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Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers

By The Shift Project

Summary

Topics Covered

  • La difficulté d'inventer un monde sans combustibles fossiles
  • Planifier avec ambition sans compter sur le succès
  • Vingt chantiers pour décarboner la France

Full Transcript

Je vais on a un invité surprise ou une invitée surprise plus exactement qui est la directrice du KNAM euh voilà qui a pris il y a 1 heure qu'on était là et donc elle vient nous dire bonjour et donc je lui passe la parole et je la

reprendrai après.

Merci. Vous m'applaudirez moins dans une heure après mon long discours. [rires]

Monsieur le ministre délégué en charge de l'industrie, cher Sébastien, monsieur le président et puis euh chers collègues, chers amis qui êtent là. Euh

oui, je me suis libérée parce que je voulais vous dire toute ma joie de vous accueillir aujourd'hui au Knam. Ce n'est

pas la première fois, nous avons une convention de partenariat avec le chiffre Project et c'est donc un honneur, un plaisir que d'être là. Je

voulais vous dire aussi que le KNAM, le Conservatoire national des arts et métiers et bien est précisément à mon avis le grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche qui permet qui est un outil

extraordinaire pour réussir la la transition dans l'incertitude. Au KNAM,

nous formons tous les publics, pas seulement ceux qui rentrent sur concours et qui ont un parcours académique magnifique. Chacun est toujours bienvenu

magnifique. Chacun est toujours bienvenu tout au long de la vie. C'est la

formation tout au long de la vie. C'est

le fameux technicien qui devient ingénieur. Mais nous avons aussi toutes

ingénieur. Mais nous avons aussi toutes les disciplines qui peuvent être enseignées au Knam. Au Knam, nous avons aussi 22 laboratoires de recherche. La

sobriété, la technique est au cœur euh de la réflexion du KNAM. J'étais au

musée il y a un instant quand on visite le musée des arts et métiers, le MAM, on voit bien à quel point et bien cette transition et ces progrès industriels

ont été pendant de siècles menés avec une certaine forme d'économie, d'écologie et puis les choses ont changé plus récemment. Et enfin au KNAB, nous

plus récemment. Et enfin au KNAB, nous avons une mission de diffusion de la culture scientifique et technique qui est très importante, qui rejoint tout le travail que vous faites aussi et qui

rejoint tout la diffusion que vous faites avec ce premier volet du plan robuste pour l'économie française. Et

puis je crois que maintenant vous allez présenter encore l'étape suivante et nous serons toujours à vos côtés dans le cadre de cette convention ou au-delà à

la fois pour créer des formations, pour faire monter en compétence. Nous avons

aussi l'école des transitions écologiques, l'école de l'énergie et donc vous êtes les bienvenus si vous voulez poursuivre voilà cette découverte du KNAM. nous serons avec vous et je

du KNAM. nous serons avec vous et je vous souhaite une excellente soirée.

[applaudissements] Bon, ça doit être les mesures Covid.

Alors, bonsoir, merci d'être venu. On va

vous présenter ce soir un travail qui a été démarré il y a plusieurs années par par étape successive et nous n'avons pas fait exprès de choisir la date de publication de ce travail en plein

milieu du bazar Moyen-Orientale. Euh,

mais il se trouve euh que ce bazar Moyen-Oriental a quelque chose malheur et bon, euh est une raison de plus de mettre en œuvre ce qu'on va vous présenter maintenant. euh parce que

présenter maintenant. euh parce que qu'on décarbone pour des raisons de climat ou qu'on décarbone parce que le robinet se ferme euh en fait pour l'essentiel les mesures sont très très voisines ou voire similaire euh et on ne

peut évidemment que se réjouir euh du fait que encore une fois quelque chose malheur est bon et que ce qui est en train de se passer en ce moment au Moyen-Orient et décider un gouvernement sans majorité, c'est quand même assez

marrant. C'est vraiment la conjonction

marrant. C'est vraiment la conjonction la plus improbable pour passer à l'action de façon résolue. Mais en il va se faire des choses alors même que on attendait ces choses de la part d'un

exécutif beaucoup plus installé sur une majorité beaucoup plus solide pour un autre déterminant qui était le déterminant climatique. Voilà. Donc

