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PHILOSOPHIE : L'AMOUR, LES ENFANTS, LA VIE... ÉNORME MENSONGE ? CETTE VIDÉO VA CHANGER VOTRE JOURNÉE

By LEGEND

Summary

Topics Covered

  • La souffrance naît de notre imagination, pas des événements
  • Tout amour est égoïste, assumons-le
  • L'amour est un masque biologique pour la reproduction
  • La sublimation : transformer le désir sexuel en créativité
  • Le bonheur n'est pas Pleins de plaisirs mais Ataraxie

Full Transcript

Aujourd'hui, notre invité s'appelle Charles Robin. Il a une chaîne qui

Charles Robin. Il a une chaîne qui s'appelle le précepteur où il parle de philosophie.

Le bonheur, c'est l'absence de trouble.

La plus grande partie de notre souffrance, elle est liée à l'imagination, c'est-à-dire de l'inquiétude, de la projection, de l'anticipation. Parce que nous sommes

l'anticipation. Parce que nous sommes pas malheureux à cause de ce qui nous arrive, mais à cause de la manière dont nous interprétons ce qui nous arrive.

Tu dis que l'amour est un mensonge.

Je reprends Chopenhauer quand il dit que l'amour est un mensonge et qu'en fait ce qui nous domine c'est l'instinct sexuel.

Bonjour tout le monde, bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité

Légende. Aujourd'hui, notre invité s'appelle Charles Robin. Il a une chaîne qui s'appelle Le précepteur où il parle de philosophie, où il explique la philosophie. Vous êtes plus d'un million

philosophie. Vous êtes plus d'un million à le suivre d'ailleurs sur YouTube. Ça

fait longtemps qu'on voulait recevoir Charles. On va parler de philosophie

Charles. On va parler de philosophie aujourd'hui, de la vie, de la mort, l'amour, des grandes choses. On va

parler de beaucoup de choses. Mais juste

avant, je voulais remercier juste notre partenaire sur cette vidéo. C'est Fruit

Jean. C'est une société qui propose des mélanges de fruits et légumes liophilisés en poudre. Il y a quelques temps, on a reçu Florent et Valérie. En

fait, ils sont mère et fils. Ils ont

ensemble créé la marque Frog. Alors, en

France, il faut savoir que seulement 20 % des Français mangent assez de fruits et de légumes frais par jour. Et chez

Fruis, ils ont eu l'idée en fait de liophiliser les fruits et légumes pour garder en fait juste les nutriments essentiels, les vitamines, les fibres, les minéraux en fait pour vous permettre d'en consommer plus facilement avec un

petit sachet. Et donc Florent et Valérie

petit sachet. Et donc Florent et Valérie sont venus nous raconter comment ils ont monté FR en famille il y a 5 ans en commençant par créer des petites recettes eux-mêmes dans leur cuisine.

Ils nous ont expliqué aussi leur parcours, comment ils ont réussi à faire de Frodis, une entreprise qui cartonne aujourd'hui avec plusieurs dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires.

Et comme on parle de diététique, on a reçu Jean-Michel Cohen qui est nutritionniste, vous le connaissez peut-être, il est venu nous parler des aliments en fait bons pour notre santé, de ce qu'il faut manger au petit-déjeuner par exemple et la rapport qu'on a au sucre au quotidien, on aborde

plein de de sujets et de rumeurs. Alors

si c'est pas encore vu l'émission avec Florent et Valérie, les cfondateurs de Fruis, on vous met toutes les infos et le lien dans la description pour voir l'émission sur YouTube. Voilà, merci

beaucoup à eu de nous sponsoriser. Merci

beaucoup et juste avant de de commencer, n'hésitez pas à vous abonner en 30 secondes sur notre chaîne YouTube. Juste

avant de commencer, vous pouvez aussi commenter la la vidéo et puis la liker, ça nous aide beaucoup. Et en podcast audio sur Spotify, Apple Podcast, Amazon Podcast. Si vous nous découvrez

Podcast. Si vous nous découvrez aujourd'hui, sachez qu'on est disponible juste en audio. Ça pouvez nous mettre dans la voiture, sur les transports, les transports. Si vous êtes au bureau,

transports. Si vous êtes au bureau, c'est être le soir en train de cuisiner ou chez vous, vous pouvez mettre les écouteurs et puis nous écouter. Donc sur

ces plateformes de podcast audio. Merci

de faire de légendes, le premier podcast de France chaque semaine, on le voit et ça nous touche beaucoup. Merci beaucoup

pour tout ça. Juste avant de de commencer, je vous rappelle qu'on part en tournée parce que justement Charles le précepteur, philosophe, on va parler de philosophie, elle vient de Montpellier. On va justement passer à

Montpellier. On va justement passer à Montpellier. On va lancer une tournée à

Montpellier. On va lancer une tournée à partir du 7 octobre 2026. On sera le 17 octobre à la suite de France Arena. Donc

si vous voulez prendre vos places, vous pouvez y aller. Il y a 8300 places justement à Montpellier. Il y aura Réy Gaillard qui sera avec nous pour ce show. Il y aura des invités qui ont

show. Il y aura des invités qui ont marqué la chaîne. Il y aura une scène centrale. Vous pouvez venir en famille,

centrale. Vous pouvez venir en famille, entre amis avec des enfants. Et il y aura des anecdotes qui n'ont jamais été racontées à l'extérieur et vous pourrez vous ne pourrez pas filmer dans la salle. il y aura une impossibilité de

salle. il y aura une impossibilité de filmer ni d'enregistrer et donc du coup on pourra vraiment se dire les choses et tout ce qui se dira en salle restera en salle. On va venir à Toulouse, à

salle. On va venir à Toulouse, à Chambéri, on passera à Strasbourg vous voir à Nice, à Montpellier, à Bruxelles, à Paris aussi à la Adidas Arena. On fait

deux soirs à la Adidas Arena le 15, le 14 et le 15 novembre 2026. Donc si vous voulez prendre vos places, légende-tour.fr.

légende-tour.fr.

Hâte de vous y voir. On est en train de préparer des trucs. On a des autorisations. Vraiment, je ne pensais

autorisations. Vraiment, je ne pensais pas qu'on les aurait. On est en train de de pouvoir faire quelque chose d'exceptionnel sur cette tournée avec des invités incroyables. Il y a Franck Dubos qui sera là, il y aura Cavadams,

Michael Youun, Maxime Gasteuil, Samuel Bambi qui sera là aussi. Il y a plein d'invités qui vont se rajouter et qu'on va annoncer très bientôt. Il y a quasiment plus de place sur la plupart des dates, donc allez les prendre rapidement si vous voulez. C'est

légende-tour.fr.

Hâte de vous y voir et c'est parti. On

va parler de philosophie maintenant et de philo vraiment facilement compréhensible avec Charles le précepteur sur les gendes. On y va.

Charles Robin alias le précepteur. Je

vulgarise la philosophie et aujourd'hui je vous raconte mon parcours sur les gendes.

Et ben voilà, bienvenue ça. Je te

reprends le clap. Merci à toi. Je suis

content de te recevoir.

Ça fait longtemps que je voulais te recevoir.

Ouais et moi ça fait longtemps que je regarde ton émission euh que j'aime beaucoup. Merci

beaucoup. Merci parce que je trouve que tu as une grande qualité par rapport à beaucoup d'interviewers, c'est que tu laisses parler tes invités et surtout que tu n'es pas dans le jugement. Et moi qui

aime la philosophie, j'aime comprendre et je trouve qu'il y a il y a pas meilleure approche de l'être humain que de le laisser s'exprimer et en mettant de côté nos jugements, nos a prioris et nos préjugés. Donc

nos préjugés. Donc que d'écouter. Ouais, il faut écouter.

que d'écouter. Ouais, il faut écouter.

Il faut écouter et puis parfois on se surprend écouter des gens dont on se dit qu' nous auraient pas intéressé au départ. Tu vois, moi ça m' arrivé des

départ. Tu vois, moi ça m' arrivé des fois d'écouter certaines de tes émissions en me disant "Bon, ça va peut-être pas m'intéresser et finalement si tu apprends énormément de choses."

Donc bah bravo pour ce que tu fais.

Plus sur l'être humain. Bah merci

beaucoup toi aussi. Alors Charles, une chaîne qui s'appelle le précepteur et tu as 1 million d'abonnés, c'est ça ? Sur

YouTube aujourd'hui. Euh c'est c'est très intéressant sur plein de sujets. Je

je me suis pareil, tu es en podcast aussi, tu es sur YouTube et à chaque fois je j'écoutais des petits extraits, je disais [ __ ] mais c'est hyper intéressant. On s'était écrit sur les

intéressant. On s'était écrit sur les réseaux sociaux. La petite anecdote, on

réseaux sociaux. La petite anecdote, on devait euh faire cette émission depuis longtemps. Tu habites à Montpellier toi

longtemps. Tu habites à Montpellier toi et euh et on a eu deux trois empêchements sur des tournages et des décalages et on a enfin réussi. Donc je

suis très content. On va parler un peu de philosophie. Toi, le but de ta chaîne

de philosophie. Toi, le but de ta chaîne c'est d'essayer de de de pas de vulgariser. J'aime pas trop ce mot, mais

vulgariser. J'aime pas trop ce mot, mais de la rendre très accessible.

Moi, j'aime bien le mot vulgariser parce que j'assume le fait de m'exprimer à des gens ordinaires, à des gens normaux.

D'ailleurs, mon livre au départ, je voulais l'appeler la philosophie expliquée aux gens normaux, mais on m'a dit que ça pouvait être mal interprété, hein, parce que qu'est-ce que ça veut dire normal ? Normal, les gens normaux,

dire normal ? Normal, les gens normaux, c'est les gens ordinaires, c'est les gens qui ont un métier, qui ont une vie de famille, une vie sociale et qui n'ont pas une formation de philosophe mais qui pourtant se posent des questions,

s'interrogent, réfléchissent. Tu sais,

s'interrogent, réfléchissent. Tu sais, c'est le fameux barbecue pendant l'été où tu finis à boire des verrs de vin avec des amis puis à la fin, tu te mets à faire de la philosophie sans même t'en rendre compte. Et qu'est-ce que c'est

rendre compte. Et qu'est-ce que c'est faire de la philosophie dans ce cadre-là ? Bah, c'est se poser des questions

? Bah, c'est se poser des questions existentielles. C'est se poser des

existentielles. C'est se poser des questions sur le sens de la vie, sur le pourquoi on est là, sur qu'est-ce qu'une vie réussit, sur qu'est-ce qu'il y a après. Quand je dis après, c'est-à-dire

après. Quand je dis après, c'est-à-dire après la mort, toutes ces questions-là finalement qui nous accompagnent tout au long de notre vie et dont on ne sait même pas que ce sont des questions philosophiques. Bah moi, j'essaie de

philosophiques. Bah moi, j'essaie de montrer à travers ma chaîne et aujourd'hui à travers mes livres que ce sont des questionnements qui concernent absolument tout le monde et qu'il faut pas avoir peur de la philosophie.

On va parler de l'amour. Ouais,

c'est un sujet. On a on a fait une émission avec André Conponville il y a quelques temps sur la philosophie et qui avait été très apprécié. J'avais vu les messages demandé de refaire de la philo, je dis bah tiens, c'est l'occasion en

plus c'était prévu avec toi. On va

parler des pulsions, du hasard, de la mort, de la vie, des choses là. Tu dis,

on se pose toujours des questions.

Effectivement, on s'en pose sur plein de sujets. Comment on peut décrire ? Si tu

sujets. Comment on peut décrire ? Si tu

veux bien, pour reprendre la base, essaie de de partir du principe qu'on connaît pas du tout le sujet quand on commence une émission pour laisser personne sur le côté. Qu'est-ce que la philosophie très rapidement ? Puis

après, on va parler des des sujets précis. Bah,

précis. Bah, on peut partir de l'étymologie du mot.

Philosophie, c'est l'amour de la sagesse.

Oui.

Donc ça c'est un mot qui a été inventé par Pythagore.

La l'ami de la sagesse pour le différencier du sage. Le philosophe

n'est pas le sage. Le philosophe c'est celui qui aspire à la sagesse. Donc déjà

le philosophe, il sait pas tout hein.

Disons qu'il est en cheminement. Mais

une définition apprend, il apprend. Il

apprend exactement, il est à il est en perpétuel apprentissage le philosophe.

Donc il peut se tromper hein, c'est pas parce que quelqu'un est philosophe qu'il a forcément raison. C'est ça que je veux dire. Une autre définition un peu plus

dire. Une autre définition un peu plus simple, c'est celui qui s'interroge sur les grandes questions existentielles de l'humanité. Donc c'est les exemples que

l'humanité. Donc c'est les exemples que j'ai cité tout à l'heure. Par exemple,

qu'est-ce que le bien ? Qu'est-ce que le mal ? Qu'est-ce que le vrai ? Qu'est-ce

mal ? Qu'est-ce que le vrai ? Qu'est-ce

que le faux ? Que puis-je savoir ? Euh

que veut dire la mort ? Que veut dire la vie ? Tu vois toutes ces questions-là ?

vie ? Tu vois toutes ces questions-là ?

Bien sûr auxquelles on on est confronté d'une façon ou d'une autre. Moi je dis souvent, tu sais, on se pose la question du temps quand on voit apparaître les premiers cheveux blancs. On se pose la question du bien et du mal quand on a

été trahi par un ami. Donc ça part toujours de situations extrêmement concrètes. Pour moi, la philosophie ce

concrètes. Pour moi, la philosophie ce n'est rien d'autre que s'interroger et essayer d'éclairer des problèmes qu'on se pose tous et qui justement parce qu'on se les pose tous sont des

problèmes universels. Maintenant, c'est

problèmes universels. Maintenant, c'est bien d'avoir un bagage euh conceptuel, lexical parce que ben certains problèmes philosophiques nécessite d'avoir les

bons outils pour pouvoir les penser. Et

je pense qu'on peut aussi rendre la philosophie accessible et quand on emploie des mots techniques, bah il suffit de les définir ou de les illustrer et tout le monde peut s'y retrouver.

Ouais. Tu les faut avoir beaucoup de vocabulaire quand même pour comprendre à partir d'un certain niveau la philosophie.

Oui, mais c'est comme dans tout parce que n'importe quel domaine a son jargon, a son vocabulaire. et la philosophie ne fait pas exception. Mais ce que je veux dire, c'est que on nous a beaucoup trop fait croire qu'on ne pouvait pas faire

de philosophie si on ne maîtrisait pas le bagage technique. Et moi, je dis le contraire. Euh oui, faire des études de

contraire. Euh oui, faire des études de philosophie, ça aide pour pouvoir parler de tel auteur, de telle œuvre, de tel concept bien sûr, mais c'est pas pour ça qu'on peut pas en parler à quelqu'un qui n'a jamais fait de philosophie.

Toi, tu as 40 ans dans quelques jours après le tournage. Tu as quoi comme étude ? Comment tu t'es retrouvé à faire

étude ? Comment tu t'es retrouvé à faire de la philo ? C'est quand même pas quelque chose de très courant, je Ouais. Ben alors moi, j'ai fait un

Ouais. Ben alors moi, j'ai fait un master de philosophie, mais il faut savoir pour l'anecdote que j'ai passé ma vie à me demander ce que j'allais faire de ma vie. C'est-à-dire que j'étais bon

à l'école, donc ça je l'assume, je le revendique, j'étais à l'aise.

Pourquoi tu l'assumerais pas ? C'est pas

parce que ça peut donner l'impression que tu sais quand on réussit à l'école, c'est pas forcément une preuve d'intelligence, c'est une preuve d'adaptation au système éducatif tel qu'il est. Et

moi, j'aurais beaucoup de reproches à faire au système éducatif tel qu'il est.

