennent, ils s'associent, ils s'entraident. Non pas parce que l'État
s'entraident. Non pas parce que l'État les y oblige, mais parce que leur foi, leur éducation, leur culture les y pousse naturellement. L'État protège les
pousse naturellement. L'État protège les droits et la société libre construit tout le reste. Et c'est exactement la thèse de toute cette vidéo résumée en une image. La liberté économique, c'est
une image. La liberté économique, c'est la lumière. La culture catholique, c'est
la lumière. La culture catholique, c'est le sol. et ce qui pousse dessus les
le sol. et ce qui pousse dessus les corps intermédiaires, les solidarités de métier, les familles fortes, les paroisses actives, les entreprises, les communautés vivantes. C'est exactement
communautés vivantes. C'est exactement ce que les royalistes appellent le corporatisme organique. Ce n'est pas un
corporatisme organique. Ce n'est pas un programme qu'on décrète, c'est un fruit qu'on récolte uniquement quand les conditions sont réunies. Objection et
réponse.
Bon, alors on approche de la fin. Avant
de conclure, prenons les objections principales et je vais aller droit au but. Vous allez voir, c'est quand même
but. Vous allez voir, c'est quand même ultra intéressant. On pourrait me dire
ultra intéressant. On pourrait me dire "Tu idéalises le passé." L'ancien régime était rigide, les corporations étaient des monopoles. À ça, je peux répondre
des monopoles. À ça, je peux répondre que je suis d'accord, sur la fin, les corporations avaient dégénéré. C'est
vrai. Mais pourquoi avait-elle dégénéré ? En grande partie, parce que
? En grande partie, parce que l'absolutisme les avait capturés. Ceux
qui étaient des organisations libres sont devenus des instruments de contrôle royal. La révolution n'a pas réformé les
royal. La révolution n'a pas réformé les corporations, elle les a abolis et elle a mis l'État à la place. On a remplacé l'organique imparfait par la bureaucratie. La réponse au
bureaucratie. La réponse au dysfonctionnement d'une structure libre, c'est la réforme, le respect des droits naturels, pas le remplacement par l'État qui contrôle tout. Une famille qui traverse une crise, elle doit se réparer de l'intérieur. On la remplace pas par
de l'intérieur. On la remplace pas par une administration. Et d'ailleurs, c'est
une administration. Et d'ailleurs, c'est exactement ce que nous disons ici.
L'absolutisme a dégradé les corporations. La révolution les a
corporations. La révolution les a achevés. Les deux sont coupables. C'est
achevés. Les deux sont coupables. C'est
le qu'en deux sous deux formes différentes. Autre objection,
différentes. Autre objection, l'esclavage et la colonisation, c'est bien le fait des royaumes chrétiens.
Alors, d'abord, il faut savoir que l'esclavage existe partout dans le monde antique, bien avant le christianisme.
Les Romains, les Grecs, les Arabes, les Africains, tout le monde l'a pratiqué.
Le christianisme est justement la civilisation qu'il a aboli. Wilberce, un
chrétien évangélique, fait abolir la traite britannique en 1807. Du point de vue catholique, le pape condamne l'esclavage en 1839 et le libéralisme par nature est incompatible avec l'esclavage. Si tu crois en la propriété
l'esclavage. Si tu crois en la propriété de soi et en l'échange volontaire, un homme ne peut pas être une propriété. Ça
contrevient à un droit naturel.
D'ailleurs, la traite négrière a été organisée par des monopoles d'état.
C'est donc du mercantilisme, c'est l'exacte opposé du marché libre. Et pour
la colonisation du 19e siècle, on est sur la mission civilisatrice de Jules Ferry. C'est un républicain laïque en
Ferry. C'est un républicain laïque en 1885. Les idées racistes et eugénistes,
1885. Les idées racistes et eugénistes, c'est du progressisme des lumières. Le
christianisme dit que chaque âme est égale devant Dieu. Ensuite, on pourrait me dire "Mais le marché libre, c'est la misère au 19e siècle." Sauf que la misère n'a pas été créée par le marché libre. Elle préexistait avant
libre. Elle préexistait avant l'industrialisation. L'espérance de vie
l'industrialisation. L'espérance de vie en France c'est 33 ans. Les famines sont régulières. La pauvreté et la condition
régulières. La pauvreté et la condition normale de l'humanité depuis toujours.