déterminant climatique. Voilà. Donc

personnellement, je trouve qu'on est en train de vivre une période intéressante et ce le le travail du chift d'une manière plus générale. On a enfin en tout cas un

générale. On a enfin en tout cas un certain nombre de personnes dont votre serviteur sont convaincus depuis longtemps que c'est pas des mesures qui se mettent en œuvre à pleine échelle

partant calme parce que en fait c'est un peu trop radical pour qu'on ait envie de s'y coller quand manifestement on ne on n pas le sens de l'urgence. Et donc ce qui est en train de se passer en ce

moment et peut-être finalement va peut-être être un fort accélérateur de la décarbonation de notre pays et de la décarbonation européenne. Je rappelle

décarbonation européenne. Je rappelle deux chiffres qui sont quand même importants. L'Europe importe 97 % de son

importants. L'Europe importe 97 % de son pétrole et 90 % de son gaz. Et en ce qui concerne la France, ces pourcentages sont respectivement de 99 et 100.

Euh donc j'insiste sur le fait que pour des pays fortement importateurs comme nous, si le robinet se coupe, c'est pareil que si on doit préserver le climat, c'est exactement la même chose.

Euh en cela, nous avons un des options qui sont radicalement différentes de celles des États-Unis euh qui sont redevenus le premier p premier producteur de pétrole mondial euh depuis

quelques années euh et qui croule sous les hydrocarbures et où effectivement les baissent une affaire de volonté et pas une affaire de nécessité. alors que

nous nous sommes dans un contexte radicalement différent. Euh je posais la

radicalement différent. Euh je posais la question à l'instant au ministre qui nous a fait le plaisir de sa venue euh pour savoir s'il y avait d'autres pays européens qui étaient en train de prendre la même direction que nous. Il

semblerait que non pour le moment. Euh,

il nous confirmera ça. Euh je pense que c'est une très belle enf c'est c'est c'est l'occasion euh de faire euh d'une crise une opportunité euh parce que

encore une fois euh inventer le monde sans les combustibles fossiles, c'est un exercice extrêmement compliqué hein. Ça

consiste en gros à supprimer ce qui a permis l'avènement du monde moderne tout en gardant le monde moderne. Bon, c'est

pas un exercice d'une grande simplicité.

Euh et le fait que les Français s'y lancent accord enfin de façon résolue, moi je le vois comme une chance parce que c'est une façon de prendre un temps d'avance sur quelque chose qui à un

moment ou un autre finira par concerner absolument tout le monde. Et je pense que c'est résolument comme ça que il faut le voir. J'espère que ce que vous allez découvrir ce soir va vous intéresser. Évidemment, ça n'apportera

intéresser. Évidemment, ça n'apportera pas toutes les réponses. Pas plus tard que ce matin, il y a un journaliste qui m'a dit "Mais comment est-ce qu'on fait pour faire adhérer les gens ?" Bah, s'il y avait une baguette magique, ça se

notre ami au bout du banc là-bas, il serait ravi de l'avir. Euh [rires]

le Voilà, donc on est évidemment pas au bout du chemin. Euh mais on espère que ce que vous allez voir ce soir et ce qui sera diffusé ensuite euh sera une étape de plus euh sur le chemin pour essayer

effectivement de créer une adhésion parce que c'est aussi de ça dont on a besoin. Si on veut pouvoir avancer, on

besoin. Si on veut pouvoir avancer, on avance pas seul, sûrement pas dans un pays qui pour le moment est encore une démocratie et j'espère qu'elle le restera très longtemps.

Je vous remercie pour votre attention et donc maintenant j'appelle notre ministre Sébastien Martin à venir nous parler, s'il le souhaite, un tout petit peu, euh

de la façon dont il voit les choses dans le contexte actuel. Euh et qu'est-ce que la France pourrait faire si on poussait les curseurs forts en matière de réponse

à la situation actuelle ?

Bonsoir mesdames et messieurs. Bonsoir

madame l'administratrice générale et monsieur le président. Alors, l'avantage

quand vous êtes un ministre comme moi qui est un nouveau ministre pas très connu, vous faites un truc avec Jean-Marc Jeancovici puis d'un coup d'un seul,

je sais pas, il y a beaucoup de monde, des gens qui suivent.