Tu dis ça aussi pour ceux qui sont pas bons à l'école, pas pour ça qu'ils sont pas intelligents. Ex. Mais oui, parce

pas intelligents. Ex. Mais oui, parce que rester assis 8h d'affilé sur une chaise et être dans dans une sorte de passivité par rapport à l'information, tu vois, c'est pas évident hein. Moi je

pense que ça manque d'activité physique, ça manque aussi de mise en pratique, d'excitation du cerveau. De de de de d'apninging, de surprise, de trucs par que fondamentalement, qu'est-ce qui fait que tu as envie de comprendre ? c'est

quand tu fais face à un problème. Donc

le problème c'est je n'y arrive pas, je ne comprends pas, il y a quelque chose qui arrive, ça ne fonctionne pas. Donc

ça ça va ça va faire naître la curiosité et la curiosité va faire que tu vas apprendre et comprendre. Mais sauf que les gamins qui sont à l'école, on leur demande pas, on les met pas face à des problèmes, on leur dit "Vous allez

apprendre ça, mais pourquoi j'apprendrai ça ? Quelle est ma motivation ? Quel

ça ? Quelle est ma motivation ? Quel

sens ça a pour moi d'apprendre quelque chose dont j'ignorais l'existence une heure avant Tu vois, je trouve que c'est pas adapté. Je trouve que c'est plus

pas adapté. Je trouve que c'est plus efficace et j'ai été prof particulier pendant 10 ans, donc je sais de quoi je parle. C'est plus efficace de confronter

parle. C'est plus efficace de confronter l'élève à des problèmes pour ensuite l'amener à vouloir trouver la solution.

Et c'est comme ça qu'on apprend.

Qu'est-ce qu'on apprend le plus dans la vie ? On apprend ce qui nous intéresse,

vie ? On apprend ce qui nous intéresse, ce qui nous motive ou à contrario ce qui nous empêche d'avancer. Donc j'aurais

beaucoup de choses à dire sur l'éducation nationale mais moi dans mon cas personnel il se trouve que j'étais à l'aise donc j'étais adapté à ce type d'apprentissage.

Ouais ça t'a quoi ?

Ça m'allait et donc très vite je me suis découvert une sensibilité littéraire intellectuelle parce que je viens pas du tout d'un milieu intellectuel hein. Moi

je viens d'un milieu prolétaire on avait pas de bouquin à la maison on avait pas internet on avait pas tout ça. Donc moi

j'ai été éduqué à la télé et malgré ça j'ai développé un goût pour le le monde des lettres le langage et la réflexion.

Et donc c'est quand je suis arrivé au lycée que j'ai commencé à découvrir les auteurs, les philosophes. Et là, je me suis rendu compte que des philosophe qui avaient vécu il y a 2000 ans, 2500 ans

se posait des questions que je me posais moi-même. Et c'est là que je me suis

moi-même. Et c'est là que je me suis rendu compte que j'avais toujours fait de la philosophie sans m'en rendre compte. J'avais toujours fait de la

compte. J'avais toujours fait de la philosophie en ignorant ce qu'était la philosophie. Et c'est quand j'ai compris

philosophie. Et c'est quand j'ai compris qu'on appelait ça de la philosophie, c'est-à-dire s'interroger sur les grandes questions de l'humanité, que j'ai décidé d'en faire mes études, mon métier. Mais après ça s'est fait un

métier. Mais après ça s'est fait un petit peu en improvisation.

Oui, parce que à l'époque ça existait pas quand tu as fait tes études YouTube, les chaînes YouTube et c Qu'est-ce que tu pensais faire ? Prof de

philo peut-être.

Voilà, c'est ça exactement. Au départ,

tu fais de la philo pour devenir prof de philo, ce qui est un peu d'ailleurs, tu sais, un un un le serpent qui se mort la queue, c'est-à-dire que tu fais des études pour devenir prof. qui lui-même

va donner des cours à des étudiants qui vont eux-mêmes devenir prof. Donc c'est

bah c'est le transfert de l'information aussi.

Oui, c'est ça. Mais ça ça tourne un peu en perpétu en bas clos. Ouais. Après, on

peut avoir des philosophes qui vont travailler dans des entreprises et qui vont apporter leurs compétences philosophiques dans des entreprises.

Ah bon ?

Oui, ça existe. Bah oui. Par exemple,

moi j'ai été contacté par des entreprises, alors j'ai pas donné suite, pour essayer d'aider les employés, enfin les collaborateurs comme on dit maintenant, euh par exemple à à mieux se comprendre et mieux s'écouter les uns

les autres. Donc, je faisais des petites

les autres. Donc, je faisais des petites interventions philosophiques pour sensibiliser à la question euh de l'altérité, à la question du point de vue de l'autre qu'on ne comprend pas

forcément parce qu'on est tous par définition euh enfermé dans son propre point de vue et ça ça fait naître des conflits, ça fait naître des malentendus, des incompréhensions et

donc un peu de philosophie, ça peut aider à à travailler en harmonie. On va

dire ça comme ça.

C'est c'est ça vient d'où le précepteur ton nom avant qu'on qu'on parle de sujet précide philo, c'est ça vient d'où ce nom ?

Alors, il y a une vraie histoire, c'est parce que au départ ma chaîne n'était pas une chaîne de philosophie mais une chaîne de pédagogie. J'étais prof

particulier. Euh j'ai passé une formation qui s'appelait formation précepteur. Donc précepteur dans

précepteur. Donc précepteur dans l'antiquité au Moyen-Âge, c'était les professeurs particuliers des enfants de l'aristocratie et de la bourgeoisie. Et

donc on a remis au goût du jour ce cette appellation précepteur pour que le métier de professeur particulier soit davantage reconnu puisqueaujourd'hui il y a pas de diplôme de professeur particulier alors que c'est un vrai

métier. Donc j'ai lancé au départ une

métier. Donc j'ai lancé au départ une chaîne que je voulais être une chaîne de pédagogie. Donc j'étais précepteur

pédagogie. Donc j'étais précepteur c'est-à-dire professeur particulier. Il

se trouve qu'avec le temps, les gens les spectateurs m'ont demandé de parler davantage de philosophie parce qu'ils savaient que c'était mon domaine de formation et parce qu'ils préféraient m'entendre parler de philosophie. Donc

j'ai je suis passé d'une chaîne de pédagogie à une chaîne de philosophie mais j'ai gardé le pseudonyme du précepteur.

Tu en parles dans ton livre la philosophie c'est pour vous aussi. Voilà

c'est c'est le nom du livre c'est chez Larous.

Je vous mets le lien si vous voulez le commander directement dans la description de la vidéo sous la vidéo YouTube. Vous pouvez vous abonner aussi,

YouTube. Vous pouvez vous abonner aussi, ça nous aide beaucoup. Et puis si vous avez des questions, des remarques d'ailleurs, hésitez pas à les mettre en commentaire. Tu iras voir les

commentaire. Tu iras voir les commentaires ou pas ?

J'irai les voir mais je fais attention aux commentaires.

Ah bon ?

Oui oui oui. Je fais attention au commentaires.

Dans les deux sens. C'est-à-dire que

l'être humain est un être orgueilleux, l'homme public les d'autant en plus. Et

quand on voit un commentaire négatif, on a l'impression que c'est plus important que 100 commentairire positifs.

C'est c'est terrible.

C'est terrible parce que le moindre commentaire négatif peut nous agacer. Et moi, je suis quelqu'un

nous agacer. Et moi, je suis quelqu'un qui pratique le stoicisme, c'est-à-dire le détachement émotionnel et que je n'aime pas me confronter à des choses négatives peu importe qu'elle soit vraie

ou fausse, mais je n'aime pas non plus me confronter à des compliments que je jugerai presque parfois excessifs, tu vois. Donc c'est dans les deux sens.

vois. Donc c'est dans les deux sens.

J'essaie de ne pas être trop sensible aux critiques comme j'essaie de ne pas être trop sensible au compliments.

Je vous mets si vous nous suivez aussi en podcast audio, Spotify, Apple Podcast, Amazon Podcast, vous avez l'épisode et vous avez la description de l'épisode, vous cliquez dessus et puis vous pourrez avoir le lien comme ça pour prendre le livre directement.

C'est marqué c'est ta photo par le précepteur plus d'un million d'abonnés sur YouTube. Il son une petite pastille

sur YouTube. Il son une petite pastille jaune dans le livre. Tu parles

justement, tu parles de l'amour et tu dis qu'il y a pas d'amour désintéressé.

Ça c'est hyper intéressant.

Ouais. Qu'est-ce que ça veut dire pas d'amour ?

On va parler de l'amour après au sens large. Pourquoi pas d'amour désintéressé

large. Pourquoi pas d'amour désintéressé ?

Là, je reprends la pensée d'une philosophe américaine d'origine russe qui s'appelle Heinrand qui prône l'égoïsme comme une vertu. En gros, elle dit "Il faut pas avoir honte d'être

égoïste parce qu'on est tous égoïstes et finalement c'est très bénéfique pour l'être humain d'être égoïste." Et c'est vrai que du point de vue de la survie, peut se dire que l'égoïsme, bah ça peut

ça peut favoriser euh la compétition pour la survie. D'autres

diraient que au contraire c'est l'entraide comme Cropotkin, l'entraide qui favorise la coopération et donc la survie du groupe. Mais peu importe là, à ce moment-là, je parle d'inrond et elle

explique que tout ce qu'on fait à une source égoïste, y compris ce qui est altruiste en apparence. Exemple, tu

aimes quelqu'un, tu aimes ta femme par exemple. Si tu aimes ta femme, qu'est-ce

exemple. Si tu aimes ta femme, qu'est-ce que tu souhaites à ta femme ? Le

meilleur.

Le meilleur. Donc, tu lui souhaites d'être heureuse, tu lui souhaites d'être en bonne santé. tu as envie de lui faire plaisir. En fait, tout ça, si tu

plaisir. En fait, tout ça, si tu regardes bien, tu le lui souhaites parce que tu l'aimes. Et donc, ça te fait plaisir de lui faire plaisir. Ça te rend

heureux qu'elle soit heureuse. Mais si

c'était ta voisine ou quelqu'un dans la rue que tu ne connais pas, tu n'aurais pas le même désir que celui que tu as pour ta femme. Ce que nous dit à rond, c'est que quand on souhaite le bonheur

de quelqu'un, c'est parce qu'on l'aime.

Autrement dit, c'est parce que ça nous fait du bien que la personne qu'on aime soit heureuse. Et donc, quand on dit

soit heureuse. Et donc, quand on dit qu'il n'y a pas d'amour désintéressé, bah ça veut dire que même si tu aimes quelqu'un, c'est dans ton intérêt que tu fais des choses pour elle. C'est

justement parce que tu l'aimes, que tu as intérêt à ce qu'elle soit heureuse, à ce qu'elle soit en bonne santé euh ou à lui faire plaisir. Elle prend l'exemple d'un homme dont la femme aurait une

maladie et donc il serait obligé de sacrifier toutes ses économies pour lui payer un traitement. Il dit, elle dit en fait mais c'est pas un sacrifice puisque

grâce à ça, l'homme va pouvoir sauver la femme qu'il aime. Donc ça va le rendre heureux de sauver la femme qu'il aime.

C'est pas un sacrifice. Ce serait un sacrifice s'il y perdait quelque chose.

Mais là, il y gagne. Donc en fait, ce que nous dit Arond, c'est que il ne faut pas en avoir honte, mais il faut assumer le fait que quand on aime quelqu'un, on l'aime d'abord pour soi.

Nos enfants par exemple, on les aime.

Oui, très fort.

Oui.

Et et mais est-ce que c'est de l'égoïsme en gros ? Est-ce que l'homme est égoïste

en gros ? Est-ce que l'homme est égoïste ?

Je dirais que le sujet est un petit peu différent de ce qu'on vient de dire mais que ça le rejoint parce que tu as des enfants, j'ai des enfants, je sais ce que c'est que d'aimer son enfant.

Pourquoi on aime nos enfants et pas les enfants des autres ? Très bonne question parce que c'est on est on est réglé comme ça pour aimer pour perdurer j'imagine il y a un truc en nous pour faire perdurer l'humain.

Et ben ça c'est ce que disait Schopenhaer qui est un philosophe qui est aussi dans ta BD. On va en parler que tu as sorti

ta BD. On va en parler que tu as sorti une BD après exactement. Ouais. Euh Schopenhauer,

exactement. Ouais. Euh Schopenhauer,

philosophe du 18e siècle, en fait, il s'est interrogé sur l'amour, mais l'amour au sens de l'amour sexuel, le désir sexuel qui fait qu'on a envie de coucher avec quelqu'un, de faire perdurer la race humaine.

Voilà, en fait, il explique, il a un point de vue naturaliste sur l'être humain, c'est-à-dire que il se pose pas de question morales, il analyse les comportements humains à l'ône des

principes de la nature. Autrement dit,

des animaux.

Oui. Voilà. Bah, il avait même une meilleure opinion des animaux que des êtres humains parce qu'il considérait que euh l'être humain, c'est un animal qui peut se dissimuler à lui-même, qu'il

est un animal. Autrement dit, l'être humain est un animal hypocrite.

C'est un animal capable de se détourner des lois de l'animalité. Alors que

l'animal est beaucoup plus spontané, beaucoup plus sincère. L'amour d'un

chien est beaucoup plus sincère que l'amour d'un homme. C'est ça qu'il essaie de nous dire. Et d'ailleurs, il avait un il avait un chien, il avait plusieurs chiens. À chaque fois, il leur

plusieurs chiens. À chaque fois, il leur donnait le même nom. considérait que

c'était la vie en fait la vie qui s'incarnait à travers le chien. Tu vois,

c'était très intéressant.

Il s'appelait Atma. Tous ces chiens s'appelaient Atma. Et quand son chien

s'appelaient Atma. Et quand son chien Atma faisait une bêtise, il l'engueulait en lui disant "Attma, tu n'es pas un chien, tu n'es qu'un homme." Donc ça prouvait à quel point pour lui l'homme était en dessous de de l'animal. Ouais.

En dessous.

Mais en tout cas, pour lui, nous obéissons tous à la même force vitale.

Il appelle ça la volonté, hein. C'est

pas la volonté au sens de la volonté individuelle. C'est une force

individuelle. C'est une force métaphysique qui régit le monde et qui régit la vie et qui fait que un être humain en tant qu'il est animé par la vie, il a un désir de se perpétuer.

C'est plus fort que lui.

C'est comme ça. C'est le principe de tout être vivant, le désir de persévérer dans son être. Donc chez l'être humain, ça passe par deux voies. Premièrement,

rester en vie, donc la conservation, survivre.

Survivre. Donc c'est ce qui fait que tu vas manger. Pourquoi tu as faim ? Parce

vas manger. Pourquoi tu as faim ? Parce

que c'est nécessaire à ta survie.

Pourquoi tu as soif ? parce que c'est nécessaire à ta survie. Pourquoi dormir

? C'est la même chose.

Mais la deuxième voix, c'est la perpétuation parce que toi en tant qu'individu, tu vas survivre mais pas indéfiniment. Donc il faut que tu

indéfiniment. Donc il faut que tu trouves un moyen, un stratagème pour te perpétuer au-delà de toi-même. Et c'est

là qu'entre en jeu la reproduction.

Reproduire, c'est se produire à nouveau.

Donc ton enfant, c'est quoi ? Bah c'est

toi en miniature. C'est toi qui va vivre plus longtemps. Alors évidemment, c'est

plus longtemps. Alors évidemment, c'est pas conscient, on se dit pas tiens, je vais faire un enfant parce que je veux survivre à ma propre mort. Mais ce qui se passe quand on a un enfant, c'est

qu'on a entre les mains un être qui est nous mais qui va vivre plus longtemps.

Voilà pourquoi il devient pour nous l'être le plus important, voire plus important que nous. Parce que nous quelque part, on est déjà une version abîmée, tu vois, de notre être. Notre

enfant, c'est la version neuve. Donc

prometteuse, c'est la version dont on a envie de prendre soin un maximum. Voilà

pourquoi on ne veut pas que notre enfant fasse les mêmes bêtises que nous et pourquoi d'ailleurs des fois on va l'engueuler sur ce qu'il fait alors que nous-même on a fait la même chose à son âge mais parce qu'on sait que c'est la mauvaise la mauvaise voix et qu'on veut

le meilleur pour lui. Donc je pense qu'on aime nos enfants par égoïsme parce qu'ils viennent de nous. Mais quelle est la plus belle forme d'égoïsme que celle

qui te porte à aimer un être qui n'est pas toi ? Et c'est ça que je trouve

pas toi ? Et c'est ça que je trouve fascinant dans l'amour parental, c'est que c'est à la fois la plus grande forme d'égoïsme et en même temps la plus grande forme d'altruisme. Parce qu'on va pas se mentir Guillaume et tu le sais

très bien, on est des paires modernes donc on sait ce que c'est que de souffrir dans les premiers mois de l'enfance que de pas dormir.