L'industrialisation, malgré des horreurs réelles, a commencé à faire sortir de la pauvreté des millions de gens. Les
ouvriers affluaient vers les villes. Non
pas parce que l'usine était un paradis, mais parce que la campagne était parfois pire. Et les pays qui ont choisi la
pire. Et les pays qui ont choisi la planification, l'URSS, la Chine de Mao, Cuba, le Venezuela, ont produit infiniment plus de misère. Et dans un marché vraiment libre, le patron n'est pas un ennemi. Ça c'est une grille de lecture marxiste parce que le patron,
c'est quelqu'un qui te propose un échange. Ton travail contre un salaire.
échange. Ton travail contre un salaire.
L'employeur a besoin de l'employé autant que l'employé a besoin de l'employeur.
Les intérêts sont harmoniques et si un patron est malhonnête, c'est exactement le rôle d'un état minimal de faire respecter les contrats. Pas plus, pas moins. On entend souvent une autre
moins. On entend souvent une autre critique qui est assez reprochée au libéralisme alors qu'elle se comprend très bien du point de vue individuel. Le
libéralisme c'est la loi de la jungle.
Et non, c'est exactement l'inverse.
Parce que si on zoome sur l'individu, la seule chose que demande le libéralisme ou le libertarianisme, si tu veux le terme précis, c'est qu'on laisse les individus libres d'échanger entre eux quand ils le jugent correct et libre de passer des contrats entre eux librement,
c'est tout. La loi de la jungle, c'est
c'est tout. La loi de la jungle, c'est quand le plus fort impose sa volonté sans règle. Le libéralisme, c'est quand
sans règle. Le libéralisme, c'est quand tu ne peux obtenir de l'autre sans son consentement. Ce n'est pas l'absence de
consentement. Ce n'est pas l'absence de règle. C'est une seule règle absolue, ne
règle. C'est une seule règle absolue, ne pas violer les droits naturels d'autrui.
Propriété, vie liberté. Tout le reste est libre. Et regardez ce qu'on a
est libre. Et regardez ce qu'on a aujourd'hui. L'interventionnisme va
aujourd'hui. L'interventionnisme va tellement loin que vendre quelque chose à son voisin est illégal. Créer une
entreprise, c'est obligatoirement créer une structure juridique, payer des impôts, des taxes, de la TVA et et tout cet argent est pris sans demander ton accord. Tu n'as pas signé de contrat
accord. Tu n'as pas signé de contrat avec l'État, tu n'as pas consenti à ses prélèvements et pourtant si tu refuses, c'est toi le criminel. C'est de l'aspion légale pour reprendre Bastia. C'est du
vol déguisé en solidarité. Alors la
jungle, elle est où exactement ? Est-ce
que c'est un échange où les deux parties sont gagnants ou est-ce que c'est un état qui te prend la moitié de ce que tu gagnes sans te demander ton avis ? Et
dit comme ça, ça fait réfléchir. On
pourrait ajouter "Les papes ont critiqué le libéralisme". Et à ça, je répondrai
le libéralisme". Et à ça, je répondrai oui. Mais lequel ? Le libéralisme
oui. Mais lequel ? Le libéralisme
matérialiste, utilitariste, celui qui réduit l'homme à un agent économique dans la société avec un marché sans âme, celui-là a été critiqué. Et cette
critique est juste. Personne ici ne défend ça. Mais critiquer le libéralisme
défend ça. Mais critiquer le libéralisme matérialiste, ce n'est pas rejoindre le camp socialiste. C'est dire la liberté
camp socialiste. C'est dire la liberté économique. Oui, mais avec une culture,
économique. Oui, mais avec une culture, une foi, une famille, un sens de la charité. Le libéralisme de Bastia et les
charité. Le libéralisme de Bastia et les principes fondamentaux propriétés privée, droit naturel, subsidiarité, condamnation du socialisme n'ont jamais été remis en cause par l'église. Ce sont
même des constantes décrites depuis Rum Novarum. Et d'ailleurs, point qu'on ne
