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Émeutes de la faim, périls pour la France ? Lydia et Claude Bourguignon [EN DIRECT]

By Thinkerview

Summary

Topics Covered

  • Le métier le plus complexe du monde est abandonné
  • L'Europe est devenue le premier importateur mondial d'aliments
  • Un échec total de la politique agricole française depuis la guerre
  • Des gamins qui ne peuvent pas manger ce qu'ils apprennent à produire
  • Le pervers narcissique qui n'a pas d'empathie pour la souffrance des autres

Full Transcript

[musique] [musique] Lydia et Claude Bourguignon. Bonsoir.

Bonsoir.

Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous

sommes en direct. Lydia, est-ce que tu peux commencer à te prop à te présenter succintement ? Bah

succintement ? Bah Lydia Bourguignon. Euh avec Claude, on a

Lydia Bourguignon. Euh avec Claude, on a monté un laboratoire en 1989 au service des agriculteurs pour leur permettre de

respecter leur sol et de faire une alimentation disons, je vais dire plus chargé, plus énergétique et

moins moins chimiqué.

Claude avec Lydia, voilà, on a tout fait ensemble même nos enfants hein et donc la maison, le laboratoire tout et c'est vrai que ce laboratoire c'est très rare laboratoire indépendant aux services des

agriculteurs pour leur apprendre à protéger leur patrimoine parce qu'en fait il décapitalise en ce moment les agriculteurs. C'est le pire capitalisme

agriculteurs. C'est le pire capitalisme qu'on peut imaginer, c'est de perdre la valeur. Il y a plus de sol fertiles, il

valeur. Il y a plus de sol fertiles, il y a que des sols fertilisés. Ça ça c'est une grosse différence.

C'est pas trop dur de bosser avec sa femme ?

[rires] Non, je enfin moi je crois pas. Je

laisse le répondre. [rires]

Non, parce qu'on on travaille dans à travers toute la planète donc on a une vie absolument passionnante. On

rencontre des acteurs de toute nation, de tout continent et chaque fois qu'on les aide et que et qu'on les a aidé à s'échapper à l'agroindustrie, bah il nous remercie. Donc du coup, on est

nous remercie. Donc du coup, on est remercié tous les deux.

Aujourd'hui, on a décidé de vous faire revenir parce qu'on vous a déjà reçu une fois il y a à peu près 2 ans en anticipation de tout un tas de choses.

On vous a fait revenir aujourd'hui parce que comme vous avez pu le remarquer, il y a la guerre avec l'Iran, il y a le D3 d'Ormous qui est en train de mettre tout un tas de chaînes logistiques

perturbées. On a les engrais perturbés,

perturbées. On a les engrais perturbés, les pesticides perturbés, les rendements perturbés, le réalisateur qui fait des grands gestes qui me perturbe.

On se retrouve on se retrouve aujourd'hui avec une crainte de pénurie alimentaire ou d'inflation dans les frigos. Claude, comment tu vois

les choses ? Comment tu anticipes les

les choses ? Comment tu anticipes les choses ? Quels sont les éléments

choses ? Quels sont les éléments précurseurs que tu peux noter qui ne sont pas pris en considération par les politiciens ? Tu nous raconteras avec ta

politiciens ? Tu nous raconteras avec ta femme Lydia l'expérience que vous avez pu avoir avec quelques députés qui vous ont consulté pour savoir votre perception de la chose. Vas-y Claude

carte blanche. Bah

disons, je crois que la grande erreur du du 20e siècle, c'est d'avoir assimilé la vie avec la matière. C'est l'erreur de Descartes. C'est-à-dire qu'on a on s'est

Descartes. C'est-à-dire qu'on a on s'est dit d'ailleurs quand on parle de viande dans le milieu, on parle de minerais. On

dit même plus la viande, le minerai.

C'est c'est devenu, il pensent que on peut gérer la vie comme on gère la taille d'un la taille d'une roue de camion et cetera alors que c'est complètement différent. La vie est

complètement différent. La vie est beaucoup plus complexe que ça. Et on a fait du métier d'agriteur un métier, on a dit c'est des ploues, c'est des alors que c'est le métier le plus complexe du monde. Faut connaître la le sol, faut

monde. Faut connaître la le sol, faut connaître la vie du sol, faut connaître les rotations, les associations. Et ce

métier, on l'a complètement laissé tomber. Il y a plus de formation

tomber. Il y a plus de formation scientifique dans l'agronomie et qu'une formation technique. Et là, on arrive

formation technique. Et là, on arrive dans le mur. Et le problème, c'est comment on va faire maintenant pour redonner la fertilité à nos sols pour refaire une vraie agriculture,

c'està-dire une ce que nous on appelle avec Lydia l'agrologie, c'est-à-dire la connaissance du champ pour comprendre un petit peu comment on va gérer tout ça.

Et là, on n'est pas bien.

Qu'est-ce que tuentends ? On arrive dans le mur. C'est

le mur. C'est on arrive dans le mur. C'estàd que

maintenant c'est fini la la chute d'activité biologique des sols, la chute de leur fertilité ne va pas se restaurer en claquant des doigts. C'est-à-dire

c'est pas comme je change de machine dans une industrie puis où je mets un robot et puis non, c'est beaucoup plus compliqué que ça. C'est quand un sol a été dégradé, on a perdu en moyenne la moitié de notre matière organique. On va

pas la remonter en claquant des doigts.

Et donc là [grognement] maintenant qu'il y a plus d'engrais, plus de pesticid et qu'on dépend du pétrole maintenant pour les gens, au lieu de dépendre de la photosynthèse, on n'est pas bien. Lydia,

qu'est-ce que tu en penses ? On est

vraiment dans le mur et et quels sont les risques que notre société française, notre pilier qui est l'agriculture est en train de prendre ?

Claude a déjà dit pas mal de choses là-dessus, mais c'est vrai que si on a une agriculture qui est complètement perfusée et si nous n'avons plus la possibilité des herbicides, des

pesticides et de et de même de ces compléments pour maintenir une agriculture avec des rendements, et ben la

l'adéquation va vers des restrictions automatiquement de de rendement et donc pénurie de nourriture Et quand un peuple

a faim, bah c'est la guerre.

En France, on connaît bien le problème.

En 1789, on leur a expliqué une fois, hein.

Voilà.

Et en plus, la veille de 1789, je crois qu'il y a eu un énorme elnig. [soupir]

Là, il y a encore un énorme elnigho qui est en train de se former. Claude, c'est

quoi Elnigho et quelles sont les répercussions que ça peut avoir sur l'agriculteur mondial ? Alors, est un

l'agriculteur mondial ? Alors, est un courant euh changement d'un courant qui a lieu dans le Pacifique et qui va changer complètement la climatologie l'année où il a lieu. Et euh c'est vrai

que comme déjà le climat euh est sérieusement perturbé, puisqu'on voit qu'en France, on se dirige vers un climat méditerranéen sur le nord du pays, c'est-à-dire des hivers doux avec beaucoup d'eau et puis après la

sécheresse derrière et le nignon amplifie le phénomène. Mais c'est sûr que là maintenant nous on est vigneron, ça devient très compliqué de on sait pas quelle année cette année par exemple on sait pas si on va pouvoir produire du

raisin. Le Cli on a de la sécheresse là

raisin. Le Cli on a de la sécheresse là depuis le depuis le mois de mars.

On dit que en avril l'orage d'avril remplit les barils. Là on n pas une goutte d'eau en avril donc les barils, on va avoir du mal à les remplir. Et

tous les agriculteurs vivent dans cette angoisse permanente. Comment sera

angoisse permanente. Comment sera l'année ? Et là avec Elignho, ça va pas

l'année ? Et là avec Elignho, ça va pas ranger les choses.

Votre votre expérience tous les deux, vous avez discuté avec des politiques des partis politiques à l'Assemblée X ou Y. C'était quoi leur question ? C'était

Y. C'était quoi leur question ? C'était

quoi leurs angoisses ? Et vous, comment vous évaluez la gestion de la crise alimentaire ? Parce que qui dit crise

alimentaire ? Parce que qui dit crise énergétique dit forcément ensuite crise alimentaire. votre perception de l'or

alimentaire. votre perception de l'or capacité à gérer la situation avec la guerre, avec les engrais, avec les pesticides, tout ce qui est à base de pétrole ou de gaz, vous les sentez

comment ? Ils sont bien, ils sont pas

comment ? Ils sont bien, ils sont pas bien ? Ils sont connectés avec la

bien ? Ils sont connectés avec la réalité ? Comment ça se passe ?

réalité ? Comment ça se passe ?

Qui commence Lydia ?

Non, je pense pas qu'il soit connecté de la réalité. Et en plus nous quand on

la réalité. Et en plus nous quand on nous on a on nous a demandé de d'aller à une réunion sur les problèmes de l'agriculture, la guerre en Iran n'avait

pas commencé. Donc le problème du de la

pas commencé. Donc le problème du de la fermeture de du golf ou du D3, elle était pas présente.

Mais ils sont c'est des gens enfin nous on moi je on enfin on est sorti tous les deux peut-être mais complètement euh bah

ils sont complètement déconnectés du problème de bah de cette de cette crise alimentaire parce que elle elle existait

déjà nous en je dirais sousachante sousjachante pardon avant le avant cette guerre en Iran. Il y a eu déjà des problèmes avec la guerre en Ukraine,

avec le problème de céréales, la l'approvisionnement des céréales. Et en

fait, ils sont complètement déconnectés.

Ils demandent des solutions mais en fait quelque part, ils sont absolument pas prêts à les entendre. Euh c'est toujours ben mais avec vos techniques là de

d'agriculture respectueuse de l'environnement des sols, on ne pourra pas nourrir la planète euh ou [grognement]

mais ça c'est c'est pas durable. Il faut

absolument qu'on utilise des pesticides euh et des engrais parce que en fait on aura pas grandement et quand on leur dit "Mais les sols sont dans un tel état et

que plus on plus on va dans ce sens-là, plus on on va la tête dans le mur quoi."

Et moi, je suis tout ce qu'on leur a proposé, ils étaient complètement éberlués en disant "Mais est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est pas

c'est possible ? Est-ce que c'est pas possible Claude oui, je crois qu'il ils comprennent pas ils comprennent pas ce qui est en train de se passer. Non seulement il y a ce

problème, on a on a basé tout sur le pétrole et là on a une crise pétrolière, une crise énergétique donc c'est très embêtant pour l'agriculture. Mais il y a aussi politiquement une chose qui a moi quand j'ai fait la gros expliquait que

les États-Unis avait fait un plan, un green un plan vert pour être les premiers producteurs mondiaux de de blé pour tenir la planète. à l'époque, il faisait 65 millions de tonnes de blé. À

l'heure actuelle, les américains ne font plus que 45 millions de tonnes.

Attention hein, c'est énorme. Et pendant

ce temps-là, la Russie qu'on nourrissait est devenu premier producteur mondial de blé avec 80 millions de tonnes et l'Ukraine, le deuxè devant les États-Unis avec 50 millions de tonnes.

C'est-à-dire que le jeu de Poutine, c'est quoi ? Il veut faire voilà, il

c'est quoi ? Il veut faire voilà, il veut serrer l'Occident et le les tenir bien serrés. Et comment on fait pour

bien serrés. Et comment on fait pour répondre à ça ? C'est trop tard. C'est

trop tard. On a on a esquinté nos sols, on a on a fait des variétés de blé qui sont pas de qualité. Donc on se fait prendre tous les marchés comme les marchés égyptiens, parukrainien et les Russe. Donc on est parti dans un truc

Russe. Donc on est parti dans un truc complètement délirant sans regarder la réalité quoi. La réalité qui est que

réalité quoi. La réalité qui est que c'est fini. L'Europe est devenue le

c'est fini. L'Europe est devenue le premier importateur mondial d'aliments.

Elle n'a plus de sécurité alimentaire donc elle dépend de poutine. Comment on

va faire ? ou des États-Unis ou des États-Unis mais pas pour le blé hein Oui. Elle ne dépend pas que de Elle elle

Oui. Elle ne dépend pas que de Elle elle ne dépend pas que de Poutine. Regarde

bon ce qui se passe avec l'Iran. Euh euh

ben ça dépend aussi de bah de tous les pays qui sont en crise. On est euh la planète est loin d'être dans la paix hein. Les guerres sont toujours très

hein. Les guerres sont toujours très souvent liées à des problèmes de de nourriture, hein. On dit que c'estie.

nourriture, hein. On dit que c'estie.

Ouais. Bon, on dit que c'est des problèmes politiques mais très souvent c'est ça et ça c'est effectivement une population qui ne peut pas se nourrir, c'est un vrai problème. Oui,

c'est vraiment un problème. Et je trouve que nous ça fait quand même 30 oui presque 40 ans en fait ce problème bon qui n'était pas à ce point-là et là les

choses s'accélèrent vraiment. On sent

que il y a Oui, c'est c'est on est très très proche du mur. Nous quand on a commencé, on a dit que si on pensait et on l'a vu puisqu'on a travaillé dans le

monde que en fait le la base de tout c'est c'est les c'est les sols pour nous. Et bon

nous. Et bon la qualité des sols et plus on a plus on avance et en fait les et ben moins les

sols sont capables de produire bah des céréales, de l'alimentation sans leur perfusion. Et si on en a plus, ça

leur perfusion. Et si on en a plus, ça sera la c'est une crise énorme. Les gens

ne sont absolument pas conscients du problème que il est en train de se passer. Pas du tout. Je crois qu'ils

passer. Pas du tout. Je crois qu'ils sont dans un déis. Cloud

c'est le sol d'ailleurs le mot humus a donné le mot homme le mot humanité c'est comme dit Lidia c'est la base de tout à partir du moment où on a décidé que ce n'était

plus la source alimentaire de l'humanité mais simplement un support sur lequel on balance des engrais des pesticides cette cette ce concept du sol totalement délirant qui est purement technique et

qui est absolument pas scientifique et qui comprend pas le fonctionnement du sol et ben on on dépend de bon donc on a besoin de 10 calories de pétrole pour faire une calorie alimentaire et en hors

sol c'est 36 calories de pétrole pour faire une calorie de tomate. Maintenant

s'il y a plus de pétrole comment on fait pour les gens ? Donc on est dans une situation qui est très intéressante, c'est qu'avec ces engrais, on a multiplié la population mondiale. On est

bientôt 8 milliards, mais ils vivent tous du pétrole. Ils sont nourris par le pétrole. Si le pétrole chute, comment on

pétrole. Si le pétrole chute, comment on nourrit 8 milliards d'habitants sur une planète ? On a à peu près un hectar 6

planète ? On a à peu près un hectar 6 chacun pour s'habiller, se loger, se nourrir et cetera. C'est pas lourd un hectar 6. Nous, on a besoin de on a

hectar 6. Nous, on a besoin de on a besoin juste pour manger de 6000 m² et il y a à peu près à peu près 2000 m² de terre cultivée par habitant. Donc on est une situation qui est quand même

compliquée et on a on a fait le le système le déni sing mais maintenant on commence à être la situation va être de plus en plus tendue.

Les préconisations vous allez que vous leur avez chuchoté à l'oreille ça ressemblait à quoi ?

Bah déjà, on leur avait dit par rapport à à l'Europe, pourquoi la France, bah les les lycées, les collèges agricoles, l'instruction agricole faisait partie du ministère de

l'agriculture alors que dans les pays d'Europe et bien en fait ça fait partie du ministère de de l'éducation nationale et en fait ils ont pas compris mais les

ministères de l'agriculture en fait ils sont plus que fagocités ou euh bloqués par les multinationales par ça. Donc de

toute façon, il y a pas il y a pas de liberté dans le ministère de l'agriculture. Moi, je me souviens quand

l'agriculture. Moi, je me souviens quand on donnait des cours, une jeune femme qui disait "Mais quand on on fait le programme, en fait, il y a il y a un représentant du ministre de l'agriculture, il y a un représentant de

la FNSEA, il y a il y a et en fait le proviseur n'a même pas le choix de de des sujets qu'on va faire parce qu'en fait c'est complètement

Oui. pris par

Oui. pris par ça. Alors que dans le ministère de

ça. Alors que dans le ministère de l'éducation nationale, d'abord, je pense que le le le les gens ou les fils d'agriculteurs comptoir pourraient

contoyer d'autres personnes et voir autre chose que bah cette agriculture qu'on le qu'on leur dit. Ils sont il y a des agriculteurs qui disent ben on a le

packaging, on n même pas besoin de réfléchir à ce qu'on va faire. Vous

faites c, vous faites ça comme ça et ça ça les a choqué en disant bon on est l'exception mais qu'est-ce que ça veut dire l'exception ? Il y a la France et

dire l'exception ? Il y a la France et voilà.

Claude toi tu en as une Ouais, on leur a expliqué que il fait ça fait quand même plus de 20 ans qu'on leur explique qu'il faut arrêter le labour, qu'il faut pratiquer ce qu'on appelle le semidirect sous couvert à ne

jamais laisser le sol nu. faire des

couverts. Ces couverts peuvent être soit utilisés par le béta, soit simplement pour restaurer la matière organique dans les sols. Il y a aucune aucune étude

les sols. Il y a aucune aucune étude correcte qui soit faite sur le plan scientifique. C'est-à-dire que les

scientifique. C'est-à-dire que les agricoles qui créent qui font du SMIRX sous couvert, ils le font eux-mêmes.

Donc il manqu scientifique, de support de recherche qui leur permettrait d'aller plus vite, de reconstituer les stocks de matière organique dans leur sol parce que évidemment l'agroindustrie veut pas entendre parler. Nous le

premier agriculteur qu'on a amené au semidirect, un gars qui est près de 3, il était à 1,4 % de matière organique en 2000, il est maintenant 4,6, il ne consomme plus de potasse, utilise plus

de phosphore. Il a divisé par deux ces

de phosphore. Il a divisé par deux ces doses d'azote. Ça n'intéresse pas la

doses d'azote. Ça n'intéresse pas la grande industrie, il n'irrigue plus parce que ses maïs descendent en profondeur. Donc l'agroindustrie, il a

profondeur. Donc l'agroindustrie, il a plus besoin de gros tracteur puisqu'il abour plus. Donc je veux dire toute

abour plus. Donc je veux dire toute l'agroindustrie ne veut pas entendre parler de techniques respectueuses des sols parce que il ils vont plus faire de business. Donc c'est très compliqué. Il

business. Donc c'est très compliqué. Il

bloque il bloque l'évolution et il faut que les agriculteurs de demain soient des scientifiques et connaissent réellement comment fonctionne un sol, comment qu'est-ce que c'est que la physiologie végétale ? Qu'est-ce et ça

physiologie végétale ? Qu'est-ce et ça ils le savent pas.

Quelles autres préconisations vous leur avez offert et quel quelle a été sa leur réaction ?