L'épuisement c'est quand même terrible.

Je vois pas de quoi tu parles", dit-il en frottant les cernes. Mais ce

que je veux dire, c'est que c'est beaucoup de souffrance, hein. Tu sais la phrase "Ayez des enfants vous verrez, c'est que du bonheur". Bon ben, ça c'est une phrase de menteur. C'est pas vrai.

C'est pas que du bonheur. Et d'ailleurs,

si c'était que du bonheur, ça perdrait une partie de sa valeur. C'est aussi du sacrifice. Mais on se sacrifie pourquoi

sacrifice. Mais on se sacrifie pourquoi ? On se sacrifie pour des choses qui en

? On se sacrifie pour des choses qui en valent la peine.

Parce que si c'était pas difficile, ça aurait pas la même valeur.

En tout cas, l'attachement né de l'investissement. C'est-à-dire que plus

l'investissement. C'est-à-dire que plus tu investis dans quelque chose, plus tu vas donner de la valeur à ce quelque chose. Alors là, on parle d'un enfant,

chose. Alors là, on parle d'un enfant, mais c'est pareil, je je veux dire, si tu vas par exemple monter ton propre meuble, voir le fabriquer, à tes yeux, il aura plus de valeur que si tu l'avais

acheté déjà monté sur le coin.

Exactement. Parce que bah pour toi, ce sera juste un meuble que tu as acheté.

Là, tu auras une fierté particulière. il

aura une valeur particulière parce que ça vient d'un effort. Ben, je pense que c'est pareil aussi pour l'enfance puisque l'enfance ça dure longtemps chez les êtres humains. L'enfance hein, les enfants mettent mettent énormément de temps avant de devenir autonome dans

l'espèce humaine. Ce qui est pas le cas

l'espèce humaine. Ce qui est pas le cas par rapport aux animaux par rapport aux animaux qui vont être quasiment autonomes au bout de par certains quelques heures des animaux, des insectes, des Oui, quelques heures pour marcher le cheval,

quelques semaines pour chasser. Oui.

Alors que nous, il faut c'est démesurément long pour qu'ils soient autonome et même quand ils sont censés lettre, ils le sont pas toujours.

Donc c'est perpétuité pour le parent de toute façon, on le sait. Bref, pour

revenir à ta question après ce long détour, je pense que l'amour qu'on a pour nos enfants est un amour inconditionnel, mais que ce n'est pas parce qu'il est inconditionnel qu'il ne

comporte pas une part d'égoïsme. Et cet

égoïsme, ce n'est rien d'autre que l'égoïsme inscrit en nous par la nature qui fait que parce qu'on est animé d'un instinct de survie, on prolonge cet instinct de survie dans notre progéniture.

Qu'est-ce qu'on recherche dans l'amour ?

Parler d'amour, qu'est-ce que qu'est-ce qu'on Pourquoi on se met en couple ?

Pourquoi on a besoin d'avoir quelqu'un qui nous aime ?

H je dirais qu'on recherche ce qui nous complète. Je sais pas si tu connais le mythe des androgines de Platon.

Non plus exactement d'Ahristophane c'est une histoire qui a été écrite dans l'antiquité. Alors au départ c'était

l'antiquité. Alors au départ c'était dans un but moqueur et puis finalement c'est devenu une histoire symbolique très intéressante philosophiquement.

C'est l'idée que au début de la création, les êtres humains n'étaient pas divisés en hommes et femmes. Il y

avait pas les mâles et les femelles. Il

y avait des êtres doubles qui étaient donc des êtres complets et que ces êtres complets étaient tellement puissants qu'ils ont voulu défier les dieux et pour les punir, Zeus les a coupé en

deux, les condamnant ainsi à passer le restant de leur jour à rechercher leur moitié manquante. Et donc c'est là qui

moitié manquante. Et donc c'est là qui est né l'amour hérroce, l'amour désire.

C'estàd l'amour qui nous cherche, sais qui nous porte à chercher l'âme sœur comme on dit notre moitié.

Et donc qu'est-ce que c'est l'amour ?

C'est un châtiment. C'est un châtiment parce que c'est ce qui fait que on va toujours chercher ce qui nous manque. Et

donc cette partie manquante quand on la prouve, on s'unit à elle et là on ne fait plus qu'un. Donc je pense que le l'amour est un désir d'absolu. C'est un

désir d'unité métaphysique.

Je vais faire un petit parallèle.

J'imagine que tu ne te souviens pas du moment où tu étais dans le ventre de ta mère.

Non, j'ai peu de souvenir de ce mais en revanche, il y a peut-être une vidéo de toi en train de sortir du ventre de ta mère ou en tout cas il y a des gens qui étaient là et qui ont vu à quel point ça a été une souffrance pour

toi. Parce que quand tu sors du ventre

toi. Parce que quand tu sors du ventre maternel, tu pleures. Pourquoi ? Parce

que l'oxygène vient brûler tes poumons.

Parce que il fait froid, faut pas croire. Et parce qu'il y a du bruit.

croire. Et parce qu'il y a du bruit.

C'est infernal la naissance. Pour moi,

la naissance c'est une mort parce que c'est la mort de ce paradis euh du ventre de la mer.

Ouais. De ce paradis coconchaud exactement prénatal qui qui consiste dans la fusion et l'osmose du fétus dans le ventre de sa mère. Un fétus dans le

ventre de sa mère, il a même pas besoin de se nourrir. Ça vient directement.

Alors qu'un enfant, il est obligé de têter. C'est un effort hein. Puis tu

têter. C'est un effort hein. Puis tu

sais dans la Bible on dit voilà ve enfrontera dans la douleur, tu travailleras la suur de ton front. Bon

ben dès la naissance faut travailler.

C'estàdire faut faire un effort pour se nourrir, faut faire un effort pour respirer et puis quoi encore ? Tu vois

donc c'est injuste. Et finalement je dirais que l'amour et ben c'est cette unité, c'est ce sentiment de fusion et d'intégration dans une totalité. Je

dirais que l'être humain quand il cherche l'amour, il recherche ça métaphoriquement symboliquement indirectement, peu importe à se compléter quoi.

Il cherche cet état de complétude.

Tu dis que l'amour est un mensonge.

Ça c'est dur hein. J'ai j'ai ouvert le le livre, j'ai un mensonge. Pourquoi tu

dis que c'est un mensonge ?

Ça c'est Chopenhauer. Je reprends

Chopenhauer quand il dit que l'amour est un mensonge ou que c'est une illusion.

En fait, il explique que quand on aime quelqu'un, on croit qu'on aime la personne parce qu'elle a quelque chose de spécial.

parce que je sais pas, elle est faite pour nous, parce qu'elle est belle, parce qu'elle est beau, parce que elle nous réconforte en tout cas parce qu'elle répond à un certain nombre de critères qui sont les nôtres.

Ouais.

Et c'est vrai, mais Schopenhauer nous dit en fait l'amour c'est le masque de la nature,

donc la nature avec un N majuscule qui nous manipule pour nous pousser à nous reproduire les uns avec les autres.

C'est-à-dire qu'en fait l'amour, c'est la couche sentimentale qu'on met par-dessus la nature quand même, l'instinct sexuelin et qu'en fait ce qui nous domine, c'est

l'instinct sexuel. Et par-dessus, on va

l'instinct sexuel. Et par-dessus, on va mettre cette couche sentimentale quelque part pour pour se dire qu'on n'est pas que des animaux, pour se dire que on

n'est pas des bêtes. Non, euh si on se reproduit, c'est pas juste par pulsion sexuelle, c'est parce qu'on aime, c'est parce qu'on veut avoir des enfants. Et

là, Chopenhauer nous dit "Non, mensonge, tout ça, hypocrisie tout ça, on reste des animaux mais simplement on invente des fictions qui nous permettent d'accepter notre animalité en la

dissimulant. Tu vois, on recouvre

dissimulant. Tu vois, on recouvre d'ailleurs, il y a plein de mots comme ça de dans le champ lexical de la culture qui sont des mots associés à l'idée de recouvrement. Tu vois, la

coutume par exemple, étymologiquement ça veut dire costume. Donc c'est ce qui habille, habille, habitude. Tu vois,

c'est l'idée de recouvrement selon l'idée que la nudité c'est l'animalité. Non, on recouvre les

l'animalité. Non, on recouvre les choses. Donc quand on voit euh par

choses. Donc quand on voit euh par exemple les tenues de marié, c'est magnifique les tenues de marié, ces belles robes, ces beaux pantalons, c'est magnifique.

Mais sauf qu'on oublie que la finalité, c'est la chambre à coucher, c'est la nuit de noce. Autrement dit, c'est l'acte sexuel, la finalité du mariage.

Tout ça ne sert qu'à préparer l'acte sexuel, tu vois. Et donc euh c'est du c'est du folklore, c'est de l'habillage culturel pour nous faire oublier que la

finalité c'est de se reproduire parce que c'est de perpétuer la vie. Et

d'ailleurs, une femme enceinte, on la félicite, hein, on fait des soirées, on débouche des bouteilles pour célébrer la grossesse.

On va demander de nous montrer l'échographie, hein, les côtés 1, les côtés 2. On va pas nous trimestre 1, trimestre 2, trimestre 1, trimestre 2. On va rarement

demander euh la vidéo de l'acte sexuel qui a conduit à la grossesse.

Alors qu'en fait, c'est ça qui a déterminé ce ventre rond, le reste. Ouais, bien sûr.

le reste. Ouais, bien sûr.

Donc on va, tu vois, on va dire "Oh, c'est mignon, on va cacher l'animalité.

On va cacher l'animalité, on va faire des baby showers où on va euh offrir voilà la liste de naissance, les peluches, les machins. On va montrer tout ce qui est doux, tout ce qui est sentimental pour faire oublier que

derrière il y a une pénétration."

Et ben c'est ça que nous dit Chopenhour.

Je peux je m'attendais pas à la fin de ta phrase mais oui oui oui. Donc si tout ce qui compte finalement c'est de se reproduire, qu'est-ce qui nous différencie les animaux ? Ben

pourenhower, absolument rien si ce n'est la capacité à euh se se persuader nous-même, à se faire croire nous-même qu'on vaut plus que ça. Si tu veux,

Schopenhauer, il dit "Nous sommes tous des animaux, mais l'être humain parce qu'il a une conscience et une intelligence, il se il se croit au-dessus des animaux." Donc finalement, ce qui nous différencie, c'est

l'orgueil. C'est l'orgueil de se dire

l'orgueil. C'est l'orgueil de se dire "Je vaux plus que ça." Voilà. Mais à

part ça, rien ne nous différencie. Alors

par contre, moi je ne rejoins pas totalement Chopenhower dans le fait que je pense que l'amour c'est aussi une expérience qui peut te transformer. Je veux dire par là que par

transformer. Je veux dire par là que par amour, on peut faire des choses qu'on aurait pas faites si on avait pas été amoureux. L'amour c'est aussi le

amoureux. L'amour c'est aussi le stimulant de de la conquête. Euh il y a des gens qui vont entreprendre par amour pour

prouver leur amour. Euh vous avez reçu Nicolas Sarkozy. Nicolas SarkoZi n'a pas

Nicolas Sarkozy. Nicolas SarkoZi n'a pas caché que il voulu devenir président par amour. Et c'est pareil pour tous les

amour. Et c'est pareil pour tous les grands personnages de l'histoire. Il y a toujours derrière une affaire, tu vois, de prouver qu'on qu'on vaut la peine ce

désir de reconnaissance dont l'amour est la réponse. On a besoin d'être aimé. Tout le monde a besoin

d'être aimé. Tout le monde a besoin d'être aimé. simplement les moyens

d'être aimé. simplement les moyens d'être aimés vont différer selon les uns ou selon les autres. Être aimé, c'est sentir que l'on compte pour quelqu'un, que l'on compte au-delà des intérêts

matériels.

Tu tu parles dans le livre d'un d'un super donneur de sperme qui a eu je sais plus combien, c'est l'homme aux 1000 enfants sur Netflix. Il a un reportage d'ailleurs à ce sujet, je crois. Est-ce

que tu peux expliquer pourquoi tu tu l'as mis dans le livre et raconter cette histoire ?

Alors, c'est Jonathan Meyer.

Le rapport avec la philo aussi philosophie. Bah, c'est dans la

philosophie. Bah, c'est dans la continuité de ce qu'on vient de dire.

C'est-à-dire que on a un homme qui est devenu addict de sperme. Donc euh au départ, il donnait son sperme dans des banques de sperme au Pays-Bas et puis il s'est mis à le faire de vraie. C'est une

histoire vraie bien sûr.

Euh d'ailleurs le gars avait une chaîne YouTube où il expliquait que pour lui c'était très important de faire ce qu'il faisait et donc euh il a contourné un petit peu le le règlement des banques de

sperme qui interdisent logiquement de faire plus de temps de dons et pour pas qu'il y a de consanguinité si les gens se croisent et en fait sont frères et sœurs parce qu'ils ont été

fécondés une vitro avec le sperme de ce même monsieur dans d'autres villes et qu'après ils font leurs études et ils se rencontrent. Voilà,

rencontrent. Voilà, parce que le principe du don de sperme, c'est l'anonyma.

Donc, tu ne peux pas savoir d'où vient le sperme. Donc, pour réduire au maximum

le sperme. Donc, pour réduire au maximum au minimum en l'occurrence la probabilité de consanguinité, on admet un un nombre de dons limité. Et lui, il

a donné son sperme vraiment à volo. Il a

même il a même rencontré des femmes qui voulaient un enfant, avec qui il a fait directement un enfant par voix naturelle. Et la légende raconte, mais

naturelle. Et la légende raconte, mais c'est pas qu'une légende hein, c'est c'est ça a été étayé par des par des sources que oui, il se pourrait bien qu'il ait eu 1000 enfant, en tout cas

1000 progénitures issues de de sa semence. Et ce cas m'a paru très

semence. Et ce cas m'a paru très intéressant parce que j'ai ai vu évidemment un cas de mégalomanie génétique incroyable. C'est-à-dire que

génétique incroyable. C'est-à-dire que si euh si l'essence de l'être humain, c'est de vouloir se propager, tu sais, en faisant des enfants ou en conquérant l'espace, hein. Tu vois ce que fait Elon

l'espace, hein. Tu vois ce que fait Elon Musk par exemple, la conquête de l'espace, c'est aussi une manière de de se perpétuer et de coloniser au-delà de au-delà de notre espace terrestre. Et

bien cet homme avait fait la même chose d'un point de vue génétique. Il a

colonisé la Terre par ses gênes. Et ça

ça rejoint ce qu'on disait sur Schopenhauer sur cette idée de la volonté. Ce que Schopenhauer appelle la

volonté. Ce que Schopenhauer appelle la volonté, c'est la force vitale. La force

vitale, quel est son but ? Elle est de se perpétuer, elle est de se renouveler, elle est d'aller toujours au-delà d'elle-même. Et donc bah tu as des gens

d'elle-même. Et donc bah tu as des gens qui n'ont pas de force vitale en eux.

Alors, tu vas le voir parce que bon ben ils sont pas très pas dynamiques, ils sont pas très ambitieux, tu vois. Euh et

puis tu en a aussi ben ils ont pas envie d'avoir d'enfants, tu vois, ça les intéresse pas. Donc Chopenhauer dirait

intéresse pas. Donc Chopenhauer dirait bon bah eux ils n'ont pas une force vitale très développée. Et puis à l'inverse, tu as des gens qui vont vouloir conquérir, qui vont vouloir passer à la postérité. Tu sais, c'est ce

qu'on retrouvait chez les guerriers de l'antiquité qui voulaient, il ne voulait pas le les honneurs, il voulait la gloire. C'est quoi la gloire ? La gloire

gloire. C'est quoi la gloire ? La gloire

c'est quand tu es mort mais qu'on parle de toi. Et donc qu'est-ce qui se passe

de toi. Et donc qu'est-ce qui se passe quand tu es mort et qu'on parle de toi ?

