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Le TDAH chez les adultes: entre mythes et réalités

By Faculté de médecine UNIGE

Summary

Topics Covered

  • Le TDAH : un trouble réel avec 80% d'héritabilité et 8 ans d'espérance de vie en moins
  • L'alimentation augmente les symptômes mais ne cause pas le TDAH
  • Les psychostimulants sauvent des vies et réduisent la criminalité
  • Les écrans affectent le volume du cervelet et causent des difficultés attentionnelles
  • La dette de sommeil imite les symptômes du TDAH

Full Transcript

[musique] Mesdames et messieurs, merci de bien vouloir prendre place et au nom de la faculté de médecine de l'université de Genève, j'ai le grand

plaisir d'introduire en quelques mots la leçon inaugurale du professeur Nader Pérou.

Nader Pérou effectue ses études de médecine à l'université de Genève puis poursuit une formation en psychiatrie et en psychothérapie.

Il obtient un doctorat en 2006 et un titre de spécialiste en 2008.

Il s'intéresse particulièrement aux pathologies psychiatriques caractérisées par des difficultés dans la gestion des émotions et prend la responsabilité de l'unité des troubles de la régulation

émotionnelle des hôpitaux universitaires de Genève en 2017. Il traite en particulier des personnes souffrant d'un trouble de la personnalité borderline ou

d'un trouble du déficit de l'attention hyperactivité, le fameux TDAH.

Il a mise en œuvre des approches psychothérapeutiques spécifiques dont la thérapie comportementale dialectique et la thérapie basée sur la mentalisation et s'investit dans l'enseignement de ses

approches à tous les niveaux y particulier y compris dans le cadre de la formation continue domaine particulièrement euh couronné de succès.

Ces recherches portent sur le trouble de la personnalité borderline ainsi que sur le TDAH et sur les mécanismes impliqués dans la régulation des émotions. Ces

derniers travaux se sont orientés vers une compréhension des facteurs psychothérapeutiques favorisant une meilleure régulation des émotions.

Il travaille également au développement d'une application mobile pour les personnes souffrant d'un trouble de la personnalité borderline et obtenu en 2021 un financement européen visant à

évaluer la variation émotionnelle par le biais d'outils connectés.

Nommé privatent en 2011, il est promu professeur associé au département de psychiatrie de la faculté de médecine en 2019 puis professeur ordinaire en décembre 2024.

aux hôpitaux universitaires de Genève, il prend cette année la responsabilité de la chefferie du service des mesures institutionnelles.

Lors de sa présentation et avec la verve qu'on lui connaît, le professeur Pérou va déconstruire un certain nombre d'idées reçues concernant les troubles du déficit de la tension chez les adultes et les confrontera aux réalités

cliniques et scientifiques issues de décennies de recherche.

Autant dire que nous nous réjouissons de votre leçon inaugurale et que vous avez professeur Pérou cher Nader, si j'ose dire toute notre attention.

[applaudissements] Voilà monsieur le Doyen et tous les autres parce que finalement moi j'apprends jamais les formules de politesse comme tout bon TDH un peu hyperactif impulsif.

Donc en tout cas, merci beaucoup pour l'invitation, pour cette leçon inaugurale. Alors, je dois vous avouer,

inaugurale. Alors, je dois vous avouer, je savais pas très bien ce qu'on entendait par leçon inaugurale au départ et je me suis dit bon, est-ce que je présente mes travaux de recherche ? Je

me suis dit oh non, je vais plutôt vous parler un peu de mon parcours et des mythes réalité croyances, on va voir si on peut les déconstruire ou pas, mais

qui ont jaloné quelque part mon parcours professionnel hein depuis ces débuts.

Tout d'abord sur le trouble de personnalité borderline et très rapidement je me suis tourné vers le TDH et j'ai été confronté à plein de croyances, de mythes, d'obstacles.

Alors, non seulement chez en population générale, mais aussi et beaucoup parmi mes collègues professionnels de santé et encore plus professionnel de santé mentale. Donc je remercie déjà tout le

mentale. Donc je remercie déjà tout le monde et tous ceux qui m'ont aidé à faire connaître ce troupe, je suis pas seul et j'ai eu l'aide de beaucoup de mes collaborateurs, mais je tiens aussi à vous montrer un petit peu tous les

obstacles par lesquels on a dû passer pour mettre en place une consultation du TDH, faire de la science autour du TDH et décrire cette pathologie comme une maladie, un trouble qui existe au même

titre que d'autres pathologies en psychiatrie comme la dépression, le trouble bipolaire et la schizophrine.

Alors avant ça, je vais commencer par mes conflits d'intérêt. Donc vous allez un peu rigoler. Je ne suis pas scientologue et vous allez comprendre pourquoi. Mais après ça, j'ai d'autres

pourquoi. Mais après ça, j'ai d'autres et j'ai beaucoup de conflits d'intérêt he je suis psychiatre et j'ai intérêt à ce que cette pathologie existe. Donc je

vous demanderai de m'écouter aussi en ayant ça en tête parce c'est un conflit d'intérêt non négligeable. Je travaille

dans un hôpital universitaire et je suis payé à faire exister aussi des pathologies. He sans pathologie ben en

pathologies. He sans pathologie ben en fait je suis pas payé, je peux pas monter ma consultation. Et donc ça va être aussi sujet de la discussion aujourd'hui et ce jour. Alors pourquoi

parler des mythes et croyances ? Parce

qu'il y en a beaucoup au sujet du TH et on vous avez aucun autre trouble psychiatrique qui a autant de mythes croyances autour d'un trouble hein. Vous

avez pas ça pour le trouble bipolaire, vous avez pas ça pour le trouble de personnalité band en line, vous avez pas ça pour la schizophrénie. Un des mythes comme ces pathologies n'existe pas. Ce

trouble est à la mode. Faire attention

au traitement médicamenteux, c'est dangereux. On drogue des enfants. Euh

dangereux. On drogue des enfants. Euh

c'est une pathologie inventée par les bois de pharma pour se faire de l'argent. C'est une pathologie

l'argent. C'est une pathologie entièrement récente qui vient d'être inventée et mise dans le DSM5. He le DSM étant les manuels des pathologies

mentales. À tel point que ça a envahi

mentales. À tel point que ça a envahi nos parlementaires. Ici vous avez des

nos parlementaires. Ici vous avez des motions nationales donc par au niveau cantonal se proposant de déclassifier le

TDH comme pathologie. hein donc des parlementaires important c'est des motions déposées au national et qui se propose également de dire que c'est dangereux de diagnostiquer des personnes

avec TDH et il faut faire attention au traitements médicamenteux car ils sont extrêmement dangereux. Ce n'est pas

extrêmement dangereux. Ce n'est pas qu'au national, au cantonal pareil, vous avez des motions qui reprennent d'autres affirmations de l'ONU disant que cette pathologie n'existe pas ou que les

traitements pour cette pathologie sont particulièrement dangereux et qu'il faudrait les retirer he les traitements médicamenteux de la liste des médicaments de l'OFSP par exemple. Vous

avez ça pas qu'en Suisse he c'est aussi en France et dans tous les autres Parlements européens avec une reprise par des articles de presse où trop d'enfants sont traités par la ritaline.

Faites attention, il s'agit d'un trouble inventé.

Beaucoup influencé et c'est pour ça que j'ai mis je ne suis pas scientologue par l'église de scientologie hein. Ça paraît

anecdotique, ça ne l'est absolument pas.

L'église de scientologie met des millions par année dans chaque pays pour acheter directement ou indirectement des parlementaires, particulièrement pour

décrier l'existence de ce trouble. Nous

avons avec la société suisse de du TDH engagé un détective privé et fait une enquête pour démontrer que la plupart des parlementaires qui se proposent et décrit l'existence du trouble au niveau

national, international et même à l'ONU ont des liens et des conflits d'intérêt avec l'église de scientologie. Je vous

encourage à lire notre article que nous avons publié dans le New York Chester Saitung. Pour ceux qui ne connaissent

Saitung. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un très bon journal au même titre que le temps ou le monde. Donc, il

s'agit d'enquête sérieuses et bien menées. Donc, maintenant que je vous ai

menées. Donc, maintenant que je vous ai brossé le tableau pour vous dire que bah j'ai dû faire face à beaucoup de mythes et croyances, abordons ces mythes et croyances. Le

premier, c'est est-ce que ce n'est pas un trouble ? Donc, c'est pas un vrai

un trouble ? Donc, c'est pas un vrai trouble. Alors pour commencer par ça, on

trouble. Alors pour commencer par ça, on va déjà dire et préciser que c'est un trouble reconnu par la confédération et par les instances internationales. Il y

a des critères très précis dans le DSM5, le DSM5 ou la CIA 11 qui sont les manuels diagnostic des pathologies mentales. C'est reconnu par l'OFSP,

mentales. C'est reconnu par l'OFSP, c'est reconnu par Suisse médique, c'est reconnu par la VS ou l'ail. C'est des

items particuliers. Donc le manuel nous propose des critères spécifiques sur la base d'études épidémiologiques scientifiques, de neuroimagerie, d'héritabilité avec un

nombre de critères qu'il faut et requis pour poser le diagnostic. Et ces

symptômes, ces critères doivent procurer un handicap à la personne et ne doivent pas être mieux expliqués par autre chose. Alors, évidemment, les euh

chose. Alors, évidemment, les euh personnes qui sont les chentres du de l'anti vont vous dire "Oui, mais alors à ce moment, ce n'est qu'un trouble basé sur l'anamnèse, il n'y a pas de test

spécifique et donc c'est pas une vraie pathologie."

pathologie." Je répondrai que c'est vrai pour tous les troubles psychiatriques. Vous avez

une dépression mais ça se base sur l'anamnèse. Vous avez une schizophrénie,

l'anamnèse. Vous avez une schizophrénie, ça se base sur l'anamnèse et sur le recueil aussi d'information de tiersce personne. C'est exactement le même

personne. C'est exactement le même processus. C'est pas différent pour le

processus. C'est pas différent pour le TDH que pour la dépression que pour le trouble bipolaire. Je vais poser des

trouble bipolaire. Je vais poser des questions sur les problèmes d'attention.