Novarum. Et d'ailleurs, point qu'on ne fait jamais, la France catholique était une puissance majeure, l'une des civilisations les plus avancées, les plus prospères, les plus créatives de l'histoire. Rien, absolument rien,
l'histoire. Rien, absolument rien, n'indique le catholicisme bloque le développement. C'est un discours hérité
développement. C'est un discours hérité des lumières françaises repris sans examen. Le catholicisme a produit les
examen. Le catholicisme a produit les universités, les hôpitaux, les grandes cathédrales, la science moderne, les premières théories économiques libérales. C'est pas exactement le
libérales. C'est pas exactement le profil d'une religion du retard. À
chaque fois, le cycle qui pousse à l'interventionnisme apparaît dans une société qui fonctionne. On pourrait me dire maintenant "Oui, mais le libéralisme c'est un projet protestant maçonnique angloaxon. C'est incompatible
maçonnique angloaxon. C'est incompatible avec le catholicisme et ça c'est une objection à prendre au sérieux parce que c'est le réflexe le plus courant chez les royalistes catholiques y compris chez moi. C'est un réflexe qui a des
chez moi. C'est un réflexe qui a des racines légitimes. La franc-maçonnerie a
racines légitimes. La franc-maçonnerie a effectivement combattu l'église et poussé à les révolutions. Le
protestantisme a aussi facilité certaines dérives. Les anglais avaient
certaines dérives. Les anglais avaient concrètement le seum que la France soit la fille née de l'église. Et on pourrait même dire que le protestantisme en rejetant l'autorité supérieure de l'église rend toutes les dérives comme interprétation, création d'hérésie
possible. Donc oui, les plans libéraux
possible. Donc oui, les plans libéraux de mondialisation, déréglementation financière, Europe technocratique, c'est effectivement porté par des gens qui n'ont rien de catholique. Et tout ça, c'est vrai mais c'est hors sujet parce que là mon argument, il porte pas sur les personnes, il porte sur les idées.
Et les idées ont une généalogie. Qui
sont les premiers économistes libéraux des moines catholiques espagnols ? Un
siècle avant Loc Bastia catholique, Tokville catholique. La doctrine sociale
Tokville catholique. La doctrine sociale de l'église, elle défend la propriété comme droit naturel et condamne le socialisme explicitement. Les 10
socialisme explicitement. Les 10 commandements, ils présupposent la propriété privée et condamnent l'envie.
Rejeter le libéralisme économique parce que des protestants l'ont aussi développé et l'ont utilisé comme une arme contre nous, c'est comme rejeter la logique parce qu'Aistote était païen ou rejeter la médecine parce que des médecins hater la pratique. L'église a
toujours su prendre le vrai là où il se trouve chez les Grecs, chez les Romains, chez les Juifs, c'est exactement la voix romaine de Brague dont on a parlé plus tôt. On reçoit, on enrichit, on
tôt. On reçoit, on enrichit, on transmet. Alors, soyons lucides. Le vrai
transmet. Alors, soyons lucides. Le vrai
ennemi, ce n'est pas le protestant qui défend la propriété privée, la liberté des échanges. Le vrai ennemi, c'est le
des échanges. Le vrai ennemi, c'est le monde sans Dieu qui détruit toutes ses libertés. C'est l'état omnipotent qui
libertés. C'est l'état omnipotent qui écrase les familles, qui monopolise l'éducation, qui persécute les chrétiens par la fiscalité et la réglementation.
Le royaliste qui passe son temps à combattre Adam Smith au lieu de combattre Bercy se trompe de cible. Et
d'ailleurs, on peut retourner l'argument : "Si le libéralisme économique était intrinsèquement protestant et anticatholique, comment expliquer que ce soit des jésuites et des Dominicains qui les formalisé ? Comment expliquer qu'on
les formalisé ? Comment expliquer qu'on peut retrouver ces mêmes principes dans la Bible ? Comment on explique Bastia,
la Bible ? Comment on explique Bastia, Togville et même les encycliques papal ?