Tu survis parce que tu surv dans les mémoires. Tu survis dans les manuels

mémoires. Tu survis dans les manuels d'histoire. Donc tu survis à ta propre

d'histoire. Donc tu survis à ta propre mort. C'est l'épopée de Guilgamèche,

mort. C'est l'épopée de Guilgamèche, ce roi tyrannique qui se pensait immortel et qui lorsqu'il voit mourir son ami Enkidou décide de partir à la quête de

l'immortalité. Il s'aperçoit que c'est

l'immortalité. Il s'aperçoit que c'est pas possible. La morale de l'histoire,

pas possible. La morale de l'histoire, c'est que les dieux ont besoin de mortels qui qui vont accomplir des exploits pour passer à la postérité parce qu'on a pas d'autres choix pour passer à la postérité. Quels sont les

personnages morts que l'on connaît ?

Ceux qui ont accompli des exploits ? On

connaît Napoléon, on connaît Jules César, on connaît éventuellement Jésus-Christ, même si là on est dans un cas particulier puisque c'est pas quelqu'un qui a cherché la gloire, mais bref, on est quand même sur des gens qui

ont accompli des choses exceptionnelles.

Et ben les choses exceptionnelles nous permettent de survivre à notre propre mort. On pourrait dire qu'il y a deux

mort. On pourrait dire qu'il y a deux manières de survivre à sa mort. C'est

soit d'avoir des enfants 1000 dans le cas de Jonathan Meyer ou soit de faire des choses spectaculaires, d'accomplir des exploits qui vont passer à la postérité. Il y a beaucoup de politiques

postérité. Il y a beaucoup de politiques en fait finalement on te rend compte que c'est les politiques. Napoléon c'est ça restait des hommes politiques, des chefs ou des artistes ou des philosophes ou des artistes exactement ouais ont vraiment duré longtemps mais en réalité c'est quelques centaines d'années

h sur l'humanité c'est rien.

Bien sûr c'est rien parce qu'on connaît beaucoup d'humains il y a de il y a 10000 ans ben à part deux trois pharaons.

Deux trois pharaons et encore pas les plus pas ceux qui ont fait les choses les les plus les plus marquantes.

trois squelettes fossilisés mais de Oui voilà.

d'individus qui ne sont pas distingués.

Oui. Voilà. Donc c'est un renommé Luc d' Je suis d'accord avec toi. C'est une

postérité relative hein.

En réalité c'est assez relatif.

C'est tu les enfants de tes enfants dans dans 20 30 générations. De toute façon, est-ce qu'on parlera de quelqu'un qui est vivant aujourd'hui ? Est-ce qu'on

sur la do d'une main ?

Mais regarde, c'est Brian Johnson, je crois, qui cherche à devenir un mortel.

Bran Johnson, c'est c'est le monsieur qui se fait de la transfusion sanguine avec son fils depuis l'âge de 17 ans.

Son fils, il fait de la transfusion avec lui et il prend beaucoup beaucoup. Il

met 2 millions de dollars, je crois, par an. C'est énorme juste pour vivre le

an. C'est énorme juste pour vivre le plus longtemps possible. Ouais.

Et il dit qu'il a 20 ans d'âge alors qu'il en a 50 aujourd'hui qu'il a 20 ans d'âge biologique un truc comme ça.

Ouais, c'est fou quand même de passer sa vie à lutter contre ce qui fait notre vie, c'est-à-dire le vieillissement, c'està-dire vivre pour faire le

contraire de ce que fait la vie. Et

ça pose question sur l'angoisse qui doit animer des individus qui font ça. Parce

que qu'est-ce qui fait qu'on ne veut pas mourir ? C'est la peur de la mort.

mourir ? C'est la peur de la mort.

Mais du coup, ta peur de la mort, tu vas la reporter vers la peur de tout ce qui pourrait te faire mourir accidentellement. D'où le mot immortel.

accidentellement. D'où le mot immortel.

Donc pour expliquer rapidement, immortel c'est quand tu ne meurs pas. Imortel,

c'est quand tu ne meurs pas, sauf en cas d'accident. Donc si tu sors et que tu te

d'accident. Donc si tu sors et que tu te fais renverser par un bus, bah tu peux mourir. C'est pas parce que tu auras

mourir. C'est pas parce que tu auras combattu les effets du temps, les effets du vieillissement que tu vas résister à un bus. C'est pas encore possible he ?

un bus. C'est pas encore possible he ?

n'existe pas d'ailleurs aujourd'hui.

Monsieur, il a peut-être 20 ans mais on verra s'il survit. Il a il y a des transhumanistes qui pensent que le premier homme immortel est déjà né. Bon

alors par définition nous on ne le verra pas parce que bah s'il est tout jeune et qu'il vit indéfiniment, nous nous ne serons plus de ce monde. Mais je trouve

ça fascinant que cette peur de la mort, cette angoisse de la mort qui a toujours été une constante de l'humanité hein, je veux dire tout le monde a peur de la mort. Bah des

des quand on est face à la mort, je pense que tout le monde a des des épicuriens qui déjà essayaient de nous rassurer sur la mort jusqu'au au

théoriciens de l'absurde comme Camu qui posait la question enfin plutôt qui qui posait cette affirmation. Le seul

véritable problème philosophique c'est le sucide. Sous-entendu dans un monde

le sucide. Sous-entendu dans un monde absurde bah finalement à quoi bon vivre ? Donc la mort apparaît comme une

? Donc la mort apparaît comme une réponse. La question de la mort, elle

réponse. La question de la mort, elle elle chapote toute l'histoire de la philosophie vraiment. Et Piicur disait

philosophie vraiment. Et Piicur disait "N'ayez pas peur de la mort parce que tant que vous êtes vivant, la mort n'est pas là. Et quand vous êtes mort, ben

pas là. Et quand vous êtes mort, ben vous n'êtes plus là pour vous en rendre compte." Donc d'une certaine manière, la

compte." Donc d'une certaine manière, la mort, on ne la rencontre jamais. C'est

ce qu'il nous dit Épicûe. Bon, c'est une manière comme une autre de nous dire "N'ayez pas peur de la mort." Les

Stoïciens eux disaient "Tu dois accepter ce qui ne dépend pas de toi. La

mortalité ne dépend pas de toi. Donc tu

acceptes.

Je pense qu'on a aussi un peur de la mort mais aussi peur de la douleur avant la mort."

la mort." Tout à fait. Et ça c'est encore autre chose parce que je suis d'accord avec toi.

Maladies des des accidents, des Ouais. S'endormir dans son sommeil,

Ouais. S'endormir dans son sommeil, c'est pas pareil que de s'endormir.

C'est une crise cardiale quoi. Tu te

sens partir et quand tu quand tu quand tu es en soin intensif, quand tu es dans en soin palliatif et que tu souffres, que si on

te débranche, tu sais que tu vas souffrir un martyre et que tu sais très bien que ta vie est terminée en fait après ça, que c'est la dernière étape malheureusement.

Ouais. Ben je pense que la mort peut apparaître comme une délivrance.

délivrance de la douleur.

Est-ce que quand on a envie que son enfant fasse le même métier que soi, comment on l'explique ça ? Tu sais,

souvent on dit tiens, j'ai envie que mon fils, ma fille fasse la même chose.

C'est ce qu'on entend souvent dans un dîner et cetera. Pourquoi ?

Bon, je dirais que il y a une première partie qui est ce qu'on a dit tout à l'heure, à savoir que notre enfant finalement, c'est une extension de nous-même. Donc forcément, on se

nous-même. Donc forcément, on se projette à sa place. Tu sais ton toi ton fils, moi le mien quand on le regarde, on imagine l'enfant qu'on a été et on

aimerait que ben il ait une enfance qui soit plus simple que la nôtre ou tu vois qu'il n'ait pas affronté les choses que nous on a dû affronter, que ce soit plus

facile pour lui. Donc il y a ce sentiment je pense de projection, identification. Par contre, je pense

identification. Par contre, je pense qu'il y a aussi des parents qui ont du mal à comprendre que leur enfant est un individu. C'est-à-dire que c'est un

individu. C'est-à-dire que c'est un individu qui a sa propre conscience, qui a sa propre personnalité et qui donc aura ses propres désirs et fera ses propres choix. Souvent, on a tendance à

propres choix. Souvent, on a tendance à croire que l'enfant doit être absolument la combinaison ouais parfaite de des influences de sa mère et des influences de son père.

Alors que tu t'aperçois qu'en fait tu as des enfants qui sont ni l'un ni l'autre.

Ils ont c'est un un individu à part entière.

individu à part entière et ça je pense qu'il serait temps qu'on puisse l'intégrer. D'ailleurs, il suffit de

l'intégrer. D'ailleurs, il suffit de voir des familles où il y a trois quatre ou cinq enfants qui ont été élevés dans les mêmes conditions pour s'apercevoir qu'il y a pas un enfant qui ressemble à l'autre et qu'ils ont tous leur propre

personnalité et que tu peux pas rattacher sa personnalité à tel parent ou à tel autre parent ou à l'éducation qu'ils ont eu parce qu'ils ont eu la même.

Ils ont eu la même ou à peu près.

Voilà. Et et je pense qu'il faut accepter cette part, disons, de d'aléatoire, de mystère aussi qui fait que l'enfant ne nous appartient pas en

réalité. il n'appartient qu'à lui et une

réalité. il n'appartient qu'à lui et une fois qu'il aura atteint l'âge de raison, l'âge de l'autonomie, il pourra prendre ses propres décisions. Moi parfois je me surveille quand quand je suis avec mon

fils, je me surveille au sens où j'essaie de ne pas lui imposer même inconsciemment ce que je crois être bon pour lui et qui en fait correspond à ce que je crois bon pour moi. Je l'ai dit

tout à l'heure, moi je suis passionné par les lettres, par la pensée, par l'écriture. Donc oui, je lui apprends

l'écriture. Donc oui, je lui apprends l'alphabet. Oui, je lui apprends les

l'alphabet. Oui, je lui apprends les lettres mais je vais pas insister si je vois que ça l'amuse pas. Et s'il préfère jouer de la musique, s'il préfère jouer au ballon ou s'il préfère faire ce qu'il

a envie de faire, bah c'est à moi en tant qu'adulte de comprendre que mon enfant est un individu et qu'il a aussi sa propre personnalité à construire. tu

tu ou alors ne pas avoir d'enfants aussi, c'est un sujet, parfois on le voit sur les réseaux, des gens qui ne veulent pas avoir d'enfants parce qu'on est dans un monde euh qui va mal, dans un monde qui qui va de plus en plus mal

avec des conflits, on le voit au Moyen-Orient partout euh euh voilà, ça c'est ça s'accélère même on sent que l'armée se retra tu en penses quoi ? On entend souvent

que ça serait irresponsable d'avoir des enfants. C'est mot que je vois.

enfants. C'est mot que je vois.

Ouais. Hm. Moi, je crois pas du tout à ça. Je crois que beaucoup de gens qui

ça. Je crois que beaucoup de gens qui disent ça sont des gens qui ont qui ont peur d'avoir des enfants parce qu'on vit dans une société qui est la société la plus confortable que l'Occident est

connu depuis l'aube de l'humanité. On n

jamais vécu dans autant de confort.

Alors attention, ça veut pas dire qu'il n'y a pas de pauvreté. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de précarité de précarité sociale bien sûr, mais sauf que la précarité sociale d'aujourd'hui, c'est pas la précarité sociale du 19e siècle.

ou à force du moyen-âge, période pendant lesquelles on faisait encore des enfants et on faisait d'autant plus des enfants que le le pourcentage de mortalité infantile était extrêmement élevé.

Jusqu'en 1900, c'était à peu près 30 % des enfants qui mouraient avant l'âge d'un an et 50 % qui mouraient avant l'âge de 3 ans. Donc ben un enfant qui naissait, c'était un enfant qui avait de

fortes chances de mourir. Et pourtant,

on continua à faire des enfants.

Pourquoi ? Parce qu'on ne fait pas des enfants parce que le monde va bien. On

fait des enfants parce qu'on est vivant.

On fait des enfants parce qu'on est vivant tout simplement. Donc je veux bien que aujourd'hui des gens aient peur parce qu'il y a la guerre. Bon ceci dit, la guerre elle elle se passe dans dans

des pays qui ne sont pas en Europe he ou plutôt enfin si c'est en Europe, c'est très lointain pour nous. Donc on

s'inquiète de situations qui ne nous concernent pas directement. Oui. Voilà.

au port de l'Europe. Euh on s'inquiète d'une situation climatique dont j'entends qu'elle puisse être considérée comme dramatique voire tragique, mais ce que je veux dire, c'est que je vois

beaucoup de mauvaise foi dans cet argumentaire. J'ai l'impression qu'en

argumentaire. J'ai l'impression qu'en fait on a affaire à des individus qui se sont habitués à l'individualisme capitaliste matérialiste et qui n'ont

pas envie de renoncer à leur confort de vie, à leur privilège d'individu moderne. Je veux dire par là que quand

moderne. Je veux dire par là que quand tu as un enfant, tu ne peux plus vivre comme un adolescent, un adolescent de 30 ans, de 35 ans, de 40 ans. ce qu'on

appelle les adulescents qui n'ont de compte à rendre à personne, n'ont aucune responsabilité, profite de leur liberté. Ils ont

parfaitement raison. Moi, j'ai profité de ma liberté pendant 35 ans avant d'avoir un enfant. Mais ce que je veux dire c'est que quand tu as un enfant, tu apprends ce que c'est que le sacrifice pour le coup et ce que c'est que

l'abnégation, c'est-à-dire le fait de passer en deuxè. Et là, tu comprends certaines choses essentielles de la vie qui est que parfois tu dois renoncer à certains de tes plaisirs. Tu dois

affronter des choses que tu as pas envie d'affronter parce que c'est comme ça que ça marche. Et donc la culpabilisation

ça marche. Et donc la culpabilisation des gens qui veulent des enfants, j'ai plutôt l'impression que c'est ce qu'on appelle une inversion accusatoire.

C'est-à-dire je vais te traiter d'irresponsable pour que pour que mon irresponsabilité à moi n'apparaisse pas trop. Parce que il y a deux manières de

trop. Parce que il y a deux manières de devenir adulte.

partir de chez ses parents et devenir parent. Quand tu pars de chez tes

parent. Quand tu pars de chez tes parents, tu cesses d'être un enfant parce que tu dois t'assumer tout seul.

Devenir parent, tu ne dois plus seulement t'assumer tout seul. Tu dois

aussi assumer quelqu'un d'autre que toi.

Quelqu'un de fragile, quelqu'un de vulnérable, quelqu'un qui a besoin de toi. Donc, tu vas être le référent et le

toi. Donc, tu vas être le référent et le modèle. Tu imagines, c'est pas rien être

modèle. Tu imagines, c'est pas rien être le modèle d'un enfant.

C'est un poids sur les épaules.

C'est un poids sur les épaules.

C'està-dire que de tout homme et toute femme.

Quoi que tu fasses, ton enfant va peut-être l'enregistrer euh en bien comme en mal. C'est-à-dire que tu vas réussir à à à ouvrir le pot de cornichon devant ton enfant, il va te voir comme

un héros. Mais je sais pas moi, tu vas

un héros. Mais je sais pas moi, tu vas faire une bêtise, tu vas tomber devant lui, enfin bref, il va rigoler. Euh bon

ben tu deviens un peu un antimodèle, un modèle comique. Mais dans tous les cas,

modèle comique. Mais dans tous les cas, tu tu deviens quelqu'un qui compte pour un autre. Et ben pour moi, c'est ça

un autre. Et ben pour moi, c'est ça devenir parent. C'est-à-dire c'est

devenir parent. C'est-à-dire c'est cesser d'être centré sur soi. C'est le

décentrement radical. Je voudrais qu'on viienne dessus, tu l'as dit rapidement tout à l'heure, mais est-ce que les enfants c'est que du bonheur ?

Bah, je pense que dire que les enfants c'est que du bonheur, c'est un mensonge.