Est-ce que la personne a des difficultés à se concentrer ? Est distraite, perd des objets, a de la peine à planifier, à organiser son temps ? Je me renseigne auprès de la personne mais aussi auprès

de ses proches. Je vais également faire de même avec les critères d'hyperactivité et d'impulsivité parce que la personne a tendance à bouger beaucoup, à avoir de la peine à se

détendre, à interrompre les autres, à être complètement hyperactif et déranger son entourage. Généralement, j'ai le

son entourage. Généralement, j'ai le nombre de critères. j'estime que ce n'est pas mieux expliqué par autre chose et j'en arrive à la conclusion que cette personne souffre réellement dans plusieurs domaines de sa vie du handicap

lié à ses symptômes et je pose un diagnostic. Je m'appuie également sur

diagnostic. Je m'appuie également sur des carnets scolaires. Vous envoyez ici quelques exemples assez illustratifs, hein, et qui sont des sources d'information très riche pour étayer les

symptômes. Donc là, c'est pas évidemment

symptômes. Donc là, c'est pas évidemment un enfant qui va écrire ça, hein. C'est

un enfant qui est observé par d'autres personnes. Vous pouvez voir que Sophie

personnes. Vous pouvez voir que Sophie est trop bavare. Tombe deux fois de sa chaise en une demi-heure. Sophie

bavarde, se retourne, se lève, guine dans mes affaires, tombe de sa chaise.

Il y a clairement quelque chose qui disfonctionne. pas une invention hein du

disfonctionne. pas une invention hein du moment que c'est observé par autrui et que c'est présent tout au cours du parcours scolaire.

L'autre raison pour laquelle on peut penser que c'est une pathologie et si c'était inventé, ce ne serait pas le cas. Euh nous avons une forte du

cas. Euh nous avons une forte du trouble, hein. Quand vous avez un parent

trouble, hein. Quand vous avez un parent qui a un TDH, vous avez une chance sur deux d'avoir un TDH. Si c'est une pathologie complètement inventée, on aurait pas cette forte héritabilité qui est autour de 80 % d'héritabilité. C'est

aussi fort que le trouble bipolaire, que la schizophrénie. Euh, ça c'est des

la schizophrénie. Euh, ça c'est des études, ce que vous voyez sur la droite, des études d'adoption et de jumeaux hein. C'estàdire que même si vous avez

hein. C'estàdire que même si vous avez un TDH hérité de vos parents et que vous grandissez dans un environnement autre sans TDH, vous aurez quand même une chance sur deux d'avoir un TDH. Si on

avait inventé des symptômes, on n'observerait pas ça. Au même titre, qu'on a beaucoup d'études de neuroimagerie avec de bons substrats neurobiologiques qui expliquent la pathologie. Essentiellement des retards

pathologie. Essentiellement des retards de croissance des zones. J'avais un

pointeur, je crois. Est-ce qu'on voit de ces zonesl ? Très bien. Je vais faire

ces zonesl ? Très bien. Je vais faire comme ça. Donc de ces zones antérieures

comme ça. Donc de ces zones antérieures du cerveau pr cortex préfrontal, orbitrofrontal singulaire antérieur qui sont impliqués dans le bon fonctionnement du système exécutif. Le

système exécutif c'est le système qui me permet de planifier, d'organiser, de me concentrer, d'inhiber les réponses spontanées de mon cerveau, hein. Si je

suis capable de ne pas me laisser distraire par l'heure qui est là-bas.

il me reste plus que ça. Et de

me reconcentrer ici ou bien de ne pas regarder l'heure, c'est parce que j'ai un bon système exécutif. C'est pas

forcément le cas chez moi, mais on va dire que ce serait un exemple ou si je n'interromps pas les autres, si je suis capable d'inhiber le fait que j'ai envie de bouger, c'est que j'ai un système exécutif et donc un cortex préfrontal qui marche bien. On a beaucoup d'études

prospectives qui montrent qu'il y a un retard de croissance de 2 à 3 ans chez les personnes que l'on diagnostique TDH et actuellement on a beaucoup d'études de neuromagerie qui impliquent également le cervolet. Donc on a un substrat

le cervolet. Donc on a un substrat neurobiologique. À nouveau, si on avait

neurobiologique. À nouveau, si on avait inventé cette pathologie, on n'urait pas de substrat neurobiologique mise en évidence.

3è point, c'est que le trouble, comme je l'ai évoqué, c'est un trouble et donc il y a un réel impact de souffrir. On n'est

pas les mêmes si on a un TDH que la population générale. On a des revenus

population générale. On a des revenus plus bas, on divorce plus, on a des difficultés au niveau de sa formation, le niveau d'éducation est plus bas chez les personnes qui souffrent de TDAH, les relations interpersonnelles sont plus

compliquées. Et de même que il y a plus

compliquées. Et de même que il y a plus de délinquence en Angleterre dans une récente étude qui a été reliée dans The Guardian, on voit que la moitié des personnes arrêté en Angleterre souffrent

d'un TDH et nous avons effectué une publication récente à laquelle j'ai participé démontrant que 25 % des personnes incarcérées souffrent d'un TDH souvent non diagnostiqué, non reconnu,

non traité hein. Et ces personnes quand on souvenent d'un TDH ont une diminution de l'espérance de vie de 6 à 8 ans hein démontrant qu'il s'agit réellement d'une pathologie avec un réel handicap. He

onobserverait pas ça à nouveau si on inventait des symptômes et on aurait pas ces impact ou ces impacts observés.

Troisièmement dans les impacts, on va également constater que ces personnes souffrent plus souvent. C'est pas facile de vivre avec un TDH, c'est handicapant.

Je grandis depuis tout petit avec. Il

s'agit d'un trouble neurodéveloppemental, je nai avec et je vais avoir ces symptômes toute ma vie, bah ça va être associé à plus de dépression, plus de troubles anxieux, plus de tendance à prendre des drogues.

Donc il y a beaucoup de comorbidité psychiatrique mais pas que. Beaucoup de

comorbidité somatique. Ce sont des grands consommateurs de soins d'urgence, les personnes avec TDH, surtout pour fracture et autres. ils prennent des risques et ont souvent des accidents.

Mais il y a aussi des syndromes métaboliques, syndrome pathologie cardio-vasculaire plus fréquemment observé, diabète, autres pathologies rhumatismale et aussi des problèmes de sommeil et également un risque de

maladie sexuellement transmissible. On a

fait plusieurs études avec le docteur Soldati en l'occurrence démontrant que ces personnes sont à risque en fait de maladie et d'autres problèmes sexuels dont être dont être maman jeune par

exemple. Donc on a on a des risques

exemple. Donc on a on a des risques associés à toute la problématique de la sexualité dans ces populations.

Donc voilà, j'espère vous avoir démontré premier mythe qu'il s'agit d'un trouble et d'une maladie. Alors allons peut-être sur la question, c'est est-ce que c'est à la mode et c'est récent. Deuxème

mythe, on va voir si c'est le cas. Alors

récent non, on a des descriptions très anciennes he depuis le 18e siècle très précises d'enfants qui bougeaient beaucoup. Alors ceux qui sont d'origine

beaucoup. Alors ceux qui sont d'origine allemande vont reconnaître ici les quelques c'est c'est des comptes he sur des enfants qui bougent beaucoup qu'on arrive pas à cadrer, qui sont pourtant intelligents, mais qui apprenaient aussi

peu à l'école donc qui avait de la peine à à apprendre des choses alors que de toute évidence l'intelligence était normale. On a très vite appelé ce

normale. On a très vite appelé ce trouble de minimal brain damage syndrome, donc c'estàdire le syndrome avec des lésions cérébrales mais non observé macroscopiquement. Et dès les

observé macroscopiquement. Et dès les tout débuts du DSM, ça j'insiste depuis le tout début du DSM, on a inclus cette pathologie sous la dénomination de trouble hyperkinétique qui par la suite

est devenu en fait le TDH. Donc c'est

pas nouveau ça. On a suffisamment d'éléments pour montrer que ça existait dès les origines du DSM.

Ensuite, en terme épidémiologique, on s'est dit ben alors, on est en train de d'avoir une épidémie he de TDH. Il y a de très belles études qui ont démontré que les taux de prévalence

épidémiologique et j'insiste là-dessus pour ceux qui sont pas au clair, c'estàdire qu'on fait des études pas sur le nombre de diagnostics et cetera.

C'est des études dans lesquelles on va prendre un échantillon en population générale et on va faire de l'épidémiologie. Ça n'a pas changé

l'épidémiologie. Ça n'a pas changé depuis 1980. On reste dans des

depuis 1980. On reste dans des prévalences autour des 4 % en population générale queles que soient les régions du monde avec quelques variations en fonction du monde. Mais comme vous pouvez le voir ce set carte qui relate

les variations épidémiologiques. C'est

pas forcément dans les pays occidentalisés ou à forte économie qu'on a le plus de TDH. Donc on a des variations, c'est pas lié non plus au style de vie. Donc c'est stable à travers le temps. On a une étude qui

vient de paraître également qui montre que depuis 1980 même en population clinique, on est autour des 30 % et ça n'a pas varié depuis 1980 jusqu'à 2003 en tout cas. Et des études récentes

montrent que ça n'a pas varié encore actuellement. Donc on est dans et là je

actuellement. Donc on est dans et là je parle bien d'études épidémiologique, je ne parle pas de l'augmentation du taux de diagnostic hein. Donc là par contre on a clairement une augmentation des diagnostics et on peut se poser la

question est-ce qu'on diagnostique les vraies personnes qu'on observe dans les études épidémiologiques ou est-ce qu'on diagnostique d'autres personnes ? Alors

ça j'ai pas forcément la réponse mais c'est une question qui va se poser. On

voit ici l'augmentation des diagnostics un peu partout dans le monde et l'augmentation surtout ici des prescriptions. On voit que c'est

prescriptions. On voit que c'est particulièrement vrai aux États-Unis.