La thèse du libéralisme égale protestantisme, ça ne tient pas 5 minutes face au fait historique. C'est
un raccourci paresseux qui coupe les royalistes de leur propre racine intellectuelle catholique. Ensuite, on
intellectuelle catholique. Ensuite, on pourrait me dire pourquoi tu parles du catholicisme plutôt que du protestantisme ou de l'orthodoxie ? Et
c'est parce que le catholicisme a un avantage structurel que les deux autres n'ont pas. La soumission a un chef
n'ont pas. La soumission a un chef spirituel dont la mission est de garder le droit naturel et la vérité. Et cette
structure change tout. Le protestantisme
pense ne pas avoir de maîtres, mais en réalité son maître c'est le pouvoir politique ou l'esprit du temps.
L'exemple le plus flagrant, c'est l'anglicanisme. Le roi d'Angleterre est
l'anglicanisme. Le roi d'Angleterre est le chef de l'église. Le pouvoir temporel absorbe le pouvoir spirituel. Il n'y a personne au-dessus pour dire non, tu dépasses. Et sans ce cadre central, le
dépasses. Et sans ce cadre central, le protestantisme a produit des milliers de courants différents dont certains complètement hérétiques. Cette
complètement hérétiques. Cette dispersion a aussi engendré la culture du "Sul Dieu peut me juger". Une
religiosité sincère mais relâchée, individualiste qui a fini par faciliter la sécularisation. Les États-Unis, c'est
la sécularisation. Les États-Unis, c'est bien un pays croyant, mais qui ne donne pas toujours cette impression. Et c'est
ce-là qui progressivement a ouvert la voie à beaucoup de dérives. Même si les lumières anglaises ont gardé le concept de Dieu, même si les protestants croient sincèrement en Jésus-Christ, même si c'est mieux que les lumières françaises qui ont remplacé de force le catholicisme chez nous, la culture
protestante a objectivement enlevé le bouclier de sagesse millénaire qui était au-dessus des États et qu'on appelle l'Église. L'orthodoxie quant à elle,
l'Église. L'orthodoxie quant à elle, même si plus traditionnel, a aussi sonre problème. Comme il rejette le pape en
problème. Comme il rejette le pape en tant qu'autorité supérieure au-dessus des États, la Russie s'est déjà octroyé le droit de nommer des évêques. La
révolution bolchevique a poussé ce mécanisme à l'extrême, mais il existait déjà bien avant et surtout l'orthodoxie est bloquée dans sa foi depuis plus de 1000 ans. Le rejet du pape les rend
1000 ans. Le rejet du pape les rend incapable de faire un concile écuménique en bonne et duforme. Et donc oui, ils ont leur synode et leur magnifique tradition patristique, mais ce n'est pas la même chose qu'une autorité centrale capable de trancher, de réformer, de
rectifier quand ça dérape. Le
catholicisme, lui, a un point faible qui est aussi son point fort, sa capacité d'adaptation, les conciles, les réformes internes, des hommes sages qui rectifient le tir quand ça dégénère, tout en restant strict sur le dogme.
Certains diront qu'il n'est pas assez rigide ou trop rigide, mais en réalité, il permet des courants divergents en interne. La lutte se fait à l'intérieur
interne. La lutte se fait à l'intérieur et les gens restent unis. C'est
exactement la voix romaine de Brac dont on a parlé. Recevoir, enrichir et transmettre, sans prétendre tout réinventer à chaque génération, mais sans se figer non plus. Et c'est cette structure-là qui a produit à la fois les premiers économistes libéraux de Salamanque et la doctrine sociale de
l'église. Ni le protestantisme ni
l'église. Ni le protestantisme ni l'orthodoxie ont ce double ancrage. Donc
quand on reproche la rigidité du catholicisme, on reproche souvent le bouclier moral et éthique qu'il est capable d'appliquer, celui qui manque dans le monde protestant gouverné par la politique. [musique] Et quand on
politique. [musique] Et quand on reproche son manque de rigidité comme par exemple Vatican 2, alors cela doit peut et sera sûrement réglé en interne.