J'oserais presque dire si j'étais un peu cynique, que c'est le mensonge de ceux qui ne les ont pas élevés eux-mêmes et qui veulent t'embrigader dans dans leur secte. C'est-à-dire toi aussi tu vas

secte. C'est-à-dire toi aussi tu vas souffrir. Euh alors, pourquoi je dis que

souffrir. Euh alors, pourquoi je dis que c'est pas que du bonheur ? parce que les premiers temps l'enfance c'est beaucoup de pleur, peu

de nuit, peu de repos. Donc c'est de la souffrance physique, des cris, des cris, des pleurs, des crises, des des fois des se lever nonempêche Oui, tu peux rien faire d'autre.

Tu peux rien faire d'autre effectivement et pour les femmes qui l'id même si c'est du bonheur homme qui adorent parce que c'est la sensation est extraordinaire. Oui,

encore une fois, chacun est particulier, hein. Il y en a qui mais

hein. Il y en a qui mais en tout cas, c'est fatiguant pour la corps d'une femme.

Absolum.

Mais c'est ce qui fait que la ménopause cheveux, les dents ça tire sur tout le corps.

C'est ce qui fait que la ménopause chez les femmes arrive aussitôt parce que c'est très tôt, c'est très précoce la ménopause des femmes tout simplement.

C'est quel âge la ménopause des femmes ?

Ah, j'imagine que ça dépend mais bon à 10 ans près, hein.

Ah, c'est à 10 ans près. Donc 45 et 50.

Ouais. 45 55. Oui, oui, oui, oui. Il y a des cas exceptionnels. Évidemment, ça

peut arriver plus tôt, ça peut arriver plus tard. Quand tu vois que l'espérance

plus tard. Quand tu vois que l'espérance d'une vie de vie d'une femme, c'est 805 ans, ça veut dire que elle ne peut procréer même pas la moitié de sa vie puisque les 10 premières années, les 12

premières années, elle n'est pas encore pubère. Donc ça fait une fenêtre de tir

pubère. Donc ça fait une fenêtre de tir quand même assez réduite et l'une des explications que nous apporte la la l'évolution, c'est tout simplement que

une grossesse est tellement épuisante que euh à partir d'un certain âge, ça devient dangereux d'avoir des enfants, ça devient dangereux pour le corps et ça devient insupportable au sens littéral pour l'esprit. Ça devient trop

pour l'esprit. Ça devient trop compliqué. C'est ça porte un nom. Je

compliqué. C'est ça porte un nom. Je

crois quand une femme a une grossesse tardive, je crois même vers 37 ans, je veux pas dire de bêtises, mais je crois que ça s'appelle une grossesse gériatrique.

H parce qu'il y a des risques, il y a plus la femme est âgée et plus il y a de risques de complication euh pour le fétus. Et et ça c'est vrai que c'est

fétus. Et et ça c'est vrai que c'est brutal le fait que la nature hein, pour reprendre encore une fois le terme de chopenhower et décidé de mettre des limites aussitôt dans dans la

procréation. Il y a un autre sujet que

procréation. Il y a un autre sujet que tu abordes dans ton livre, c'est c'est tu parles de l'importance de nos désirs.

Tu parles des désirs. Qu'est-ce que

c'est que le désir ?

Le désir, au sens le plus large, c'est une force intérieure qui te pousse à vouloir obtenir un objet. Un objet ou une personne. Parce qu'en philosophie,

une personne. Parce qu'en philosophie, objet, c'est ce qui fait face à un sujet. Sujet. Objet.

sujet. Sujet. Objet.

Oui. On du désir pour une personne.

Voilà. à ce moment-là, la personne devient l'objet de ton désir. Donc le le désir, c'est ça, c'est une force de manque. Et parce que c'est une force de

manque. Et parce que c'est une force de manque, c'est une énergie parce qu'on va vers ce dont on manque par définition.

Pour ça qu'on dit l'attraction qu'on a pour quelqu'un, attraction, attirance, la personne elle nous attire. C'est un

phénomène physique en fait l'attirance.

Donc le désir c'est cette force intérieure mais le désir peut prendre plusieurs formes.

Tu parles de pulsion, tu dis est-ce que c'est un rapport avec le désir ou ? Oui. Oui. Alors la pulsion, on va dire

? Oui. Oui. Alors la pulsion, on va dire que c'est un terme qu'on utilise plus en psychologie, en psychiatrie, voire en psychanalyse pour parler d'un désirrépressible.

Euh, par exemple, tu sais, dans le cas des addictions, on parlera d'une pulsion quand le le toxicoman, l'alcoolique, le boulimique, peu importe, ne peut pas

résister à son désir, hein. Quand on dit c'est plus fort que moi, j'ai pas pu résister. Là, on parlera de de pulsion.

résister. Là, on parlera de de pulsion.

Mais chez Freud, la pulsion, c'est un désir qui trouve son origine dans la sexualité mais qui peut ensuite prendre des formes non sexuelles. Alors

l'exemple que je donne parce que là dit comme ça ça peut paraître un peu abstrait, c'est l'exemple de Roos Freddy. Alors

Freddy. Alors tout le monde à peu près connaît Roosify.

Attends, je suis pas sûr. Peut-être les

toutes les générations, je suis pas sûr.

Tu as raison mais tu as raison parce que Roc l'acteur emblématique de des années 90000 pour les films pour adultes.

Voilà exactement. Un proco italien non ou il est italien tout cour ? Il était italien.

? Il était italien.

Ouais. De son vrai nom Roco Tano.

La la maman de Roco Sifredi espérait qu'il devienne prêtre.

Il deviendra l'un des plus grands acteurs porno. Ouais. Donc un destin

acteurs porno. Ouais. Donc un destin quand même assez hors du commun.

Et eu et il y a eu un documentaire sur lui il y a quelques années dans lequel il expliquait qu'il était totalement asservi, c'est-à-dire totalement esclave de sa pulsion sexuelle. Il ne pense qu'à ça.

Ouais, c'est ça. C'est vraiment ce qu'on appelle l'obsession. Il pense qu'à ça un

appelle l'obsession. Il pense qu'à ça un jour, il a voulu arrêter sa carrière de d'acteur pornographique et ben il s'est rendu compte qu'il allait voir les prostituées tous les jours. Donc il

s'est dit que il y avait un problème, que c'était beaucoup plus fort que lui.

Et ce qui est rigolo dans ce documentaire, c'est que Roco a un cousin qui s'appelle Gabriel qui lui aussi voulait devenir acteur pornographique.

Mais sauf que sur le tournage quand le réalisateur disait action, ben il y a pas action quoi. Ça ça venait pas. Il y

arrivait pas, il pouvait pas. Voilà.

Donc ça ça lui coupait ses moyens.

Qu'est-ce qu'a fait Gabrielem ? Il a

sublimé sa pulsion. C'est-à-dire au lieu bah d'assouvir sa pulsion sexuellement comme le faisait son cousin Roco, il est passé derrière la caméra et il est

devenu le conseiller artistique de Roco Sifredi. C'est-à-dire qu'il a transformé

Sifredi. C'est-à-dire qu'il a transformé son énergie sexuelle en énergie de création. Et donc il imaginait des

création. Et donc il imaginait des scénarios, il imaginait des accessoires, il imaginait des situations. Roco, tu

vas venir, tu vas marcher sur la plage avec une croix pour représenter le sacrifice du Christ. Et Roco il regardait mais il disait "Mais qu'est-ce que tu qu'est-ce que c'est que ces délires ?" Il dit "Non mais moi je suis

délires ?" Il dit "Non mais moi je suis un acteur porno, quand est-ce qu'on baise ?" Et en fait Gabriel lui, il

baise ?" Et en fait Gabriel lui, il était dans un délire artistique. Et ben

c'est ça la sublimation. La sublimation,

c'est quand ton énergie sexuelle, tu ne peux pas la souvir physiquement directement, tu vas l'utiliser de manière détourné. Elle va devenir une

manière détourné. Elle va devenir une force de créativité ou une force de compréhension, d'intellection. Tu vois,

compréhension, d'intellection. Tu vois, tu vas te mettre à utiliser cette énergie là pour créer ou pour comprendre. C'est que les créatifs ont

comprendre. C'est que les créatifs ont une grosse libido.

Bah c'est c'est l'idée de Freud. Par

exemple, Freud a pris le cas de Léonard de Vincy. Il disait : "Léonard de Vincy,

de Vincy. Il disait : "Léonard de Vincy, c'est quelqu'un qui avait une forte libido et qui était homosexuel à une période où c'était interdit de l'être.

Sous-entendu, si tu te faisais attraper euh en flagrant délit, hein, d'homosexualité par l'église, bah tu pouvais être condamné à mort."

Donc Léonard de Vincy, il a dû réprimer sa libido sexuelle et pour quelque part survivre à cette répression pour ne pas exploser si tu

préfères, il l'a déplacé dans la création et c'est ce qui a fait de Léonard de Vincy un un génie artistique.

Ça c'est la théorie freudienne. On n'est

pas obligé d'être d'accord avec Freud parce que la psychanalyse n'est pas considérée comme une science. Mais c'est

intéressant de se dire que l'énergie sexuelle peut avoir un but non sexuel et que tu peux la mettre au service d'autres choses. Et on en parlait tout à

d'autres choses. Et on en parlait tout à l'heure quand on Einstein, je crois était très chaud. Oui. Ou ou ou ou ou les hommes les hommes de pouvoir les hommes de pouvoir souvent il y a un

intérêt sexuel à posséder le pouvoir à conquérir le pouvoir selon l'idée que le pouvoir attire les femmes. Donc il y a vraiment toute cette tout cet imaginaire

de la pulsion, du pouvoir de la conquête qui joue énormément et auquel beaucoup de d'hommes politiques croient. Pour ça

qu'il y a des Oui, oui, beaucoup ou beaucoup d'hommes politiques ont peut-être une très grosse libido.

Ouais, bien sûr. Et et là, on en revient à ce que disait euh le philosophe Bless Pascal et même Saint-Augustin avant lui, à savoir que la libido, elle se présente

sous trois formes. Première forme, c'est la forme sexuelle, physique.

La chair.

La chair, exactement. Ils appellent ça la libido sentiend en latin. C'est le

désir sensuel.

Tu as un deuxième niveau qui est la libido dominandie, c'est le désir de pouvoir. Donc tu vas investir ta libido

pouvoir. Donc tu vas investir ta libido dans la domination de l'autre. 3è niveau

de la domination sociale, tu veux dire sociale politique et le troisème niveau c'est la libido skiend du verbe skio qui veut dire

savoir c'est le désir de connaissance parce que quand tu connais le monde c'est une manière de le conquérir par l'intellecte

de l'esprit et donc tu tu te retrouves comme le roi du monde parce que tu comprends les lois de l'univers, tu comprends les principes de l'uni univers, c'est ce que font les scientifiques et les philosophes, les

artistes dans une certaine autre mesure.

Mais qui à part Dieu connaît les lois de l'univers ? Le scientifique, science,

l'univers ? Le scientifique, science, skill, savoir c'est donc la libido skindi, le désir de connaissance.

Ceux qui aiment la la la philosophie, ceux qui aiment l'histoire, ceux qui aiment savoir ont une grosse libido.

Ouais. Et donc c'est ça qu'on appelle la sublimation. C'est-à-dire que sublimer,

sublimation. C'est-à-dire que sublimer, c'est un terme, c'est un terme qui vient de la physique au départ, la physique chimie. C'est le passage de l'état

chimie. C'est le passage de l'état solide à l'état gazeux directement.

L'état solide, c'est le désir, c'est la matérialité brute du désir corporel.

Gazeux, c'est quoi ? C'est l'esprit, tu vois, c'est ce qui est évanissant, c'est ce qui est du monde des idées en quelque sorte, hein. Tu sais, un alcool, on

sorte, hein. Tu sais, un alcool, on appelle ça un spiritueux parce que ça fait s'envoler l'esprit. Ben donc c'est vraiment le passage de cette de ce désir brut

à l'activité de l'esprit. Mais c'est la même chose fondamentalement. Il y a pas de décalage entre ces trois niveaux.

C'est c'est intéressant. Maintenant, je

vais regarder les gens me disant tiens, il aime beaucoup la culture, il aime bien, il est très artiste, il doit avoir une Mais c'est très vrai ce que tu dis là parce que tu sais beaucoup de femmes

disent que à la beauté d'un homme, elle leur préfère le charisme.

Le charisme qui a le charisme qui a la même étymologie que le charme.

Et lancer un charme, c'est lancer un sort. D'accord ? Charmed, la série qui

sort. D'accord ? Charmed, la série qui passait à notre époque.

Char, ça la trilogie du samedi pour ceux qui l'ont connu.

C'était vraiment c'est les sortilèges.

On est charmé, on est ensorcelé. Bon,

donc le charme, le charisme, c'est le charme. C'est quoi le charisme ? C'est

charme. C'est quoi le charisme ? C'est

quand tu tu exprimes quelque chose qui est de l'ordre de la force, qui est de l'ordre de la confiance, quelque chose de sécurisant et que tu le

fais par ton aisance avec les mots, ton aisance sociale, le fait par exemple d'avoir de l'expérience dans un domaine, d'avoir je sais pas moi un bon bilan, un

bon bilan de vie général, savoir bien s'exprimer, tu vois, savoir bien s'exprimer et cetera et lequant et ben tu t'aperçois que sous souvent ce

charme, ce charisme, il a pour origine un désir qui s'exprime sous une forme ou sous une autre. Que ce soit le désir de la connaissance, c'est séduisant à un

homme qui qui montre l'étendue de son savoir. Ça peut être le désir de

savoir. Ça peut être le désir de pouvoir, c'est séduisant un homme qui parle de son influence, de son pouvoir, de ses capacités, tu vois, ou alors bah

de son désir sexuel. C'est un peu moins séduisant d'entendre un homme parler de ses exploits sexuels, mais ces ces trois manières de formuler son désir et de l'exprimer peuvent avoir quelque chose

d'attirant. Et

d'attirant. Et il y a un thème qui revient souvent aux philosophie, tu en parles un peu dans le livre aussi, c'est comment être heureux ? Euh c'est c'est quoi pour toi le

? Euh c'est c'est quoi pour toi le bonheur ? On avait abordé le sujet avec

bonheur ? On avait abordé le sujet avec André Conmpvide à l'époque. Quelle est

ta vision ? Quelle est ta ta ta ta ta définition du bonheur ? Alors, ça c'est très difficile parce que euh chaque philosophe va avoir sa propre conception du bonheur. Il y a même des philosophes

du bonheur. Il y a même des philosophes qui disent qu'en gros le bonheur n'est pas une question philosophique. Ça c'est

Kant qui disait le bonheur n'est pas un objet de pensée, c'est un objet d'imagination. sous-entendu, ben chacun

d'imagination. sous-entendu, ben chacun voit le bonheur qui lui correspond, hein. Et on peut pas imposer notre

hein. Et on peut pas imposer notre vision du bonheur. Par contre, moi, il y a une vision que j'aime bien, celle à laquelle je me réfère, c'est la vision des stoïens dans l'antiquité qui disait que le bonheur, c'est

l'absence de trouble. L'absence de

trouble, ils appelaient ça l'ataraxie, absence de trouble physique mais surtout absence de trouble de l'âme. Ça veut

dire quoi ? Ça veut dire que au quotidien qu'est-ce qui nous fait souffrir ? C'est

rarement des douleurs physique. Ça peut

dire, tu vas te casser la jambe, tu vas te faire une fracture, bon tu as mal aux dents. Bon mais la vraie source de notre

dents. Bon mais la vraie source de notre souffrance, elle est mentale et elle est émotionnelle. La plupart des choses qui

émotionnelle. La plupart des choses qui nous font souffrir, ce sont des représentations mentales, c'est-à-dire de l'inquiétude, de la projection, de l'anticipation sur l'avenir ou bien

une galère qui pourraitarriver.

Ouais exactement.

Une perte de travail, on imagine toujours le pire, une maladie. Du coup, voilà.

maladie. Du coup, voilà.