Alors, ils étaient contents de vous voir parce que ça leur faisait une petite après-midi tranquille, ça parlait de la campagne ou ils étaient inquiets par rapport Non, je crois pas. Il était

content de nous voir. Je pense que peut-être qu'il voulait mais moi j'ai pas peut-être la personne qui nous a fait venir parce qu'elle nous suit et

c'est elle qui a dû insister mais tous les autres étaient je avais je pour moi je trouve une position déjà absolument négative. C'est-à-dire que dès qu'on

négative. C'est-à-dire que dès qu'on disait quelque chose, en fait, c'était pas possible. quand on parlait de d'une

pas possible. quand on parlait de d'une agriculture en respectant que les sols en fait ne plus les prendre comme un support et quand un sol est vivant ben on a besoin de beaucoup moins de produit

de fertilisant de il y a moins de maladie et en plus l'alimentation a plus de euh oui est plus pas calorique mais a plus de nutriments et elle est aussi

plus énergétique. On est on ne mange pas

plus énergétique. On est on ne mange pas que des calories hein. La nourriture,

c'est aussi une forme d'énergie et là c'est on ne peut pas avec vos techniques, on peut pas nourrir on peut pas nourrir l'humanité. Donc c'est c'est tout de suite un barrage.

Il y a un si je dois admettons qu'on ait du temps, chose qui nous manque, mais reconstituer les sols, faire un sevrage de nos sols par rapport à tout ce qu'on

leur met dans la tête comme engrais comme comme tout ça, il faut combien de temps ? Ça crée un trou d'air de combien

temps ? Ça crée un trou d'air de combien de temps ? Mais ça dépend de

de temps ? Mais ça dépend de ça dépend de comment ça a été géré et puis quel type de sol vous avez. Les

gens pensent que les sols sont tous identiques mais c'est pas vrai. Vous

avez des sols qui vont être plus à bleu qui ont de l'argile ou des limons. Donc

déjà la constitution du sol est différente. Donc vous pourrez pas le le

différente. Donc vous pourrez pas le le le retour à la normale va être différent en fonction de ça. Les cultures vont vont être adaptées. Donc il y a ça peut

aller dans certains cas quand tout va bien bah en 5 ans, on peut remettre un sol debout. C'est pas si c'est pas si

sol debout. C'est pas si c'est pas si long que ça. Mais par contre quand vous êtes sur les gens qui font des patates ou qui font de la betterave, c'est une culture qui est extrêmement

invasive sur les sols et nous et là c'est pas vraiment une bonne nouvelle mais on a des sols ça fait 15 ans qu'on travaille et en fait ils ne retrouvent pas parce que en fait on ils sont

toujours dans une culture comme ils font pas de rotation et qui font ou quasiment pas de rotation et bien en fait si on fait presque tout le temps de la pomme de terre le sol il peut pas il peut peut

pas récupérer, il peut pas guérir de de ce qu'on lui a fait avant. Donc en fait, il y a tout ça, c'est remettre un sol debout, c'est aussi le contexte de l'agriculteur. Qu'est-ce qu'il veut

l'agriculteur. Qu'est-ce qu'il veut faire ? Est-ce qu'il acceptera de faire

faire ? Est-ce qu'il acceptera de faire des rotations ? Est-ce qu'il aura

des rotations ? Est-ce qu'il aura croit est-ce qu'il y croit ? C'est ça

Cloude.

Ben le si on prend par exemple le passage du labour au semi direct, pendant 5 ans, il y a une chute de rendement. Donc si l'État n'aide pas

rendement. Donc si l'État n'aide pas l'agriculteur pendant ces 5 années pour qu'il puisse restaurer en fait il faut recapitaliser. Donc quand on a

recapitaliser. Donc quand on a décapitalisé [raclement de gorge] on dépense de l'argent pour recapitaliser. Donc si l'État veut pas

recapitaliser. Donc si l'État veut pas faire ça net pas les gars, ils se lanceront pas là-dedans. Ils diront non.

Pareil pour la bio. Donc le problème c'est que si on n'aide pas les agriculteurs à s'occuper du patrimoine qui est un patrimoine national, il est privé mais en fait il est national, bah les choses les choses vont pas bouger.

Et là pour le moment euh on n'est pas parti pour. Je sais pas si on y

parti pour. Je sais pas si on y arrivera, j'espère mais pour le moment on n'est pas parti pour. La la FNS freine des cas de fer, l'agroindustrie freine des cas de fer. Donc c'est pas facile de faire bouger le système.

Mais le problème de le problème des subventions c'est pareil. Là, on a on a on a été confronté à à des choses par

une députée qui disait "Mais vous rendez compte parce que on avait les les l'idée de dire bon le volume d'argent, toutes les subventions qui sont données par

l'Europe au aux agriculteurs, on disait bah à ce moment-là chaque agriculteur a une importance. C'est pas parce que vous

une importance. C'est pas parce que vous faites 2 hectares de maréchage qui demande certainement autant de travail et que vous avez 100 hectares de céréales, on était pour dire bah il y a

une fa d'égalité, c'est-à-dire qu'on va partager ces ces subventions pour chacun puisque le travail peut-être que et en production un maréché quelque part

produit plusieurs fois presque autant qu'un seralier si on regarde dans son et la la personne une députée a me dit mais vous rendez compte de ce que vous êtes en train de nous dire mais c'est

absolument pas faisable. Et on lui dit "Mais pourquoi c'est pas faisable ? Il y

a une l'agriculture, elle nourrit, on mange des légumes, on mange du pain et tout." Elle dit "Mais mais vous vous

tout." Elle dit "Mais mais vous vous rendez compte pour les gros pour les gros agriculteurs, comment ça va se passer ?" Et je lui dis "Mais elle pé

passer ?" Et je lui dis "Mais elle pé elle dit ben par exemple pour pour nous" et je lui dis "Mais vous avez combien d'hectares ?" Et elle a jamais voulu

d'hectares ?" Et elle a jamais voulu répondre. et elle a dit "Mais vous

répondre. et elle a dit "Mais vous rendez compte, si on a plus de subvention, mais on n'y arrivera plus, on ne pourra plus, on ira pas jusqu'au bout." Alors que les petits euh ce n'y

bout." Alors que les petits euh ce n'y arrive pas se se pendre, se suicide.

C'est quand on entend ça, vous pouvez ressortir qu'en étant complètement ben dépité de dire on n'est pas prêt et puis

quand on a dit que l'histoire des 5 ans, le temps de la reconversion, il faudrait que les ces agriculteurs qui font quand même un effort pour avoir qu'on ait une

une nourriture de meilleure qualité ne perdent pas de salaire, soit pas à la limite, on va dire subventionné, mais qu'en fait ils aient au moins le la même

le même revenu plutôt que de les laisser avec une chute de rendement. Et euh et pour la première fois l'année dernière, on a eu un retour d'agriculteurs en

biologie qui repassent en conventionnel, qui réutilise des produits. C'est pas ça l'avenir.

Si on prend une chose toute simple, on prend les 9 milliards de d'euros que touche la France pour 300000 agriculteurs, ça fait 30000 € par agriculteur. donner 30000 € à Grite, je

agriculteur. donner 30000 € à Grite, je pouris vous dire qu'il y a des jeunes qui vont sortir de la ville et qui vont vous faire du maréchage parce qu'ils toucheront 30000 € et là vous allez donner à manger au français mais ça veut

dire que le prix de la FNSA qui a 700 hectares qui touche 140000 € lui touchera plus que 30000 donc lui il va pas être content il fera présence sur le gouvernement pour que surtout on ne répartisse pas cette somme. Mais c'est

ce qu'elle a dit cette cette député, c'était c'était sous-entendu en disant "Moi, il me faut il me faut ma subvention de plusieurs millions."

D'autres préconisations que vous leur avez distylé concernant la robustesse de notre système agricole, la robustesse de nos terres, la robustesse de nos paysages.

Ils sont restés avec des yeux écarquillés, ils vous ont suivi, ils vous ont donné une carte de visite pour p rester en contact. Comment ça se passe ?

Ah non, je pense qu'on a pas eu de carte de visite et on n pas eu du tout de nouvelles de ce cet entretien. Mais il y a 4 ans, il nous avait déjà fait venir et on a toujours on avait pas eu de

nouvell, on n' pas vu de changement parce que moi je je trouve que en fait il y a eu un il y a eu un petit virage je trouve dans les années 2010 où en

fait on avait l'impression que euh les choses étaient en train de de se débloquer, qu'on comprenait il y avait de du semi bah des agriculteurs en

semiirect, on voyait arriver plus d'agriculteurs en bio Et là, je trouve que on est presque un retour en arrière puisque euh

il était question par exemple l'histoire du glyphosate, on a complètement arrêté puisqu'on est reparti pour 30 ans hein, en 2030, on ramène des néonicotïdes.

Pour nous, c'est un on fait un recul.

Donc je ben et ben il y a pas il y a pas de réponse. Donc je pense tout à l'heure

réponse. Donc je pense tout à l'heure vous disiez mais on est gênant, on est extrêmement gênant pour le pour les multinationales.

C'est pour ça qu'on vous attaque vous les pieniques qui dansent sous la lune, qui plantent avec la lune, les picniques. sûr parce que déjà euh on on

picniques. sûr parce que déjà euh on on fait comprendre que et qu'on a complètement oublié que les sol a une vocation. C'est-à-dire plus vous vous

vocation. C'est-à-dire plus vous vous approchez de la vocation de votre sol, si c'est un sol pour faire des céréales, vous allez utiliser moins de produits, vous allez utiliser moins de fertilisant parce qu'en fait c'est un sol

naturellement dans son climax, il va faire des cérales ou de la famille des cérales, on va dire sauvages. Donc en

fait, on est en adéquation avec son sol, donc on va moins avoir besoin. Et dans

tout ce qu'a décrit Claude ou ce qu'on décrit, en fait c'est un manque à gagner pour ces multinationales. quand on fait du semiirect, on va bah com consommer beaucoup moins de fiou avec les

problèmes de fioules, mais euh les tracteurs donc en fait on est combattu tout le temps parce que on veut on n'est pas dans un système de défaire dépenser

de l'argent. On est dans un système où

de l'argent. On est dans un système où en fait on réenrichit un patrimoine. On

ne détruit pas le patrimoine, ne le réenrichit. On va rendre euh c'était un

réenrichit. On va rendre euh c'était un peu un dicton, les paysans devaient rendre une terre aussi fertile que à leurs enfants. Et bien nous, c'est ce

leurs enfants. Et bien nous, c'est ce qu'on essaie de faire.

Cloue ?

Alors ce qui est intéressant c'est quand ils nous ont demandé les députés qu'il fallait retrouver la sécurité alimentaire de la France, euh on leur a répondu "Mais attendez, nous avons perdu

96 % de nos paysans depuis 1950. 96 % de nos paysans ont disparu. Vous croyez

qu'avec les 4 % qui restent, vous allez pouvoir nourrir les 70 millions de français ? Mais c'est totalement

français ? Mais c'est totalement impossible. Si vous voulez refaire

impossible. Si vous voulez refaire arrêter d'importer 77 % de nos fruits et légumes, arrêtez d'importer la moitié de notre viande, il faut qu'il y ait des hommes et ces hommes, vous allez les trouver comment ? Où ?

trouver comment ? Où ?

Quel savoir ? Quelle transmission ?

Quelle transmission ? Quel savoir ?

Comment vous allez faire pour remettre ?

Les jeunes veulent plus travailler à la terre. Nous on le voit bien, on est

terre. Nous on le voit bien, on est vigneron pour trouver quelqu'un pour vendanger. Les jeunes, ils veulent pas.

vendanger. Les jeunes, ils veulent pas.

Ils ne veulent pas. Ils veulent

Tu les payes tes vangers ?

Comment tu les payes tes vents ?

Oui, on les paye les vangers mais on est obligé d'aller chercher des bulgares, des Roumains parce que les Français veulent pas. Donc il y a quand même un

veulent pas. Donc il y a quand même un vrai problème. Donc comment on va

vrai problème. Donc comment on va comment on va nourrir les Français s'il y a plus de paysans ? Donc on a laissé partir en se disant mais non maintenant il y a de l'industrie, on a du pétrole donc on a plus besoin de paysan mais je

crois qu'on a commis une énorme erreur.

On a besoin de paysans pour faire le pays.

Bien sûr.

Bon tous les trois on va faire une expérience de pensée. On va fusionner nous notre veille géopolitique géostratégique de guerre économique et votre expérience des sols.

Messieurs dames, j'ai un gros problème.

J'ai l'Iran qui bloque un peu. J'ai

Trump qui nous met des colliers, des laisses un peu partout.

qui nous met aussi des laisses sur le vivant avec des brevets sur des semences qui nous met des tarifs sur certaines choses. Moi français, j'ai besoin de

choses. Moi français, j'ai besoin de deux vieux. Excusez-moi de vous dire que

deux vieux. Excusez-moi de vous dire que vous êtes vieux mais oui. [rires]

oui. [rires] Donc j'ai besoin de de vieux. Je vois

notre renseignement, notre stratégie, notre anticipation.

nager, boire à la tasse toutes les deux minutes à rien anticiper, à se prendre des vagues dans la tête alors que c'était cousu de fil blanc. Là, ça

touche les rateliers. Quand il n'y a plus de foin dans les rateliers, les chevaux se battent. Quelle préconisation

vous pouvez donner à notre communauté pour faire un peu de calories sur leur balcon, sur leur jardin pour améliorer le beurre dans les épinards ?

Alors ben faire comme ils font à Cuba cultiv même dans les gouttières, cultivent même dans leur gouttières.

Donc ils arrivent à à prodier. On oublie

une chose hein, c'est que un maréché du moyen du du 19e siècle produisait 10 fois plus au mètre carré qu'un maréché moderne parce que il faisait neuf cultures par an alors qu'on en fait plus

que deux maintenant. Donc il y avait il y avait une véritable connaissance de des rotations de des associations qui a été complètement disparues. Mais nous on a travaillé à Cuba. C'est impressionnant

de voir comment ce peuple qui est quand même bloqué depuis 70 ans, qui a plus droit à rien, qui comment il arrive à résister, c'est moi je je leur dis chapeau parce que vivre comme ça en

étant privé de tout commerce, bah ils arrivent à cultiver, à faire des rotations à faire des des associations incroyables de légumes au même endroit et ils arrivent à manger. Je dis pas que

c'est passionnant hein, c'est la vie est dure à Cuba mais il meurt pas. On a

enfin je suis je suis désolé mais il y a beaucoup moins que de bid s'armé dans les gares à Cuba que en France he qu'à Paris hein. C'est donc le alors je je

Paris hein. C'est donc le alors je je dis pas que c'est c'est idéal mais enf ils produisent quand même plus de miel que la France sur une surface bien plus petite parce que eux comme ils ont plus droit aux pesticides plus droit aux engrais chimiques, bah ils ont une

activité biologique qui est intéressante. Donc ils ont plein

intéressante. Donc ils ont plein d'abeilles. Nous on en a plus parce

d'abeilles. Nous on en a plus parce qu'on les a tué à coup de pesticide.

Donc je pense qu'on peut si on veut faire revivre tout ça il faut repartir de là. Mais on a perdu toute la

de là. Mais on a perdu toute la biodiversité s'effondre. On a perdu

biodiversité s'effondre. On a perdu entre 70 et 90 % des représentants des familles que ce soit les verrs de terre, les les colembols, les acariens, les oiseaux, les insectes, tous s fondent.

Là-bas, il y a encore ça chante encore dans les campagnes, il y a encore de la il y a encore de la vie quoi. Nous euh

on n'est pas bien hein. Ça va être long à redresser Lydia à l'échelle nationale autre que faire des petits potagers sur les balcons avec tes quatre tomates en fin

de saison à l'échelle nationale si tu avais des des recommandations, des préconisations ou même des ordres à leur donner parce que maintenant il faut arrêter de leur donner des conseils, il faut leur donner des ordres. Il je pense

qu'ils comprennent que le baton à mon avis, non ? Petit coup de fourche. Non.

avis, non ? Petit coup de fourche. Non.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que tu en penses ? Tu crois que ça ça va se matérialiser

? Tu crois que ça ça va se matérialiser dans les rues avec les fourches qui vont sortir comme dans notre histoire ?

Ben écoute, il y a eu des je dirais il y a eu des fourches qui sont sorties, hein. Les agriculteurs sont sortis il y

hein. Les agriculteurs sont sortis il y a pas si longtemps, hein. Euh la

préconisation euh [grognement] bah ce serait déjà de bah de s'occuper de des sols, essayer de

de repartir sur des vocations de sol, hein, de de d'être plus en oui, en adéquation avec son sol. Et euh

dans les écoles d'apprentissage peut-être ?

Oui, mais dans les écoles de toute façon, c'est pas des choses qui sont enseignées. Là, euh il y a un gros

enseignées. Là, euh il y a un gros problème dans d'enseignement. Nous quand

on a on pouvait enseigner puisque on a plus le droit d'enseigner puisque on est gênant au niveau de depuis l'affaire où

on nous a on nous a collé de le fait queon on était

membre du du Front National en 2017 euh et on a été c'est le c'est un syndicat de de

comment euh de d'école, je vais y arriver, qui en fait a fait courir le bruit que on était du Front National au

moment de en 2017 au moment de des élections, les futures élections et on devait le monsieur Lefol, ministre de

l'agriculture nous avait demandé de dispenser un cours qui aurait été filmé dans différentes on coupe la la France

en quatre, l'est, le sud-ouest, le nord-est le le nord-ouest, le sud-ouest, le nord-est

et le sud-est. Et en fait, ben ce syndicat a dit que on faisait du Front National et ça a été supprimé et on a interdit d'enseignement, enfin c'est pas écrit

sur le papier, mais depuis ce jour-là aucun on a plus on ne donne plus aucun cours dans aucun lycée, dans collège agricole. On est complètement euh

agricole. On est complètement euh interdit et on la rend quand on quand on tu as reçu avec ton homme derrière, on a pris des réflexion comme quoi vous étiez extrême droite, des piques hallucinés et

ainsi de suite.

Mais moi, il faut pas faut pas me dire ça à moi parce que la première chose [rires] c'est que je vous réinvite tout de suite. On invite qui on veut, on discute

suite. On invite qui on veut, on discute avec qui on veut. Si on pense qu'il y a des choses intéressantes à prendre, on prend. Mais est-ce que je peux me

prend. Mais est-ce que je peux me permettre de dire quelque chose même à la limite si même si je veux dire on on avait ce

parti qui est euh hein euh et je pense que dans le dans les écoles où on était, il y avait certainement des parents qui étaient euh du centre de ce qu'on voudra

mais la politique n'a rien à voir avec l'alimentation humaine. Absolument rien

l'alimentation humaine. Absolument rien à voir. pouvait être pour pour ou contre

à voir. pouvait être pour pour ou contre nourrir nourrir un peuple, ça n'appartient pas à la politique. La

politique est en train de de détruire ça et je trouve que nous empêcher parce queon a une identité politique qui ne plaît pas de donner un discours qui est suputé

ou en plus parce que c'est peut-être pas le cas loin de là.