Pas une raison pour chismer ou se diviser de l'église catholique. Et de
plus, ça m'a paru évident, donc je l'avais même pas ajouté dans le script, mais c'est l'église fondée par Jésus-Christ. Maintenant, on passe à la
Jésus-Christ. Maintenant, on passe à la meilleure objection. Soyons honnête. Et
meilleure objection. Soyons honnête. Et
si Dieu n'existe pas, tout le monde a un sentiment moral, croyant, agnostique, athé. Si on tue un enfant, tu souffres.
athé. Si on tue un enfant, tu souffres.
Si tu vois une injustice, tu te révoltes. Personne ne le conteste. Mais
révoltes. Personne ne le conteste. Mais
le sentiment ne suffit pas. La vengeance
semble juste mais détruit. Le pardon
semble faible, mais libère. Le sentiment
moral a besoin d'un cadre pour être fiable. Il a besoin d'être éduqué,
fiable. Il a besoin d'être éduqué, orienté, structuré par quelque chose de plus grand que lui. Il y a trois profils face à cette question. Si tu es agnostique ou déiste, tu crois qu'il y a un ordre supérieur sans nécessairement le nommer. Tu l'appelles nature, cosmos,
le nommer. Tu l'appelles nature, cosmos, raison universelle. Donc le raisonnement
raison universelle. Donc le raisonnement de cette vidéo tient tel quel. Tu peux
remplacer Dieu par ordre naturel. Et la
logique des droits naturels de l'humilité face à l'ordre ou de la limite du pouvoir fonctionne pareil. Tu
es dans le camp 1 dans la vision contrainte de Soel. Si tu es chrétien, tu as le chemin le plus complet. La
raison plus la révélation plus la grâce plus un modèle concret. Le Christ. C'est
le cadre le plus riche, le plus stable et le plus éprouvé par l'histoire et le temps. Si par contre tu es atâé
temps. Si par contre tu es atâé matérialiste pur, là tout change. Si
rien n'est supérieur à l'homme, la morale devient une convention humaine soumise au rapport de force et le gouvernement prend la place de Dieu.
C'est lui qui va définir le bien et le mal avec des lois. Chesterton avait
d'ailleurs une super phrase pour ça.
Quand les hommes cessent de croire en Dieu, il ne croient pas en rien, il croi en n'importe quoi. Je crois aussi qu'il a dit quelque chose du genre "Le gouvernement devient Dieu". Et
l'histoire est la démonstration de ses points de vue. Pour les Athénisme a été défendu par des scientifiques respectés et pratiqués par des démocraties. Les
pétitions proédophilies ont été signées par des intellectuels dans les années 70. Sart, Fouo, des figures respectées
70. Sart, Fouo, des figures respectées de la pensée française et même les totalitarismes du 20e siècle comme le communisme sortent d'une pensée athé matérialiste pure. Quand il y a plus de
matérialiste pure. Quand il y a plus de référence supérieure, tout devient négociable. Et il y a un point que les
négociable. Et il y a un point que les athémoraux ne voient pas. Ils vivent sur un héritage chrétien qu'ils ne reconnaissent pas. La dignité humaine,
reconnaissent pas. La dignité humaine, l'égalité, la compassion, ce ne sont pas les produits de la sélection naturelle.
Ce sont des fruits de l'arbre chrétien.
Tu peux continuer à manger les fruits un certain temps après avoir coupé l'arbre, mais pas indéfiniment. C'est exactement
la question que Brag pose plutôt.
Peut-on indéfiniment vivre sur un capital qu'on refuse de reconnaître et dont on a détruit la source ?
Conclusion.