Voilà, ça ça vous ramène à une forme de modestie et c'est important euh c'est important encore plus d'ailleurs face à l'enjeu qu'on a aujourd'hui et qu'on a devant

nous. Et euh je vais essayer d' d'aller

nous. Et euh je vais essayer d' d'aller à l'essentiel parce que c'est ce que m'a demandé Jean-Marc tout à l'heure par rapport à à tout ce qui se passe, par rapport à ce que propose le gouvernement. Je le remercie d'avoir

gouvernement. Je le remercie d'avoir rappelé que nous sommes un gouvernement de mission qui n'avons pas à notre disposition, je pense que ça n'a échappé à personne hein, une majorité large pour

pouvoir mener des réformes profondes.

Mais néanmoins, nous avons la volonté d'agir. En tout cas, moi aussi je suis

d'agir. En tout cas, moi aussi je suis décidé de rentrer au gouvernement et de quitter mon territoire de la Sonéloire qui fabrique d'ailleurs les générateurs de vapeur et les cuves des centrale nucléaires qui vont nous permettre de

produire cette électricité décarbonée et qui garantissent aussi aujourd'hui dans la situation telle qu'elle est une capacité de production électrique française extrêmement importante.

D'ailleurs, je fais juste une petite parenthèse, mais dans la situation actuelle, je pense que toute l'Europe, l'Europe entière peut dire merci à la

France et à EDF parce que juste souvenons-nous 4 ans en arrière 2022 où nos réacteurs tournaient grosso modo à

50 % et où face à la chute d'entrée pardon de gaz russe et où on fait tourner des centrales au gaz qui coûtent extrêmement cher et où du coup l'impact

de ces centrales sur le coût marginal de l'électricité fait exploser le prix de l'électricité. Aujourd'hui, grâce à nos

l'électricité. Aujourd'hui, grâce à nos centrales qui tournent à fond les ballons comme on dit et qui produisent plus d'ailleurs que nous ne consommons en France et qui permettent d'exporter

et donc d'avoir faiblement recours à des centrales complémentaires à gaz. Nous

avons un prix de l'électricité non seulement en France qui est maîtrisé mais qui par ailleurs dans d'autres pays européens même si dans d'autres pays européens contrairement à ce que disent certains certaines personnes encore nous

expliquent dans certains bancs que l'électricité est plus chère en France que chez nos voisins en Europe. Enfin

faut aller voir comment le prix de l'électricité en Allemagne. Prix de

l'électricité en Allemagne est 40 plus 40 % pardon plus cher qu'il ne l'it en France. et la coalition de monsieur Merz

France. et la coalition de monsieur Merz va mettre 1,6 milliards d'euros sur la table pour permettre au site hyperélectrointensif d'avoir des prix de l'électricité qui

vont tout juste se rapprocher de nos prix. Je ferme là la parenthèse sur

prix. Je ferme là la parenthèse sur cette question là mais c'est juste pour dire quoi ? C'est juste pour dire que ce

dire quoi ? C'est juste pour dire que ce défi de l'électrification et qui est en même temps de la décarbonation, les deux sont liés. Le gouvernement a toujours

sont liés. Le gouvernement a toujours une stratégie qui liait les deux d'électrification et de décarbonation.

On avait lancé il y a quelques années, c'est le président de la République avait lancé les 50 sites industriels les plus émetteurs en disant avec ces 50 sites industriels les plus émetteurs, si on met le paquet dessus, on a une baisse

extrêmement importante des émissions de gaz à effet de serre. On a attribué il y a peu de temps les lauréas de l'appel à projet, grand projet de décarbonation pour l'industrie. C'est à peu près 1

pour l'industrie. C'est à peu près 1 milliard 6 de soutien. Il y a eu avec France 2030 des soutiens à la décarbonation. Voilà, cette stratégie de

décarbonation. Voilà, cette stratégie de décarbonation, elle était déjà enclenchée et elle prévoyait un certain nombre d'éléments. Et [grognement] le

nombre d'éléments. Et [grognement] le premier ministre annoncé vendredi un plan d'électrification qui fait suite à la PPE, donc la programmation pluriannuelle de l'énergie, laquelle

programmation pluriannuelle de l'énergie prévoit une augmentation de notre production d'électricité. Là aussi, il y

production d'électricité. Là aussi, il y a un débat qui est assez amusant, c'est-à-dire que vous avez des gens qui défendent le nucléaire mais qui ne défendent pas les usages de l'électrique.