Vous voyez pas bien, je suis désolé, c'est des petites petites trucs, mais la courbe rouge en haut montre l'augmentation au cours des ans, entre 2001 et 2015, des prescriptions médicamenteuses. Vous voyez que en

médicamenteuses. Vous voyez que en Europe, c'est là en bas, on est assez faible, hein. On traite environ 0,1 %

faible, hein. On traite environ 0,1 % des la population générale. Sachant que

la prévalence est autour des 4 % épidémiologiques, on est loin d'être de trop gros prescripteurs de psychostimulants.

La prescription et les diagnostics qui augmentent en terme de prévalence s'explique essentiellement par une augmentation et je vous montre juste ces courbes. C'est une augmentation en fait

courbes. C'est une augmentation en fait des diagnostics chez les adultes. Donc

c'est prescriptions chez les adultes, hommes et femmes confondus, ça ne change pas mais on diagnostique beaucoup plus les adultes qu'auparavant. Il y a une raison à cela, c'est qu'on a eu

l'apparition en 2013 du DSM5 et le DSM5 nous a permis en fait de diagnostiquer officiellement le TDH chez les adultes.

On le faisait déjà avant mais c'était une extrapolation des symptômes de l'enfance he parce que jusqu'en 2013 on pensait que le TDH s'arrêtait à 18 ans un jour. Alors [rires] évidemment, alors

un jour. Alors [rires] évidemment, alors pour le test, ça c'était un peu la même chose hein, le trouble du spectre autistique. Beaucoup de troubles

autistique. Beaucoup de troubles neurodéveloppementaux avaient un arrêt à à l'âge de 18 ans. Alors maintenant, on a autorisé à diagnostiquer chez l'adulte. Donc ça c'est une des

l'adulte. Donc ça c'est une des explications de l'augmentation du diagnostic. On a aussi été avec le DSM5

diagnostic. On a aussi été avec le DSM5 plus inclusif. On a permis le le

plus inclusif. On a permis le le retraçage des symptômes avant l'âge de 12 ans alors qu'avant il fallait pouvoir retracer des symptômes avant l'âge de 7 ans. Ce qui permet de diagnostiquer plus

ans. Ce qui permet de diagnostiquer plus de monde évidemment. les euh

personnes opposées au TDH se sont emparées de cela hein en en critiquant le DSM5, en disant la DS5 est un manuel

de M pour pas dire un mot vulgaire ici mais euh qui euh surinclut et surdiagnostique tout le monde. Alors

j'ai dit bah oui, c'est vrai. Ah non,

mais là c'est en fait le diabète. Vous

avez pour le diabète aussi des taux de glycémie et de taux d'hémoglobines glyqué qui ont changé en 1990 et quelques. Et vous voyez ici

quelques. Et vous voyez ici l'augmentation en fait des diagnostics hein. On a rechangé sur la base des

hein. On a rechangé sur la base des études épidémiologiques les taux de glucose et de diabète qui permettent de poser un diagnostic de diabète. Donc

avant 1994, vous êtes pas diabétique.

Après 1995, vous êtes diabétique en fonction de vos taux de de démogine gliqué. C'est la même chose pour le

gliqué. C'est la même chose pour le DSM5. C'est pas propre à la psychiatrie.

DSM5. C'est pas propre à la psychiatrie.

D'accord ? Donc il faut arrêter de critiquer tout le temps la psychiatrie.

Vous avez les mêmes process he vous avez le process pour l'hypertension artérielle. Vous avez des process

artérielle. Vous avez des process similaires en médecine interne. Ça

c'était pour mes collègues si jamais [rires] qui disent qu'on est beaucoup plus scientifique en médecine somatique qu'on l' en psychiatrie. J'espère avoir

démontré que ça change aussi en médecine somatique. Alors l'autre raison pour

somatique. Alors l'autre raison pour laquelle on a une tendance à à plus diagnostiqué, c'est qu'on a un changement quand même de paradigme en psychiatrie, hein. On avait une

psychiatrie, hein. On avait une psychiatrie essentiellement orientée hospitalière, c'est-à-dire sur les troubles bipolaires, la schizophrénie, les sources de financement que vous voyez ici là qui sont du NYMH, c'est les

financements aux États-Unis finançai essentiellement les troubles de l'humeur schizophrénie autisme uniquement chez l'enfant et les troubles anxieux. He vous voyez que le TDH ici en

anxieux. He vous voyez que le TDH ici en terme de financement, que ce soit enfant ou adulte est complètement ridicule, ne parlons pas des troubles de personnalité. Moi, je me suis lancé dans

personnalité. Moi, je me suis lancé dans deux troubles. Autant vous dire que

deux troubles. Autant vous dire que c'était quasi impossible d'avoir des financements. Donc, évidemment que quand

financements. Donc, évidemment que quand on se propose pour être un chef de service dans une unité ou dans un service, on a beaucoup moins de chance que quelqu'un qui fait de la dépression, de la schizophrénie et autres, on sera pas pris parce qu'on a pas de

financement. C'est pas que j'en ai pas,

financement. C'est pas que j'en ai pas, c'est que la plupart des personnes à travers le monde avaient en fait cette difficulté à obtenir des financements tant de l'État que des boîtes

pharmaceutiques. Et il y a eu d'énormes

pharmaceutiques. Et il y a eu d'énormes scandales qui ont jamais été réellement relayés dans la presse mais de surdiagnostic par exemple de troupes bipolaires de schizophrénie avec des personnes. Ici vous avez le professeur

personnes. Ici vous avez le professeur Biderman qui était l'ancien patron et doyen de la faculté de Harvard qui avait pas déclaré d'énormes sources de conflit d'intérêt de financement de boîtes pharmaceutiques. Mais bon, c'est passé

pharmaceutiques. Mais bon, c'est passé comme une lettre à la poste parce qu'on parlait de troupe bipolaire. Vous faites

ça pour le TDH, vous êtes licencié de votre poste. Maintenant en tout cas,

votre poste. Maintenant en tout cas, mais à l'époque, je pense que ça passait inaperçu.

L'autre raison pour lesquelles on diagnostique aussi plus, c'est qu'on s'intéresse en médecine en c'est pas que pour le TDH mais aux femmes. Donc on

s'est dit bah le TDH qui a essentiellement été décrit comme une pathologie masculine a eu un regain d'intérêt sur les symptômes chez les femmes alors filles et femmes mais aussi

sur le lien avec le les cycles hormonaux soit en préménopause soit durant les périodes pré menstruelles. On a des variations d'intensité en fait des symptômes de TDH ce qui a permis en fait

d'accroître en fait les diagnostics une meilleure connaissance de cette pathologie chez les femmes. Alors à

nouveau, c'est pas vrai que pour le TDH, on a on redécouvre un petit peu le genre féminin, la moitié de la population. On a eu des belles études

population. On a eu des belles études qui sont sorties de d'ici d'ailleurs sur le la manifestation des accidents cardio-vasculaires en tout cas d'infarctus chez les femmes qui sont un petit peu différents et qui étaient

souvent négligés. Euh et on est en train

souvent négligés. Euh et on est en train de revoir un petit peu nos guidelines sur la prise en charge des deux genres dans euh la population générale. Et

finalement, mais elle a aussi l'intérêt du TDH chez la personne âgée, hein, parce que si le à 18 ans un jour, on a plus de TDH, mais pour Suisse médique, à 60 ans un jour, on a plus de TDH non plus. Et donc il y a pas d'étude au-delà

plus. Et donc il y a pas d'étude au-delà de 60 ans. Donc on a aussi tout un intérêt maintenant avec une population qui a le droit aussi d'avoir un TDH à 61 ans, à 62 ans et que c'est pas forcément

plus facile d'aller travailler que de vivre avec son conjoint pour la première fois de sa vie à 65 ans et de devoir jongler avec son conjoint qui a un TDH

ou sa conjointe qui a un TDH.

Et puis finalement là c'est c'est clair que là on risque par contre un surdiagnostic et une surprévalence du trouble. euh en tout cas diagnostiqué,

trouble. euh en tout cas diagnostiqué, c'est les effets TikTok. Il y a beaucoup de publications sur l'effet TikTok et sur le fait que beaucoup de personnes se reconnaissent euh dans des descriptions

faites très courte. Un TikTok, c'est des c'est des formats très très courts, très dangereux avec des patients qui vont enfin des personnes, on va dire, je vais pas les appeler des patients, mais des on va dire des consultants de TikTok qui

vont aller voir un médecin, vont se reconnaître dedans. Si en plus on peut

reconnaître dedans. Si en plus on peut avoir des avantages au niveau scolaire et des aménagements, ça vaut le coup d'avoir un TDH mais c'est pas vrai que pour le TDH. Et il y a certains médecins aussi qui vont interpréter le handicap

de manière différente et là on a réellement un risque de surdiagnostic.

Ça reste et ça c'est le seul aspect qui montre que ça peut être à la mode et ça l' en partie hein. Il y a eu ce risque aux États-Unis.