C'est empêcher en fait des enfants et des des adolescents et des futurs agriculteurs ou de gens qui de penser et de se dire il y a il y a plusieurs possibilités parce qu'on parle du

semidirect de secouvert, on parlait de la permaculture, on parlait de méthode pour pouvoir valoriser au maximum un

lanter et essayer de petit à petit de diminuer les intr au lendemain de les accompagner dans leur dans leur leur gestion du jour au lendemain, on a on

dit bah non parce que ils ont cette étiquette mais c'est lamentable, c'est absolument inacceptable à notre époque de d'empêcher un savoir parce que alors

qu'on faisait pas de politique l'agriculture enfin même si même bah si c'est devenu un problème politique, c'est devenu un problème politique. Ça

va le devenir grandement d'ailleurs parce que quand on regarde les fondamentaux là, je me demande comment ils vont faire. Claude euh comment tu

vois la situation évoluer avec l'Iran, la Russie, l'Ukraine, euh le Mercosour, le Brésil et tout ça ? Ce ce pot pourri

que va devenir notre France ? Ben nous,

ça fait déjà longtemps qu'on par exemple, je vais prendre l'histoire de la betterave, euh le plus gros producteur de sucre de France a vendu ses parts euh à l'hectare

aux betterraaviers français. On on leur avait dit à l'époque faites attention, ils sont en train de construire la plus grosse sucrerie du monde au Brésil.

S'ils font de l'épart, c'est pour pouvoir financer leur truc là-bas. Bah

les betterraavés, ils ont payé leur ils ont payé ils ont vendu le enfin ils ont acheté ces ces ces parl et maintenant évidemment parce que je peux dire qu'avec le mercour les premiers qui vont trinquer, c'est les gros métraviers hein

parce que le à l'heure actuelle au Brésil on en est à 30 tonnes de sucre à l'hctare alors qu'on est qu'à entre les meilleurs font 18 tonnes en France. Donc

avec une consommation de fou bien plus importante pour produire le sucre de betterave que le sucre de canne. Donc la

situation elle est elle va se passer très mal. les les Brésiliens en train de

très mal. les les Brésiliens en train de de continuer à buter la forêt, à la détruire. Ils vont bientôt arriver sur

détruire. Ils vont bientôt arriver sur l'Amazone. Quand ils seront sur

l'Amazone. Quand ils seront sur l'Amazone, il y aura des barges de 500000 tonnes qui apporteront le soja, le tournesol, le la canne à sucre, les poulets, la viande directement en face

de l'Europe. Donc je sais pas comment

de l'Europe. Donc je sais pas comment l'Europe va va tenir le coup. Je

souviens en 2000 euh Lydia Lydia avait organisé avec 10 gros séréaliers français un voyage au Brésil pour qu'il voit un peu. Alors il y avait un bosseron qui cranait pendant tout le voyage nous emmerdait qui était le plus

gros, le plus beau. Il avait 500 hectares et cetera et on arrive à on arrive il y avait un breton, il y avait un grade laquite. On avait pris différentes régions de France. On arrive

à dans le sud du Brésil et on sort de l'aéroport et qu'est-ce qu'on voit d'où ? une énorme usine avec écrit doux.

? une énorme usine avec écrit doux.

Alors, il y a le Breton qui dit "Ah, c'est marrant, c'est le même nom que notre usine de poulet en Bretagne." Non,

mais je dis c'est monsieur Dou qui a compris qu'il valait mieux transporter des poulets vers la France avec le soja aux portes de l'usine que de transporter que de faire venir du soja et nourrir des poulets en Bretagne. Et bien, Dou a

reçu une subvention du gouvernement français pour installer son usine au Brésil et maintenant bah l'élevage la France importe la moitié de ses poulets parce capable de nourrir les Français.

Donc on a vu, on a montré aux gens alors c'é amusant parce que le premier qui nous reçoit, le premier paysan qui nous reçoit brésilien, il dit "Je m'excuse, je suis une petite entre je suis un petit céralé, j'ai que 900 hectares."

Donc on voit le on voit le bosseron qui cramenait pendant le voyage devenir tout blanc parce que là effectivement il faisait pas le poids. Et on a terminé sur le nord du enfin le front pionnier

amazonien avec des gars qui avaient entre 30000 et 50000 hectares. Donc là

les gars quand ils étaient partis pris l'avion, il pensaiit qu'il éit tombé sur des gars avec des matches qui coupaient de la canne à sucre.

José quoi.

Voilà c'est José. Voilà c'est Rosé qui coupe. Ils sont tombés sur des gars qui

coupe. Ils sont tombés sur des gars qui étaient connectés directement avec la banque de Chicago pour savoir combien ils allaient est alors il y en a 20 qui nous avaient dit non cette année l'an dernier je fais 4000 hectares de soja mais cette année ça ça paye plus je vais

en faire 10000 donc les autres ils étaient et donc on on leur montrait que c'était pas du tout ce qu'on leur montrait de du Brésil. C'était pas un pays sous-développé, c'était en train de devenir une grosse puissance agricole

mais ils y croyaient pas. Ils y ils pensaient pas que c'était ça. Donc en

fait la France c'est un pays qui est assez unique. C'est le seul c'est le

assez unique. C'est le seul c'est le avec Madagascar le pays qui a la géologie la plus complexe du monde.

C'est que nous avons tous les sols de la planète des climats méditerranéens, climats atlantiques, climats des montagnes jeunes, des montagnes anciennes. Donc la France est un pays de

anciennes. Donc la France est un pays de terroir. C'est un pays qui aurait dû

terroir. C'est un pays qui aurait dû miser sur la qualité. Qu'est-ce qu'on a fait après guerre ? On a tout détruit.

On a détruit nos variétés de pommes, nos variétés de légumes, nos on ne cultive plus de variétés de blé français. C'est

que des clones. Il y a plus de culture de quand les gens quand un agrit vous dit tiens, j'ai telle variété de pommes.

Non, c'est un clone. Il y a plus de variété. Il y a que des clones. Là en

variété. Il y a que des clones. Là en

vigne, c'est que des clones. Donc on a cassé un modèle extraordinaire que les anciens avaient fait. D'ailleurs, on on parlait de la la pomme du Ment du du port de Paris. Le port de Paris est

éteint, ça a disparu. Donc on a on a détruit quelque chose qui était extraordinaire. La France aurait dû être

extraordinaire. La France aurait dû être le jardin du monde et on devrait exporter sur toute la planète et là maintenant on est des importateurs. En

fait donc c'est un échec total de la politique agricole française depuis la guerre.

H 39 45 39 45 plan marchal américain.

Ouais tiens standardisation.

Oui, exactement. Euh là, la guerre avec les Russes, ça a pas l'air de s'arranger. La guerre avec les Iraniens,

s'arranger. La guerre avec les Iraniens, ça a pas l'air de s'arranger.

Puis on va dire les mots, on est aussi en guerre avec les États-Unis.

Ouais.

Oui, bien sûr.

Mais on veut pas le dire parce que les gars femmes, les le les taxes douanières, les menaces et je on veux dire voilà, tu vois le truc comment ? C'est-à-dire

que si les Américains nous vendent des graines breuftetées ou des engrais breuftetés ou n'importe quoi breufteté, on voit comment ils nous mettent déjà la pression avec les yafas.

On voit comment ils y mettent la pression avec les gaz de chiste. Genre

fais pas trop ton malin Emmanuel parce que là on va diminuer l'approvisionnement. On voit comment

l'approvisionnement. On voit comment Poutine est tendu avec nous. H

on voit comment ramenai ou du moins ce qu'il en reste c'est tendu.

Tu vois la France comment avec sa robustesse atteinte ?

On en est où si on a plus les engrais ?

Si on a plus les pesticides, si on a plus la chimie ? On en est où ? On est

capable de nourrir combien de personnes sans tout ça ?

Alors ça, je sais pas combien de Français on pourrait nourrir dans l'état actuel. Je pose la la question différemment. La balance

question différemment. La balance commerciale est déficitaire de combien en France cette année ?

Ah je sais pas. Je sais en tout cas que la balance commerciale de l'agriculture est totalement déficit alors que nous sommes le premier pays agricole d'Europe. Un échec total.

d'Europe. Un échec total.

Ils l'ont annoncé quand il y a il y a il y a l'organisation. Je crois que c'est le

l'organisation. Je crois que c'est le pas l'OMC mais j'ai un truc de mor. Je

demande à me faire fa checker par la communauté.

Un organisme d'échelle mondiale prévient que on va avoir des pénuries alimentaires.

Ça va se matérialiser au départ dans les pays du tiersmonde. Comment ça ça se matérialise toujours.

Bah oui. [raclement de gorge] Puis ça va bouger. Les gens vont avoir faim, vont vouloir trouver des routes migratoires qui leur permettent un avenir plus clément.

Tu vois, tu vois la France dans quel état d'ici 5 ans Claude ? Tu nous vois appliquer tes méthodes, tu les vois toujours courir derrière le baril de

pétrole pour donner à manger. Tu leur

vois toujours nous compter des belles paroles pour nous faire tenir. Et les

frigos qui se vident de plus en plus où les gens mangent de moins en moins bien ou tout en même temps.

Je sais pas moi, je vais prendre juste la la chose où nous travaillons qui est la vigne. On a réussi à détruire la

la vigne. On a réussi à détruire la seule filière vraiment qui rapportait de l'argent à la France. en racontant que des des abrutis qui vous racontent que dès le premier verre de vin, vous chopez

le cancer. Donc l'aconsommation c'est

le cancer. Donc l'aconsommation c'est totalement effondrée de 70 %.

Donc ça arrache massivement, la France arrache massivement de la vigne et tout.

Donc ils sont passés sur la bière hein.

Et ils sont passés sur la bière et whisky et de la drogue.

Un whisky on faisait et de la drogue. Voilà. Et de la drogue.

On buvait et et du protoxyde d'azote.

Voilà. Et le gaz il la rend. On on

consommait on buvait 1 million de bouteilles de whisky en 1960. La France

en consomme plus de 100 millions maintenant. Donc hein.

maintenant. Donc hein.

Donc on a remplacé le vin euh la plus hygiénique, la plus saine des boissons disait pasteur par des alcools durs qui sont pas recommandés du tout. D'autant

plus c'est partiement chimiqué comme production.

Quoi qu'il arrive la consommation d'alcool et d'uside pour la santé à consommer avec modération.

Bien sûr, bien sûr. Mais le vin est très bon pour la santé. C'est bourré de ligo élément pour en boire raisonnablement un deux verres par jour. Mais c'est très bon pour la chan parce que nos grands-parents qui on vivait tous

les jours, je suis désolé mais il ils vivent bien et ils ont pas chopé de cancer. Les cancers ils apparaissent

cancer. Les cancers ils apparaissent maintenant chez les jeunes qui boivent plus de vin. H

alors tu es pas médecin mais tu vois plus de cancer chez les agriculteurs, plus de maladit de Parkinson, plus de saloperie comme ça ? Ah oui

oui bien sûr.

Parce que maintenant vous êtes plus tout jeune. Vous avez des copains qui sont

jeune. Vous avez des copains qui sont plus tout jeunes non plus. qui meurt

même en ce moment et qui meurt en ce moment de cancer. Euh il y a il y a il y a des

de cancer. Euh il y a il y a il y a des recherches autour de tout ça ou pas du tout ?

Le problème c'est que c'est multifactoriel, c'est extraordinairement compliqué scientifiquement [grognement] pour déterminer quel facteur là on est en train de découvrir que le camion qu'il y a dans les phosphates bah ça

provoque des maladies graves, des cancers. Bon, mais c'est tellement

cancers. Bon, mais c'est tellement compliqué, on pollue tellement la planète que [grognement] le Parkinson a été reconnu comme maladie de

euh comment professionnelle chez les professionnel, merci. Voilà, chez les

professionnel, merci. Voilà, chez les agriculteurs parce que il y en a de plus en plus. Et euh

en plus. Et euh vous avez un regard positif ou négatif sur l'Europe ? l'Europe,

sur l'Europe ? l'Europe, la Pâque, les cotas, l'Europe maman, l'Europe qui dirige.

Vous avez quel regard sur eux ? Bon, au

départ la Pâque, c'était pas si mauvais que ça en fait. C'était quelque chose pour aider pour aider les agriculteurs et c'était une association je dirais de

d'agriculteurs. Le probl le progrème. Le

d'agriculteurs. Le probl le progrème. Le

problème c'est que on a mis des gens qui ne sont plus agriculteurs, qui sont des financiers et donc on a on a complètement

bah détruit ce bon le cette pâque. Elle

est plus du tout à la disposition de des agriculteurs, elle est à la disposition de des financiers qui veulent gagner des parts sur sur les agriculteurs de tout

ça qui finit sur certains fonds de retraite parce que la titrisation de tout ça, ça finit sur les les fonds de retraite américains.

H oui, tout à fait. Claude,

non mais au début c'était très bien vu.

On devait normalement protéger tout ce qui était production agricole entre les pays européen. C'était une sorte de

pays européen. C'était une sorte de protection de notre agriculture et le résultat d'ailleurs a tellement bien marché qu'on s'est retrouvé des excédents de beurre, de lait, de blé.

Donc ça montrait que ça marchait bien.

Donc après il fallait réguler ça bien entendu. On l'a pas fait. On a décidé de

entendu. On l'a pas fait. On a décidé de changer les règles et de donner une subvention à l'hectare. Donc les gros on beaucoup d'hectares, il il piquent tout.

Les petits ont rien et le résultat ben voilà, on mange plus, on mange plus parce que ça pas ça a été très mal géré ce système-là.

Vous vers Caor, euh [raclement de gorge] nous vers la Bourgogne, on trouvera toujours quelque chose à manger. On connaît les cutterux du coin,

manger. On connaît les cutterux du coin, nos paysans du coin. Tu dis non avec le doigt.

Oui, je dis non parce que en fait Caor est une euh il y a une telle déprise agricole, 80 % du territoire euh de Cor et dans la friche.

Donc je vois mal Cor se nourrir de ses sols d'abord parce que les sols ont été pas mal ruinés et que de toute façon il y a quasiment pas de à part de

la vigne et encore il y en a pas il y en a pas tant que ça euh tous les cotaux quand vous traversez le lote et bien en fait ce n'est que que

des friches que des des sols complètement abandonnés et je ne pense pas que les casurciens s'il arrivaient des une crise plus grave que ça soit vraiment très très à l'avantage au

niveau de de la nourriture, hein.

C'est quelle région de France qui est le plus avantagé en cas de crise alimentaire ?

Euh je dirais les zones d'élevage parce que c'est là que les sols ont quand même le plus de matière organique. Donc c'est

c'est cela qu'on pourra le plus facilement.

Mais on est dans des situations par je prendre un exemple très simple les la perte de la notion dont parlait Lydia de vocation de sol. On arrive chez un un

éleveur, un jeune qui crâne et tout et mais qui nous explique il a plein de problèmes de mamite et de maladie sur ses vaches laitières. On étudie le sol et on lui dit mais c'est pas un sol pour faire du lait, c'est un sol pour faire de la viande. Et à ce là, il y a le

grand-père qui sort de la grange. Je

t'avais bien dit que c'était des bêtes pour la viande, pas pour le lait. Donc

le gamin, il est ruiné parce qu'il a il a il a pas fait le bon choix. Donc il

veut essayer de faire 10000 L de lait à ses vaches sur un terrain qui est fait pour faire de la viande. Donc ça veut dire un terrain où il fait sec en été parce que pour que la viande soit bonne, il faut qu'il y ait des périodes de où la bête se nourrit au printemps, elle

enraisse, elle maigrit en été, elle engraisse en autole, elle maigrit en hiver. Et c'est cette alternance

hiver. Et c'est cette alternance d'engraissement et de qui fait la viande persillée qui rend la viande très bonne.

Mais quand vous avez une période de sécheresse pour une vache laitière, elle produit plus. Donc on leur a tellement

produit plus. Donc on leur a tellement raconté qu'avec des engrais, des précis, on fait n'importe quoi, n'importe où que les pauvres, ils se plantent complètement. Ils se plantent dans les

complètement. Ils se plantent dans les choix de dans leur choix agricole. C'est

sortent de l'école, ils veulent faire des vaches à 10000 L. Mais tu as pas le sol pour faire ça. Ça, on les prévient pas. Donc on les emmène à la ruine tout

pas. Donc on les emmène à la ruine tout simplement. Ça c'est très embêtant. Vous

simplement. Ça c'est très embêtant. Vous

êtes connecté avec des agriculteurs qui vous disent "Bon maintenant, il y en a assez, on va arrêter, on va faire autre chose ou où on va monter à Paris ?"

Non, je je sais pas. le le les agriculteurs en fait euh comme c'est la profession euh la plus vieille hein, la moyenne d'âge est de 55 ans, donc en fait l'agriculteur il va avoir un

discours plutôt au niveau de de de la succession, c'est-à-dire que il [grognement] donnera absolument pas l'envie à sa succession de reprendre les terres. Donc en fait ça pose un vrai

terres. Donc en fait ça pose un vrai problème parce que 55 ans, c'est quand même bon, ils peuvent encore travailler encore un peu de temps mais si on

continue comme ça, on est déjà on a perdu 95 % de nos agriculteurs, ça sera de pire en pire. Et politiquement

parlant, moi je me pose des questions vu comment comment les choses se se font.

Est-ce que les politiques ne veulent pas en fait avoir un quota d'agriculteur, un pourcentage, un quota d'agriculteur

qui sera en fait avec un un revenu et qui euh qui qui feront ce que on voudra, ce que demandera les politiques. Ils

sont pas du tout dans on n pas du tout l'impression que il y a une volonté politique de faire que ces agriculteurs restent et

avec le Covid, on a vu quelque chose que qu'on avait pas vu avant. Je pense que les les gens fuyaient les grandes villes et on a eu énormément de jeunes qui nous

ont demandé de ou qui avait déjà cette vision de faire de la permaculture. On a

fait croire que la permaculture ça allait être la solution pour tout en maréchage mais c'est pas si facile que ça. Et ça c'est très compliqué. C'est

ça. Et ça c'est très compliqué. C'est

comme le semi secouvet. On ne devient pas permaculteur comme ça du jour au lendemain. Et en [grognement] fait, on a

lendemain. Et en [grognement] fait, on a eu des jeunes qui sont qui nous ont demandé et ben, on a acheté, on va s'installer euh pour faire euh pour faire de la permaculture. Ce ce

phénomène, il a eu euh pendant 2 3 ans et là, bon, on a l'impression que ça s'est arrêté parce que mais c'est vrai qu'au moment du Covid, bah on n'avait pas le droit de sortir. Peut-être que

les gens en ville étaient complètement coincés et il se disait en campagne et c'est vrai qu'en campagne on peut on peut se nourrir, on peut avoir des poules, on peut on peut vivre en

autharcie mais l'autre je trouve que c'est plus le problème de la de la succession c'est-à-dire qu'il y a pas de repreneur des fermes. C'est ça qui est grave.

La paire de savoir inhérente à tout ça.