Bon, récapitulons parce qu'on a fait un très long voyage. On est parti d'une question simple. Le monde est-il
question simple. Le monde est-il bienfait ou mal fait ? Et de la réponse à cette question, ce que Soel appelle le conflit entre la vision contrainte et la vision non contrainte découle toute la philosophie politique. Le christianisme
philosophie politique. Le christianisme depuis les 10 commandements en passant par Saint-Thomas d'Aquin, l'école de Salamanque Lock Bastia Ayek Sellel Togville, Chesterton, Brag et jusqu'à la doctrine sociale de l'église répond le
monde est bienfait. L'ordre naturel
respecté produit de l'harmonie. La
liberté encadrée par des principes moraux simples suffit. Et ce qui reste à améliorer, c'est par la charité. libre,
volontaire et personnel organisé par des communautés naturelles qui s'en chargent, pas par l'État. Ça c'est le camp de l'humilité, la vision contrainte. Les lumières françaises avec
contrainte. Les lumières françaises avec Voltaire qui coupe le lien entre le monde des dieux puis Rousseau qui rebâtit sans lui en passant par la révolution, Napoléon, Marx, Kanes et toutes leurs variantes répondent "Le monde est mal fait. Il faut corriger, il
faut redistribuer, il faut planifier, il faut contraindre." Et cette réponse,
faut contraindre." Et cette réponse, même quand elle emprunte le vocabulaire des chrétiens, solidarité, justice, égalité, elle est une rupture avec le christianisme authentique. Ce sont,
christianisme authentique. Ce sont, comme le disait Chesterton ou Nietzsche des vertus devenues folles, des vertus arrachées à leur sol qui et qui causent des dégâts d'autant plus grands qu'elle se croient évidente. C'est le camp de l'arrogance, la vision non contrainte et
le bilan est là. La terreur, les guerres napoloniennes, le communisme, le totalitarisme du 20e siècle. Plus de 100 millions de morts. Les catholiques
royalistes ne sont pas dans le camp d'eux et ils ne l'ont jamais été. Ils
sont dans le camp libéral. mais un
libéralisme enraciné, communautaire, qui ne réduit pas l'homme à un atome isolé face au marché. Un libéralisme qui reconnaît la famille, le métier, la commune et la paroisse comme structure naturelle de solidarité. Un libéralisme
de la charité libre contre la redistribution forcée, de la subsidiarité contre la centralisation, des corps intermédiaires contre l'État omnipotent, un libéralisme de l'humilité. L'humilité de reconnaître
l'humilité. L'humilité de reconnaître que l'ordre existe, que Dieu l'a voulu et que notre rôle n'est pas de le reconstruire mais de le respecter. Et la
monarchie traditionnelle, donc pas l'absolutisme, pas le roi planificateur.
La vraie monarchie chrétienne avec l'église au-dessus a exactement la même structure que l'État minimal. Un pouvoir
borné par des principes supérieurs qui protègent sans écraser, qui gardent sans capturer, qui sert sans dominer. Le
défenseur catholique du roi traditionnel et le défenseur libertarien de l'État minarchiste, c'est-à-dire l'état minimal défendent donc la même chose, un pouvoir qui sait qu'il n'est pas Dieu. Donc
maintenant, si tu me demandes la solution, c'est simple, c'est l'inverse de tout ce qu'on a aujourd'hui. On a la fausse liberté morale, tout se vaut, rien n'est sacré et un état sans limite qui intervient sur tout le reste. Si on
retourne tout, ce qu'il nous faut, c'est la liberté économique totale parce que les droits naturels la garantissent. Des
droits naturels intouchables parce qu'un roi légitime les protège et rien d'autre. Un roi légitime parce qu'une
d'autre. Un roi légitime parce qu'une culture catholique vivante lui donne son sacre, sa limite et son sens. La
liberté, les droits, le gardien, la culture. Tout le reste en découle. Et ça
culture. Tout le reste en découle. Et ça
ça change concrètement notre façon de voir les choses. Ça veut dire que quand un catholique dit "Il faut aider les pauvres", la réponse c'est pas augmenter les impôts. La réponse c'est
les impôts. La réponse c'est reconstruisons des communautés, redonnons du pouvoir aux familles, aux associations, aux structures locales.