On imagine toujours le pire. Bah ce que disent les stoïciens, c'est que la plus grande partie de notre souffrance, elle est liée à l'imagination. Elle est liée non pas aux événements, c'est-à-dire non

pas aux choses, mais à ce que nous à la manière dont nous interprétons les choses et les événements, à la charge que nous que nous leur

accrochons à ces événements. Et donc

notre souffrance en réalité, c'est nous qui nous la créons. On se l'a créé par anticipation. Donc on va penser à un

anticipation. Donc on va penser à un scénario pessimiste et tout le temps on va penser à ce scénario pessimiste, on va se mettre mal, on va se mettre soi-même en souffrance. Ou alors on va

repenser à un truc qui s'est mal passé dans le passé pour le coup et puis ça va continuer à nous faire souffrir dans le présent alors que c'est terminé. Donc

qu'est-ce qu'on fait quand on fait ça ?

Mais quelque part on entretient la souffrance, on est complice de notre souffrance. Et les stoïciens nous disent

souffrance. Et les stoïciens nous disent "La plupart du temps, nous sommes complices de notre malheur parce que nous ne sommes pas malheureux à cause de ce qui nous arrive mais à cause de la manière dont nous interprétons ce qui nous arrive."

nous arrive." Ça c'est tout le monde le fait ça.

Bien sûr.

Tiens si ma femme me quitte. Tiens, si

je perds ça, si je me fais voler ma moto, si mince, il faut que je fasse attention en fait finalement pire que ça et même pire que ça Gu on se crée tout le temps le pire scénario parce que là tu parles de ce qui pourrait arriver. Est-ce que c'est pas

pourrait arriver. Est-ce que c'est pas de la survie aussi le fait de justement penser au chir ? Al justement très bonne question. Très

? Al justement très bonne question. Très

bonne question parce que la peur la peur est une fonction vitale. Euh tu sais, on entend souvent des gens dire "Ah lui il a peur de rien." Bah s'il a peur de rien, il va pas survivre longtemps.

Parce que la peur c'est un message, c'est un avertissement qui te dit quand il y a un danger. Et donc il faut que tu t'adaptes à ce danger. Trois trois

manières de s'adapter au danger. Le

combat euh partir en courant, la fuite. Exactement. Et il y en a un

la fuite. Exactement. Et il y en a un autre que euh qui m'échappe. Mais peu

importe. Dans tous les cas, il y a une stratégie de survie. Mais la stratégie de survie ne se met en place que quand il y a de la peur. Là, ce dont nous parlent les stoïs, ce n'est pas la peur, c'est l'inquiétude.

Entend le mot inquiet, c'est le fait de ne pas être qui quot en anglais, c'est la non quiétude.

Tu vois quot c'est tranquillité.

Tranquillé. Exactement. Donc on est inquiet quand on n'est pas calme à l'intérieur mais sauf que l'inquiétude ne résout jamais les raisons de l'inquiétude. Je m'explique, c'est pas

l'inquiétude. Je m'explique, c'est pas parce que tu as peur queon te vole ta moto que on te volera pas ta moto ou ni l'un ni l'autre.

Si tu mets un antivol, tu auras moins de chance.

En gros, ça ne changera rien à la situation.

En revanche, ça changera beaucoup à ta situation émotionnelle. C'est-à-dire que

situation émotionnelle. C'est-à-dire que toi tu vas te sentir mal, tu vas te faire souffrir parce que personne n'aime ressentir l'inquiétude, hein. On n'est

pas là en train de se dire "Ah, c'est génial, je suis inquiet, j'adore." Non,

non, non. On aimerait ne pas l'être mais sauf qu'on entretient la raison de l'inquiétude. Donc ce que nous disent

l'inquiétude. Donc ce que nous disent les stoïciens, c'est que nous sommes prisonniers de choses qui ne dépendent pas de nous et c'est ça qui nous rend malheureux. Tu es inquiet parce que ton

malheureux. Tu es inquiet parce que ton fils ne rentre pas de l'école. Ton

inquiétude ne va pas le faire rentrer plus vite. Ce qui va éventuellement le

plus vite. Ce qui va éventuellement le faire rentrer plus vite, c'est que tu essayes de l'appeler sur son téléphone, que tu appelles son école, que tu appelles le voisin machin qui a une action. Exactement.

S'il y a pas d'action, ça ne sert à rien.

Ça ne sert à rien.

Et voilà. Et ce que disent les c'est que on focalise notre énergie, on la dépense dans des réactions émotionnelles au lieu de la de la dépenser dans des actions concrètes sur ce qui dépend de nous. Et

très souvent, on va s'inquiéter de choses qui ne dépendent pas de nous et on va complètement laisser de côté ce qui dépend de nous. C'est pour ça que le stoicisme parfois on lui reproche d'être une philosophie de la passivité. C'est

tout le contraire. C'est tout le contraire. C'est une philosophie qui

contraire. C'est une philosophie qui nous pousse à agir sur ce qui dépend de nous. Donc ce n'est pas une philosophie

nous. Donc ce n'est pas une philosophie de la passivité, c'est une philosophie de la lucidité. Mais en même temps que le stoicisme nous dit "Arrêtez de vous inquiéter pour tout et rien parce que ça change rien", le

stoicisme nous dit aussi "Arrêtez d'espérer parce que c'est quoi l'espoir ? C'est l'envers de l'inquiétude. C'est

? C'est l'envers de l'inquiétude. C'est

une projection comme l'inquiétude mais tournée du côté positif. Et sauf que quand tu espères quelque chose, ce que tu espères ne dépend pas de toi. Ça

dépend du hasard, ça dépend du comportement des autres, ça dépend de plein de paramètres sur lesquels tu n'as pas prise ou alors tu n'as pas toutes les manettes en main. Donc d'une

certaine manière, tu te condamnes toi-même à la déception lorsque tu espères des choses qui ne dépendent pas de toi. Et bien ça aussi, ça fait naître

de toi. Et bien ça aussi, ça fait naître du malheur. Tu tu cites une phrase dans

du malheur. Tu tu cites une phrase dans ton liv tu dis je je profite quand quand on dit je profite de la vie, je suis épicurien.

Ouais. Et ben tu dis qu'on se trompe.

Ouais totalement.

Pourquoi ?

Parce que aujourd'hui quand quelqu'un dit "Je suis un épicurien", ça veut dire tout le temps la phrase. Un épicurien,

moi je suis un bon vivant.

Un bon vivant.

Je bouffe, je bois, j'ai je suis un bon vivant, je suis un épicur, je sors.

Voilà.

Ex et ben c'est un contresens parce que Épicure prenait la modération en fait.

Il expliquait.

[ __ ] c'est intéressant parce qu'on on l'emploie vraiment à l'inverse, c'est justement les mecs qui se mettent desquip. Je suis un épicurien. Dans le

desquip. Je suis un épicurien. Dans le

livre, je me suis amusé à rétablir le sens véritable de choses qu'on prend complètement à contresens. Comme quand

on dit euh je suis cartésien, je ne crois pas en Dieu. Bon ben pas de chance, des cartes croyaient en Dieu.

Euh maavelin, maavellien, maavellique, c'est c'est pas la même signification.

Bon, ça à la limite on pourra on pourra passer.

Cartésien euh c'est vrai qu'on emploie à contresens aussi. Alors

contresens aussi. Alors totalement, je suis cartésien, je crois pas.

Ouais, totalement. Parce que cartésien aujourd'hui, ça veut dire à la fois un esprit logique. Ça c'est vrai, des

esprit logique. Ça c'est vrai, des cartes étaient logiques, mais ça veut dire aussi je ne crois que ce que je vois. Alors qu'en fait des cartes

vois. Alors qu'en fait des cartes disaient non, les perceptions sont trompeuses, il faut se fier à sa raison.

Il était croyant, il croyait en Dieu.

Donc donc là ça marche pas. Et ben

Épicurien c'est exactement la même chose. Épicur disait qu'on ne on ne

chose. Épicur disait qu'on ne on ne pouvait trouver le bonheur que dans la modération des plaisirs. Un exemple tout simple, un verre de vin pour ceux qui aiment le vin, c'est très agréable. Donc

on boit un verre de vin et si tu bois deux verres de vin, trois verres de vin, si tu bois toute la bouteille, ben l'ennui c'est que le lendemain tu risques d'avoir un peu mal à la tête, tu risques d'avoir un peu mal au ventre.

Enfin bref, tu vas pas te sentir bien.

Donc d'une certaine manière, ton excès de plaisir aura provoqué une douleur.

Donc ce que nous dit Épicû, c'est presque un raisonnement logique. C'est

de dire "Mais la modération, bah oui, c'est de dire consommer avec modération, c'est un mot." Ben c'est de là que vient le slogan hein, consommer avec modération parce que sinon euh Épicû te dit "Mais c'est un mauvais calcul en fait parce que le but c'était quand même

d'éprouver du plaisir."

Plaisir.

Mais si ton plaisir te conduit à de la douleur, bah d'une certaine manière c'est que ton désir tu l'as mal géré, tu l'as mal dosé.

C'est pareil pour le la cuillère dans le pot de Nutella, tu vois. C'est pareil

pour tout. Tout ce qui est source de plaisir devient source de douleur avec excès. Exactement. Et donc ce que nous

excès. Exactement. Et donc ce que nous dit Épicur c'est que on a une mauvaise définition du bonheur parce qu'on croit que le bonheur c'est une accumulation voire une maximisation des plaisir. Il

dit que ça marche pas comme ça. Ce n'est

que la modération qui peut nous apporter le vrai bonheur parce que la modération c'est profiter des plaisirs sans les inconvénients des plaisirs.

Tu tu parles d'une expérience à faire à la maison pour ne pas se fier aux apparences dans le livre. Il y a beaucoup de choses là. On aborde

quelques sujets évidemment. On pe

aborder tout le tout le livre. Il y a plein de choses dont c'est très intéressant. C'est c'est surtout très

intéressant. C'est c'est surtout très facile à lire.

Ouais.

Pour un livre sur la philosophie, c'est ça qu'il faut vraiment spécifier que les personnes de tout niveau puissent s retrouver.

C'est pas chiant quoi.

Ouais. Puis il y a les il y a les histoires en introduction qui permettent de vraiment avoir un ancrage très concret dans dans les idées des philosophes.

Euh c'est c'est très Nous sommes condamnés à être librist. Bon, la

philosophie c'est pour vous aussi, c'est chez la rousse. Je vous ai mis le lien dans la dans la description si vous voulez le chercher. Donc de Charles Robin précepteur pardon. Était où ? On parlait oui de

pardon. Était où ? On parlait oui de l'expérience que tu disais et dont tu parles dans le livre Ne pas se fier aux apparences.

Ouais. Ben Descart disait quand on quand on veut connaître quelque chose, généralement notre notre réflexe, c'est de se fier à notre perception.

Donc on va on va observer un objet et puis on va le décrire tel qu'on le perçoit. Mais sauf qu'il dit "Mais ça

perçoit. Mais sauf qu'il dit "Mais ça marche pas tous les coups." Il dit par exemple, "Regardez, je prends un verre d'eau, puis je mets un crayon dans ce verre d'eau. Si je l'observe, que je me

verre d'eau. Si je l'observe, que je me mets, tu vois sur le côté, j'observe le crayon à la surface de l'eau, je m'aperçois que le le crayon, il apparaît comme coupé à la surface.

Un petit peu tordu. Ouais. Enfin pas au même pas au même moment, un peu décalé.

Donc là, tu dis "Attends, qu'est-ce qui se passe ?" Je sors le crayon. Bah non,

se passe ?" Je sors le crayon. Bah non,

je m'aperçois qu'il est toujours aussi droit. Je le remets dans l'eau, hop, le

droit. Je le remets dans l'eau, hop, le même phénomène se produit. La conclusion

de descartes, c'est que les choses ne nous apparaissent pas tell qu'elles sont. Autrement dit, on ne peut

qu'elles sont. Autrement dit, on ne peut pas se fier aux apparences des choses pour les connaître.

Traduction, nos sens sont trompeurs.

Donc, on peut pas se fier à nos perceptions. Et c'est là qu'il essaie de

perceptions. Et c'est là qu'il essaie de de trouver un autre moyen de connaître les choses. Il se dit "Bah, en fait, on

les choses. Il se dit "Bah, en fait, on va pas se fier à la perception, on va se fier à la raison. La raison,

c'est-à-dire le raisonnement logique. Et

c'est là-dessus qu'il va bâtir toute sa connaissance en disant, tu sais, la phrase "Je ne crois que ce que je vois."

Non, c'est le contraire. Ce que tu vois est trompeur. Et donc, j'ai pris un

est trompeur. Et donc, j'ai pris un autre exemple beaucoup plus contemporain que celui du Verdos. C'est celui du bateau flottant. C'est Raymond, mon

bateau flottant. C'est Raymond, mon chauffeur routier qui qui roule près de la Manche et qui voit à un moment donné un cargo en lévitation au-dessus de

l'eau et il comprend pas. Alors, il

s'arrête, c'est un mirage au bord de la mer.

Et ben, c'est un mirage et le mirage, c'est connu comme phénomène. Mais sauf

que quand tu le vois, toi, tu sais ce que tu vois. Si tu vas dire aux gens, "J'ai vu un bateau léviter au-dessus de l'eau, on va dire non mais mon gars, toi tu as un petit problème. Tu as tu as un peu trop picolé ce musique

alors que c'est concrètement ce que tu vois. C'est juste que tu n'as pas

vois. C'est juste que tu n'as pas l'explication du phénomène. Donc un

effet d'optique, une illusion d'optique.

Bah c'est là où Desctart nous dit "Ne nous fondons pas pour la connaissance sur ce que nous percevons, sur ce que nous voyons, sur ce que nous entendons.

Fondons-nous sur la raison et la compréhension logique des phénomènes.

Est-ce que tu crois en Dieu toi ?

Personnellement non. Sauf si on peut faire rentrer dans la définition de Dieu l'idée d'une intelligence organisatrice.

Je m'explique. Tu vois le l'univers, le cosmos et tu te dis tiens, le cosmos obéit à des lois, hein, les lois de l'univers, les lois physiques et cetera et cetera. C'est le travail des

et cetera. C'est le travail des scientifiques d'ailleurs de les de les dévoiler.

Sû mais l'existence même de ces lois, on ne sait pas quelle est leur origine.

C'està-dire, il y a l'origine de des planètes, il y a l'origine de l'univers.

Mais moi, je parle de l'origine des lois de l'univers.

Et bien, si on me dit par exemple que Dieu c'est l'autre nom des lois de l'univers, moi à ce moment-là ça me va parce que c'est bien l'idée d'intelligence. intelligence au sens

d'intelligence. intelligence au sens d'organisation parce que c'est trop parfait.

Alors il y a ça mais on a eu les discussions il y a pas longtemps. Je sais pas si tu as vu.

longtemps. Je sais pas si tu as vu.

Oui. Dieu la science les Ouais.

C'est trop parfait. Mais qui nous dit que l'univers avant d'exister, tel qu'il existe aujourd'hui avec ces lois qui lui permettent de fonctionner, qui nous dit

qu'il n'y a pas eu des milliards de milliards de milliards de tentatives d'univers qui n'ont pas fonctionné précisément parce que les lois n'étaient pas parfaites.

Tu vois ce que je veux dire ? Alors,

c'est un raisonnement d'humain là ce que je suis en train de te dire hein. Et je

pense que à partir d'un certain niveau, l'esprit humain n'est plus capable de de comprendre. de comprendre l'infini

de comprendre. de comprendre l'infini de comprendre l'infini de de comprendre après les étoiles, il y a quoi ? B oui,

c'est ça.

Et puis même le tu vois, je je vais donner je vais donner une expérience qui rejoint ce qu'on ce qu'on est en train de dire.

C'est ce c'est l'éternel retour chez Nietzs. L'éternel retour chez Nietzsche,

Nietzs. L'éternel retour chez Nietzsche, ça consiste à dire que si tu tapes à la machine à écrire au hasard et que tu fais ça sur un temps infini,

et ben à un moment donné, il y aura des mots, il y aura des mots, il y aura des phrases, il y aura des œuvres. un moment

donné, il y aura Roméo et Juliette. À un

moment donné, il y aura Oui, parce qu'il y aura une combinaison infinie.