Et puis on a par contre une société, on en parlait tout à l'heure, une société plus administrative, plus compliquée qui fait que des personnes qui étaient probablement pas handicapé il y a peut-être 20 ans en arrière le sont actuellement. On a des études qui

actuellement. On a des études qui montrent que la perception en fait du handicap de certains parents pour le même nombre de symptômes et la même intensité de symptômes est perçu comme

beaucoup plus importante maintenant qu'il y a 10 15 20 ans en arrière hein.

Donc je vous montre ici le schéma de toutes les tâches administratives. J'ai

essayé d'inscrire ma fille à l'Hods. Je

vous dis que s'y prend pas au moins 2 mois à l'avance, je pense qu'on arrive pas à s'inscrire à l'hyds. Donc je pense que je me rappelle de ma manière de m'être inscrit en université de médecine, c'était quand même beaucoup

plus simple à l'époque. Donc ça devient complexe et on va handicaper des gens qui ne l'étaient pas auparavant. C'est

un sujet de réflexion, je vais pas m'étendre là-dessus mais il va falloir un jour réfléchir à comment est-ce qu'on peut réduire tout ça. Euh donc 3è mythe maintenant. Allons-y parce que sinon je

maintenant. Allons-y parce que sinon je vais prendre trop de temps comme d'habitude. Vous m'interrompez hein

d'habitude. Vous m'interrompez hein quand ça va quand je dépasse le temps.

Donc troisème myth, j'ai mis les les plus importants au premier. Euh c'est

l'alimentation qui crée le TLH. Alors ça

c'est un grand truc hein. Attention

c'est pas une vraie pathologie, c'est le fait qu'on mange mal qui fait qu'on a un TDH. Alors on s'est beaucoup intéressé

TDH. Alors on s'est beaucoup intéressé au colorant alimentaires et les premiers qui sont intéressés à ça, c'est en 1970, c'est le ce qu'on appelle le le régime Wine Gold. C'est quelqu'un qui a pas

Wine Gold. C'est quelqu'un qui a pas fait d'étude hein, mais il s'est dit mais c'est les colorants qui font ça.

Donc il a publié dans des assez bonnes revues une littérature absolument pas été scientifiquement mais critiquant et proposant que les colorants alimentaires

provoquaient le TDH complètement mis de côté jusqu'en 2004. On a des équipes de Southpton en en Angleterre, pas en Angleterre en UK, c'est United Kingdom

qui vont faire des RCT et évaluant en fait l'impact des colorants alimentaires et des additifs alimentaires dans pas l'explication et la génération du TDH mais dans l'augmentation de symptômes de

TDH. Il s'est avéré que c'était en effet

TDH. Il s'est avéré que c'était en effet vrai que le la certains colorants alimentaires avaient un effet assez important sur l'hyperactivité, l'impulsivité pour autant qu'on ait déjà

un TDH. Et ça ça a mené, c'est pasin ce

un TDH. Et ça ça a mené, c'est pasin ce que le agences européennes de warning sur les les alimentations et dictent en fait l'interdiction

relative he c'estàd qu'il propose aux entreprises d'enlever ce qu'ils appellent des six tonnes de de boissons gazeuses et autres et vous pouvez les regarder he c'est assez marrant c'est les six qu'il faudrait pas avoir. Donc

si vous avez un TDH et que vous voulez boire des boissons gazeuses ou prendre des choses qui ont des colors alimentaires, essayez d'éviter au moins ces six là d'accord ? Au moins ça c'est quelque chose qui vous sera utile de

cette conférence.

L'autre c'est qu'on s'est dit bon essayer d'éliminer le gluten et ce qu'on appelle les oligoantigènes. C'est toutes

les substances plutôt allergènes ou anti qui qui peuvent être allergisantes quelque part pour la population générale plus que d'autres aliments. Donc essentiellement gluten et

aliments. Donc essentiellement gluten et lactose. Là aussi il y a quelques

lactose. Là aussi il y a quelques éléments qui montrent que ça peut augmenter un peu l'intensité de symptômes mais ça ne cause pas ça j'insiste. Ça ne cause pas le TDH.

j'insiste. Ça ne cause pas le TDH.

et le sucre évidemment après les colorants alimentaires, on s'est dit bah les boissons gazeuses, elles sont parfaites que de colorant alimentaires.

Il y a aussi beaucoup de sucre à l'intérieur et c'est avéré qu' pour les gluten, lactose et autres colant alimentaire, ça augmente l'intensité des

symptômes à tel point que et c'est directement lié à ces étudesl que l'association pédiatrique américaine a demandé ou a exigé quelque part que soit mise dans leur recommandation le fait

qu'on doit pas ou limiter la quantité de sucre raffiné donné à des enfants parce que ça peut augmenter les symptômes de TDH. chez ces derniers

TDH. chez ces derniers le régime global. Donc c'est-à-dire

est-ce que si on mange à l'occidental, junk food et cetera, on a plus de TDH que dans d'autres populations ? Alors

pas vraiment hein. Donc s'il y a quelques éléments qui fait que peut-être l'intensité de symptômes est un peu plus forte, on sait pas trop. Donc là ça reste un grand

euh question d'interrogation. Merci.

question d'interrogation. Merci.

surtout qu'en fait on a de la peine parce qu'il y a des études qui montrent que notre nourriture actuellement fruits et légumes n'a pas du tout la quantité de sel minéraux qui dans les années 40.

Et donc c'est très difficile de savoir il y a peut-être un FM, on pourra jamais l'observer parce qu'on on narrive plus à retrouver en fait les légumes en c'est ce que c'est la conclusion de l'article qui est assez assez géniale. Je vous

encourage à lire cet article là qui montre qu'on arrive plus à refaire des légumes avec la quantité de ses minéraux ou légumes et fruits de des années 40 ou 50.

les micronutriments. Donc les

micronutriments c'est type oméga3, oméga 6 et autres. Donc est-ce que il y aurait un lien ? Alors il semblerait que les

un lien ? Alors il semblerait que les personnes TDH, enfant adultes aient un peu moins d'oméga3 et d'oméga 6. Donc on

s'est dit est-ce que si on complémente ça change quelque chose ? Ça semble

pouvoir réduire un peu les médicaments quand on souffre d'un TDH et qu'on en prend. Mais de nouveau ça ne cause pas

prend. Mais de nouveau ça ne cause pas le TDH. Et donc on va en revenir aux

le TDH. Et donc on va en revenir aux recommandations des finalement des guidelines autour du TDH qui vous recommandent et vous rappelle avant tout que le TDH c'est pas associé à des gens

hyper fites qui font du sport et qui sont très sportifs parce qu'ils sont hyperactifs. C'est associé à de

hyperactifs. C'est associé à de l'obésité, c'est associé à du surpoids, c'est associé à des pathologies cardio-vasculaires, c'est associé à des syndromes métaboliques. Et donc il vous

syndromes métaboliques. Et donc il vous recommande avant tout de proposer juste les l'alimentation si quelqu'un peut fermer son téléphone parce que j'ai une tendance à la distraction.

[rires] Je sais pas qui c'est autrement. Je le

fais venir làin.

Donc donc le Merci, c'est sympa. Euh

donc de de recommander simplement les régimes de l'OMS, une alimentation saine avec du sport, sommeil sain et puis de possiblement proposer les évictions que je viens d'ou les régimes élémentaires

que je viens de vous proposer mais en seconde intention. D'accord ? Alors

seconde intention. D'accord ? Alors

passons au 4è mythe qui est les médicaments pour le TDH. C'est récent et c'est dangereux. Alors ça c'est clair

c'est dangereux. Alors ça c'est clair que ça a beaucoup été relayé par la presse, par les médias et cetera. Alors

voyons ce qu'il en est.

Alors déjà c'est c'est des stupéfiants, c'est des dérivés en fait, ça faut le rappeler. C'est pour ça que c'est il y a

rappeler. C'est pour ça que c'est il y a un mythe autour aussi de cette médication parce que la plupart des personnes en population générale vont avoir peur de prendre des substances qui peuvent rendre dépendant, qui sont

prescrites sur des ordonnanciers souches et qui sont des dérivées de cocaïne et d'amphétamine qui vont augmenter la dopamine dans le cerveau et vont par conséquent et défacto c'est normal vous

rendre toxico dépendant. Alors, on va voir si c'est vrai ou pas. Euh alors

voilà, vous avez les substances principales. Bah, dis donc, mett-il

principales. Bah, dis donc, mett-il fénidate atomoxétestine ? Bon, c'est

fénidate atomoxétestine ? Bon, c'est stop. [rires]

stop. [rires] Non, non, mais je vous fais des fois de petites blagues, ça me détend un peu.

Euh [rires] méthylp féydate atoroxétine, euh mais c'est surtout méthylphénidate est dérivé. Donc le méthylph fénydate, c'est

dérivé. Donc le méthylph fénydate, c'est se dériver d'amphétamine développé et on verra quand et qui est le traitement en fait de base pour le TDH ainsi que les amphétamines. Alors avant tout, et ça

amphétamines. Alors avant tout, et ça c'est un complètement barbare, ne lisez pas, je le mets juste parce qu'il faut que je le mette et puis que je vous dise que je l'invente pas. Euh vous avez des nombreuses métaanalyses qui montrent que

c'est des traitements qui marchent très bien et qui sont extrêmement bien tolérés, supporté avec très peu d'effetsires. Vous avez aucun et là

d'effetsires. Vous avez aucun et là j'insiste, aucun médicament en psychiatrie qui a ce profil de efficacité et peu d'effets secondaires.

Aucun. hein, on est largement au-delà de tout autre traitement en terme d'efficacité et de tolérance ou de du fait que je supporte le médicament en psychiatrie. Avec des effets pas

psychiatrie. Avec des effets pas seulement sur les symptômes mais sur les conséquences d'avoir un TDH, on a 100 % d'efficacité sur les conduites.