Moi, je sais pas comment on fait tourner nos 6 EPR supplémentaires. Si en face on branche pas des voitures, si en face on branche pas des pompes à chaleur, si en face on branche pas des poids lourds, si

en face en fait on ne branche pas les usages qui vont avec une production d'électrique d'électricité supplémentaire qui passera à partir de 2038 par les six nouveaux EPR et en

attendant par une montée des énergies renouvelables et particulièrement sur l'éolien en mer, même si je sais Jean-Marc Jeankovici m'a dit faudrait me dire il faut faire plus toujours faire

plus mais en tout cas le mouvement il est en il est engagé. Euh et là, il y a un enjeu et c'était ça tombe très bien que je sois avec vous ce soir parce que

l'enjeu, moi j'ai très envie quand même que ce plan d'électrification, je suis pas ministre de la transition écologique, je suis pas ministre de de l'électricité, je suis ministre de l'industrie. Et donc ma question est de

l'industrie. Et donc ma question est de savoir si notre base industrielle française est capable de répondre à ce défi là. Est-ce que notre base

défi là. Est-ce que notre base industrielle française, elle est dépendante des autres ou elle n'est pas capable éventuellement de produire des véhicules électrique ?

Est-ce qu'elle ne serait pas capable de produire des pompes à chaleur ? Est-ce

qu'elle ne serait pas capable de produire des enceintes de chantiers électriques ? Est-ce qu'elle ne serait

électriques ? Est-ce qu'elle ne serait pas capable de produire des poids lourds électriques ? Et à la base, est-ce

électriques ? Et à la base, est-ce qu'elle n'est pas capable de produire des sources d'électricité décarbonées ?

Mesdames et messieurs, j'ai ce que je vais vous dire peut paraître peut-être il modeste, mais on a un pays dont on

peut quand même encore être fier parce que effectivement on sait faire les nos centrales nucléaires et donc produire cette électricité et on sait aussi produire l'énergie décarboné mais surtout par

rapport à ce que ce qu'on va se dire. On

a une base industrielle qui est capable de répondre aux enjeux que nous avons posés, d'avoir 1 million de pompes à chaleur en 2030 et d'avoir finalement à peu près 1 million de véhicules

électriques aussi en 2030. Parce que si si c'est 2/ tiers des véhicules qui doivent être des véhicules électriques, cette année, on a immatriculé 1,6 million de véhicules en France. Donc si

vous faites 2/3, ça fait un peu plus d'un million de véhicules qui sont des véhicules électriques. Et ce matin, on a

véhicules électriques. Et ce matin, on a fait tout le tour de ça. J'ai réuni

pompe à chaleur, j'ai réuni toute la filière automobile et on a aussi fourni ce qui peuvent apporter des équipements électriques pour l'industrie. Quel est

le constat en fait aujourd'hui sur les véhicules électriques ? Grosso modo, on

véhicules électriques ? Grosso modo, on a deux types de production. ou fin

d'organisation, vous avez Renault qui Renault a des chaînes et des usines qui sont dédiées au véhicules électriques

notamment doué où est fait la success story de la Renault 5, la R5 pardon qui aujourd'hui tourne à peu près à un peu

moins de 70 % de ces capacités qui peut monter et d'autres sites peuvent aussi monter. Vous avez Stellantis, lui

monter. Vous avez Stellantis, lui Stellantis c'est une autre manière de de produire, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de lignes spécifiques pour l'électrique,

mais que leurs usines sont comme on dit multi-énergie et donc eux ont la capacité de transférer finalement des lignes qui étaient 100 % thermiques ou hybrides

vers de l'électrique. Et donc il y a pas d'inquiétude de la part des constructeurs automobiles sur ce sujet-là. On a un sujet d'accompagnement

sujet-là. On a un sujet d'accompagnement par contre de la filière de la batterie.