Laissons les gens s'organiser librement pour prendre soin les uns des autres comme ils l'ont fait pendant des siècles avant que l'État ne s'empare de cette mission. Ça veut dire aussi que quand
mission. Ça veut dire aussi que quand quelqu'un te dit "Je suis des lumières", tu dois lui poser la question : "Lesquels ?" Si c'est Lock, Bastia et la
"Lesquels ?" Si c'est Lock, Bastia et la tradition chrétienne de la liberté, bienvenue. Si c'est Rousseau la raison
bienvenue. Si c'est Rousseau la raison qui remplace Dieu, la volonté générale qui contraint l'individu, alors c'est la tradition qui a produit la terreur et le goulag. Si c'est Voltaire, et bien il
goulag. Si c'est Voltaire, et bien il faut être précis. Voltaire défendait le commerce et la propriété, mais il a détruit le fondement théologique sans lequel ses libertés finissent par flotter dans le vide. Il a coupé les racines en pensant que l'arbre tiendrait mais Nietzsche plus tard a compris que
ce n'était pas possible. Ça veut dire que quand un royaliste dit "Le libéralisme est notre ennemi", il faut lui demander lequel ? Le libéralisme
moral ? Celui qui détruit la famille, la foi, les traditions. Oui, c'est notre ennemi. Le libéralisme économique, celui
ennemi. Le libéralisme économique, celui de Basti, de Salaman, de la doctrine sociale de l'église ? Non, ça c'est notre outil. C'est même la condition
notre outil. C'est même la condition matérielle pour que le corporatisme organique, celui que nous désirons tous, puisse émerger librement. Et ça veut dire enfin que la troisème voix n'est pas une voix qu'on choisit, c'est un résultat qu'on récolte. Liberté
économique plus culture catholique vivante égale corps intermédiaire fort, solidarité de métier, famille solide, paroissie s'active. C'est ce qui arrive
paroissie s'active. C'est ce qui arrive naturellement quand des hommes libres enracinés dans la foi s'organisent par en bas. Le corporatisme organique est le
en bas. Le corporatisme organique est le fruit de la liberté enraciné. Pas son
alternative, pas un programme concurrent, le fruit. Et ça veut enfin dire, c'est peut-être même le plus important, que la liberté ne pousse pas dans le vide. Elle a besoin de racine.
Elle a besoin de terro. Et ce terro chez nous, c'est notre héritage chrétien et occidental. Togville l'avait dit, le
occidental. Togville l'avait dit, le despotisme peut se passer de la foi, mais la liberté ne le peut pas. Alors
maintenant, je vais vous donner mon avis sur tout ça. Ce libéralisme
communautaire chrétien, c'est probablement la pensée politique la plus pertinente et la plus ignorée de notre temps. Dans un monde où l'État est
temps. Dans un monde où l'État est partout, où l'individu est de plus en plus isolé, où les liens communautaires se dissolvent, c'est exactement ce dont on a besoin. Pas plus d'état, pas moins de solidarité, mais une solidarité libre, locale, humaine et enracinée avec
des communautés réelles. Pas l'inversion
qu'on a aujourd'hui avec la liberté de meurt et le socialisme économique, mais la cohérence avec l'enracinement culturel et la liberté économique. Et au
royaliste, je dis ceci : "Arrêtons de combattre nos alliés. Arrêtons de
confondre le libéralisme économique avec le monde sans dieu. Arrêtons de
théoriser dans le vide pendant que le léviatan grossit. D'abord, on démonte
léviatan grossit. D'abord, on démonte l'état omnipotent. On lui rend sa seule
l'état omnipotent. On lui rend sa seule mission légitime, protégé. Ensuite, on
reconstruit. Et si notre foi est vivante, si notre culture est forte, ce qu'on reconstruira sera exactement ce que nous désirons. Des communautés
libres, des familles solides, des métiers organisés, des paroisses actives, un ordre qui vient d'en bas, pas d'en haut, un royaume, pas un état.