J'insiste là-dessus parce que les gens qui ont un TDH essentiellement de problèmes de circulation, hein, ils se tuent en volant mais ils tuent aussi d'autres gens. Et donc quand vous

d'autres gens. Et donc quand vous prescrivez, que vous traitez quelqu'un qui a un TDH, vous sauvez seulement la vie de votre patient, mais vous sauvez aussi la vie d'autres gens. Donc si vous aimez pas traiter votre patient parce

que vous êtes contre les médicaments, pensez à la population générale et vous dites "Je peux me sauver moi-même quand je traverse la route et que j'ai quelqu'un qui a un TDH qui aurait pas vu que c'était rouge et qui passe au vert."

D'accord ? Ce qui était le cas d'un de mes patients. Donc c'est pas que des

mes patients. Donc c'est pas que des fakees ou des inventions, ça arrive.

Vous avez aussi 100 % d'efficacité sur le surpoids et l'obésité, hein. Donc ça

c'est on augmente aussi l'estime de soi, la qualité de vie et cetera. Donc c'est

un car qui marche très bien et qui marche surtout en combo avec des approches psychothérapeutiques. Vous

approches psychothérapeutiques. Vous avez ici le la comparaison d'approche comportementale, c'est on enseigne des compétences à des patients et puis on voit que c'est trois fois plus efficace que de ne rien faire. Si vous associez

ces approches comportementales avec des stimulants, donc les stimulants, c'est le métier finiat ou les amphétamines, vous êtes 13 fois plus efficace que du placebo. Autant dire que c'est

placebo. Autant dire que c'est incroyable hein. [rires] Alors

incroyable hein. [rires] Alors évidemment, ça marche pas chez tout le monde mais quand même c'est bête de pas essayer.

Est-ce que c'est récent ? Alors parce

qu'on nous dit souvent bah c'est des traitements complètement nouveaux et récents. Alors pas du tout. Bien que moi

récents. Alors pas du tout. Bien que moi on m'ait enseigné, je me rends compte qu'on m' enseigné pas mal de trucs faux en fait dans mes études de médecine et surtout en postgadué

que la chloromazine était le premier traitement psychiatrique inventé en 1952. Incroyable révolution en

1952. Incroyable révolution en psychiatrie. Il y avait eu des essais

psychiatrie. Il y avait eu des essais avec le lithium dans les années 4050 mais ça vient plus tard. Euh et donc ça c'était les premiers essais thérapeutiques qui ont fonctionné en psychiatrie. Moi je suis parti avec

psychiatrie. Moi je suis parti avec cette croyance et cetera jusqu'à ce que je découvre ce papier dans l'American Journal of Psychiatry. J'ai une mauvaise photo mais 1938. Étude de Bradley qui essaye les amphétamines

en l'occurrence la binzédrine chez 30 enfants qui ont un syndrome hyperkinétique. Premier traitement

hyperkinétique. Premier traitement essayé ça avait été même développé avant. Donc on n'est pas dans des

avant. Donc on n'est pas dans des traitements récents où vous avez tout le le l'effet en fait de cette bzrine chez les enfants qui avaient une amélioration du point de vue social accompagné

d'entiment de bien-être d'enfants dont les sauts d'humeur avaient diminué. On

voit même ici un quelques effets secondaires irritation un peu plus agressif hein. Euh mais toujours est-il

agressif hein. Euh mais toujours est-il que ça a très bien marché chez ses enfants. Ça a été très vite repris en 2è

enfants. Ça a été très vite repris en 2è guerre mondiale par les armées Vermart et la l'US Armée qui se sont dit bah c'est tellement génial et ça a tellement peu d'effets secondaires. C'est pas moi

qui le dit hein qu'on va les développer sous forme de tablette de chocolat pour le don. Vous aviez tous les soldats qui

le don. Vous aviez tous les soldats qui prenaient ça envers Martin on sait. On a

une très belle étude qui a été menée sur la première bataille des Ardenes pour ceux qui aiment l'histoire euh où Gerian arrive à envahir la France par la Belgique et c'est essentiellement dû au fait que les soldats allemands ont

réussi pendant la nuit à rester réveillés grâce ou à cause de ou malheureusement à vous choisissez le sens que vous voulez euh l'utilisation

en fait de bainellerine.

À savoir que nous historiquement on est assez bien placé pour le développement de dérivées amphétaminique hein. C'est

un chimiste suisse d'origine italienne qui va euh qui travaillé à Sibagi. Pour

ceux qui sont de ma génération, c'est donné artiste ou roche, je sais plus laquelle des deux. Qui c'est qui me dit ? Noviste, merci. Qui en 1944 a

? Noviste, merci. Qui en 1944 a découvert le métier de fenidate, l' essayé chez sa femme. Sa femme jouait mieux au tennis, était plus concentrée, moins émotionnelle. Sa femme s'appelait

moins émotionnelle. Sa femme s'appelait Marguerite euh abréviation Rita et il a appelé le nom en fait de Mil fin de Ritaline hein. Donc c'est la première

Ritaline hein. Donc c'est la première fois qu'on utilisait ces traitements.

Donc c'est pas en 1952 hein, les premiers traitements inventés, c'est pas récent. Euh est-ce que ça rend fou ?

récent. Euh est-ce que ça rend fou ?

Parce que ça c'est une question. Donc il

y a eu pas mal d'études he sur est-ce que ça rend psychotique par exemple.

Alors, on a plein d'études qui ont démontré que ça rend pas psychotique, hein. Donc, ça ne génère pas de de

hein. Donc, ça ne génère pas de de psychose et de schizophrénie, hein. Même

si il y a quelques recommandations d'éviter quand même les amphétamines quand on a des antécédents d'obsychose dans la famille, c'est pas pour les amphétamines, on est un peu moins sûr.

Par contre, pour le métier finate, aucun risque. de même que ça ne génère pas

risque. de même que ça ne génère pas d'état maniaque quand on a un trouble bipolaire surtout si quand on a le trou bipolaire on prend un stabilisateur de l'humeur en même temps. Je vous dis ça

parce que je vous dis pas le nombre de fois que j'ai eu des collègues qui m'ont dit "Mais moi, je ne prescris pas de méthylp féménidate et je ne prescrirai jamais d'amphétamine parce que ça rend bipolaire et ça rend schizophrène. Un

certains de mes collègues sont peut-être dans la salle, ils se reconnaîtront.

Bref, voilà, c'est pour vous.

[rires] Ça rend petit. Alors parce que ça c'est aussi quelque chose he c'est euh quand on traite des enfants, faut surtout pas traiter les enfants parce qu'ils vont

devenir petits. Euh alors oui, ça peut

devenir petits. Euh alors oui, ça peut faire perdre 1 cm. Les toutes récentes études, si on prend en continu dans l'enfance, ça peut faire perdre 1 cm.

Quoi que cette toute récente étude montre que c'est peut-être les TDH qui sont petits et que c'est pas [rires] et que c'est pas en fait le métier fédidate qui rend petit. En tout cas les les

dernières conclusions de cette plus toute récente étude enfin toute récente 2023 mais quand même c'est la plus récente sur le sujet remet quand même en question le fait que les traitements psychostimulants rendent petits. Alors

l'autre chose c'est que c'est dangereux pour le cœur. Alors je le mets parce que pendant des années on faisait des ECG, on faisait plein de plein d'examens. En

France la plupart de mes collègues évitaent complètement de prescrire s'il avait pas un examen chez un cardiologue.

Alors qu'en fait on n pas d'allongement du QT. Ça augmente certes la tension

du QT. Ça augmente certes la tension artérielle, il faut la contrôler tous les 6 mois, mais il n'y a pas d'autres risques cardio-vasculaires associés au traitement de méthylp finidate, si ce n'est qu'il faut faire attention aux

amphétamines quand on a des antécédents de premier degré qui ont eu des AVC avant l'âge de 50 ans ou des infarctus avant l'âge de 50 ans. Mais c'est

beaucoup plus safe que de donner des antidépresseurs, des neuroleptiques pour lesquels vous avez des allongements du QT et d'autres pathologies cardio-vasculaires qui peuvent être associées à des tachis cardioventriculaires. savez pas ça avec

cardioventriculaires. savez pas ça avec ces traitements là. Donc OK, c'est pas hyperra dangereux pour le cœur. Alors

l'autre chose c'est que la plupart vont vous dire mais alors à ce moment ça rend suicidaire et dépendant donc il faut surtout pas le donner. Alors on a pas mal d'études qui montrent que c'est absolument pas le cas hein. C'est plutôt

préventif des comportements succilaires.

Ça prévient des abus de substance quand on le donne et qu'on traite adéquatement les sujets. Il y a moins d'accidents de

les sujets. Il y a moins d'accidents de transport mais ça je vous l'ai déjà démontré et il y a moins de criminalité hein. Je veux dire en terme de

hein. Je veux dire en terme de prévention. C'est la substance qui est

prévention. C'est la substance qui est le plus associée à la réduction de personnes en prison et pourtant on veut pas la donner. Alors, je ne comprends pas hein. Je veux dire, si on veut faire

pas hein. Je veux dire, si on veut faire des réductions en terme d'économie parce que quelqu'un qui est un incarcéré, ça coûte extrêmement cher, je pense ça vaut le coup quand même de traiter le TDH et se dire d'un point de vue sociétal, ça nous coûterait quand même moins cher que

de se retrouver avec quelqu'un qui est commet un crime sans parler des conséquences pour celui qui est victime en fait de de de la délinquence ou du crime.