La filière de la batterie, elle aujourd'hui est capable à peu près de produire entre 500000 et 600000 d'ici 1 an, 2 ans, sera capable de produire 500000 600000 batteries pour véhicules

électriques. Et donc, il faut qu'on les

électriques. Et donc, il faut qu'on les accompagne aussi dans cette montée en puissance. La question des pompes à

puissance. La question des pompes à chaleur, on a plus d'une dizaine de sites industriels en France qui produisent des pompes à chaleur avec une capacité installée qui est capable assez rapidement de monter à 500000

productions de pompe à chaleur sur un objectif de 1 million en 2030. 500000

rapidement et il faut qu'on arrive à les accompagner euh encore. Et puis il y a toutes les solutions pour l'industrie.

Alors euh avec des compresseur mécanique de vapeur, des fours électriques pour l'industrie, des chaudières et des pompes à chaleur pour l'industrie et là encore en fait on a les solutions par

des industriels français. Donc ce défi, il est pas forcément simple, pas forcément évident mais nous avons la capacité industrielle installée en France pour le faire. On a engagé le

travail avec eux. Moi, je suis sûr qu'ils sont à la hauteur et puis finalement le signal il est là. Il leur

faut de la visibilité. Ils l'ont

désormais et je suis sûr qu'on va y arriver. Et puis maintenant vous allez

arriver. Et puis maintenant vous allez avoir le bilan des propositions qui sont faites par le shift project pour accompagner tout ça. Merci à toutes et à tous. Je suis vraiment désolé de pas

tous. Je suis vraiment désolé de pas pouvoir rester plus longtemps. Ça aurait

été avec un plaisir mais j'ai fait au maximum. Merci.

maximum. Merci.

Merci beaucoup monsieur le ministre.

Alors, on va poursuivre on va poursuivre cette soirée. Euh merci beaucoup pour

cette soirée. Euh merci beaucoup pour vos mots à la fois donc notre président, monsieur le ministre et notre autre de ce soir donc le Knam. Je vais vous rappeler juste un tout petit peu en

arrière jusqu'à quelle heure vous êtes avec nous parce que c'est quand même important. Euh donc ce soir, on va

important. Euh donc ce soir, on va parler décarbonation, on va parler euh prérequis critique, on va parler conditions de réussite et on aura trois sessions différentes. Entre chacune de

sessions différentes. Entre chacune de ces sessions, on passera le micro dans la salle à quelques personnes choisies avant à la toute fin de vous laisser la

parole pour un petit temps de 20 minutes de questions-réponses avant de vous libérer euh entre 20h50 et 21h. Je n'en

dis pas plus sur le contenu euh parce que euh mes camarades vont se charger de le faire et en tout cas pour rappeler qui nous sommes, donc Jean-Marc vous l'a

dit mais on est on est une association d'entreprises loi 1901 donc nos membres sont des grandes entreprises et notre particularité c'est de travailler main dans la main avec une autre association

une association sœur de bénévoles les Shifters et c'est notamment grâce à eux que toutes nos recommandations, toutes nos propositions qui sont travaillé avec des groupes d'experts, qui sont travaillés avec des professionnels des

secteurs et ben elles prennent vie dans le débat public et elles sont portées à l'oreille des décideurs politiques et économiques grâce à ces 20000 bénévoles.

Donc la façon dont nous travaillons, Jean-Marc aussi l'a dit, donc notre notre caractéristique c'est ce prisme d'analyse, cette double contrainte carbone de regarder d'un côté les effets

du dérfin plutôt comment on peut atténuer le dérèglement climatique mais surtout de l'autre la contrainte énergétique, comment on peut se libérer des énergies fossiles. Ce soir, c'est le

début de quelque chose.

Mes camarades vont le répété et Jean-Marc l'a dit, l'idée est de vous présenter la première brique, la la méthode en fait du chift qui va soutendre un plan plus global, le plan

robuste pour l'économie française. Et

l'idée c'est que c'est à la fois évidemment un plan robuste, mais c'est pour une économie robuste. Et il va pas il va se passer plein de choses à partir de maintenant. va y avoir beaucoup de

de maintenant. va y avoir beaucoup de publications, donc la publication de ce soir, mais aussi beaucoup de publications sectorielles qui vont s'étaler jusqu'en 2027 et au-delà. Euh

un livre aussi qui va être publié le 14 octobre, donc qui sortira en librairie le 14 octobre. Et donc on vous attend nombreux et nombreuses pour acheter ce livre ou le recevoir et le diffuser

autour de vous.