Claude, il y a il y a une bibliothèque universaliste de toutes les techniques de bitnic que tu utilises. Je mets

Bitnick entre guillemets. Est-ce qu'il y a une une bibliothèque qui va pouvoir être accessible pour les

jeunes qui vont être obligés de nourrir la France ? Est-ce que la perte de

la France ? Est-ce que la perte de savoir ancestral que le le patrimoine agric d'agriculteur français va pas en fait

disparaître totalement et qu'on va revenir avec 3 400 ans de de retard et qu'on pourra pas utiliser toutes notre notre patrimoine intellectuel autour de

l'agriculture. Est-ce qu'il y a une

l'agriculture. Est-ce qu'il y a une est-ce qu'il y a une sauvegarde de toutes ces connaissances ? Est-ce que

toi, mis à part dans tes bouquins, tu notes ça précieusement ? Parce que vous êtes pas tous les deux éternels. Vos

copains sont pas éternels, non plus. Nos

agriculteurs, les exploitations sont pas éternelles. Il y a pas de il y a pas de

éternelles. Il y a pas de il y a pas de succession, il y a pas de reprise, donc il y a pas de transmission de savoir.

Est-ce que tu connais une base de données qui pourra servir aux jeunes générations ? Non, pour le moment je connais pas et je dirais même que l'autre fois on est on a été à

l'agro parce qu'on voulait on voulait l'agro c'est l'école de de l'école supérieure d'cture de Paris qui maintenant est à sa clé. Bon à l'époque c'était encore à Paris euh pour avoir

les annales les annales agronomiques de 1940 à 1955.

On arrive, la dame me donne une disquette molle, souple.

Oh, je dis ils sont pas en avance au niveau informatique. Et elle

niveau informatique. Et elle [grognement] me dit vous allez vous allez sur cet ordinateur. On cherche

avec Lydia, il y avait aucune entrée pour le disquette mol on vi on revient revoir la dame et on dit non mais il y a l'ordinateur.

Ah oui, c'est vrai, on a changé les ordinateurs. Alors je dit qu'est-ce

ordinateurs. Alors je dit qu'est-ce qu'on fait ?

Ah bah non, on a tout jeté à la poubelle. On n pas on a plus. Il faut

poubelle. On n pas on a plus. Il faut

que vous alliez à la bibliothèque nationale de France.

C'est incroyable quand même. C'està-dire

que les gars, ils ont jeté à la poubelle, ils ont gardé sur une disquette molle 20 ans de d'analonomique. C'est

d'analonomique. C'est donc ça veut dire il considère que le travail des anciens c'est de la merde.

Il y a que la modernité qui est bonne l'ancien.

Alors qu'ils nous disent tous les lieux anciens.

En terme à l'échelle locale, euh tu leur donnes quoi, Claude comme conseil à [raclement de gorge] à notre communauté ? Tu leur dis planter des haricots,

? Tu leur dis planter des haricots, plantez des tomates, planter ce que vous pouvez, plantez ce qui pousse, préparez-vous, faites des conserves. Tu

leur dis quoi ?

Qu'est-ce que tu leur dirais ?

un peu tout ce que tu je viens tu viens de dire mais c'est tellement à l'échelle moi je pense l'air de vous attrister tous les deux.

Oui, mais moi je pense que en fait on va c'est c'est terrible ce que je vais dire mais en fait on va laisser des des gens pour compte si on continue comme ça. Ce

ce problème il est tellement grave jusqu'aujourd'hui mais il est tellement grave il faut quand même la guerre va pas s'arrêter he du jour au lendemain. On est bien conscient euh tous les conflits qu'on voit à

l'Ukraine ça ils sont dans leur 5e année. Euh puis on parle pas du Soudan.

année. Euh puis on parle pas du Soudan.

Enfin, les gens ne se ne voient pas tout ce qui ce qui est. On n jamais autant eu de pays. Là, on devait aller travailler

de pays. Là, on devait aller travailler au Cambodge, on peut pas y aller parce que c'est la guerre pour aider des agriculteurs là-bas.

Donc ce cette aide pour des agriculteurs en fait on pourra pas la faire ou on la fera peut-être plus tard parce que en fait ils sont en train entre la

Thaïlande pour des raisons X ou Y et je pense que enfin effectivement moi je suis il faut donner l'espoir c'est ce

qu'on essaie de de dire en en revenant aux fondamentaux c'est-à-dire au niveau et du du bah du sol mais que je on va

laisser des gens sur le bord de la route je pense et même parce que c'est très c'est très compliqué et pour nous les gens nous disent vous êtes toujours un

peu bon dans la lune et tout mais la base de du sol c'est la base de tout c'est-à-dire que si on revient pas aux

fondamentaux de de qualité de et de et aussi de de moins de revenir à une nourriture qui est aussi je dirais à l'échelle humaine et

pas du tout ce qu'on est en train de nous faire manger, de récupérer. Nous,

on a travaillé en Afrique par exemple et bien en fait les africains pour nous nourrir pour avoir des haricots verts, des fraises en hiver ne mangent pas à leur fin. C'est pour nous servir nous

leur fin. C'est pour nous servir nous parce qu'on veut plus manger de rutabaga ou de choses comme ça. En fait, il y a il y a un vrai travail aussi de de du

citoyen de de manger peut-être moins de meilleure qualité et de soutenir les agriculteurs. et le monde, on est encore

agriculteurs. et le monde, on est encore on a encore un peu de moyens mais quand on entend que la nourriture ne représente représente moins que l'achat

de son téléphone de de toute la vidéo, il y a un vrai problème. Autrefois

c'était presque la moitié de son salaire. les gens pour se nourrir parce

salaire. les gens pour se nourrir parce que nourrir c'est façonner des enfants, c'est façonner un cerveau quand vous êtes mal nourri vous euh il y a il y a un proverbe qui disait "Dis-moi ce que

tu manges, je te dirai ce que tu penss."

Et c'est une vraie réalité à l'heure actuelle. Bon, on a on a une jeunesse

actuelle. Bon, on a on a une jeunesse qui est complètement zombie parce que je pense qu'elle est aussi déconnectée de ce que c'est que de faire une vraie tomate, de goûter une vraie tomate le

temps que ça met et que c'est pas de la de l'acheter à peu de choses. Il y a un vrai travail aussi au niveau du citoyen, au niveau de de notre population de

de manger de façon, je dirais raisonnable, respectueuse de du travail de ces agriculteurs, de les reconnaître et de pas dire bah la nourriture c'est trop cher et et voilà.

Je peux je peux me faire avocat du diable ? Bien sûr,

diable ? Bien sûr, les étudiants qui font la queue pour des colliers alimentaires, des étudiants qui et des étudiantes qui sautent des repas ou qui se prostituent pour pouvoir payer

leur loyer ou leur bouffe.

Quand tu quand tu les vois, euh les gamins, ils peuvent pas se payer de la bouffe bio, ils peuvent pas manger autre chose que des pâtes qui sont sorties d'une machine au téflon. Ils peuvent

pas, ils ont ils ont plus l'argent.

Claude, est-ce qu'on a pas dépassé le point de nos retour ? C'est-à-dire

on est sur une société thermoindustriel basé sur une consommation exponentielle de calories fossiles. On a développé notre population grâce aux intrans, à la chimie, ainsi de suite. Et maintenant,

le politique se retrouve coincé.

Soit il continue la course à l'échalotte, soit le peuple va lui faire rouler sa tête et mettre sa tête au bout d'une pique.

Tu as pas l'impression qu'ils en sont à gérer ça entre la course à l'échalotte, les fonds de retraite et leur tête au bout d'une pique ?

Je sais pas, il reste technophile hein.

Il pense que la technique va résoudre tous ces problèmes là. Il continue à y croire alors que la technique gens je te coupe parce qu'il faut que je la place.

Jacques Blamon disait la science et la technologie ne vont pas nous sauver au contraire de ce qu'on pense et le mec est fondateur du programme spatial français.

Vas-y. Désolé pour l'apparté.

Oui, c'était ce que disait Jacques Édul.

Le problème de la technique c'est qu'on ne peut pas l'arrêter. C'est tout ce qu'on peut faire on le fera. Même si

c'est nuisible, même si ça détruit. On

est en train de faire l'intelligence artificielle et on va voir les conséquences de ce truclà sur la jeunesse, sur le le développement intellectuel. Le QI s'effondre en

intellectuel. Le QI s'effondre en Occident.

On veut pas regarder la mortalité infantile augmente en Occident, la gens les jeunes deviennent stériles, 20 % des enfants naissent par PMA. Donc il y a vraiment un effondrement de l'état

sanitaire de la population parce que les mal nourris avec des produits ultra transformés euh là ils viennent ça y est ils viennent de comprendre que les que le

Coca-Cola américain fait avec du maïs bah en fait ça provoque des cancers graves. Donc ils sont en train de

graves. Donc ils sont en train de découvrir plein de choses mais c'est tellement complexe. On a tellement joué

tellement complexe. On a tellement joué avec tout ça, on a tellement transformé les aliments pour pour essayer de faire du pognon parce qu'en fait l'aliment transformé est intéressant. Ils achètent

par exemple de l'huile de palme à bas prix. Une année où c'est où le prix est

prix. Une année où c'est où le prix est bas. Il manipulent tout ce tout ce

bas. Il manipulent tout ce tout ce truclà pour fabriquer du gras dans des dans des plats cuisiners dégueulasses.

Ils font du cracking, ils font pareil que le sucre, ils font et et le problème c'est que le corps humain, il a jamais consommé ces trucs là. Il est pas fait pour consommer ces

là. Il est pas fait pour consommer ces trucs-là. Et donc on a un

trucs-là. Et donc on a un [raclement de gorge] état sanitaire général de la population et intellectuel qui va très mal. Donc comment on va réagir ? Je vois pas les hommes

réagir ? Je vois pas les hommes politiques. Est-ce que Macron a une

politiques. Est-ce que Macron a une connaissance minimale de ce qu'est l'agriculture ? Je pense pas.

l'agriculture ? Je pense pas.

Je pense pas. Enfin, je je vois les au miss de l'agriculture.

C'est que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures.

Oui, ça il doit le savoir. Oui, [rires]

mais mais désolé Lydia, laisse, désolé.

Non, [grognement] mais au ministère de l'agriculture, ils sont quand même d'une incompétence absolument effrayante parce qu'ils ne veulent pas regarder ce que la vie d'un sol. Ils veulent pas comprendre la complexité de ce milieu pour eux. Tu

tu les trouves un peu en panique en ce moment au ministère de l'agriculture ou il faut voir qui on a comme ministre de l'agriculture quand même.

Comment il s'appelle déjà le nouveau là ? Parce que ça change tellement.

? Parce que ça change tellement.

Ouais mais celle qui a qui a enfin bon moi j'ai oublié son nom et ben ils l'ont changé parce que comment elle a géré la crise du mois de décembre ?

Annie Jeunev.

Merci. Comment Annie Junev ? Comment

elle a géré la crise du mois de décembre ? C'est c'est lamentable. C'est

? C'est c'est lamentable. C'est

lamentable les propos qu'elle avait au niveau des agriculteurs. On voyait très bien que cette femme ne connaissait rien à l'agriculture. Je dis bien et

à l'agriculture. Je dis bien et d'ailleurs, elle était pas d'un elle était pas issue de d'un milieu agricole.

Elle n'avait pas fait d'études. Elle

Lydia, tu débarques. Regarde, regarde

comment il s'appelle l'autre là.

Oui, je débarque.

Bruno Lemire, un hectare quand il était ministre de l'agriculture, il savait même pas ce que c'était un hectar. Bon, maintenant, il a été il a été ministre de de de l'économie, il sait il sait pas faire

une TVA. Qu'est-ce que tu veux ?

une TVA. Qu'est-ce que tu veux ?

Bon, désolé pour la blague. Vas-y,

continue.

Oui, mais bon et comment comment aussi quand tu as en face quelqu'un et dans nos politiques de gens qui ne connaissent pas le problème et qui viennent aider soi-disant ou les

soutenir, ça peut pas marcher.

Ça peut pas marcher.

Normalement, laisse ta femme terminer parce que m'intéresse là. Vas-y. [rires]

m'intéresse là. Vas-y. [rires]

C'est c'est en fait personne ne s'entend. Les agriculteurs ne sont pas

s'entend. Les agriculteurs ne sont pas compris et elle comme elle ne comprend rien comme elle ne comprenait rien ou des autres et bien c'est pareil. Donc en

fait on fait croire, on agite le je dirais le drapeau blanc, on leur fait croire ce qu'on veut, vous allez avoir des primes, vous allez voir ceci et tout. Et en fait pour calmer et

tout. Et en fait pour calmer et d'ailleurs la façon dont on a calmé le le cette manifestation hein, c'est on a agité euh le citoyen qui allait pas

pouvoir passer Noël et tout, mais ces gens-là qui crèvent qui pleurent sur leur bétail qu'on a tué sans que personne n'écoute les problèmes de de scientifiques qui disaient que on tuait

on éliminait une des bêtes mais qui avait pas besoin de tout éliminer. La

France, c'est quand même incroyable. On

les a, je sais pas, on les a considéré comme moins rien. Comment comment on peut être dans un même bah il peut pas y avoir de de enfin oui, il

peut pas y avoir de paix. Les

agriculteurs sont vent debout et chaque fois et il faut voir aussi comment oui après il manifeste plus parce que il y a d'abord ils sont pas reconnus et puis dans certains cas ben ça va trop loin.

On les gaze ou un truc comme ça.

On les blindé.

Voilà. Et et ça ça peut pas aller tant qu'on a'ura pas aussi des politiques qui connaissent parfaitement, je dirais ou euh oui parfaitement ou au moins un minimum euh le problème des

agriculteurs, des problèmes de la chute des rendements, de la perte de ben de en ce moment du fiou du est-ce que tu entends est-ce qu'on entend à ce

moment-là des politiques en train de dire attention, il va pas y avoir de il va pas y avoir de d'engrais, il va y avoir une pénurie. Est-ce que tu entends

des des politiques qui euh qui essaient de bah de de préparer ou de rien du tout ?

Une question, tu me poses une question là ?

Non, je me la pose à moi-même. [rires]

Est-ce que Parce que nous on les entend pas, hein.

Bah, on les entend pas. On les voit, on les voit promettre mais ils connaissent pas les fondamentaux et ils sont Oui. Oui. Mais c'est pour ça que en fait c'est des chaises médicales

les politiques ils sont un jour ministres de l'agriculture le lendemain euh c'est comme enfin c'est comme moi si du jour au lendemain je décide de faire autre chose que ce que je fais depuis toujours.

Dans ses étoiles [rires] à mon âge. Oui. Mais et et ça ne peut pas ce qui fait que

la jeunesse, on parle des jeunes et en fait on ne donne je trouve en plus s'il y avait un peu plus d'énergie, quelque

chose de qui va un peu un peu mieux mais je veux dire la la jeunesse ne va plus voter. La jeunesse n'est plus intéressée

voter. La jeunesse n'est plus intéressée par ça parce que en fait en face qu'est-ce qu'elle a ? Elle a des marionnettes. Elle a des gens aussi qui

marionnettes. Elle a des gens aussi qui sont corrompus. Quelles sont les valeurs

sont corrompus. Quelles sont les valeurs qu'on donne et qu'on laisse et qu'on laisse Claude, les hommes politiques ont confié le développement de l'agriculture en Europe

à la grande industrie. C'est ils se sont totalement débarrassés du problème de l'agriculture. Ils ont dit à la grande

l'agriculture. Ils ont dit à la grande industrie, vous vous occupez du développement agricole. Or

développement agricole. Or l'agroindustrie, qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a fait comme toutes les

fait ? Elle a fait comme toutes les industries, elle s'est occupé de ses bénéfices. Elle en a rien à fiche les

bénéfices. Elle en a rien à fiche les agriculteurs, c'est pas son problème.

Elle essaie de voir qu'est-ce qui lui rapporte. Là, elle est ravie qu' a le

rapporte. Là, elle est ravie qu' a le mercosour parce que l'actalis va pouvoir avoir du lait pas cher, la vi autre ou autre chose. Toutes les grosses boîtes agroindustriel sont ravis qu'il a le mercoso. Elles vont avoir la matière

le mercoso. Elles vont avoir la matière première pas cher. Fait l'avocat du diable. Bah les prix les prix vont être

diable. Bah les prix les prix vont être moins chers pour le consommateur européen.

Oui, il sera mo Qu'est-ce que tu fais chier Claude ?

Oui. Oui.

Ça va être moins cher. Oui, donc on on va peut-être perdre notre agriculture. Mais

agriculture. Mais Oui, mais quelle qualité de d'alimentation aussi. Tu as vu aussi la

d'alimentation aussi. Tu as vu aussi la les normes, c'est-à-dire que il était question qu'on mette un on mette des gardes fous et que on on interdirait, on

ne ferait pas rentrer donc des des animaux puisque le mercur c'était surtout pour le bétail hein plus que au départ et et que il y aurait des normes

et en fait la la politique a fait que comme c'était un le mercour quelque chose de de d'Européens et bien en fait

c'est c'est tombé à l'eau puisque on ne pouvait pas donner des interdictions, je schématise de ces produits-là parce

qu'en fait c'était les empêcher à vendre en France. Donc ça veut dire que cette

en France. Donc ça veut dire que cette c'est cette nourriture en Argentine, enfin dans les pays de de d'Amérique du Sud, on a travaillé, je

veux dire, il y a pas de restriction sur le glyphosate, il y a pas de restriction sur certains produits, sur certains antibiotiques et tout et donc on va avoir cette nourriture là qui sera moins chère effectivement mais dans le futur

qu'est-ce que ça donnera ? Et en fait on a sur la sécurité sociale ou enfin bon on va parler de on peut en parler après et en fait notre min notre président de la République a dit que il

allait maintenir et tout et en fait il l'a pas maintenu et le mercossour a été signé avec aucune clause de protection

et d'égalité et d'égalité de produit entre un un bœuf français de et un bœuf c'est pas du tout la même chose. On

parle pas du même produit. On parle d'un torchon et d'une serviette.

C'est que l'agriculture c'est le facteur de d'ajustement de de l'économie. Il y a un exemple très typique, c'est la l'effondrement de la des moutons, de

tout ce qui est mouton en France qui est dû à l'histoire du du Rainbow Varior où les français, le service secret français s'est planté, ils ont tué un photographe et tout. Qu'est-ce qu'a fait Mitran pour

et tout. Qu'est-ce qu'a fait Mitran pour étouffer le scandale politique avec la Nouvelle-Zélande ? Il a dit "Vous faites

Nouvelle-Zélande ? Il a dit "Vous faites rentrer vos moutons gratos." C'est un pays où il y a 70 millions de moutons.

Le qu'est-ce qui s'est passé en France les gars ? L'effondrement du prix du

les gars ? L'effondrement du prix du mouton. Donc pour tenir le coup,

mouton. Donc pour tenir le coup, qu'est-ce que font les bergers ?