Et donc ça rend dépendant. Alors, il y a une petite tolérance. tolérance, c'est

qu'on doit parfois augmenter un peu les doses mais il n'y a pas de dépendance à cette substance que ce soit le méthyl fidat ou les dérivés en amphétaminique.

On a de très belles études dont la plus connue c'est la MTA, c'est la Multimodal Treatment Study of Attention Deficit Hyperactivity Disorder qui est une étude qui a suivi y je l'ai bien j'ai bien

dit, j'étais content [rires] qui a suivi en fait les sujets pendant des années hein. 26 ans de suivi ou plus de 20 ans

hein. 26 ans de suivi ou plus de 20 ans de suivi et ça avéré qu'en fait ça n'augmente pas le risque d'addiction de dépendance chez les sujets quand on le prend depuis même tout petit et même les recommandations dans les en addictologie

c'est de proposer les traitements en fétaminique de méthylp finat parce que ça aide en fait à la réduction et c'est assez spectaculaire he quand vous avez des consommateurs de craques de cocaïne

et même d'héroïne ça permet en fait avec le travail d'addictologue de favoriser en fait pas évidemment l'abstinence complète mais de réduire en en fait les craving et de réduire en fait la

consommation de substances type craque, héroïne et cetera. Ça marche pas super bien sur le THC mais sur l'alcool ça marche aussi. Donc on a tout un ça ne

marche aussi. Donc on a tout un ça ne rend pas addicte et bien au contraire ça ne rend pas dépendance. Ça peut même aider des personnes qui sont dépendantes à réduire leur consommation de substances illicites.

Et puis ça rend pas suicidaire, bien au contraire, on a des études et ça c'est très intéressant dans des grands registres scandinaviens, on a démontré sur les patients

banderline que c'est la seule traitement le seul traitement de tous les traitements psychiatriques qui n'est pas yatrogène pour les bandes enline. Donc

en fait ça réduit même l'impulsivité, ça réduit les hospitalisations, ça réduit le risque suicidaire et on a plein d'études qui sont en train de répliquer ça. Donc ce serait éventuellement le

ça. Donc ce serait éventuellement le seul traitement qui dans les populations les plus suicidaires qu'on connaisse he avec une forte suicidalité serait associé à une amélioration de la symptomatologie. Donc on est vraiment à

symptomatologie. Donc on est vraiment à l'opposé de la croyance que métuphéidate et les amphétamines peuvent tuer des gens par suicide.

MIT 5, c'est causé par les écrans.

Alors, on a en effet une consommation d'écrans qu'on a jamais connu jusqu'alors. C'est la quantité en terme

jusqu'alors. C'est la quantité en terme de temps passé, surtout chez les jeunes.

Et c'est très inquiétant parce que là par contre, c'est pas exclu que ça fait ça fasse émerger le TDH chez les enfants, plus particulièrement chez les enfants qui n'avaient pas de TDH et qui

n'auraient peut-être pas eu le TDH jusqu'ici. Là, s'il y a bien un endroit

jusqu'ici. Là, s'il y a bien un endroit où faudrait qu'on mette le paquet pour avoir un objectif de santé publique, ce serait là de tout ce que je vous ai cité parce qu'on a pas mal d'études qui sortent aussi sur le développement

cérébral qui montrent que le développement cérébral est c'est c'est vraiment une ligne droite he entre ici vous avez l'âge et puis vous avez le le volume cérébral puis vous avez des grosso modo des quantités d'écrans

utilisés c'est le scrolling he c'est fois le nombre de fois que je scroll mais plus je scrollle plus mon volume ici du cervolet va être petit au cours du développement ça et le cervelet est impliqué dans l'hyperactivité,

l'impulsivité, la capacité aussi de fixer mon attention et donc c'est pas anodin et ça c'est pas qu'une seule étude, je sorte juste celle-ci mais il y en a beaucoup qui sont en train de sortir là-dessus et ça par contre je pense qu'il y a une réelle inquiétude à

avoir parce qu'on commence aussi à avoir en population générale une association entre la consommation d'écran et le temps de consommation d'écran et des difficiles d'attention dans des populations qui ont aucun facteur autre

risque de TDH. Donc ça voilà, ça c'est pas un mythe. Euh si si on veut, ça ce serait le mythe qu'il faut garder en tête qui est vrai. TDH une pathologie du

sommeil. Euh alors ça c'est intéressant

sommeil. Euh alors ça c'est intéressant parce que on originellement le TDH était considéré comme un avatar de la narcolepsine. D'ailleurs pour ceux qui

narcolepsine. D'ailleurs pour ceux qui travaillent dans le sommeil hein, le traitements de la narcolepsie c'est les mêmes que pour le TDH he c'est du météal finidate, du mode affiny et cetera. et

on sait que plus de 80 à peu près plus de 70 % vous avez grosso modo, je vais le faire à l'inverse que 22,5 % des personnes avec TDH qui n'ont pas de trouble de sommeil, la grande majorité ont des troubles du sommeil. Et ce qui

nous laisse penser qui c'est quand même un peu lié à ça et avant que j'y arrive, c'est c'est de vous dire aussi qu'on a une inquiétude là aussi parce que les adolescents et les jeunes et nous aussi

on dort moins qu'avant. Donc ça ça peut générer aussi les symptômes attentionnels d'hyperactivité, d'impulsivité hein. Il y a beaucoup

d'impulsivité hein. Il y a beaucoup d'études qui montrent qu'on a une réduction en fait de la quantité de sommeil. Et là de nouveau comme pour les

sommeil. Et là de nouveau comme pour les écrans, c'est pas tellement un mythe parce que des études tout récentes montrent que les déficit d'attention quand on fait porter des casques légers

à des des personnes qui ont un TDH, quand ils partent et qui sont pas attentifs, c'est des micro-endormissements. En tout cas, ça

micro-endormissements. En tout cas, ça ressemble à des micro-endormissements et que les traitements dans cette très belle étude publiée dans celle, les traitements psychostimulants semblent agir sur les déficits d'attention, non

pas sur les déficits d'attention et en augmentant le l'efficacité du système exécutif, mais en améliorant la veille.

Et donc c'est en améliorant la veille qu'on améliore en fait les capacités attentionnelles. Donc le lien reste flou

attentionnelles. Donc le lien reste flou et il y a ce lien quand même avec la réduction du sommeil et peut-être une symptomatologie en population générale plus importante au niveau des déficites d'attention qu'auparavant parce qu'on

dort moins. Donc là c'est le deuxième

dort moins. Donc là c'est le deuxième grand message, faut dormir, faut arrêter les écrans et dormir. Ça c'est les deux trucs mythes qui vont rester. Je vous

les envoie déjà maintenant mais il faut vraiment insister et on dort pas assez, ça c'est sûr et certain. Euh le truc que c'est neurodéveloppemental, donc c'est une pathologie de l'enfance et je vais vite avancer parce que si on laisser du

temps pour les questions, faut que j'avance.

Le fait que c'est neurodéveloppemental et donc c'est stable. J'ai depuis

l'enfance et je vis tout le temps avec et je serai toujours symptomatique.

C'est entièrement faux he parce que j'ai plein de mécanismes adaptatifs au cours de la vie qui fait que je peux avoir beaucoup de déficit d'attention mais ne pas en souffrir un temps et tout à coup me retrouver dans une situation différente. C'est je vais changer mon

différente. C'est je vais changer mon environnement, ma niche écologique et je vais avoir à ce moment des difficultés à faire avec mes symptômes attentionnels.

Imaginons que j'ai énormément une tendance à procrastiner beaucoup. Si je

grandis dans un environnement très stable où mes parents font tout, ça sera pas un problème. Le jour où va falloir que je paye moi-même mes impôts, faire moi-même mes paiement de facture et cetera, mais je vais pas le faire parce que j'ai une tendance à procrastiner et

là je vais être handicapé. He de même que si j'ai une tendance à l'hyperactivité et que je canalise mon hyperactivité en courant beaucoup, en faisant beaucoup de sport le jour où j'ai une blessure, je vais plus pouvoir courir, je vais plus pouvoir canaliser

cette hyperactivité au travers de l'activité sportive et je vais avoir une manifestation symptomatique qui va venir m'handicaper. D'accord ? que c'est

m'handicaper. D'accord ? que c'est

fluctuant, je peux parfois être handicapé, parfois pas. Et donc oui, on peut avoir un diagnostic de TDH à 50 ans, à 30 ans, à 60 ans et ne pas en avoir souffert auparavant, c'est normal

parce qu'auparavant, j'avais possiblement des mécanismes adaptatifs qui me permettaient de surseoir à la symptomatologie. Dernier mythe, puis

symptomatologie. Dernier mythe, puis après je vais arriver aux conclusions, c'est que c'est la maltraitance ou le la mauvaise éducation qui crée le TDH.

Alors, on a un lien entre TDH et maltraitance dans l'enfance. Donc le le fait d'avoir un TDH expose à être maltraité, hein. Donc si j'amène des

maltraité, hein. Donc si j'amène des mauvaises notes, ben je vais être complètement parfois menacé, pas menacé mais engueulé. J'ai même plus les termes

mais engueulé. J'ai même plus les termes propres, excusez-moi, mais critiqué par mes parents euh ou par mes pères, je peux me voir puni et cetera. Alors que

mon vécu à moi, c'est que je fournis énormément d'efforts pour me concentrer et cetera. Donc il y a une maltraitance

et cetera. Donc il y a une maltraitance émotionnelle mais aussi physique. He si

je bouge beaucoup, je parle beaucoup, j'aurais beaucoup plus tendance à me faire taper. On sait pas trop le lien

faire taper. On sait pas trop le lien mais sembleraitil que c'est plutôt dans ce sens-là, c'est que le TDH expose à un environnement dit invalidant mais que le milieu dit invalidant ou la maltraitance

favorise par contre la persistance du TDH. Donc ça va augmenter l'intensité et

TDH. Donc ça va augmenter l'intensité et le fait que ce TDH va persister he ça a d'ailleurs et c'est connu depuis longtemps. On a des études qui montre

longtemps. On a des études qui montre que chez les jeunes le fait de psychoéduquer les parents c'estàdire d'apprendre aux parents que l'enfant a un TDH permet en fait de réduire

l'intensité des symptômes et de réduire une partie des patients qui vont avoir une persistance des troubles handicapants à l'âge adulte. En

conclusion, on a plusieurs mythes. On va

juste refaire le truc. Donc c'est pas un vrai trouble. Bah non, c'est un vrai

vrai trouble. Bah non, c'est un vrai trouble. C'est à la mode. Bah oui et

trouble. C'est à la mode. Bah oui et non. Il y a un risque quand même hein.

non. Il y a un risque quand même hein.