Euh et enfin évidemment c'est une campagne qui dit campagne dit aussi événement dit aussi moments forts. Alors

on les connaît pas encore tous notamment parce que ils vont aussi être organisés et portés par nos bénévoles. Mais on

sait déjà qu'on va vouloir analyser les programmes des candidats à la présidentielle qu'on les portera sûrement dans le débat public.

On va aussi mener, certaines ont déjà été menées, mais on va mener beaucoup de grandes consultations pour visibiliser aussi les problématiques et les recommandations d'acteurs cibles et surtout leurs préoccupations.

Et on va mener des opérations d'influence, des événements nationaux et locaux. Vous allez voir ça à la fin si

locaux. Vous allez voir ça à la fin si vous restez avec nous juste au bout, jusqu'au bout. Et sans plus attendre,

jusqu'au bout. Et sans plus attendre, euh j'appelle donc les deux têtes pensantes qui vont qui ont qui ont chapauté tout ce travail. cette

transition robuste dans l'incertitude.

Nicolas Rayard et Clément Cudron.

[applaudissements] Alors, bonsoir à toutes et à tous. Donc

moi, c'est Nicolas Rayard, je suis coordinateur de projet au Shift et j'ai eu le plaisir de coordonner ce projet sur la transition robuste que nous allons vous présenter ce soir. AL il y a

2 ans et demi, on a commencé à se demander au chift comment animer la campagne présidentielle, comment placer les enjeux énergie climat qui sont particulièrement importants pour la

société française comme vous le savez au cœur des débats et comment cadrer de manière intelligente et et pertinente ces débats.

Alors, nous ne partions pas de zéro puisque nous avions publié en 2022 le plan de transformation de l'économie française composé d'une quinzaine de

rapports sectoriels ou transversaux et d'une synthèse sous forme de livre que nous avons publié début 2022 et qui a été un beau succès d'édition avec plus

de 100000 exemplaires vendus. Dans ce

plan, nous faisions un ensemble de recommandations concrètes pour décarboner la France. au bon rythme et surtout nous appelions les décideurs politiques et économiques à eux-mêmes se

doter d'un plan et à planifier la décarbonation sur leurs différents périmètres.

En parallèle, on a vu un contexte de crise qui s'accélère. Alors, des crises énergétiques, on en voit une en ce moment évidemment de manière particulièrement frappante

avec la guerre en Iran et on voit à quel point les économies françaises et européennes et bien sont vulnérables au choc sur euh les énergies fossiles, mais aussi des crises climatiques qui

s'accélèrent et qui s'intensifient en accord avec les enseignements des scientifiques sur le climat.

Et donc c'est dans ce contexte qu'on a décidé et bien de proposer un plan robuste de décarbonation, c'est-à-dire qu'on veut réaffirmer

le toute l'utilité de planifier, de continuer à planifier, mais aussi de rendre d'intégrer dans les réflexions sur cette planification le fait que le monde pourrait être contrarié dans les

20 prochaines années.

Un ingénieur qui veut concevoir un moteur d'avion, déjà il a envie que son moteur fonctionne dans le plus de conditions possibles, y compris très dégradé. C'est ça la robustesse. Alors,

dégradé. C'est ça la robustesse. Alors,

il est obligé pour se faire de se poser un ensemble de questions très désagréables mais qui vont lui permettre d'éviter pas mal de désagrément sur son moteur. C'est-à-dire et bien que se

moteur. C'est-à-dire et bien que se passe-t-il si un capteur de température dans mon moteur tombe en panne en plein vol ? Que se passe-t-il si une pièce

vol ? Que se passe-t-il si une pièce casse dans ce moteur d'avion ? Que se

passe-t-il si un moteur qui actionne une vanne tombe en panne pendant le vol ?

Que se passe-t-il si la foudre tombe sur le moteur d'avion ou encore si on traverse un orage de grê ? Donc nous,

c'est ce qu'on a voulu faire avec notre plan de transformation. On a voulu le réinterroger en essayant d'imaginer tout ce qui pourrait mal se passer dans la décarbonation française. Donc, ce sont

décarbonation française. Donc, ce sont des questions assez désagréables mais qui nous permettent de tirer des enseignements pour rendre euh cette décarbonation plus robuste et pour la

réussir malgré les allias à venir.