Et oui, parce que dans un temps infini, toutes les combinaisons sont possibles.

C'est intéressant ça.

Dans un temps infini, il y a Roméo et Juliette suivi de je sais pas quel film Inception parce que c'est dans un temps infini.

Dans un temps infini, il y aura à tout.

tu arriveras à taper ton numéro de sécurité sociale suivi du numéro de sécurité sociale de ta femme. Temps

infini. Mais ça c'est totalement impossible à concevoir pour l'esprit cette idée de temps infini.

C'est trop grand. Exactement. Ça c'est

la la première version de l'éternel retour chez Nietzsche maintenant si on transpose ça ce dont on parlait, c'est-à-dire la question de Dieu, des origines. Bon, si on imagine un temps

origines. Bon, si on imagine un temps infiniment reculé, oui, on peut très bien envisager qu'il y ait eu des prototypes de l'univers qui n'ont pas fonctionné. jusqu'au moment où par

pas fonctionné. jusqu'au moment où par l'effet des probabilités, on est tombé sur une combinaison qui fonctionnait.

Tu tu reprends une citation d'un philosophe dans Marc Orel en l'occurrence là et tu dis "Dès l'aurore, dis-toi d'avance, je vais rencontrer un indiscret." C'est intéressant aussi. Je

indiscret." C'est intéressant aussi. Je

voulais aborder le sujet si tu veux bien avant de terminer l'émission mais hyper important dès l'aurore donc bah tous les jours en gros dis-toi d'avance je vais

rencontrer un indiscret un ingrat un insolent un fourbe un envieux et un égoïste.

Ouais qu'est-ce que pourquoi tu voulais Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ?

Il voulait dire qu'il ne faut pas attendre de la nature humaine qu'elle soit différente de ce qu'elle est réellement.

On a des attentes envers le monde, on a des attentes envers l'être humain.

Qu'est-ce qu'on a comme attente ? On

veut que les gens soient gentils, on veut qu'ils soit compréhensif, on veut qu'il soit bienveillant avec nous. Bref,

on veut que le monde s'accorde à notre désir.

C'est vraiment ça qu'on attend. Et dès

que quelque chose contrarie notre désir ou notre attente, qu'est-ce qu'on fait ?

On s'enl. On reproche aux autres.

On est déçu.

On est déçu. On reproche aux autres d'être ce qu'ils sont. On reproche au monde d'être injuste. Bref, on n'est jamais content et c'est toujours la faute des autres. Ce que nous dit Marc Orel, c'est très vrai ça.

On est très Mais est-ce que c'est pas tous les humains qui ont du mal à trouver le bonheur donc ils sont jamais contents ?

Bien sûr, c'est je pense que ça nous concerne tous. C'est pour ça que le

concerne tous. C'est pour ça que le stoicisme est vraiment une philosophie universelle à mon avis parce qu'on peut tous s'y reconnaître à des degrés divers. Mais ce que nous dit Marc Orel

divers. Mais ce que nous dit Marc Orel c'est que une fois que tu as compris que l'humanité était imparfaite, une fois que tu as compris qu'il y avait des gens

qui pour une raison ou pour une autre allaiit t'énerver, allaiit t'agacer, aller entrer en conflit avec toi, mais pourquoi ne pas tout simplement intégrer l'information et au moment où ça va

arriver, laisser couler. Laisser couler.

Pourquoi ? Parce que qu'est-ce que tu vas faire ?

Euh les gens bêtes, est-ce que tu vas à coup de baguette magique les rendre intelligents ? Les gens méchants, est-ce

intelligents ? Les gens méchants, est-ce que tu vas à coup de baguette magique les gens les rendre gentils ?

Tu ne changeras pas les gens.

Tu ne changeras pas les gens. Et

d'ailleurs, les gens ne te changeront pas non plus parce qu'après tout ce que tu demandes aux autres, peut-être que les autres le demandent pour toi. Quand

on dit, tu sais, les gens sont ceci, les gens sont cela. Oui, mais toi pour les gens, tu es les gens, tu fais partie des gens. Donc d'une certaine manière, tes

gens. Donc d'une certaine manière, tes attentes, elles sont irréalistes et tu ne peux être que malheureux quand tu nourris des attentes irréaliste parce que tu te condamnes à ce que la réalité

ne soit jamais à la hauteur de tes exigences. Donc c'est la l'autre phrase

exigences. Donc c'est la l'autre phrase des stoïciens qui dit "Puôt que de vouloir changer le monde, change ta représentation du monde, change tes

attentes envers le monde et ta vie s'améliorera grandement parce que tu ne demanderas plus au monde de faire ce qu'il n'est pas capable de faire."

C'est là que tu deviens un vieux sage.

Exactement. C'est là que tu commences à devenir un sage et que du coup tu peux tomber dans une forme d'acceptation généralisée de tout. Oui, mais c'est tu tu trouves une situation injuste et tu dois juste l'accepter.

Ouais. Bah si elle ne dépend pas de toi en tout cas, tu n'as d'autre choix que de l'accepter et de j'allais dire de comprendre pourquoi elle arrive cette situation.

Tu tu dis le monde, c'est dans le film Matrix, tu cites personnage de de Néo qui va se rendre compte que tout ce qui croyait être vrai, sa réalité, c'est sa vie est une invention de son esprit. Il

arrive à à tordre une petite cuillère d'ailleurs dans à l'époque par la pensée. Il se rend compte que c'est en

pensée. Il se rend compte que c'est en fait l'univers qui se plie.

Tu tu tu le monde n'est qu'illusion. Je

vais parler de ça parce que c'est quoi le message philosophique dans Matrix ?

Ah une très bonne question. Je pense

qu'il y en a plusieurs. Euh je pense qu'il y a plusieurs messages philosophiques et je n'ai absolument pas la prétention de percer le mystère de la signification du film. En revanche, le film, il nous met très clairement en

contact avec la question de qu'est-ce que la réalité ? Qu'est-ce qu'on appelle la réalité ? Et c'est très difficile de

la réalité ? Et c'est très difficile de répondre à cette question parce que toi par exemple la réalité de ce studio h comment tu sais que ce studio existe réellement ?

Parce que je l'ai construit.

Parce que tu l'as construit avec des amis. Oui.

Ouais.

Mais sinon, est-ce qu'on est vit est-ce qu'on vit pas dans une simulation ? Mais

là faut pas dans C'est ça. C'est ça.

Est-ce que tout ça est vrai ? Qu C'est la question. Et ben, j'en

? Qu C'est la question. Et ben, j'en parle encore avec un la réité, c'est que j'ai pas construit.

Compag des amis pour le faire parce que tu aurais pu me répondre.

On l' fait, on l'a fait mais voilà gent faire mieux que moi. Tu vois, si tu le touches, tu vas t'apercevoir qu'il existe concrètement. Il est solide. Oui,

existe concrètement. Il est solide. Oui,

mais cette sensation de solidité, est-ce qu'elle existe ?

Est-ce qu'elle existe ? Est-ce qu'elle

existe en dehors de ta conscience ? Et

en fait, c'est c'est cette ce sont ces c'est quelques mots qui font toute la différence. Est-ce que ça existe en

différence. Est-ce que ça existe en dehors de ta conscience ? Et là, je te pose une question à laquelle tu ne peux pas me répondre. Pourquoi ? Parce que tu ne peux pas te transporter en dehors de ta conscience. Donc par définition pour

ta conscience. Donc par définition pour toi tout ce qui existe, c'est ce dont ta conscience t'informe comme existant. Ce

mur, ce néon, cet invité qui est en face de toi. Mais vu que tout passe par ta

de toi. Mais vu que tout passe par ta conscience, peut-être que ce n'est que dans ta conscience. Et ça, tu ne pourras jamais le savoir parce que tu ne peux pas ni sortir de ta conscience ni

regarder ce qu'il y a à l'intérieur.

Il y a le film Vous rapp Inception aussi à l'époque, il y avait Marian Cotillard dedans. Elle est dans le film, elle est

dedans. Elle est dans le film, elle est prisonnière de son rêve. Tout à fait en fait et choisit de vivre dans dans dans son rêve, de jamais elle de jamais revenir à la réalité. En fait, c'est son sujet. Comment on peut montrer justement

sujet. Comment on peut montrer justement qu'on n'est pas que dans un rêve et qu'on va pas se réveiller ? Parce que

moi, il y a un truc qui me marque avec les années, j'ai 40 ans maintenant, j'ai l'impression que ça s'est passé en 5 minutes les 20 dernières années. La relativité

du temps d'instein, c'est que tu te rends compte que finalement 5 minutes passent comme 10 ans. Bien

sûr, c'est c'est tu tu vois plus je grandis, plus je le ressens.

Ah mais ça c'est normal hein. C'est

c'est ça peut s'expliquer physiquement parlant. C'est que

parlant. C'est que mon cerveau est moins excité parce que je vis.

Alors il doit y avoir ça.

J'avais vu ça. C'estd que comme c'est plus de je fais plus de première fois.

Ouais, entre guillemets ça. Première fois que je rentre dans ce studio, première fois que je fais du cheval, je dis n'importe quoi. Première fois que je fais du vélo.

quoi. Première fois que je fais du vélo.

Alors première fois, tu es là, tu waouh, il c'est ton cerveau est excité, c'est la première fois qu'il vit quelque chose. Après, il s'habitue et donc

chose. Après, il s'habitue et donc le fait que ça monte moins et que ça descende moins l'électricité, on va dire dans le cerveau c'est c'est plus calme et du coup ça passe plus vite.

Oui. Oui. Ton ton

une explication que j'ai vu l'autre jour, ton cerveau a perdu sa virginité.

Voilà.

La virginité du cerveau, c'est ce qui fait que tout paraît nouveau. Et quand

tout paraît nouveau, tu as l'impression d'être dans un dans une forme d'éternité permanente. He on voit beaucoup chez les

permanente. He on voit beaucoup chez les enfants d'ailleurs qui s'émerveillent, qui ne qui n'ont pas la même notion du temps que nous. Ils peuvent passer des heures et des heures à refaire et à refaire et à refaire quelque chose qui

nous nous aurait saoulé au bout de deux trois fois. D'ailleurs avant 7 ans, al

trois fois. D'ailleurs avant 7 ans, al ça j'ai vu ça sur pour les parents, les enfants n'ont pas la conscience du tout du temps et donc du timing. Et donc

quand tu dis dépêche-toi, ils comprennent pas ce que ça veut dire. Ça

veut dire en fait. C'est pour ça ils disent mais

en fait. C'est pour ça ils disent mais ils comprennent pas parce que pourquoi il faut se dépêcher ? Il y a pas le timing de jouer, il y a l'école dans 10 minutes. Mais je

comprends pas pourquoi il faut se dépêcher. Ils ont pas le ce sens là.

dépêcher. Ils ont pas le ce sens là.

Ouais. Ouais. jusqu'à 7 ans.

Et pour revenir à ta question sur le temps qui passe de plus en plus vite, regarde euh à 40 ans 1 an c'est 1/4e de

ta vie alors qu'à 10 ans an c'est 1/10e. Donc 10 %.

Tu vois ? Donc pour toi aujourd'hui 1 an c'est une petite brique, c'est rien. Ouais. C'est pas

c'est rien. Ouais. C'est pas

grand-chose. Et ben, d'un simple vue d'un simple point de vue temporel, une année s'écoule plus vite pour toi maintenant à 40 ans que quand tu avais 10 ans. C'est totalement normal. Et je

10 ans. C'est totalement normal. Et je

mets de côté le fait que quand on a une vie remplie, c'est-à-dire que l'esprit n'a pas le temps de s'ennuyer puisque qu'est-ce que c'est l'ennui ? la

sensation du temps qui passe et ben tu n'as pas le temps de t'ennuyer donc le temps passe plus vite.

Et tu as sorti une BDE aussi qui s'appelle Philorama qui qui est de grande qualité c'est vraiment en version papier là et et elle est très grande. C'est che c'est chez la rousse

grande. C'est che c'est chez la rousse aussi.

Chez la rousse aussi. Ouais.

Voilà c'est Charles Robin. Tu tu vous l'avez fait à 3. Ça s'appelle Philorama.

Les petites histoires des grands philosophes. Qu'est-ce qu'on qu'est-ce

philosophes. Qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on trouve dedans ?

Alors, on trouve 10 histoires qui mettent chacune en scène un philosophe et on essaie de montrer à la fois des scènes de vie du philosophe où on a mélangé des événements réels et des

événements fictifs, hein, inventés. Et

puis à la fin de chaque histoire, on a un cours en deux pages qui résume la pensée du philosophe en question. Alors,

on alterne, il y a du registre comique beaucoup, mais il y a aussi du registre dramatique. Euh l'histoire, par exemple,

dramatique. Euh l'histoire, par exemple, de Spinoza est dramatique. L'histoire de

Rousseau est assez triste. Euh bon,

voilà, je vais pas raconter c'est pour quel âge ?

Je dirais qu'à partir de 15 16 ans, on peut commencer à la lire parce que c'est écrit de manière simple. Euh mais après voilà, l'idée c'est aussi de de s'initier quel que soit l'âge, quel que

soit le niveau parce qu'il y a plusieurs niveaux de lecture et de difficulté. Et

euh et c'est aussi moi ce que j'aime beaucoup permettre de s'instruire en en se divertissant.

Vous aurez le lien les amis, pareil dans la description. J'ai j'ai deux questions

la description. J'ai j'ai deux questions euh très intéressantes parce que c'est je pense que on se la pose tous, on dit on se dit souvent tous tiens, il y a pas de hasard, tu vois. J'avais dit il y a pas de hasard, regarde il arrive.

Qu'est-ce que c'est que le hasard ? Tu

l'expliques très bien et pourquoi il y a pas de hasard ?

J'avais fait une conférence TX à l'époque sur la question du hasard justement. J'avais développé une

justement. J'avais développé une approche rationnelle du hasard. Souvent

quand on dit il y a pas de hasard, qu'est-ce qu'on sous-entend ? On

sous-entend qu'il y aurait une sorte de force mystique qui guide les événements.

De coïncidence ?

Oui, de coïncidence. Mais d'où vient la coïncidence ? C'est ça la question. Et

coïncidence ? C'est ça la question. Et

comment ils appellent ça ? De

synchronicité.

Voilà, ça c'est un concept qu'on trouve chez le disciple de Freud qui est Carl Gustave Jong, la synchronicité. Et donc

la question moi que j'ai voulu pointer, c'est quels sont les hasards qu'on remarque ? C'est-à-dire que là, par

remarque ? C'est-à-dire que là, par exemple, on a nos deux tasses qui qui sont posées l'une face à l'autre et il se trouve que la poignée de Tat tasse est dans cette direction et puis la poignée de

voilà. Bah quel hasard ! Incroyable !

voilà. Bah quel hasard ! Incroyable !

Il y avait toute une série de positions possibles et non, il a fallu que ce soit celle-là. Ça c'est la blague que je

celle-là. Ça c'est la blague que je prends en disant le numéro de carte d'identité. Ton numéro de carte

d'identité. Ton numéro de carte d'identité, tu sais, tu avais une chance sur 10^ 33 de l'avoir. C'est incroyable.

Bah non, c'est pas incroyable. Ça

devient incroyable à partir du moment où ça a une signification pour nous. Et

c'est là où je dis attention souvent quand on dit wou quelle coïncidence c'est de notre propre point de vue ça ça a du sens le hasard quand ça quand ça nous adresse quand ça s'adresse à nous.

Quand ça s'adresse à nous. Moi des fois par exemple je fais un épisode sur je sais pas moi, j'ai fait un épisode sur les accords tooltech il y a pas longtemps et on m'a dit en commentaire ben c'est incroyable je viens de lire

les accords tooltech et tu sors ton épisode à ce moment-là. Oui, mais il y a 1500 commentaires de personnes qui n'ont pas lu les accords toolte. Donc

pour toi, c'est incroyable parce que ça t'arrive mais pour des tas de gens ça ça n'a rien d'incroyable parce que ça n'arrive pas. Moi ce que j'aime bien

n'arrive pas. Moi ce que j'aime bien dire plutôt que de parler de synchronicité, j'appelle ça les petits clin d'œil de la nature, c'est quand parfois dans le monde, il se passent des choses qui semblent s'adresser à nous et

même si c'est pas le cas, c'est pas grave. Ce qui importe, c'est le message

grave. Ce qui importe, c'est le message que ça nous envoie. Moi, un jour, j'étais dans les embouteillages et j'étais agacé de ces embouteillages.