Je veux dire ça peut être un peu à la mode et pas parce que bah finalement il y a quand même des études épidémiologiques qui démontrent que c'est là depuis très longtemps. C'est

l'alimentation qui crée le TDAH. J'ai

mis un peu vrai mais globalement non.

Mais c'est en tout cas ça participe probablement à l'intensité des symptômes. Les médicaments pour le TDH

symptômes. Les médicaments pour le TDH c'est récent et c'est dangereux. Non. Le

TDH est causé par les écrans, ça influence. Et là franchement comme je

influence. Et là franchement comme je disais c'est bien possible qu'il y ait un une partie de personnes qui développent un forme de TDH dû aux écrans comme pour le sommeil hein. C'est

pas si faux que ça. C'est

neurodéveloppemental et donc c'est stable. Ça c'est faux et c'est la

stable. Ça c'est faux et c'est la maltraitance la mauvaise étection qui crée le TDH. Ça peut influer mais ça rend sur ton compte de la persistance du TDH à l'âge adulte. Merci de votre attention et je remercie surtout toutes les personnes qui ont fait que ce

trouble soit enfin reconnu et je remercie pas ceux qui m'ont mis des obstacles.

Merci professeur Pérou pour cette magnifique conférence menée avec une hyper intensité totalement maîtriser. Et

donc on a maintenant un petit quart d'heure pour des questions et je suis sûr qu'il y en a plein. Alors on va essayer de passer le micro. C'est les

micros qu'on peut lancer. Je suis pas très doué pour ça mais autrement Oui.

[rires] Merci merci beaucoup pour ton speech Nader. Euh petite question pour

Nader. Euh petite question pour diagnostiquer un TDA TDH il faut que les patients soient abstinentes à tout produit licite ou illicite. C'est un

mythe ou c'est en réalité ? Ouais, je je je pense avoir répondu à un mythe, hein, d'av bien au contraire. C'est-à-dire que

il faut pas attendre que la personne soit abstinente à des substances pour traiter. Il faut utiliser le traitement

traiter. Il faut utiliser le traitement pour favoriser en fait l'abstinance ou en tout cas la réduction des consommations de substances. Donc c'est

un mythe. Merci.

Merci.

C'est pour toi.

Merci.

Je voulais savoir par rapport à tous les résultats que vous avez donnés sur la criminalité ou bien le les risques de suicide ou de comportement à risque et

cetera. Est-ce qu'il y a une différence

cetera. Est-ce qu'il y a une différence entre ceux qui ont le trouble enfin le trouble de déficit avec et par activité versus ceux qui plutôt du style

inattentif ? Non, il y a pas de

inattentif ? Non, il y a pas de différence. Et paradoxalement des fois

différence. Et paradoxalement des fois c'est étonnant mais c'est le déficit d'attention qui peut favoriser ça va un peu dans tous les sens et en fait c'est le trouble c'est le fait d'avoir le trouble qui favorise en fait ces risques

de criminalité risque d'accident risque de suicide et autres c'est pas lié à tel ou tel domaine quelque part ou symptômes du trouble.

On parle souvent de de ce trouble associé à cette caractéristique HP.

Qu'est-ce que vous dites à ce sujet ?

Il y a pas de lien entre TDH et HP, c'est le haut potentiel, hein. Le haut

potentiel, c'est le fait d'avoir un QI au-dessus de 130 de manière totale. Euh,

il y a pas il y a pas de lien. La seule

chose qu'on sait, c'est que d'avoir un QI haut peut être un mécanisme quelque part adaptatif. Donc va faire que je

part adaptatif. Donc va faire que je peux fonctionner un certain temps avec des déficits d'attention importants. Je

peux ne pas écouter à l'école, ne pas travailler, faire tout au dernier moment. ça va tenir un coup et au bout

moment. ça va tenir un coup et au bout d'un moment ça va s'effondrer plus tard quand parce que ben évidemment avoir un Q à 130 ça va pas m'aider à payer mes factures. Donc c'est là où quand je vais

factures. Donc c'est là où quand je vais devoir faire des tâches qui sont très administratives et peu liées finalement à la capacité cognitive et au QI ben que je vais avoir une décompensation des symptômes. Mais il y a pas de lien c'est

symptômes. Mais il y a pas de lien c'est pas parce qu'il y a pas plus de TDH chez les haut potentiel.

Bonjour professeur Pérou, merci pour cette conférence. Vous êtes beaucoup

cette conférence. Vous êtes beaucoup plus passionnant en vrai que sur YouTube mais déjà sur YouTube c'est pas mal.

J'aurais deux questions, c'est sympa.

Premièrement, qu'est-ce que fait le méthylphéménidate chez les personnes neurotypiques, notamment les personnes qui n'ont pas de TDH ? Et deuxièmement, pourquoi le café

TDH ? Et deuxièmement, pourquoi le café a tendance à endormir les patients avec le TDAH ? Est-ce que c'est un mythe ou

le TDAH ? Est-ce que c'est un mythe ou une réalité ?

Ouais, super. Donc première, je vais répondre à la première. Si vous avez absolument rien, vous êtes neurotypique.

Neurotypique c'est j'ai pas de TSA, j'ai pas de TDA, j'ai pas de dépression, j'ai pas de trouble psy, j'ai rien. Je suis

parfaitement sain, je dors bien, je mange bien, je fais du sport, vous prenez du métal finate, vous êtes hyper actif. Donc ça vous vous commencez à

actif. Donc ça vous vous commencez à être anxieux puis vous êtes pas bien.

Mais attention, c'est pas parce que le méthylp fényate marche que vous avez un TDH. Je dors pas, je prends du

TDH. Je dors pas, je prends du méthylphénidate, bah je vais me sentir bien. Mais en fait, c'est parce que je

bien. Mais en fait, c'est parce que je suis en train de m'éveiller sur une dette de sommeil. OK ? où par exemple ben si je veux bosser très tard le soir, pas ce qu'il faut faire hein, mais que j'ai j'ai besoin de travailler puis de

pas aller dormir, je vais prendre du mutil finidate mais je vais être concentré, ça va me donner cette impression simplement un effet sur l'éveil mais si vous avez absolument rien, ça va vous hyperactiver. D'accord

? Par contre, le café, bah c'est un stimulant, hein, comme tout stimulant.

Alors, sur d'autres mécanismes, hein, c'est pas forcément lié à une augmentation de la dopamine avec une inhibition de la récupère de la dopamine, mais ça a le même effet chez certaines personnes qui ont un TDH,

hein. Le les le méthylphénidate peut

hein. Le les le méthylphénidate peut parfois trop calmer, trop poser et ça endort. Bah, le café au même titre étant

endort. Bah, le café au même titre étant un stimulant. Si j'ai beaucoup

un stimulant. Si j'ai beaucoup d'hyperactivité, tout d'un coup, ça va me poser et ça va me fatiguer. Je vais

me ressentir fatigué. D'accord.

Nader, félicitations pour le parcours et la leçon.

Euh juste pour rebondir sur les écrans, c'est un sujet évidemment qui nous intéresse aussi sur les différentes études de Genève. Euh au final, est-ce que on peut imaginer le si le TDHA est

en une diminution de la dopamine de base, que tu traites pas un traitement qui inhible la recapture, est-ce que ces patients ne vont pas chercher des triggers de dopamine, pas par l'écran, mais par les triggers d'opine

énergégique qui sont les réseaux sociaux et cetera. Donc est-ce qu'on a pas

et cetera. Donc est-ce qu'on a pas remarqué qu'en fait c'est une mesure de compensation pour augmenter transitoirement la dopamine ?

Alors j'ai pas eu le temps de le mettre mais oui en fait dans les études que j'ai montré euh on a clairement un lien je veux dire ça ça n'empêche pas et ça n'enlève pas le lien que la consommation d'écran provoque des déficits

d'attention. Pas forcément le TDH mais

d'attention. Pas forcément le TDH mais favorise la difficulté attentionnelle, l'impulsivité, l'hyperactivité. Mais à

l'impulsivité, l'hyperactivité. Mais à l'inverse, le fait d'avoir un TDH va augmenter les chances que je consomme des écrans hein, parce que bah ça va favoriser la libération de maamine au

même titre que ça va favoriser les chances que je consomme des substances, au même titre que ça va favoriser les chances que je prenne des risques dans ma vie, hein, parce que je vais chercher la dopamine, c'est tout à fait juste.

Oui. En fait, je suis intéressée par ce que vous avez dit à propos des borderline et du méthylp fénidat, ça va diminuer l'impulsivité chez eux.

Ouais. Ouais.