Je vous laisse maintenant avec une question. Si les 10 commandements disent
question. Si les 10 commandements disent "Tu ne voleras point. Tu ne convoiteras pas ce qui appartient à ton prochain. Si
les prophètes condamnent le roi qui ne pai pas ses ouvriers, mais jamais la richesse en soi. Si les premiers économistes libéraux étaient des moines catholiques. Si la doctrine sociale de
catholiques. Si la doctrine sociale de l'Église défend la propriété privée et condamne le socialistme. Si le bilan des lumières sans Dieu, c'est plus de 100 millions de morts. Si Tocville nous avait prévenu que la liberté avait besoin de la foi, si la monarchie traditionnelle et le minarchisme ont la
même structure, si le corporatisme organique est le fruit de la liberté enracinée et non son alternative, alors à quel moment a-t-on décidé que le christianisme justifiait la redistribution forcée par l'État ?
Pourquoi continue-ton à enseigner la version qui a produit la terreur comme si c'était le progrès ? Et pourquoi
certains catholiques ou alors royalistes continuent à combattre le seul outil capable de faire à venir ce qu'ils désirent ? J'ai pas trouvé d'abé pour
désirent ? J'ai pas trouvé d'abé pour parler de tout ça, mais si jamais il y en a un qui passe sur cette vidéo, contactez-moi, je serai ravi de vous écouter. Maintenant, on va parler de
écouter. Maintenant, on va parler de politique concrète. Réfléchissez-y. Si
politique concrète. Réfléchissez-y. Si
on veut vraiment un roi sur le trône un jour, il faut d'abord qu'il reste un royaume. Et pour ça, peut-être que les
royaume. Et pour ça, peut-être que les premiers alliés objectifs aujourd'hui, ce sont ceux qui ont le courage de démanteler la machine. Les Miley, les Bélé, les Trump et chez nous Zemour, Knafo, tous ceux qui disent l'État
dehors. Afera. On va pas être d'accord
dehors. Afera. On va pas être d'accord sur tout ce qu'ils disent, c'est sûr. On
peut critiquer les personnes, les styles, les parcours, mais le geste, réduire le monstre, libérer la société, c'est le préalable. Sans ça, rien de ce qu'on désire n'adviendra. D'abord, on se libère, ensuite on construit et si notre
foi est vivante, ce qu'on reconstruira sera un royaume. Merci d'avoir regardé cette vidéo en entier. J'espère qu'elle
vous a plu. J'attends vos avis en commentaire, c'est ultra important pour moi. Je serai là pour vous répondre.
moi. Je serai là pour vous répondre.
Dans cette vidéo, j'ai fait mon possible pour vous présenter le système de bout en bout. Alors hésitez pas à la
en bout. Alors hésitez pas à la partager, c'est ça qui m'aide vraiment le plus. La prochaine étape, c'est
le plus. La prochaine étape, c'est sûrement la création du royaume et ça, on en parlera dans une prochaine vidéo.
Sur ce, n'oubliez pas que si vous voulez continuer l'histoire de France, le plus important, c'est de la connaître. Donc
n'hésitez pas à aller voir les épisodes de mon podcast HDF où je vous présente l'histoire de France avec tous ces personnages importants dans l'ordre chronologique. C'est disponible sur
chronologique. C'est disponible sur YouTube, Apple Podcast, Dieser, Spotify et pour ceux qui veulent me soutenir financièrement pour me permettre de faire plus de vidéos comme celle-là qui m'a demandé énormément de travail, ça se passe sur Patreéon. Vous pouvez faire un don et on fait de la lecture toutes les
semaines. Je prends des passages de
semaines. Je prends des passages de textes importants et je les relis avec vous. Sur ce, c'était Romain Croisade.
vous. Sur ce, c'était Romain Croisade.
J'ai pas choisi ce nom pour rien. Alors,
abonnez-vous et vous allez voir, la suite va être encore plus folle. Je vous
laisse sur notre intro épique parce que ça m'a manqué de pas la mettre au début de la vidéo. À plus. Il n'y a d'ailleurs pas une culture française mais que tous ces salotes de grossistes ferment leur gueule et arrêtent de
mentir.
[musique] [musique] C'est encore [cri] et si tu veux rien rater, ça se passe dans mon channel sur Instagram. Yeah.
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