[grognement] Ils essayent d'avoir 2000 à 3000 moutons pour essayer de survivre quoi. Le problème c'est qu'on rentre pas

quoi. Le problème c'est qu'on rentre pas 2000 moutons tous les soirs dans une bergerie. Surtout qu'on a laissé

bergerie. Surtout qu'on a laissé s'effondrer les bergeries puisil y avait plus de loup en France. Donc les gars se retrouvent à essayer de surveiller 2000 moutons, ce qu'ils peuvent pas faire la nuit et on accuse le loup d'être

responsable de la du alors que c'est pas ça, c'est parce que on lit tous les textes anciens sur la gestion, un homme ne peut pas gérer correctement plus de 200 moutons parce qu'après c'est des problèmes pour les rentrer dans les

bergeries, c'est des Donc si on peut pas rentrer protéger les bêtes la nuit, tu vois, c'est comme si les renards avaient disparu en France que tout le monde laisse les poules la nuit se balader, le renard revient et on dit "Oh, c'est la seule prix de renard qui tue mes poules". Oui, mais on sait que les

poules". Oui, mais on sait que les renards tuent les poules depuis toujours. On rentre les poules dans le

toujours. On rentre les poules dans le poulailler. Enfin, je sais pas c'est et

poulailler. Enfin, je sais pas c'est et ce réflexe là était perdu. Et donc

maintenant bah on est en train de perdre toute la filière mouton en France à cause de la politique. C'est pas c'est enfin Mitran n'avait pas à faire ça. Il

il pouvait faire autre chose mais pas pas saccager la l'élevage de mouton français.

On aura la même chose. On aura la même chose avec le mercour parce que ça va être une viande qui va pas qui est pas cher en plus. le niveau

de vie, on est il y a aucune égalité. Le

niveau de vie n'est pas le même.

C'est-à-dire que les agriculteurs, enfin ceux qui travaillent n'ont pas bon déjà il gagnent pas beaucoup. En France,

c'est déjà très bas dans ces pays-là, c'est encore plus bas. Donc de toute façon, on sera pas compétitif. Il y a le mot comp, on sera pas compétitif. Et les

agriculteurs, c'est aussi ça qui demandaient. Il demandait une

demandaient. Il demandait une protection. On s'est trouvé euh en plein

protection. On s'est trouvé euh en plein en plein euh [grognement] ben conflit. On faisait une conférence à

ben conflit. On faisait une conférence à Montmarsan avec les autoroutes bouchées partout les euh par les agriculteurs et tout et on a fait une conférence avec

des agriculteurs qui pleuraient, des éleveurs qui pleuraient et qui disaient que en fait euh bah toute la génétique, il y avait une jeune femme là qui

parlait de de d'une sélection de ses vaches depuis avec de son père de son grand-père, de son père de et en

fait elle le ciel que en fait elle est pas la maladie parce qu'on allait lui tuer tout son troupeau. Un troupeau

sélectionné depuis trois générations et on a fait ça. On a on en a eu d'autres en savoir on a fait ça parce

que quelqu'un a décidé c'est incroyable.

Donc on balaye aussi une sélection de de bêtes qui étaient euh comme dit euh et euh et je il y avait euh euh là c'est il

y avait quelqu'un qui comprenait pas pourquoi euh pourquoi en fait elle était autant attachée à ses bêtes. Mais en

fait les les agriculteurs dans le monde animal, enfin les éleveurs, mais même un un maréché en fait bah l'éleveur il

va en fait il aime ses bêtes, il les appelle ses filles et tout et donc il y en avait un qui disait bon un journaliste qui disait "Mais je comprends pas vous les aimez vos bêtes" mais ça veut dire parce que il y avait

oui on on met moi je parle aussi d'énergie et on oublie complètement ça la nourriture quand elle était porté par des hommes et des femmes, vous donnez aussi une énergie et on vit aussi de ça

et ça on occulte complètement ça. Mais

peut-être que l'agriculteur, il voit aussi le travail de son père dans le regard de sa vache tous les jours.

Peut-être pour ça qu'il les aime.

Bon après des questions débiles de journalistes, moi je vais te dire il y a plus de journalistes en France, c'est terminé.

C'est terminé. Là on leur déclare la guerre. C'est terminé.

guerre. C'est terminé.

Claude, je vais te poser une question qui est en dehors de ton spectre, mais on va parler d'homme à homme. Tu as pas l'impression qu'on est en train de Tu m'autorises à parler vulgairement devant ta femme, Lydia ? Tu m'autorises bien sûr.

Tu as pas l'impression qu'on est en train de couper les rousons de la France ? Notre principal pilier de

? Notre principal pilier de souveraineté, c'est-à-dire la bouffe bien franco-française pour qu'ensuite la France ne fasse plus chier en Europe et suivre toutes les

directives européennes. Tu as pas

directives européennes. Tu as pas l'impression que c'est une mise au pas pure et simple de la France alors par une technure

apatride qui sous des faux prétextes de on va donner à manger à tout le monde, on va se faire des bisous et tout ira bien, ce sera la paix l'Europe. Tu as

pas l'impression qu'en fait il y a une technructure qui est en train de dire bon la France ils ont quand même le nucléaire et s'ils ont leur deuxième jambe avec l'agriculture ils vont pouvoir dire aux Allemands maintenant tu

vas te calmer Fritz maintenant la France va reprendre son rang et vous arrêtez mais quand tu as plus d'énergie que tu as plus d'agriculture tu es condamné non à faire rien

ah ça un pays qui a plus son agriculture qui nourrit plus sa population il est cuire c'est un pays qui est foutu et [grognement] c'est pas pour rien si on classé la gastronomie française patrimoine c'est au moment où ça

s'effondre toujours comme ça c'est au moment où les choses s'écroulent hop on les protège on protège la nature une fois qu'il y en a plus on dit on va protéger littoral une fois qu'ils sont bien pollués puis bien détruit et [grognement] c'est vrai que la

gastronomie française elle est cuite parce qu'elle a pluie les produits de base qui lui permettent de faire une bonne alimentation et ça c'est comment on répare un truc pareil quand on a enfin il y a quand même des trucs

délirants. On ne peut pas faire une

délirants. On ne peut pas faire une pomme à hausser limousin avec autre chose que la Golden si on qui est une une variété américaine dont on paye les

brevets. Si on utilise des des pommes

brevets. Si on utilise des des pommes locales du limousin, on n pas le droit à la hausser. Donc tout est tout est

la hausser. Donc tout est tout est fabriqué pour détruire le système d'Aussé, détruire la la l'originalité du produit qui était la racine des choses.

Et une fois que c'est détruit effectivement la France sera comme il se défend pas trop mal en Europe, c'est l'Italie hein. L'Italie avec le avec ce

l'Italie hein. L'Italie avec le avec ce qu'ils appellent le slow food, il protège des variétés de lentilles, des variétés de haricot, des variétés de poire et cetera. C'est encore une petite agriculture, 10 hactares de moyenne

contre 80 hactares en France et et les Italiens sont se restent attachés. Alors

pendant longtemps, ils ont lutté contre les supermarchés. Bon maintenant

les supermarchés. Bon maintenant l'Europe les a forcé à les accepter mais l'Italie l'italien lui c'est une nourriture familiale mais de très belle qualité. He

c'était Kurnonski le prin le prince des gastronomes disait "La France est unique au monde. Bah c'est le pays qui a quatre

au monde. Bah c'est le pays qui a quatre gastronomies. la gastronomie familiale,

gastronomies. la gastronomie familiale, les blanquettes de veau, les voilà pour quelque chose qu'on faisait à la maison comme ça, la gastronomie

locale hein, les l'enduillette de Vir, le jambon de Dijon et cetera la gastronomie de fête quand on invite des amis et cetera.

Alors là, on met les grands petits plats dans les grands plats. Voilà. et la

gastronomie de luxe. Il dit c'est le seul pays au monde qui a ça. Et et c'est quelque chose d'assez étonnant ce qui montre que les français étaient attachés là. Donc maintenant on est le deuxè pays

là. Donc maintenant on est le deuxè pays en nombre de McDo par habitant après les États-Unis. Ah c'est quandme ça monte

États-Unis. Ah c'est quandme ça monte quand même la chute la chute de cette notion. Il y a combien de jeunes qui

notion. Il y a combien de jeunes qui savent encore cuisiner hein ? Les quel

pourcentage de jeunes qui cuisinent encore en France. On a on a réussi à casser quand même un système qui était remarquable qui était vraiment remarquable et ça on du mal à remettre ça debout. Je crois qu'il reste plus

ça debout. Je crois qu'il reste plus qu'un seul producteur de cornichon en France. Il reste deux producteurs de

France. Il reste deux producteurs de Ouais. La moutarde, elle vient de elle

Ouais. La moutarde, elle vient de elle vient du Canada. Le crisson, je crois qu'il y a plus que deux crissonnières en France. C'est c'est affolant quoi. C'est

France. C'est c'est affolant quoi. C'est

comment on a détruit un patrimoine absolument. Il y a des moutardes dans le

absolument. Il y a des moutardes dans le vexin. D'ailleurs, je recommande

vexin. D'ailleurs, je recommande [raclement de gorge] d'ailleurs.

[grognement] Oui oui, on essaie de quand même de refaire de la moutarde mais c'est vrai que face à la moutarde canadienne qui est beaucoup moins chère, on a du mal à résister quoi.

Vous deux, vous voyez les choses comment pour les nouvelles générations ? Alors,

on va écluser la guerre, on va prier pour que nos politiciens nous décongèlent des tablettes de beurre quand on aura faim. C'est une boutade, on expliquera plus tard. Vous voyez

comment les choses pour les jeunes générations ?

Pas très ben pas très heureuse pour eux. C'est la

première fois que les parents pensent que leurs enfants vont vivre moins bien queeux, vont avoir moins de possibilité que nous, que moi mais je sais que mes

enfants et mes petits-enfants euh auront auront une vie beaucoup plus beaucoup plus difficile. N'uront même pas les ben

plus difficile. N'uront même pas les ben le le travail, la nourriture qu'on a eu.

Donc je suis pas très très optimiste pour pour eux vu que bah il y a pas grand-chose qui qui bouge chaque fois.

Chaque fois quand même on est aussi dans un pays où dès que quelqu'un a la parole soit il va être mis de côté avec une une rumeur, une fake news qui va complètement le mettre de côté. Soit

dans certains cas, dans certains pays euh les le Brésil, c'est le pays où on tue le plus d'écologistes ou de gens de qui respectent leur sol. Donc euh c'est

on en parle pas de de de ces gens qui veulent ça.

Euh moi je je je il y a il y a pas de je oui, je suis pas je suis pas du tout euh je suis pas je suis pas optimiste pour

eux et d'autant plus que en fait ils ont pas euh ils ont pas on le on le en fait dans l'éducation

c'est une éducation qui est biaisée. On

leur donne pas les vraies valeurs, ils sont tous sur la technique sans sans I maintenant à l'heure actuelle où on parlait de l'IA, ben je vois on a des

enfants et des petits enfants et bien en fait quand ils ont un problème ils vont à ils vont pas ouvrir un livre, ils vont pas faire la démarche de faire quelque chose tout de suite on leur ils sont

gavés, perfusés de mais sans que il y ait la moindre pensée.

Ils appellent pas mamie. Comment ça se fait qu'ils appellent pas mamellent pas mamie ? Non, pas du tout. Et on avait

mamie ? Non, pas du tout. Et on avait notre petite fille qui faisait euh qui a changé puisqueelle veut faire psycho, ben effectivement, elle veut être psychologue. Elle là, c'est un

être psychologue. Elle là, c'est un métier d'avenir, ça c'est sûr, ça il y a pas de problème. Mais il y a un moment, elle voulait, elle se dirigeait vers de l'environnement. Elle n'est jamais venue

l'environnement. Elle n'est jamais venue nous demander le moindre renseignement.

Elle disait "Mais chat GPT, ça va très bien, ça va plus vite que vous."

Donc ça monte et pourtant elle a des parents, elle a des grands-parents qui sont [grognement] donc moi je je et je on critique beaucoup aussi

bah ce qu'on leur enseigne CL l'enseignement ce qu'on appelait l'éducation parce que on disait pas on disait l'enseignement public hein maintenant ça c'est devenu l'éducation nationale. C'est pas l'état

l'éducation nationale. C'est pas l'état d'éduquer les enfants, c'est par l'État doit enseigner mais il doit pas éduquer hein. et on nenseigne plus. Qu'est-ce

hein. et on nenseigne plus. Qu'est-ce

qu'on enseignait autrefois ? À raconter,

à lire, à à écrire à écrire et puis on avait des cours de cuisine, on avait des cours de on nous apprenait ce qu'était les plantes. Moi

je me souviens de la carte de France, toutes les zones agricoles qui étaient décrites. Là, on fait du vin, là on fait

décrites. Là, on fait du vin, là on fait de la betterave, là on fait de la viande, là on fait tout ça c'est plus enseigné. Le on a il y avait des cours

enseigné. Le on a il y avait des cours de pour apprendre à tricoter, pour apprendre la musique, pour apprendre tout ça, c'est fini. Donc on a une génération qui ne sait même pas planter

des radis ni des salades. Il ne savent rien. Rien. Et c'est d'ailleurs des

rien. Rien. Et c'est d'ailleurs des instituteurs qui nous le disent. Moi,

j'ai jamais appris à reconnaître les champs des oiseaux, à reconnaître les plantes. Je sais pas quel arbre. Je sais

plantes. Je sais pas quel arbre. Je sais

pas, je peux pas dire à des gamins quand je les emmène dans forêt, ça c'est ça c'est de l'érable champêtre, ça c'est du être. Ça ils savent plus, c'est plus

être. Ça ils savent plus, c'est plus enseigné.

C'est traité de naturaliste hein. Quand

on fait ça, on est un naturaliste alors ça avec le filet à papillon.

Oui, filet à papillon. Que s'il y a un gamin qui su ou il va pas savoir reconnaître qu'il faut emmener le gamin à l'ostau.

Mais c'est vrai, on en est là. Ouais. Je

me souviens, on nous avait demandé dans les journées de la science de de c'était à l'époque où on avait encore la possibilité de rentrer dans dans une

école, dans un collège ou dans un lycée et là c'était des 6e et des 5e. Et donc

la personne nous dit euh on fait venir euh chaque fois tous les mois quelqu'un qui a un métier un peu extraordinaire.

Donc ça peut être la dernière fois c'était une femme qui était qui était pianiste. Ils ont fait venir quelqu'un

pianiste. Ils ont fait venir quelqu'un qui faisait du sport de haute compétition et là ils ont eu ils nous ont demandé si on pouvait intervenir.

Mais il nous a dit c'est des 6e non 6e, 5e et 4e c'est des c'est des enfants. Il

va falloir faire quelque chose qui soit dynamique, qui les captif, qui avec à base de photos, que ça soit pas trop scientifique. Enfin, il nous il nous

scientifique. Enfin, il nous il nous brief. en disant faites attention bon on

brief. en disant faites attention bon on prépare quelque chose cl arrive avec sa pelle non non là on était on était en salle on prépare je dis à Claude je on va faire

un avec des photos qui les inspirent et tout il y avait pas il avait 10 minutes un quart d'heure enfin peut-être 20 minut un quart d'heure ça commençait à

bouger on voyait que bon ça les intéressait pas pas trop donc on on a dit Et ben qu'est-ce que vous voulez faire dans la vie ? Est-ce que notre métier

parce qu'on leur a dit et tout, est-ce que quelqu'un voudrait faire le métier que que nous faisons ?

Donc la réponse c'était quoi ? C'était

homme politique ou instagrameuse ?

[rires] Non, c'était Et ils ont personne n'a dit "Ah ben non, on veut pas faire des métiers de d'agriculteur, on veut pas s'occuper de ça et tout. Qu'est-ce que

vous voulez faire dans la vie ?" Alors,

il y avait footballeur, danseuses, chanteuses, influenceuses, influenceuse. Et on pose la question

influenceuse. Et on pose la question "Mais attendez là bon, il y avait une quarantaine de personnes de gamins, on leur dit "Mais comment vous allez manger ?" Parce que quand même, si tout le

?" Parce que quand même, si tout le monde est footballeur, si tout le monde est danseur, comment vous allez manger ?

Et il y en a un qui dit "Ah ben c'est pas difficile, on va aller au supermarché."

supermarché." On dit oui mais ce qu'il y a dans le supermarché tu sais c'est quand même des agriculteurs qui font et et tout. Et euh

il y a un moment on lui dit "Ton pain, les pâtes c'est fait avec de la farine, le riz c'est un agriculteur et tout." Et là la réponse

de ce gamin qui devait être en bon peut-être en en 5e, il dit "Mais même le Rion Clubens, il est cultivé Donc ça va être compliqué hein.

Donc pour lui c'était une boîte avec du riz mais qui ne qui sortait pas de la terre.

C'est quand même incroyable.

Alors cet enfant n'avait même pas pour lui euh Claude a sorti sa pelle.

Ouais. Non, mais c'est pour c'est pour dire à quel point en fait les même ben ce que disait Claude, ils savent pas mais un gamin, il a aucune idée même de

comment se cultive. Bah oui, une tomate.

Est-ce que une tomate c'est est-ce que elle est sur un arbre ? Ils savent même pas. Une fraise, ça pourrait être

pas. Une fraise, ça pourrait être l'arbre fraisier et tout. Il y a des réflexions comme ça. Donc, ils sont complètement décollectés de de la nature et du sol. On avait donné, on avait fait

une confiance sur les sols au lycée de Valence qui produisent des fruits, des pêches, des abricots. On y était en pleine saison des abricots et des pêches. On va à la cantine avec les

pêches. On va à la cantine avec les professeurs et au dessert, il y avait des danettes en fait des cochonneries industrielles et et on leur dit d'autres noms d'autres noms. Oui. Euh donc on leur dit mais pourquoi

Oui. Euh donc on leur dit mais pourquoi une crème une crème toute faite ? une

crème toute faite, on leur dit "Mais pourquoi vous ne vous leur donnez pas vous avez des fruits extraordinaires que les gamins et les gamins taillent les arbres pourquoi vous leur donnez pas les fruits ?" Et réponse "On n'a pas le

fruits ?" Et réponse "On n'a pas le droit, c'est interdit parce qu'il pourrait y avoir une intoxication."

Donc je dis vous expliquez donc aux gamins que ce qu'ils ont fait pendant toute l'année à tailler les arbres et cetera, c'est pas comestible. Mais

comment voulez-vous qu'ils deviennent des agriculteurs ? Ils peuvent pas.

des agriculteurs ? Ils peuvent pas.

Ils peuvent pas. C'est impossible avec des lois comme ça.

On était dans on était dans un autre, c'était près du Massif Central et là c'était pour des jeunes qui étaient pour

devenir éleveurs et c'était surtout éleveur de de race porcine. Donc il y avait pas mal de porc et là on là on a

fait un profil, on a et à midi on va manger à la cantine et il y avait je me souviens bon des pâtes avec euh bah du jambon

non non les pâtes avec du jambon et donc les gamins on prenaient nous on en a on en a eu puisque c'était franchement c'était pas mangeable. Les gamins ont jeté toute cette nourriture.