Donc au fond, est-ce que c'est un traitement qu'on Alors, ça va pas être un traitement pour tout, mais l'étude he puis y en a quelques-unes qui montrent ça, c'est simplement que les traitements psychosimulairants, la plupart enfin

l'ensemble des traitements sur le trouble de personnalités bord psychiatrique antidépresseur neuroleptique, binzo et autres ne pas voir son yatrogène dans le contexte d'un

trouble de personnalité borderline. Le

métier de fémid semble avoir un effet inverse et améliorer l'impulsivité, réduire les hospitalisations. Ça veut

pas dire que ça traite attention hein, mais ça permet en fait probablement un accès à des approches psychothérapeutiques du trouble de personnalité brline et donc on a une amélioration des symptômes. Il y a des symptômes qui vont pas du tout être

amendés par les psychostimulants ou méténidate. Le sentiment chronique de

méténidate. Le sentiment chronique de vide, il y a pas tellement de raisons que le méthylpidate traite ça. va

falloir avoir des approches plutôt psychothérapeutiques.

Merci. Euh merci pour la conférence.

J'ai plein de questions mais je vais m'en je vais me limiter à une seule. Je

me demandais comment la recherche actuelle intègre-t-elle les spécificités du TDAH chez les femmes, notamment en lien avec les fluctuations hormonal et les formes de compensation souvent

invisibilisé ? Alors pour l'instant on

invisibilisé ? Alors pour l'instant on essaie de surtout les études actuelles he se centre essentiellement sur les variations hormonales et donc particulièrement plus la baisse

d'ostrogène soit dans la phase prémonstruelle soit dans la période de préménopause parce que pour l'instant c'est des observations cliniques et des cases report qui ont rapporté ça et là

on est dans les premiers RCT donc les RCT c'est les études randomisées contrôlées qui évaluent si on a vraiment ce lienlà que nous on observe en clinique he moi je l'observe aussi. Mais

et qu'est-ce qu'il faut faire ?

C'est-à-dire quels sont les et secondairement, une fois qu'on aura observé ça, moi je pense qu'on va l'observer hein, qu'il y a une accentuation des symptômes dans ces phases-là en lien avec la baisse des ostrogènes. Les ostrogènes étant assez

ostrogènes. Les ostrogènes étant assez liés en fait à la biodisponibilité et particulièrement de la disponibilité au niveau du cerveau de la dopamine, ça fait sens. Il faut encore qu'on le

fait sens. Il faut encore qu'on le prouve scientifiquement avant de proposer des stratégies thérapeutiques.

Dans ces phases là, on est au tout début malheureusement. Pour ça que c'est c'est

malheureusement. Pour ça que c'est c'est assez honteux de la part de de notre de notre corps médical en général de d'avoir négligé durant des années et des années et des années et des années en

fait le le l'intérêt pour l'agente féminine. C'est c'est vraiment donc on

féminine. C'est c'est vraiment donc on est au début de ces étudesl. J'ai pas

d'autres réponses à vous donner mais c'est un grand champ d'investigation maintenant.

Oui, bonjour. Merci beaucoup pour cette présentation. Euh c'est c'est en lien

présentation. Euh c'est c'est en lien avec la question juste avant euh pour les femmes en préménopause ou en ménopause qui qui ont plus de

sensibilité de ADHD qui sont qu'ils ont ça tout un coup. Est-ce que c'est possible que toute la vie avant ils ont organisé la vie, ils ont un peu fait

avec un sorte de de mécanisme de coping ?

Voilà. Voilà, c'est fait de et puis tout un coup ça sort quand ils ont les ménopauses. Et après les questions aussi

ménopauses. Et après les questions aussi en lien avec le donc la réponse est oui.

OK, d'accord. Et pour le traitement [rires] euh est-ce que c'est mieux ?

Bon, je sais que vous avez déjà répondu mais un peu plus en profondeur. Est-ce

que c'est mieux de peut-être aller vers le gynécologue d'abord pour avoir euh une par exemple stérilet qui a un peu dehormone pour stabiliser les hormones avant d'aller chercher peut-être des

médicaments pour le pour le TDH ? Bah,

les propositions actuelles dans cette phase, ce serait soit de d'avoir des stratégies hormonales, donc de rééquilibrer les taux d'ostrogène, soit de d'augmenter ou de traiter avec des

psychostimulants.

Euh le problème que vous allez avoir, c'est que c'est très peu connu, hein.

Donc, on connaît beaucoup le syndrome prémenstruel. dans les toutes dernières

prémenstruel. dans les toutes dernières études qui sont de nouveau pas des études endroomisé contrôlé, on pense qu'il y a eu un chevauchement entre ce qu'on appelle le syndrome dysphorique

prémenstruel et le et le et et les et en fait l'accentuation de symptômes TDH et que une partie de ce qu'on appelait avant le syndrome d'historique prémonstruel, peut-être que je me trompe

de mots hein, est en fait des décompensations de TDH masqué jusqu'alors. Et ça la plupart des

jusqu'alors. Et ça la plupart des gynécologues vont pas connaître. Donc

ils vont vous traiter pour soit avec des antidépresseurs, soit avec euh des euh même en préménopause, soit avec des euh

compléments ou projets enfin des trucs hormonaux. Et je pense que là, il y a

hormonaux. Et je pense que là, il y a vraiment un effort qu'on doit faire nous, hein. Bon, moi, je vais un peu

nous, hein. Bon, moi, je vais un peu changer de voix professionnelle, mais je pense que pour mes successeur, ça vaut la peine de faire un effort pour faire de l'enseignement autour de ça, en

médecine générale, en médecine somatique, chez les gynécologues et autres spécialistes, hein, de ce genre. Tout à

fait.

Merci. Bonjour. Euh je m'interrogeais sur est-ce que vous avez connaissance de d'études ou de spécialistes qui traitent ou qui comment je dirais font des études

sur TDH et trisomi 21 ? Je suis maman d'un petit garçon de 10 ans et aujourd'hui j'ai pas compris TDH et trisomi 21.

Ah parce que il y a pas beaucoup de d'études en lien avec la trisomi 21 et les comorbidité et c'est vrai qu'aujourd'hui finalement de notre côté ce qui parfois nous pose plus de soucis

c'est le TDH et pas la trisomie. Ouais,

mais ce ce qui ce qui est un très bon point, on a on a aussi très peu d'études, hein, je veux dire de de manière générale dans ces troubles neurodéveloppement, que soit la FISAMI 21, mais aussi en en lien avec d'autres

pathologies dans lesquelles il y a des atteintes cognitives, euh on n pas beaucoup d'études là-dessus.

Malheureusement, je je travaille un peu avec Marcus Czel, un de mes amiers sur lequel on essaie de se questionner là-dessus, mais il y a pas tellement d'études là-dessus. La recommandation

d'études là-dessus. La recommandation c'est quand même que si vous observez par rapport à d'autres d'autres enfants ou d'autres adultes qui ont une trise 21 et qui présentent plus de difficultés

attentionnelles, plus de difficultés à rester en place et cetera, même si ça va être assez difficile de poser un diagnostic de TDH, il vaut la peine parce que étant donné que vous aurez

relativement peu l'effet secondair de voir si on a une amélioration de la qualité du fonctionnement et de la qualité de vie chez ces personnes en leur prescrivant du métier finidal. Je

trouverais dommage de passer à côté parce qu'on est absolument pas réticent à leur donner des antidépresseurs, des neuroleptiques et tout autre molécules qui sont bien plus yatrogènes entre guillemets ou avec beaucoup plus

d'effets secondaires. Alors que là on a

d'effets secondaires. Alors que là on a une réponse très rapide et on peut considérablement augmenter la qualité de vie de ces personnes. Moi je vous encouragerai euh si vous observez ça,

j'entends après c'est pas évidemment mais s'il y a une différence de se faire le guest et de c'est peut-être un TDH.

J'essaie si ça améliore le fonctionnement, tant mieux hein. Mon

objectif c'est d'améliorer les fonctionnements et la qualité de vie des patients dont ces personnes font partie.

Merci. Une dernière question.

Merci. Merci professeur de cette remarquable conférence riche d'enseignement. Je me posais la question

d'enseignement. Je me posais la question selon de la politique de santé publique.

Est-ce que vous seriez favorable à ce que l'on mette en place un système de détection dès la plus tend enfance, en tout cas en tout cas aux alentours de l'âge de 10 ans

et du fait justement de l'impact des écrans tels que vous l'avez décrit tout à l'heure, des tests généralisés pour savoir et détecter le le TDH dans la population au risque d'augmenter vos

accusations contre vous de pas si je sais pas suis mitigé. Je pense qu'on a on a déjà pas mal de trucs de santé publique premier en fait dans le sens que si on améliore quand si on a on fait

un simplement un enseignement général en population qu'on connaît plus le trô en population générale, je pense que c'est suffisant surtout si on peut mettre plus d'énergie sur réduire les écrans,

améliorer le sommeil, réduire les tâches administratives et cetera. Je veux dire, on aura une bonne partie des personnes qui vont plus être handicapées, hein. Je

pense qu'on peut aussi prendre ça sous cet accent-là ou sous cette visionlà et de se dire qu'on pourrait euh reconceptualiser un petit peu ce qui fragilise des personnes qui on un TDH et

qui pourraient vivre peut-être sans traitement pendant un temps ou en tout cas être plus à l'aise dans la société si on modifie ces éléments-là, hein.

parce que je pense que on a on touche l'avantage de ça c'est que si je réduis les tâches administratives, je sais pas comment le faire mais que je suis capable de réduire les écrans, je sais pas comment le faire et puis que je suis capable de faire dormir les gens plus, je sais pas comment le faire. Mais je

bénéficie pas qu'aux personnes qui ont un TDH, mais à l'ensemble de la population générale. Donc moi, je

population générale. Donc moi, je mettrai plutôt l'action là-dessus.

Merci. Merci pour ces réponses. Merci à

vous pour [applaudissements] Merci. Merci.

Merci. Merci.

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