J'en avais marre et j'en avais d'autant plus marre que peu de temps avant, j'étais dans un état de sérénité, bah de stoicisme comme on en parlait tout à l'heure. Et là, je me voyais en train de

l'heure. Et là, je me voyais en train de m'agacer, ce qui avait le don de m'agacer encore plus. Et là, je regarde la voiture en face de moi et sur le pare-brise arrière, il y avait un petit écritau sur lequel il y avait écrit

"Souria, la vie est belle" avec un petit smiley clin d'œil. C'est comme si la nature m'avait envoyé le message que j'avais besoin de lire à ce moment-là.

J'ai pas je me suis pas dit c'est incroyable cette synchronicité. Je me

suis dit tiens quand pour peu qu'on soit attentif à ce qui se passe autour de nous, on verra des signes de choses qui s'adressent à nous.

C'est pour ça que parfois on a l'impression qu' qu'on est dans une simulation. Tu disain c'est pas

simulation. Tu disain c'est pas possible.

Parce que parfois les coïncidences sont tellement énormes queon a du mal à se dire qu'il n'y a pas quelque chose qui les a provoqué.

Tu tu l'expliques bien avec le lancé de D ?

Ouais. Le lancé D. bah le lancer D. Si

tu lances le D et que tu tombes sur le bon résultat, bah c'est le hasard.

Pourquoi c'est le hasard ? Parce que tu n'avais aucun moyen de connaître le résultat du dé à l'avance. Mais sauf que si tu avais un super pouvoir purement

d'ordre physique, c'est-à-dire d'être capable de de savoir la force du lancer, la direction précise, voilà, la rugosité du tapis, tous les

éléments physiques qui entrent en jeu dans le phénomène. Et ben à la fin, tu serais capable non pas de deviner mais de prédire le résultat parce que tu possèderais toutes les informations. Et

donc c'est pour ça que Spinoza, l'auteur qui parle du hasard dit que on appelle hasard ce qui ce qui n'est en réalité que notre ignorance. On ignore pourquoi les choses arrivent comme elles

arrivent. Donc on les appelle hasard. Je

arrivent. Donc on les appelle hasard. Je

trouve ça intéressant parce que c'est vrai dans les faits. Moi hier par exemple, je suis tombé sur un vieux collègue de boulot que j'avais pas vu depuis 12 ans et je suis tombé sur lui et j'ai trouvé ça incroyable de retomber

sur lui. Mais les 12 années où je ne

sur lui. Mais les 12 années où je ne suis pas tombé sur lui, je ne me suis pas dit tiens, c'est curieux quand même que que je ne l'ai pas vu.

Euh est-ce que si tout est lié est-ce que si tout est lié, il y a déjà quelque chose d'écrit pour nous ? C'est un

sujet, tu vois, tout le monde y a déjà pensé. Est-ce que tout est déjà écrit ?

pensé. Est-ce que tout est déjà écrit ?

Certains le pensent, mais ceux qui le pensent le pensent généralement pour des raisons religieuses ou spirituelles. Et

c'est là où je dois faire la différence entre la philosophie qui essae dans la mesure du possible, attention hein, de rester en accord avec la raison et la spiritualité et la religion qui relève

en partie de la foi. La foi, c'est quoi ? C'est la croyance.

? C'est la croyance.

Croyance/cfiance hein, puisque le mot foi à l'origine signifie confiance. Et donc ça suppose

signifie confiance. Et donc ça suppose l'existence d'un d'une entité surnaturelle, disons-le comme ça. Donc

les gens qui pensent que tout est écrit, ils pensent soit que tout est écrit par Dieu ou soit qu'il existe un destin.

Mais généralement s'il y a un destin, il y a un Dieu où il y a des divinités derrière. Donc dans tous les cas, c'est

derrière. Donc dans tous les cas, c'est l'idée d'un plan qui existe. Moi, je ne crois pas dans l'idée que tout est écrit, je crois dans l'idée que tout est en train de s'écrire. C'est la

différence entre le déterminisme et le prédéterminisme ou le fatalisme.

Pourquoi je pense pas que tout est écrit ? Parce que sinon ça rend ma vie

? Parce que sinon ça rend ma vie inutile.

Ça veut dire que si tout est écrit, bah qu'est-ce que je vais faire moi ?

Qu'est-ce que je vais faire ? Quoi que

je fasse, ça changera rien. Tu vois ce que je veux dire ?

Donc ça rend passif.

Et moi, je n'ai pas envie de mener une existence passive. Je trouve que c'est

existence passive. Je trouve que c'est triste la passivité. C'est triste

d'attendre que les choses arrivent comme elles doivent arriver. Tu sais, j'ai des amis, je sais pas si tu en as aussi, euh qui rencontrent quelqu'un et puis tu vois que la personne leur plaît et ils

savent pas s'ils doivent aller dans un mode de séduction, s'ils doivent relancer, rappeler la personne puis ils te disent "Bon de toute façon, si ça doit arriver, ça arrivera." Et à chaque fois, je réponds "Oui, mais si tu

ne rappelles pas, ça n'arrivera pas."

Il faut bien que tu participes.

Voilà. C'est ça. C'est-à-dire que s'il y a un destin, ben ce destin, il semble là qu'ils sont en train de te donner un coup de coude pour que tu viennes l'aider.

Mais si tu restes dans ton canapé, tu Bah, tu connais l'histoire de de ce naufragé qui est sur une barque, c'est un voyageur sur un bateau, le le bateau fait naufrage et puis

bah le gars comme dans Titanic, il s'accroche à une bouée et là, il y a quelqu'un qui vient le chercher avec une barque et qui lui dit "Monsieur, venez dans dans le bateau, on va vous sauver."

dit non merci ça ira Dieu me sauvera.

Bon le bateau repart de canau qui arrive monter non non Dieu me sauvera. 3è

canau. Même chose Dieu me sauvera. Le

gars se noie il arrive au paradis et là il il fait face à Dieu. Il dit à Dieu mais Dieu pourquoi est-ce que tu ne m'as pas sauvé ? Et Dieu lui répond "Bah tu

pas sauvé ? Et Dieu lui répond "Bah tu plaisantes. Je t'ai envoyé trois canom

plaisantes. Je t'ai envoyé trois canom et tu les as envoyé boulé."

Ça veut dire qu'à un moment donné, si tu crois que les choses vont arriver comme elles doivent arriver, c'est aussi à toi d'être attentif au signaux, aux signaux qui sont en train de te prévenir qu'il y a quelque chose à faire

ou au contraire que il y a rien à espérer. Mais c'est trop facile de faire

espérer. Mais c'est trop facile de faire porter la responsabilité de de nos choix, de notre avenir et de nos actes à des forces supérieures sur lesquelles on

a aucun pouvoir d'action. Non, je pense que tout ce qui contribue à nous rendre passif et spectateur de notre existence est mauvais.

Est-ce que vous faites la notion du bien et du mal dans en philosophie ?

Bien sûr. Et

est-ce que l'être humain est cruel ?

Ah !

Alors déjà, est-ce que vous abordez le bien et le mal ?

Oui. En philosophie morale, on pose la question du bien et du mal. Bon, ça a été traité par plein de philosophes et je vais pas faire un exposé là-dessus, mais par contre la question qu'on peut

se poser, c'est qu'est-ce qui fait qu'une chose est bonne ? Moralement

parlant, hein, j'entends qu'est-ce qui fait qu'une chose est bonne ? Il y a des philosophes comme Kant qui vont dire "Ah ben, une chose est bonne si elle obéit

à l'impératif catégorique qui nous dit de ne jamais traiter l'humanité comme un moyen mais toujours comme une fin en soi. Autrement dit, on doit pas utiliser

soi. Autrement dit, on doit pas utiliser les autres, on doit pas les réduire à des objets." OK ? Une chose est bonne si

des objets." OK ? Une chose est bonne si on peut vouloir l'universaliser à toute l'humanité. OK ? Bon, c'est

technique, c'est une manière de voir les choses. Mais les utilitaristes sont

choses. Mais les utilitaristes sont beaucoup plus concrets. Ils disent c'est très simple. Une chose est bonne si elle

très simple. Une chose est bonne si elle produit du bien-être, si elle produit du plaisir, du bonheur. Parce que pour eux, c'est la même chose. Une chose est mauvaise, c'est le produit de la

souffrance. D'ailleurs, quand on dit

souffrance. D'ailleurs, quand on dit j'ai mal, bah le mal, c'est de faire mal à quelqu'un. Donc le mal est associé à

à quelqu'un. Donc le mal est associé à la souffrance. Donc les utilitaristes,

la souffrance. Donc les utilitaristes, c'est leur seul critère. Ça veut dire que tu peux faire des choses qui ont que la société définit comme mauvaise. Si

dans les faits tu n'as fait de mal à personne, bah c'est pas mal. Et même si tu as fait du bien à des gens, bah c'est très bien.

La question de la cruauté par contre sur l'être humain que l'être humain est cruel. Là, c'est

compliqué parce que moi j'ai toujours du mal à dire que l'être humain peut être un monstre parce que monstre, tu sais, ça ça

déshumanise. Et souvent, on déshumanise

déshumanise. Et souvent, on déshumanise ce qu'on ne comprend pas et ce qu'on veut éloigner de nous, ce dont on veut s'écarter.

Mais il y a des comportements monstrueux. Les comportements

monstrueux. Les comportements monstrueux, ce sont les comportements qu'on narrive pas à concevoir, qu'on narrive pas à supporter, qu'on narrive pas à vouloir essayer de comprendre.

Tu sais quand quand des quand des meurtriers, des tueurs en série, des psychopathes commettent des crimes abominables, bah si tu as quelqu'un qui arrive pour faire leur avocat et nous expliquer qu'en fait ça vient de leur

enfance, ça vient de leur éducation, ça vient de leur traumatisme, je pense que ça ne suffira pas à ce qu'on ait envie de savoir pourquoi. Je

pense queon se dit non, je ne veux pas le savoir. Et c'est ça qu'on appelle le

le savoir. Et c'est ça qu'on appelle le monstre. Le monstre, c'est celui qu'on a

monstre. Le monstre, c'est celui qu'on a pas envie de comprendre. Mais moi, en tant que philosophe, c'est-à-dire en tant que quelqu'un qui prône la compréhension, je suis obligé de vouloir aller voir ce qu'il y a derrière, de vouloir comprendre qu'est-ce qui a

conduit quelqu'un à adopter un comportement monstrueux. Tu vois,

comportement monstrueux. Tu vois, Montagne disait, on appelle monstre barbare. Il disait celui qu'on ne

barbare. Il disait celui qu'on ne comprend pas. Mais le barbare, il y a

comprend pas. Mais le barbare, il y a des choses chez nous qu'il ne comprend pas non plus. Tu vois, on est un peu le barbare du barbare parfois, mais nous on s'en rend pas compte parce qu'on vit avec nous, avec nos codes, avec nos représentations.

Est-ce qu'on est mauvais ou est-ce qu'on le devient ?

Je pense que c'est les deux. Je pense

que c'est les deux. C'est-à-dire que la psychopathie inclut une dimension biologique au niveau au niveau du cerveau, voilà.

au niveau euh neurologique, il y a un câblage particulier chez les psychopathes.

Mais je crois savoir aussi que ça se développe plus ou moins avec le vécu et avec les traumatismes liés à l'enfance.

Et souvent d'ailleurs m'a-ton dit les traumatismes liés à la mère.

Qui décide du bien et du mal de ce qui est bien de ce qui est mal.

Celui qui a le pouvoir d'imposer sa conception du bien et du mal. C'estàd

que si aujourd'hui tu fais quelque chose que la société considère comme mal, la société te fera savoir que tu as mal agi. Si tu n'as pas respecté une règle

agi. Si tu n'as pas respecté une règle qu'elle a instauré et qu'elle a le pouvoir de te punir, de te sanctionner pour ça, elle te dira "Ça c'était bien, ça c'était mal." Et puis dans 50 ans, quand ce sera un autre régime, ce sera

d'autres règles qui vont prévaloir et à ce moment-là, le bien sera devenu le mal et le mal sera devenu le bien. Donc pour

moi, il n'y a pas de bien.

Le bien d'aujourd'hui n'est pas forcément le bien d'hier. Ah,

dans les faits en tout cas, je veux dire, qu'on soit croyant et qu'on pense que Dieu nous a édicté ce qu'est le bien et ce qui est le mal dans des textes sains et que c'est ça le bien, c'est ça le mal,

pas de problème. Mais ce que je veux dire, c'est que dans les faits, dans dans le monde concret, le bien et le mal, c'est ce qu'on peut nous imposer comme étant le bien ou comme étant le

mal. Donc après, tout ce qu'on va dire,

mal. Donc après, tout ce qu'on va dire, ça n'aura pas de valeur. Ce ne seront que des mots qui n'auront pas d'influence. Voilà, moi je m'inquiète

d'influence. Voilà, moi je m'inquiète par exemple que des lois euh puissent prochainement par exemple interdire l'opinion enfin l'expression de

certaines opinions au motif que ce serait des opinions euh complotistes donc dangereuses. Donc il faudrait

donc dangereuses. Donc il faudrait criminaliser la pensée. Ça, je m'en inquiète.

Mais peut-être que ben ça va passer dans la loi et que dans 20 ans, on dira "Non mais c'est très bien, c'est très bien d'avoir interdit l'expression de ces idées-là." Et moi, je serais le seul à

idées-là." Et moi, je serais le seul à trouver que non, c'était mal de criminaliser ces idées-là, tu vois. Donc

le mal de de d'aujourd'hui n'est pas le mal de dans 20 ans ou dans 30 ans comme je veux dire nos ancêtres trouvaient très bonnes certaines choses qu'on trouve inacceptable aujourd'hui en matière de droit, en matière de liberté.

Merci d'être venu, d'avoir partagé. On

aurait pu faire deux fois plus longtemps là littéralement je voilà, il me reste beaucoup de filles. On pourrait refaire peut-être en J une une partie 2. Merci

beaucoup. En tout cas, il y a tes deux livres qui sont dispos. Philorama, la BD chez la rousse si vous voulez aller la la chercher. Et le livre, la philosophie

la chercher. Et le livre, la philosophie c'est pour vous aussi. Voilà, tu as les deux livres enfin le livre et la BD de dispo. Puis je mettrai le dans la

dispo. Puis je mettrai le dans la description si vous voulez aussi le lien de la chaîne, donc le précepteur, la chaîne de de Charles pour te retrouver là-bas. Merci en tout cas d'être venu.

là-bas. Merci en tout cas d'être venu.

C un plaisir de te rencontrer. Plaisir

en vrai. Et puis euh et puis bon courage pour le retour du coup à Montpellier.

Ouais merci.

Puis à bientôt pour une un autre épisode.

Avec plaisir.

Euh c'était hyper intéressant. Hésitez

pas à nous dire ce que vous en avez pensé aussi dans les commentaires, à liker la vidéo puis à vous abonner. Vous

êtes 150000 200000 chaque mois à nous retrouver. Donc merci beaucoup d'être si

retrouver. Donc merci beaucoup d'être si nombreux. Puis en podcast audio aussi he

nombreux. Puis en podcast audio aussi he sur Spotify, 10, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci beaucoup voilà de faire

Podcast. Merci beaucoup voilà de faire de légendes, le premier podcast de France. Ça nous touche beaucoup. On voit

France. Ça nous touche beaucoup. On voit

que vous arrivez chaque semaine, chaque mois de plus en plus nombreux. Donc

merci beaucoup pour tout ça. Euh merci à toute la team, à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission, filmé l'émission aussi. Je vous embrasse fort et puis de

aussi. Je vous embrasse fort et puis de toute façon on se retrouve très vite mercredi, vendredi et dimanche sur les gens. Ciao tout le monde.

gens. Ciao tout le monde.

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