Appelé nourriture.

Ouais. Appelé nourriture. Et nous on dit "Ah bah c'est formidable. Enfin bon,

c'est formidable. C'est dommage mais en fait vous allez donner ça à vos cochons.

Et là le le directeur dit "Ah non, ça c'est pas possible, ça va être incinéré.

On peut pas donner ça au cochons, on les nourrit au soja."

Et là, je me souviens lui avoir dit "Mais vous rendez compte le symbolisme que vous vous faites passer ?"

C'est-à-dire que cette nourriture que vous donnez aux gamins qui peuvent pas manger tellement c'est mauvais, vous la brûlez parce que c'est pas bien pour les cochon et vous faites venir du soja au

GM des États-Unis. Il dit il et là il répondit "J'avais pas pensé à ça."

Ah mais mais c'est c'est les mêmes choses. C'est-à-dire que ces gamins qui

choses. C'est-à-dire que ces gamins qui dans ces collèges, on a fait celui-là, on en a fait un autre, c'était pour pour des fromages. En fait, ils ne peuvent

des fromages. En fait, ils ne peuvent pas là, ils mangaient pas le cochon.

Peut-être que c'était le jambon issu de leur cochon, mais en fait ils ne peuvent pas. Il ils sont dans un lycée agricole.

pas. Il ils sont dans un lycée agricole.

On leur apprend quelque chose sur l' sur l'agriculture, sur la nourriture, comment on fait ? Et quand et ben ils ont pas le droit de manger ce qu'ils ont produit parce que il y a un risque d'intoxication. Mais c'est absolument

d'intoxication. Mais c'est absolument grave.

C'est comme si dans une école de des bénisteries, on leur apprend à faire une table et après on la détruit, on la jette, on la brûle.

C'est pareil.

C'est pareil. C'est ça qu'on met dans la tête des jeunes dans les lycées agricoles. C'est c'était ça. On peut pas

agricoles. C'est c'était ça. On peut pas avoir des des agricurs qui fassent autre chose que de se suicider avec des un enseignement pareil.

Si on leur donnait un enseignement où quelque part en leur faisant prendre conscience que en fait le métier d'agriculture c'est un très beau métier parce que c'est un métier effectivement

de d'abord on donne à manger et puis il est d'une universalité puisque bah il faut connaître bon les céréales. On

apprend énormément. Alors qu'on fait croire que c'est le dernier des métiers qu'on peut faire. [raclement de gorge] Donc on on ne donne pas envie à la jeunesse. Il ils préféront être à la

jeunesse. Il ils préféront être à la chaîne ou faire un boulot vraiment pas qui valorise pas, qui fait pas penser et tout. un agriculteur, il est obligé

tout. un agriculteur, il est obligé enfin on on l' enlevé le bon sens et la pensée aux agriculteurs. Mais si on remettait ce métier aussi dans

l'idée de de valeur, je pense qu'on aurait beaucoup plus de jeunes qui reprendraient les fermes et qui en fait resteraient auprès à la nature. Mais

c'est pas le cas. C'est pas le cas. Là,

on voit des agriculteurs qui veulent pas semer parce que ça ça va leur coûter trop cher et qu'en plus ils vont pas pouvoir répercuter les prix sur les consommateurs parce que il voit bien que

les consommateurs bah ils ont plus beaucoup d'argent non plus. Donc quand tu as une dorée

plus. Donc quand tu as une dorée périssable que tu sors très cher et bah derrière si le consommateur achète pas bah ça part et ça part à la la poubelle.

Euh là, on voit des des agriculteurs préférés faire du gaz par métanisation plutôt que de faire de la bouffe. On

voit des agriculteurs préférés mettre leur paille à la méthanisation plutôt que que les éleveurs et de la paille.

Et on va où avec tout ça là ?

Oui, c'est écrave.

Oui oui parce que c'est on perd il y a un nombre de surfaces agricoles qui permettent de de se nourrir qui sont en train de partir pour faire de l'énergie.

Le colza tout ça ? Bah oui, mais le le muscus, il y a même en fait toutes même les pailles, les pailles, elles sont utilisées puisque pour faire de la méthanisation et ces pailles,

normalement elles étaient achetées par des éleveurs et les le les le ces boîtes qui font euh la méthanisation en fait sont prêts à payer plus cher pour pour

être sûr d'avoir de la paille. Parce que

le problème du méthaniseur, comme tout est fait en aérobiose hein, il faut en aérobiose, il faut qu'il y ait pas d'oxygène dès s'il y a le moindre pépin

dans un méthaniseur, ils sont obligés de tout vider, tout rincer, ça coûte énormément cher. Donc il faut sans

énormément cher. Donc il faut sans arrêt, c'est comme un ogre, il faut sans arrêt sans arrêt lui donner de la ben de bah de du végétal et même des déchets

pour pour pouvoir se se faire ce métal.

Mais c'est quand même incroyable ça. On

consomme de l'énergie pour pour cultiver euh bah si on a un tracteur, il va utiliser du fiou pour pouvoir semer euh

ou labourer quand il labour et et euh et en fait on fait un méthaniseur pour redonner de l'énergie et cette ces surfaces ne vont pas aller euh pour

l'alimentation. Il y a des des gens.

l'alimentation. Il y a des des gens.

Alors, il y a quand même de plus en plus une norme où en fait on demande à ce que ça soit pas euh le blé parce que il y a un moment il ils achetaient même du blé

plus cher que le blé pour faire du pain pour pour de la méthanisation. Et alors

en plus comme c'est de la naérobiose, les déchets de ces usines quand ils ont Nous on a fait du travail, on a mesuré l'activité biologique, ça tue tout parce que les germes anaérobiques, c'est les clostridium du tétanos, c'est les

salmonnelles, c'est que des germes toxiques. Donc quand vous épendez ça sur

toxiques. Donc quand vous épendez ça sur le sol, ça tue les verrs de terre, ça tue la faune du sol. Alors les gens disent ou c'est pas grave, ils se régénéreront. Non,

régénéreront. Non, enfin bon, je veux dire alors déjà nos sols, il manque de matière organique.

Maintenant, cette matière organique, on la transforme en méthane pour faire de l'énergie parce qu'on est obsédé par l'énergie et puis le reste c'est mortel.

Enfin, je veux dire c'est quand même des modèles qui sont hyper mortifères et qui sont encouragés par des subventions européennes. C'est ça. En

subventions européennes. C'est ça. En

plus, c'est entièrement parce que ça gagne rien, c'est entièrement subventionné. Non, mais on délire

subventionné. Non, mais on délire délire.

Et puis et puis il y a des il y a des de il y a des dangers. Puisque en fait Claude il parlait de de des digests. Les

digestats comme on leur air on retiré tous leur carbone pour faire du méthane et bien en fait ils sont riches qu'en azote. Ils sont très très riches en

azote. Ils sont très très riches en azote. On met ça sur les sols. Claude a

azote. On met ça sur les sols. Claude a

dit ça peut ça tue la faune et tout mais en fait au niveau des nafréatiques ça va être absolument catastrophique parce qu'on est déjà trop riche en en nitrate

et ce nitrate comme il y en aura trop et bien en fait il va passer aussi on aura une pollution des eaux encore plus importante que ce qu'on a

déjà pénurie d'œuf pénurie de poulet Tranquille.

Oui, on est tranquille.

Laiss bl ça se passe bien.

Oui, tout va bien.

Oui, tout va bien se passer. Va venir

maintenant les poulets, les œufs vont venir du mercour donc d'Ukraine, ce sera ce sera des œufs ukrainiens.

Voilà.

Voilà.

Fini la petite boule noire avec ses œufs bleus. Finis tout ça. Vous avez connu

bleus. Finis tout ça. Vous avez connu [raclement de gorge] ça ce genre de Ah oui, je c'est joli, hein, les œufs bleus. C'est magnifique. Et puis c'est

bleus. C'est magnifique. Et puis c'est bon.

Euh est-ce que vous avez écrit un un bouquin là ? Non. Comment il s'appelle

bouquin là ? Non. Comment il s'appelle ce nouveau bouquin ? C'est un bouquin.

On a écrit ça. C'est Pourquoi ne faisons-nous rien pendant que la maison brûle ?

Tu connais Jacques Chirac toi ?

Voilà. [raclement de gorge] Se posait la question pourquoi après 30 copes on a toujours pas pris la moindre décision pour gérer cette cette planète qui se qui a de plus en plus de mondes à

bord et qui qui elle ne grandit pas. Et

donc on essaie d'apporter, on a apporté, on a trouvé 10 10 raisons pour lesquelles on bouge pas.

Euh et la dernière, mais on l'a mis tout à fait à la fin du livre parce que ça on savait que si on le mettait au début, les gens arrêteraient de le lire. C'est

une une raison toute simple, c'est que les hommes sont fous. C'est c'est le la médaille, le revers de la médaille de notre cerveau très développé. Nous

sommes tous fous, hein. Pascal disait

"Nous sommes tellement fous que c'est par un are jeu de de folie de croire que nous ne sommes pas fous." Et avec on s'intéressait à la folie dans la folie humaine, qu'est-ce qui faisait qu'on bougeait pas ? Et il y a les

bougeait pas ? Et il y a les psychologues ont divisé la folie humaine en trois choses. Les psychoses, les névroses et les perversités. Donc on a cherché dans les psychoses qu'est-ce qui faisait qu'on bougeait pas. Il y en a

une qui est que que le langage populaire appelle la politique de l'autruche et le déni.

C'est quand quelque chose devient trop angoissant, les hommes paniquent et je veux pas voir, je veux pas entendre, je veux pas.

Et on est en plein dans le déni. C'est

intéressant de voir que plus les incendiés augmentent, plus les inondations augmentent, plus les ouragans augmentent, plus il y a de de climatosceptique. On est à plus de 50 %

climatosceptique. On est à plus de 50 % maintenant en France. C'està-dire que

plus le système devient grave, plus les gens veulent pas entendre politique de l'Autriche. Ensuite, il y a l'Obrise.

l'Autriche. Ensuite, il y a l'Obrise.

Alors, l'oubriss je veux être le numéro 1 du luxe, le numéro 1 de la de l'informatique, le numéro 1 de la SI et cetera. Et c'est ce qu'on appelait la

cetera. Et c'est ce qu'on appelait la euh alors dans le langage populaire, on appelait ça la folie des grandeurs.

C'est illustré par l'oncle Pixou qui sautait dans son dans sa baignoire remplie de pièces d'or. Et ces gens-là sont plus puissants maintenant que des pays et donc ils imposent leur lois euh et les pays sont obligés d'obéir. Il

sont des gafas américaines qui imposent des lois à l'Europe et l'Europe est obligée de de plier le genou. Et

[grognement] puis enfin il y a la pas que le genou hein.

Ouais. Ouais. Pas que le genou. Puis

enfin il y a la perversité. Et dans les perversités, il y a Paul Claude Racamier qui a montré une chose intéressante, c'est qu'il y a une perversité qui est en train d'exploser dans la cité

occidentale. C'est le pervers

occidentale. C'est le pervers narcissique. Macron est un exemple

narcissique. Macron est un exemple typique. Trump sont des exemples de

typique. Trump sont des exemples de C'est non mais Irigyen a montré après que ça se transforma en harcèlement dans les dans les dans les entreprises.

Le premier qui a montré ça c'était c'est pas Claudamier. Et il combien temps que

pas Claudamier. Et il combien temps que vous êtes mariés tous les deux ?

presque 50 ans. Tu dis ça d'un ton.

[rires] Vas-y, continue. Ou ou en janvier de

Vas-y, continue. Ou ou en janvier de l'année prochaine, ça fera 50 ans. Vous

faites une petite fête quand même, non ?

Ah oui. On fera une petite fête. Ah oui,

une grosse fête.

Ah ouais, je v Ah bah écoute, je peux ramener quelques caisses de chez moi. [rires]

On comparera.

Ça ne se compare pas.

Non, ça se compare pas.

Ça se goûte.

Ça se goûte. Exactement.

Et et en fait, on se rend compte que dans un monde qui est dominé par l'argent, il y a beaucoup beaucoup de familles qui sont déséquilibrées.

C'est-à-dire que les deux sont obsédés par leur boulot et s'occupent plus de leur gosse. Or, l'enfant, c'est un puit

leur gosse. Or, l'enfant, c'est un puit d'amour. Il a besoin d'être aimé

d'amour. Il a besoin d'être aimé tendrement et tout pour pouvoir se structurer psychiquement. Et quand on

structurer psychiquement. Et quand on l'est pas, c'est le cas de Macron qui a été élevé par sa grand-mère puisque sa mère et son père s'occupait pas de lui.

Bah, il a peut-être reçu beaucoup d'amour de sa grand-mère, hein.

Peut-être. Oui, mais c'est pas le même amour quand même. Et ça crée un vide intérieur et c'est ce qu'on appelle l'ours mal léché dans le langage populaire. Et ces gens là ont beaucoup

populaire. Et ces gens là ont beaucoup de mal à ressentir l'empathie. Ils ont

beaucoup de mal à prendre conscience de la souffrance des autres et cetera. Donc

c'est des gens qui ont qui ne sont pas capables [raclement de gorge] de faire face au problème qui nous qui nous qui est en train de nous tomber dessus là qui est que ça va pas être les je pense que les chaque année sera plus difficile

que l'année précédente. On est rentré dans le craque écologique mais on veut pas s'en on est dans le déniut pas l'admettre.

Oui. Puis ça c'est un déni total pour pour pas que pour l'agriculture pour pour quasiment la valeur du travail. Il y a

plus de on les employés, les salariés, on les vide, ils sont il deviennent chômeurs. Alors que les manias de ces

chômeurs. Alors que les manias de ces grosses boîtes font des des millions de de salaires, il y a une corruption

incroyable. Comment demander à nos

incroyable. Comment demander à nos jeunes enfin d'avoir de l'éthique ?

C'est pas possible. l'image que l'on donne à au futur où sont les valeurs ? On a perdu tout.

Enfin, [grognement] il y a il y a pas de valeur. Les les les on peut pas on peut pas se raccrocher à des valeurs puisque il y a aucun enfin moi

je trouve autour de nous il y a il y a rien qui qui permet de Oui. de de pouvoir se regarder en face.

Oui. de de pouvoir se regarder en face.

Tu as déjà goûté la cuisine des pades ?

Tu as compris ?

Ouais.

Comment tu traites tes vieux ? Tu as

compris ?

Mais même euh j'ai fait un petit séjour à l'hôpital il y a pas longtemps. Je

veux dire tous les malades faut voir ce qu'on leur donne à manger. C'est

inadmissible. dans les écoles maintenant, on fait un effort et on on revient peut-être mais comment

en étant mal nourri, comment on peut avoir euh du dynamisme, une envie de de faire et puis même

d'être en bonne santé. Là, on a un Cor, on a quelqu'un qui est venu travailler qui qui est un rugby man et tout. Il dit et prof de rugby et il dit

tout. Il dit et prof de rugby et il dit avant bon on se faisait des bleus. Il

dit moi maintenant les gamins ils se cassent comme du vert. Dès qu'il se dès qu'il tombe c'est une cheville qui qui vo il dit ils sont plus costaud, ils n'ont plus de solidité. Je connaissais

pas. Il dit j'ai peur quand quand il court parce que en fait il se blesse mais mais grave. Donc c'est pourquoi pourquoi il y a autant de tout pourquoi aussi il y a autant de problèmes de

santé ? C'est pas que lié

santé ? C'est pas que lié sédentarité, tout un tas de choses.

Oui, mais enfin bon, la sédentarité quand c'est un gamin qui fait du rugby ou du foot, c'est pas de la sédentarité hein. C'est qu'en fait il est pas

hein. C'est qu'en fait il est pas quelque part, il est pas nourri correctement.

Peut-être qu'il joue pas correctement.

Oui. Bon, d'accord.

Non.

Oui. Mais bon.

Tu faisais quoi quand tu étais jeune Claude ? allait euh cueillir les

Claude ? allait euh cueillir les escargots de Bourgogne, contempler les montres religieuses, observer les anons, regarder les lézards. Ouais, c'est ça que je faisais. Ouais, j'étais

naturaliste, j'adorais la nature et puis avait j'ai fondé un club ornito avec des copains en 4e, le groupe ornitologique, le gop groupe ornitologique parisien qui était le on savait pas que c'était le

great old party des États-Unis, sinon on l'aurait pas appelé GOP. Et donc oui, c'était ça. C'était aller voir les

c'était ça. C'était aller voir les oiseaux, aller voir la nature.

Qu'est-ce que tu racontes d'autre dans ton bouquin ?

Alors, on raconte s'appelle le titre déjà.

Pourquoi ne faisons-nous rien pendant que la maison brûle ? Donc dans les dans les choses qu'on dit, bah déjà c'est enfin ça c'était la confé ton mari 2 secondes s'il te plaît.

Pardon. [rires]

Alors ce qu'on ce qu'on disait c'est euh bon, on parle de la technologie, la passion pour la technologie, le problème de l'agriculture industrielle, on parle de la Oui. d'une chose que je trouve

Oui. d'une chose que je trouve intéressante qui est que on ne lit plus les anciens, on lit plus la poésie. Et

euh là haut ceux 5 siècles avant Jésus-Christ disait une chose très intéressante sur les civilisations. Il

disait au départ d'une civilisation, il y a le charisme. Pour la nôtre, c'est le Christ. Quand on perd l'eucharist dit là

Christ. Quand on perd l'eucharist dit là au-dessus, on tombe dans la religiosité hein, c'est les protestants contre les catholiques, contre les orthodoxes.

Quand on perd la religiosité dit la hauteur, on tombe dans la bonté hein, c'est le on tricote pour les pauvres, c'est le charity business, on est en plein dedans. Quand on perd la la bonté

plein dedans. Quand on perd la la bonté la hauteur, on tombe dans la justice et en ce moment les avocats font fortune.

Tout le monde fait des procès à tout le monde. Et quand on perd la justice, dit

monde. Et quand on perd la justice, dit la haute, on tombe dans le chaos. Et là,

la hausseur rajoute une chose très intéressante. Quand on est dans le

intéressante. Quand on est dans le chaos, les gens recherchent les racines de la tradition. C'est que les corses veulent être Corse, les bretons breton, les les basques basques. Et on en plein dans cette phase là. C'estàd chacun est

en train d'essayer de se dire "Merde, le l'orage arrive, il faut que je me protège." Et

protège." Et c'est comme ça que tu analyses toute la montée de du nationalisme en Europe, aux États-Unis, un peu partout le monde.

C'est comme ça.

C'est comme ça que nous on l'interprète.

C'est peut-être peut-être pas mais c'est une façon d'interpréter. Ouais. Il

a ta femme qui voulait dire un truc, tu lui donnes la parole ou non ? Non mais c'est c'est vrai que

non ? Non mais c'est c'est vrai que c'est ces poètes ont dit ce qui est incroyable c'est que on a mis énormément de pensées de

bah de poètes de de philosophes et tout.

euh celle de la hauteux qui est qui est importante.

Et euh en fait ce qui est incroyable c'est que c'est ces poètes et je pense qu'ils sont visionnaires parce queils

ont décrit pratiquement tout ce qui nous arrive. En fait la Ésée Reclu disait que

arrive. En fait la Ésée Reclu disait que en fait quand un agriculteur en fait il faut qu'il il faut qu'il regarde son

sol, il faut qu'il connaisse son sol et en fait il faut qu'il lui demande quelle semence pour lui donner qu'il faut lui donner et que c'est pas à à l'homme de

de ben de commander et c'est ce qu'on fait.

On commande, je veux que ce sol me fasse tant de quintau de blé. Je veux que il me fasse tant de kilos de pommes. Et

c'était en 1700 1863 dans son tome 2.

Et c'est incroyable ce que dit la Hauteu par rapport à ce qu'on est en train de vivre. Et ces

gens-là sentaient tout. Et quand on les lit et ben ils sont en train de nous dire ce qui nous arrive. Oui, Élisé

Reclu explique que si on continue à exploiter les poissons comme ça, on sera envahi de méduse. C'est exactement ce qui arrive.

Que si on coupe la forêt 19e que si on coupe la forêt, on augmentera les grê et on a tous les ans bah lesvignons et d'autres, je veux dire

tous les ans on a des phénomènes de grê et les anciens disent mais jamais ça grêlait. On nétait pas dans un passage

grêlait. On nétait pas dans un passage mais parce qu'on a et il écrit plus on déf restera, plus on aura de la grêle.

Alors moi, je vais me faire l'avocat du diable.

Il y a jamais eu autant de forêt en France.

Il a jamais eu autant autant de forêt en France. Oui, mais

c'est des forêts de de sapin, c'est pas des forêts de feuilles.

Donc c'està dire qu'en fait on a on a séparé les choses agricoles. C'est des endroits où il y a que de la que de la forêt, des endroits où il y a que de l'élevage, des endroits où il y a que des céréales.

Alors qu'autrefois, il y avait un maillage. Il y avait ce qu'on appelait

maillage. Il y avait ce qu'on appelait les hain, on avait des ha partout, les animes qui se permettaient de de faire circuler les bêtes d'une parcelle à l'autre. Donc il y avait un véritable

l'autre. Donc il y avait un véritable équilibre agrosilvo pastoral tandis cas.

C'est où il y a que vous êtes dans les landes, il y a que des que des arbres qui brûlent parce que c'est des résineux ou bien alors vous êtes que dans de la céréale. Il y a plus un arbre, plus une

céréale. Il y a plus un arbre, plus une vous allez en bas, c'est le désert biologique total, il y a plus d'alouette, il y a plus rien et parce que c'est la monoculture pure et c'est pas ça la vie, elle est pas en

monoculture, elle est au contraire en association, et donc le le système là, il fonctionne pas bien. Pas pas bien du tout.

pas bien. Pas pas bien du tout.

Tu veux pas me parler un peu plus de ton bouquin là ? Alors, qu'est-ce qu'on

bouquin là ? Alors, qu'est-ce qu'on Je te force à faire de la promo, c'est dingue.

C'est incroyable.

Mais non, mais il est euh il faut pas en faire la promo, il est il est épuisé parce qu'on n' pas trouvé euh on n pas trouvé on n' pas trouvé des

douteurs français qui voulaient en nous disant euh vous êtes vous êtes microbiologique des sols, vous vous occupez du sol et vous avez pas à avoir

un penflet avec des idées qui n'ont rien à voir avec le sol.

Donc on a trouvé une un petit éditeur qui quasiment fait faillite. Donc le

livre est est passé au pilon et donc il existe plus ce livre.

Et tu on va en réécrire un.

Tu l'as pas mis à télécharger quelque part gratos ?

Non.

Ah on sait pas faire ça. Nous on n'est pas de cette génération. Donc

bon t'inquiète, on va te trouver un jeune de notre communauté qui va contacter et mais il y a aussi il faut qu'on développe un peu plus parce qu'on a pas assez développé je pense ce

qui ce qui nous [grognement] arrive parce que quand on l'a écrit Lia, on en parlait un petit peu mais le 22 novembre c'est le livre d'Éric Sapin

là qui parle de Lia qui disait Sad on l'embrasse d'ailleurs. Il doit être encore en Amérique du Sud. Ouais. Et et

qui disait que le 22 novembre 193 personne n'a n'a bougé alors que c'était quelque chose d'extrêmement grave puisque c'était

l'arrivée l'ouverture de vraiment de chat de chat GPT et nous on en parle pas assez parce que ça par contre je dans le prochain livre on va en parler ou

je pense que c'est je pense que c'est encore On a touché le fond là parce queen fait on a touché le fond parce que notre nous nous n'avons plus de cerveau puisqu'elle

va penser avant avant nous hein. Il y a il y a même des gens quelqu'un dans une émission qui disait "C'est grave quand même mais on pourra débrancher" et

quelqu'un je crois que c'était Ferry qui disait "Ah ben non de toute façon parce que elle pensera avant que vous allez la débrancher." Donc en fait, elle elle

débrancher." Donc en fait, elle elle inhibra votre pensée. Donc c'est c'est un outil qui est qui est d'une gravité

extrême et on plonge dedans, on va faire de l'agriculture. Il y a déjà des gens

de l'agriculture. Il y a déjà des gens au niveau du vin qui font des assemblages grâce à l'Ivin, à l'IA. Il y

a déjà euh des agriculteurs qui vont utiliser l'IA pour savoir quel type de de de semence ils vont mettre. Donc en

fait, on est complètement déconnecté. de

la pensée de la pensée là vraiment de la pensée humaine de l'homme qui va qui va décider de ce qu'il va faire puisque c'est quelqu'un d'autre qui le fera à sa

place et il s'en vente pas mais de se dire que vous faites vos raisins et puis c'est qui dit tu m'étends tu m'étends tu m'étends donc on va on va encore plus

uniformiser cette société et je pense que l'IA est vraiment la la chose la plus terrible qui nous arrive Et on a écrit un chapitre à partir d'une

exerge de Buffon. Buffon au 18e siècle écrit "Il arrivera un moment où la technique humaine sera tellement puissante qu'il sera loisible à l'homme de refroidir ou de réchauffer la

planète, mais il lui sera plus facile de la réchauffer que de la refroidir." 18e.

Et ce qui est intéressant, c'est qu'à l'heure actuelle dans le problème de l'atmosphère, on nous balance toute la journée le problème du CO2. Le FIA ne parle que du CO2. personne s'intéresse

au au problèmes de base. C'est pas du tout le CO2 qui est responsable majoritairement. Déjà rien que le

majoritairement. Déjà rien que le méthane, il est 60 fois plus actif en réchauffement planétaire. Mais personne

réchauffement planétaire. Mais personne ne parle des 100 millions d'hectares de déserts que nous faisons chaque année.

Personne ne parle des 20 millions d'hectares de forêt tropicales qu'on a qu'on a bat. Personne ne parle des 20 millions d'hectares de béton que nous ont sur terre. Personne ne parle des 80 milliards de machines qu'il y a sur

cette planète et qui chaque fois qu'elle tourne chauffe qu'elle soit thermique ou qu'elle soit électrique. Et ça personne n'en parle. C'est extraordinaire

n'en parle. C'est extraordinaire à délit quand il y a des périodes de canicules, les gars ils allument tous les mecs ont les moyens, ils allument tous leur climes et on monte entre 50 et 60°gr, ça fait mourir les pauvres qui

sont dans la rue. Mais ça personne n'en parle. Oui, c'est des pauvres des

parle. Oui, c'est des pauvres des pauvres formalis.

Non mais c'est intéressant de voir que Oui oui, c'est intéressant de voir que on se focalise sur le CO2 alors que les plantes adorent ça et que il suffirait de reboiser. Et par exemple, un autre

de reboiser. Et par exemple, un autre truc dont personne ne parle, nous on a beaucoup travaillé dans les forêts tropicales. Quand on est dans une forêt

tropicales. Quand on est dans une forêt tropicale, on est à 25 26°gr. Quand on

des fois pour faire un champ de soja, on monte à 50 52 à midi. Or, la différence thermique entre l'équateur et les pôles forme ce qu'on appelle les alisés, les vents très doux qui apportent de la

pluie et qui sont très très doux et qui nous apportent la fraîcheur. Quand au

lieu d'avoir une différence entre 25°gr et 0, on a une différence de 50° 0, on transforme ça en ouragan.

Voilà. Plus

et les ouragans explosent au fur et à mesure qu'on des forestes, les ouragans augmentent de plus. Et ça, personne n'en parle. Oh clud, c'est un petit orage, ça

parle. Oh clud, c'est un petit orage, ça fait tourner les éoliennes.

Oui. Non parce qu'avec un ouragan, elle tourne pas, hein.

Et il les arrête tout.

Ça fait fonctionner les vendeurs d'éolienne.

Voilà.

Et les réparateurs de toit de maison et les producteurs de Balza. Voilà.

En au en Brésil.

Au Brésil à l'équiteur et les vendeurs de Grèce.

Voilà.

Qu'est-ce que vous êtes des petits boutrains tous les deux.

Voilà. On a [rires] pas beaucoup de choix, beaucoup de par contre si avec notre vin on passe là c'est notre petit paradis c'est notre vigne.

On ira boire ton pinard.

Ah ouais, il faudra que vous veniez le boire parce que c'est super.

Je vais prendre quelques questions internet qu'on va découvrir ensemble. Je

voudrais que on vous dit on vous a collé l'étiquette que vous étiez d'extrême droite des pitnies ainsi de suite.

Mais il faut faire un ha enfants. Tu vas

voir Fillard, tu dis voilà on nous a catégorisé comme extrême droite, on peut plus nous publier. Est-ce que tu peux pas nous faire une petite place sur ton

étalage ? Je [grognement] suis sûr

étalage ? Je [grognement] suis sûr que la nana chez Fire, elle va dire comment elle s'appelle déjà ? Elise Boë.

Je suis sûr qu'elle va elle va te trouver une petite place.

Autant utiliser la la propagande qu'on t'a fait sur la tête pour te faire publier. Non

publier. Non non, tu veux pas les faire publier GF ? Ah

toi tu es une puriste à côté de Sarkozi.

Ouais ouais.

Non non ça va.

Non pas Sarkozi. Ah il a écrit son bouquin en combien combien d'années ? Ah

non tu en 3 semaines.

Sem il resté 3 semaines.

Ouais il a ramassé le savon peut-être.

Ça ça a donné beaucoup de maturité d'un coup.

[grognement] Je vous lis les questions d'internet que je découvre en ce moment. Tu voudrais te faire publier par qui d'ailleurs ? Si par

exemple, je prenais mon téléphone que j'appelais n'importe qui, tu voudrais que j'appelle qui ?

Oh là sois pas timide.

Tu es trop timide. Bon question

internet. Je prends la première. Claude,

est-ce que tu as un sujet que tu souhaites aborder avant qu'on prenne les les questions internet ? Un truc que tu as pas Non, je crois qu'on a Tu as demandé à ta femme si elle voulait aborder un sujet ?

Aborder un sujet du livre ou pas ?

Non, je crois qu'on a assez on a dit assez de choses.

Question internet. Que pensez-vous des enseignements au lycée agricole ? On a

déjà parlé mais je la lis quand même.

Nous avons la chance d'avoir ce type d'établissement. J'y suis passé et j'ai

d'établissement. J'y suis passé et j'ai poussé leur profil chez vous. Que

pensent-ils des gens qu'ils rencontrent et des retours qu'ils auraient s'ils en s'ils en ont s'ils y vont ? Bon ça on a déjà parlé.

Ouais, je crois qu'on a pas mal parlé l'enseignement agricole.

Autre question internet que je découvre.

Bonsoir. Y a-t-il une solution face à l'impasse dans laquelle nous sommes alors que tout va bien ? Comment comment

pourront être gérés les citadins en cas de rupture de la normalité alors que la réalité ne pourra pas se régler elle-même pour interrogation.

Est-ce qu'on va voir des foules de citadins débarqués à la campagne parce qu'ils peuvent plus ils peuvent plus becter parce qu'il y a plus de camion parce que le gazoile coûte trop cher donc les supermarchés sont plus livrés.

Moi je crois pas. Ils pourront pas se nourrir.

Ils pourront pas de toute façon parce que il y aura pas déjà à l'extérieur parce que quand vous avez se nourrir quand il y a un champ de blé, il faut il

faut faire de la farine. Est-ce qu'ils

seront capables de faire du pain ?

Est-ce qu'ils seront capables de planter trois radis ? Moi je crois pas. On n'est

trois radis ? Moi je crois pas. On n'est

pas du tout à l'époque au moment de la guerre où les gens partaient et euh pouvaient trouver des des paysans qui pouvait leur vendre avec du troc une

douzaine d'eux un lapin. Là c'est fini ça. Il y a plus il y a plus ça.

ça. Il y a plus il y a plus ça.

Ils ont plus de poulailler les paysans.

Fin ils ont plus rien. Ils ont même pas de jardin potager.

Et c'est réalisé. Ils ont pas de jardin potager.

Je crois pas. Puis on est tellement on est tellement je pense que la citadains, ils sont aussi tellement dans les choses qu'il les acquis. C'est-à-dire qu' pour

le le pour eux euh ce qu'on leur dit ou revenir à à un certain bon sang, c'est retourner à l'âge de pierre, c'est-à-dire ne plus avoir la

possibilité de d'avoir son iPhone, la possibilité de de pouvoir euh bah s'offrir ce qu'ils ont envie qui sont pas forcément [grognement]

l'indispensable. Et en fait, je crois

l'indispensable. Et en fait, je crois que c'est très compliqué parce que ils ne veulent pas ils veulent toujours avoir le même niveau de vie, le la même possibilité de de s'acheter le le

dernier iPhone, le la game ou un truc comme ça. Et euh pour aussi revenir à si

comme ça. Et euh pour aussi revenir à si on voulait revenir à quelque chose de de plus acceptable et de plus durable, il y a un moment, il faudra aussi avoir une

forme de décroissance. on a pas parlé mais on peut pas on peut pas consommer de la manière dont on consomme pour même en cas de crise et demain encore pire

demain et après-demain et il y a un moment et on ils seront obligés de d'être dans la décroissance. Ça va être une obligation.

Ce sera une décroissance heureuse ou une récession douloureuse ?

Récession douloureuse.

Ouais.

Parce que toi comme moi, Claude, tu as remarqué qu'il travestissait la langue française.

C'est absolument dramatique. Je vais te lire un truc Claude. Tu vas me dire ce que tu en penses. NGT ou NBT ? Le

Conseil de l'Union européenne valide l'accord vers une conclusion en mai. Le

Conseil de l'Union européenne a annoncé ce avril avoir adopté le texte de compromis final sur les nouvelles techniques génomiques NGT ou NBT. Si le

Parlement européen donne son feu vert, alors de son vote en plaignière prévue en mai, la le nouveau cadre réglementaire devrait être s'appliqué à

partir de mi-202.

Ça te parle les nouveaux OGM là ou ?

Alors, le problème des OGM, de tout ce qui est clonal, de tout ce qui est manipulé génétiquement, c'est que ça n'a aucune robustesse. Par exemple, si on

aucune robustesse. Par exemple, si on fait du semidirect sous couvert, c'est pas la peine d'essayer de travailler avec les clones, les variétés de clones de blé ou d'orge, ça poussera pas parce que ils sont tellement dégénérés

que ils ne peuvent pousser qu'avec des produits chimiques. Donc, croire que

produits chimiques. Donc, croire que c'est avec de la génétique, de la manipulation génétique qu'on va, c'est du bidon absolu. C'est c'est je veux

dire c'est c'est le délire de de Mon généticien qui le prix Nobel qui disait "Mais les êtres vivants c'est que des machines autorproductibles, c'est tout quoi. C'est du grand n'importe quoi." Or

quoi. C'est du grand n'importe quoi." Or

les anciens ils ont sélectionné des variétés de blé, des variétés de pommes adapté aux différentes régions de France, beaucoup plus résilientes au niveau changement climatique et cetera.

C'est alors que le clone lui, il faut voir les maladies qui s'abattent sur les clones dans la vigne, dans les dans les un blé à l'heure actuelle. Moi quand

j'étais gamin, mon grand-père avait une ferme. On traitait pas les blé.

ferme. On traitait pas les blé.

Maintenant un blé s'est traité entre 4 et 6 fois. Un pomme une pomme de terre s'est traité jusqu'à 20 fois. Un arbre

fruitier c'est jusqu'à 40. C'est-à-dire

qu'ils sont tellement dégénérés que s'il y a pas tous ces pesticides pour les protéger, on produit rien. Donc croire

qu'avec de la génétique, on va régler le problème de l'alimentation, c'est du c'est encore de l'illusion technologique ça. Je suis maître du monde parce que je

ça. Je suis maître du monde parce que je manipule le l'ADN auquel je comprends rien parce qu'ils comprennent rien à l'ADN. Ils font croire qu'ils y

l'ADN. Ils font croire qu'ils y comprennent, ils comprennent rien.

Question internet. On entend sans cesse que les agriculteurs n'arrivent plus à vivre de leur métier. Dans ces

conditions, est-ce vraiment surprenant que les jeunes ne veuillent plus s'y engager ? Ça c'est sûr.

engager ? Ça c'est sûr.

Oui, mais je ce que j'ai répondu tout enfin je pense tout à l'heure si en fait euh et effectivement les agriculteurs ne vivent plus de leur métier parce que bon il y a un problème de la manière dont on

achète le le produit et si on valorisait le métier de d'agriculteur dans à sa juste valeur euh à l'équivalent d'un SMIG de quelqu'un qui

est à la chaîne et qui vise des boutons des boulons ou d'un d'un jeune qui va qui sera mon même salaire mais qui va faire un produit de qualité, qui va

faire plaisir à quelqu'un quand on va lui acheter ou ses pommes et tout, c'est autre chose au niveau de de sa vie. Et

je pense que les il y a il y a aussi pas d'agriculteur parce qu'en fait on a dévalorisé ce métier et que les les gens veulent pas y aller. Il y a pas que l'argent. Il y a des gens il y a pas que

l'argent. Il y a des gens il y a pas que l'argent.

Question internet. [raclement de gorge] Où en est où on en est dans la fertilité des terres agricoles en France aujourd'hui ? Deux points. Quelle source

aujourd'hui ? Deux points. Quelle source

et preuves chiffrées a-t-il à nous recommander pour les mesurer pour interrogation ?

Alors, il y a il y a une loi sur la santé toute simple. Il faut pas que le taux de matière organique soit inférieur à 18 % du taux d'argile. Ça veut dire si j'ai un sol à 20 % d'argile, faut pas

que je descende au dessous de 3,6 % de matière organique. Or, à l'heure

matière organique. Or, à l'heure actuelle, la moyenne des seuls agricoles français est inférieure à 2 %.

La source de ça, ça c'est c'est Changin, la faculté Sangin en Suisse et euh et ça c'est une donnée fondamentale à la sortie de la guerre.

La moyenne de la tenue en matière organique européenne c'était 4 %. Donc

ça marchait bien, c'était des sols qui étaient peu sensibles à l'érosion. Euh

alors effectivement, il y avait pas les engrais chimiques, donc on faisait pas les rendements extraordinaires et maintenant on est sur des sols qui sont à moins de 2 %. C'est qu'on retire les engrais, on ne produit plus que d'all.

Donc là là, on va être très mal.

C'est-à-dire que les anciens avec 4 % de matière organique sans engrais chimique, il faisaient 15 quâ taux 15 20 quintaux en blé. Là maintenant, on en fait 70 60

en blé. Là maintenant, on en fait 70 60 70 avec les engrais. Mais là, on retire les engrais. Et ben c'est pas 15 quinta

les engrais. Et ben c'est pas 15 quinta qu'on va faire, c'est 5. Et là ça va être compliqué.

Bah tu sais ce qu'on va manger ? [rires]

Oui. [raclement de gorge] Pétrole.

Ouais ouais. J'ai j'ai On aura un autre régime gastronomique.

[soupir] [grognement] Question internet. Bonsoir amis

Question internet. Bonsoir amis Bourguignon.

Pensez-vous que la sortie de l'Union européenne serait une bonne option pour faire du protectionnisme qui permettrait aux agriculteurs d'avoir un meilleur revenu et de pouvoir lever le pied sur

les rendements afin de soulager leur sol ?

Si c'est trop politique, vous êtes pas obligé de répondre.

Je sais pas si sortir de l'Europe, c'est forcément faire des marchés comme on en fait avec des pays comme le mercour ou les

alliances avec vraiment des pays. Mais

l'Europe, elle nous a apporté elle nous a apporté certaines choses. Moi, je

serais pas je je pense pas que ça soit c'est plus les dirigeants de cette de cette Europe qui pose un problème, mais l'Europe non. Parce que l'Europe c'est

l'Europe non. Parce que l'Europe c'est un écosystème he on a le milieu militernéen, le milieu tempéré, le milieu froid. Donc ça permet de produire

milieu froid. Donc ça permet de produire tout.

Voilà, il y a un mec qui fait une un commentaire. Les Bourguignons vont

commentaire. Les Bourguignons vont parler de labour sans doute de points alors qu'un hectare sur de ne sont déjà plus labourés. En France, la part des

plus labourés. En France, la part des terres cultivées sans labour technique culturale simplifié ou de semidirecte est devenue importante. Les ordres de grandeur les plus cités sont environ 47

% des surfaces agricoles utiles n'est pas labouré donne autour de 2007 issu d'agressé. Comment interpréter ces

d'agressé. Comment interpréter ces chiffres ? Bon c'est chat pété. [soupir]

chiffres ? Bon c'est chat pété. [soupir]

[grognement] C'est un commentaire qui vaut le coup qui vaut pas le coup.

Ouais c'est c'est en partie vraie.

Alors, il y a ce qu'on appelle la technique culturale simplifiée. Il son

consiste à agiter, à remuer le sol avec des machines. Effectivement, c'est plus

des machines. Effectivement, c'est plus du labour mais mais ça ça brutalise fortement les sols et tout. Alors, il y a la le ce qu'on appelle la technique culturale de

semirect souscouvert et ça des agriculteurs qui savent maîtriser les couverts pour semer. Pour le moment, il y en a pas énormément. Ça se développe hein. Nous on a fait le premier en 2000

hein. Nous on a fait le premier en 2000 premier agriculteur depuis ça se développe et ça continue à se développer mais ça se ralentit parce que l'État n'aide pas cette technique. Normalement

en ça devrait être le programme numéro 1 de l'INERAD en recherche trouver les les couverts pour chaque région de France.

Des couvertes c'est quand vous êtes en zone méditerranéenne vous récoltez votre orge fin juin. Il pleut plus beaucoup.

Donc faut trouver des graines des espèces qui sont capables de pousser sans sans flotte. Ça existe dans la nature. Il y a tout ce qu'on veut, tout

nature. Il y a tout ce qu'on veut, tout ce qu'il faut. Il y a 400000 espèces de plantes. Problème, c'est qu'il y a pas

plantes. Problème, c'est qu'il y a pas de programme de recherche là-dessus.

Donc évidemment, l'agriculteur nous dit "Ah ouais, mais ça pas couvert, il a pas il a pas germé." En plus, il y a une loi botanique qui nous dit que pour couvrir complètement un sol et pas avoir de mauvaises herbes, il faut au moins 12

espèces. Alors 12 espèces, c'est

espèces. Alors 12 espèces, c'est compliqué à à à gérer, mais à six espèces, on couvre déjà 90 % du sol.

Donc on limite considérablement les Mais c'est une technique qui demande d'être complètement changée. C'està-dire qu'on

complètement changée. C'està-dire qu'on met il faut mettre des engrais au couvert sinon il poussent pas puisque la la culture d'avant a tout vidé surface du sol. Donc c'est toute une technique

du sol. Donc c'est toute une technique qui demande à être complètement améliorée et développée scientifiquement et pour le moment ça avance très lentement. Ça avance heureusement mais

lentement. Ça avance heureusement mais très lentement et pas à la vitesse où on je veux dire pour le moment je suis désolé mais enfin la balance économique de l'agriculture est négative hein donc on va pas assez vite.

T'inquiète avec la guerre en Iran, ils vont être obligés de se secouer un peu les puces ou sinon ils vont se faire couper la tête donc t'inquiète ils vont bosser quand ils vont avoir bien peur parce que quand la fin va commencer à mordre

peuple la famille n'a pas d'oreill.

Ouais. [raclement de gorge] Question fréquente mais bonne à rappeler de points. Quels exemples d'agriculture

de points. Quels exemples d'agriculture compétitif qui évitent les engrais de la pétroagriculture pourinterrogation ?

Bah l'agricol, il vient d'en donner une le rotation rotation association semi souscouvert

et puis vocation des sols, c'est-à-dire ne pas ne pas violer un sol, être en adéquation avec ce qu'il est capable de produire et pas dire moi je veux

l'agrologie. Faire de l'agrologie et pas

l'agrologie. Faire de l'agrologie et pas de l'agronomie, c'est pas moi qui nomme.

Question internet que je découvre avec vous. Est-il vrai qu'en France les

vous. Est-il vrai qu'en France les engrais étaient naturels notamment par transformation des algues marines avant l'utilisation massive des engrais d'origine pétrochimique ? Pour

d'origine pétrochimique ? Pour interrogation, il semblerait qu'une directive de l'Union européenne interdise aujourd'hui la culture d'algue sur le territoire français. Alors il va

pas vérifier ça.

Alors toute la tout le maréchage breton était basé sur le ramassage d'ivarec avec des fameux chevaux bretons parce que il fallait qu'il soit costaud parce que

une charrette c'est des charrettes avec un seul axe avait deux immenses roues parce que quand ils étaient dans le sable et qu'il fallait que le cheval sorte la charrette, il fallait que les hommes poussent derrière. Tu fais bien

le cheval, hein. [rires]

Et le [raclement de gorge] et et ce Varek était riche en sel et donc ça permettait de faire les fameux chou-fleurs et chou breton puisque les choux sont des espèces maritimes et qui aiment le sel. Ça faisait les fameux

radis bretons. Donc ça faisait des

radis bretons. Donc ça faisait des cultures très typées et très goûteuses.

Tout les asperges aussi tout ça ça a été abandonné et on les var les utilise plus alors que c'est du déchet de la mer et les Bretons le réutilisé pour fertiliser leur sol. Mais c'est fini parce que il

leur sol. Mais c'est fini parce que il faut aller le ramasser. Enfin, c'est

compliqué quoi. Alors que l'engrais chimique, c'est tellement simple.

On arrive à la fin de notre interview.

Est-ce qu'il y a un sujet que vous souhaiteriez aborder qu'on a pas abordé ? Lydia ? Non.

? Lydia ? Non.

Lydia, tu as l'air blasé. Tu as l'air blasé par nos politiciens. Tu as l'air blasé de de la situation.

Oui peut-être.

Ça te fait mal au cœur de voir la France comme ça, de voir est-ce qu'on va laisser ? Et je trouve que

laisser ? Et je trouve que je trouve ça a été très vite. Ça va très très vite. Là si euh bon c'est vrai que

très vite. Là si euh bon c'est vrai que je suis peut-être une vieille dame mais par rapport quel âge par rapport à ça ne se dit pas.

Quel âge ta femme ?

Par rapport à je peux te donner mon âge 74.

Oui mais quand tu l'as rencontré elle était mineure. C'est ça ? [rires]

était mineure. C'est ça ? [rires]

Voilà. C'est ça. Euh par rapport à ce qu'on a vécu depuis qu'on travaille, même quand on a commencé à travailler, je pense bon, les sol était pas en meilleur état, mais il y avait il y

avait encore je dirais des valeurs et là il y a une accélération de la corruption de et pour moi c'est une véritable accélération. On est presque en perte de

accélération. On est presque en perte de démocratie. On a des on a des politiques

démocratie. On a des on a des politiques qui enfin dans dans le monde quand on parle de Trump de de de Poutine de de Netaniaou de de Macron aussi ou de Ching

Ping, on n pas parlé mais ce chinois quiattend alors là lui il attend et puis il bouffera qu'il aura envie je pense de manger mais [grognement] je trouve qu'il y a vraiment une

accélération et je oui j'ai un malaise parce que je oui j'ai un malaise par rapport à cette situation qui s'accélère et qui n'a pas de on a l'impression

qu'on ne peut plus l'arrêter. C'est ça

qui est qui est aussi problématique. On

n' pas les clés, on n' pas le plan B pour arrêter cette perte de de de notre planète, de la biodiversité, de la qualité, de la pensée. On peut on peut

plus, on ne l'arrête plus. Et h voilà, ça me Et c'est vrai qu'on parle moral, on est on est à Cor, ils sont en train d'arracher la moitié du vignoble à Cor.

Attends, quand je vais débarquer dans ta région au mois de septembre pour faire les vendanges, vous inquiétez pas tous les deux, moi je vais vous mettre le moral.

Et c'est vrai que c'est c'est dur à à voir quoi parce que c'était quand même un des fleurons de la France le vin. Ils

ont réussi à détruire même ça. C'est euh

Et donc nous on travaille beaucoup sur le lieu, la notion de lieu, le lieu pour faire des bonnes fraises, le lieu pour faire du bon vin, le lieu pour faire la bonne viande, ça c'est balayé complètement.

On parlait de on a parlé beaucoup d'agriculture mais moi ce qui me surprend aussi c'est que en fait la notion de goût c'est fini. Un étudiant

même ou même des gens qui ont les moyens ils vont se faire ils vont satisfaire d'aller manger des choses qui sont insipites, qui sont

trafiquées, recomposé et tout. Alors que

avant c'était un vrai plaisir de manger.

C'est fini. Les gens, ils ont un sandwich, ils poussent le cad ou ils sont ils ont le sandwich, ils regardent aussi leur portable. C'est fini. En

fait, cette communion autour aussi du repas euh n'existe plus. C'était ça

faisait famille, ça faisait société, il y avait une communion, il y a plus. Ça

c'est absolument terminé. Ou alors

même avant quand tu fais ton bœuf bourguignon avec mamie dans la cuisine qu'elle t'explique d'où est-ce que ça vient, comment ça se fait, pourquoi il

faut laver les carottes, pourquoi il faut faire dorer les lardons, trouver les bons petits oignons qui vont bien.

C'est tout ça que tu trouves qu'on a perdu ?

Oui, je pense qu'on a perdu aussi ça c'est moi je je me souviens quand les enfants rentraient et pourtant Dieu sait si on travaillait. Bon bah la première chose, il disait "Oh là ça sent bon." Il

soulevait le couvercle et pourtant je faisais pas.

Voilà c'était et puis qu'est-ce qu'on va manger et tout. C'est quand même quand on regarde il y a des soirées des parents qui disent "J'ai emmené en soirée mes gamins manger parce qu'ils veulent manger du mato." Bon je un jeune

homme mais en fait de la de la fast food c'est quand même incroyable. Le goût

c'est aussi autre chose, c'est aussi un autre regard par rapport à nos territoires, par rapport au pays puisque tu parles de la France. Et bien en fait la notion du goût, la notion d'un lieu,

c'était aussi le patrimoine, c'était la France, c'était et ça est en train de complètement c'est de de disparaître au nom de la facilité. On n' pas le temps

de cuisiner, on n pas le temps de ceci.

Euh mais oui, mais je fais mon sport, c'est mieux que et même c'est aussi c'est une relation en famille qui tombe

aussi parce qu'on prend pas le temps de de à la limite de de préparer un bon petit plat à son garage. Ça va pas la tête, tu es en train de dire famille,

repas dans la même phrase, tu es coincé là, tu es d'extrême droite.

Ouais, pardon. Là là, je t'avais dit de pas

pardon. Là là, je t'avais dit de pas parler famille bouffe dans la même phrase. C'est grave ça. Attention

phrase. C'est grave ça. Attention

Claude, tu veux demander ce que dit ta femme ? Tu veux compléter ?

femme ? Tu veux compléter ?

Non, je crois qu'elle a très bien décrit.

C'est pas toi qui fait la bouffe à la maison. C'est ça. Si.

maison. C'est ça. Si.

Non, si on se partage bien. On se

partage bien tous les deux.

Elle est elle est meilleure cuisine.

Elle est meilleure cuisine. La chose que je dirais, c'est que tout le monde est très étonné. Mais il y a aussi une chose

très étonné. Mais il y a aussi une chose qu'on Claude parlait des poètes et tout, mais en fait si on ne fait pas son métier avec amour, la renation en amour

ou amitié mais vraiment une relation humaine, bah ça tient pas. Nous si on tient 50 ans, mais c'est parce qu'il y a le sexe. Ah

Claude, tu es d'accord avec moi [rires] ?

C'est important.

Ah bah oui, c'est important. Mais s'il y avait pas

c'est important. Mais s'il y avait pas eu ça, et bien en fait on se serait séparé parce que on n'est pas d'accord sur tout quand on écrit un livre en commun. Bah on n'est pas il y a des

commun. Bah on n'est pas il y a des moments mais il va dire ça moi je suis pas d'accord ou je veux dire tu vas faire ça et même dans les analyses quand on regarde un sol un profil je ressens pas forcément la même chose dans ce

profil les odeurs sont différentes. Je

je perçois plus les odeurs que Claude.

Il y a des choses que je vois plus alors que lui il voyait pas. Et en fait ça nous a fait de on a gravi des échelons grâce à ça. On n'aurait pas eu ça complémentarité.

Oui. Plus que de la complémentarité.

Donc c'est très important et il y a plus ça là. On revenit on on peut plus parler

ça là. On revenit on on peut plus parler de bah oui d'amour. Voilà. à dire

d'amour, c'est quelque chose qui est complètement Oui.

Et on a fait plus de 12000 analyses de sol à travers le monde. Donc on avec Lydia quand on descend dans un profil creuser un trou, on commence à savoir très rapidement. C'est un peu comme un

très rapidement. C'est un peu comme un médecin qui a un médecin de famille qui a travaillé pendant des années. La

personne rentre, il s'est déjà il y a déjà une idée de la maladie qu'à la personne. Ben nous, on arrive sur un

personne. Ben nous, on arrive sur un seul, on sait déjà qu'est-ce qui qu'est-ce qui tourne par rond. et on a fait faire une analyse statistique de ça de ça et on a créé euh avec Liga une théorie euh qu'est-ce que c'est qu'un

haut lieu ? Qu'est-ce que c'est qu'un

haut lieu ? Qu'est-ce que c'est qu'un endroit qui fera des bonnes fraises, de la bonne huile d'olive, de du bon vin et cetera. Et c'est important ça. C'est

cetera. Et c'est important ça. C'est

important parce que non, je ris parce que Claude c'est bah vous l'avez vu Claude, il a pas sa base de chiffre, il faut du chiffre mais il y a [grognement] plein de choses. [rires]

C'est parce que c'est important c'est parce que je lui dis tiens tiens il faut faire comme mais il c'est truc et ça me fait rire.

Là, je ris parce que bon et tu te laisses faire toi ? Elle se

fout de [rires] ta gueule.

Ah parce que tu crois que bon.

Ah ouais, t'inquiète.

Euh mais c'est vrai que c'est les chiffres.

Bon les amoureux là, on se détend un peu. Vous êtes en train de me faire

peu. Vous êtes en train de me faire rigoler. Euh Lydia, je voudrais que tu

rigoler. Euh Lydia, je voudrais que tu me conseilles trois bouquins pour la communauté.

Trois bouquins. Euh ben il y a celui [grognement] trois livres. Il y a celui que je viens

trois livres. Il y a celui que je viens de j'ai oublié le Éric Sadin.

Éc Sadin sur sur Lia.

J'ai bien aimé bah là c'est un cadeau de ma fille.

Tr c'est un roman euh c'est sur le sur le les relations humaines et puis le le troisème manifeste pour une agriculture grâ de

Claude et Lydia Bourignon. [rires] Pas

mal, pas mal. C'est interdit. Donc tu

vas m'en donner une un 4e.

J'ai pas le droit de faire de la publicité pour moi. [rires]

Euh dernier bouquin de Bruno Lemè sur qu'il était très triste de pas avoir sauvé l'industrie française. Tu veux pas le

l'industrie française. Tu veux pas le dire ?

Non. Non,

ça va me faire gagner du temps. Tu

déconnes. [rires]

Non. Voilà.

Bon Claude, trois bouquins.

Je pense qu'il faut lire relire 1984.

C'est c'est quand même fondamental.

Enfin, c'est vraiment complètement visionnaire de ce qui est en train de nous arriver. Je crois qu'il faut lire

nous arriver. Je crois qu'il faut lire ça. Euh qu'est-ce que je dirais en ce

ça. Euh qu'est-ce que je dirais en ce moment ? Moi, je suis en train de de

moment ? Moi, je suis en train de de relire les frères Karamazov parce que c'est tout tout le cœur de l'humanité et tout tout le problème de la violence et de je crois que c'est c'est très beau

aussi. Et puis quoi d'autre ? Comme

aussi. Et puis quoi d'autre ? Comme

Maiavel, le prince un peu la politique pour relire le prince de Maavel.

Claude, je voudrais que tu me donnes un conseil pour les jeunes générations.

Une bouteille la mer, quelque chose qui restera impérissable.

Apprenez à cultiver votre jardin.

Lydia, je voudrais que tu me donnes un conseil pour les jeunes générations. Une

bouteille à la mer.

Aimez-vous.

Lydia et Claude Bourguignon. Merci.

Merci à vous, à toute l'équipe.

Merci et on se revoit.

[musique] [musique] [musique]

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