Alors, ce qu'on va vous présenter ce soir et bien c'est une vision d'ensemble de ce plan de décarbonation. Ça va se dérouler en deux grandes parties qui correspondent aux deux parties du

rapport que vous pourrez trouver sur internet. Donc une première partie où on

internet. Donc une première partie où on va vous parler de 20 chantiers que nous considérons comme incontournables et emblématiques de la décarbonation française. Sur ces chantiers, on adresse

française. Sur ces chantiers, on adresse un état des lieux où on est ce chantier.

On a essayé de voir à quel point il faudrait l'accélérer ou le déployer par rapport aujourd'hui et puis quels étaient les défis et les conditions à réunir pour que ces chantiers se fassent

effectivement et au bon rythme. Et puis

dans un deuxème temps et bien c'est justement en travaillant sur ces chantiers et en essayant d'imaginer à quel point il pourrai prendre du retard ou échouer que nous avons établi une

analyse de robustesse de la décarbonation. Et c'est ce que nous

décarbonation. Et c'est ce que nous allons vous présenter donc dans cette deuxème partie.

Avant de laisser la parole à l'équipe [grognement] et bien je voulais déjà vous partager trois enseignements clés qui nous paraissent particulièrement importants et tirés de nos travaux.

[grognement] Le premier, c'est qu'il va falloir accélérer sur l'ensemble des chantiers.

Ça c'est la condition pour pouvoir décarboner la France au bon rythme et puis pour pouvoir réduire le plus vite possible la vulnérabilité de la France

aux chocs énergétiques qui pourraient sur les énergies fossiles qui pourraient advenir dans les décennies qui viennent.

Le deuxième, c'est qu'il faut planifier chaque chantier de manière ambitieuse mais sans compter de manière trop optimiste sur le fait que ce chantier va

réussir. Et c'est là tout le paradoxe

réussir. Et c'est là tout le paradoxe quelque part de l'approche robuste qui va nous permettre et bien de voir ce qu'il se passe si tel ou tel chantier échoue et comment éviter les

désagréments que cela pourrait causer.

Et puis dernier enseignement, et bien la France a pris trop de retard dans sa dans sa décarbonation pour faire l'impasse sur un certain nombre de chantiers majeurs et donc il va falloir

mener tous ces chantiers majeurs de front. Et par contre si on parvient à

front. Et par contre si on parvient à accélérer sur l'ensemble des chantiers et bien nous regagnons de la marge de manœuvre, nous regagnons de la marge de décision

début 2040.

Donc comment sécuriser la décarbonation française ? Bien, c'est la question à

française ? Bien, c'est la question à laquelle nous allons tenter de répondre et je laisse la parole à l'équipe et en l'occurrence à Clément chef de projet transition robuste.

[applaudissements] Merci Nicolas. Bonsoir tout le monde.

Merci Nicolas. Bonsoir tout le monde.

Euh alors, on va rentrer sans plus attendre dans le contenu de ce travail.

Donc en deux parties, hein, ça vient d'être évoqué. une première partie sur

d'être évoqué. une première partie sur 20 chantiers incontournables de la transition bas carbone et puis une deuxième sur une analyse de robustèse basée sur ces 20 chantiers.

Donc les 20 chantiers alors ça va nous occuper une bonne partie de cette présentation. Vous allez avoir

présentation. Vous allez avoir différents spécialistes des différents secteurs qui vont venir vous présenter ça en détail. Moi, je voudrais commencer par vous brosser un petit peu le tableau d'ensemble pour que vous compreniez un petit peu la la logique générale.

L'idée, c'est de se dire si on veut réellement sérieusement décarboner la France, il y a en fait une vingtaine de sujets qui sont incontournables.

On les a listé et on les a étudié de manière approfondie. Alors, dans ces

manière approfondie. Alors, dans ces sujets, on en retrouve dans les différents grands secteurs de l'économie.

Dans les transports, on a identifié sep chantiers : déploiement du vélo, déploiement des transports en commun, déploiement de la voiture électrique et on précise du petit véhicule électrique

sobre si possible, massification du train pour les passagers et pour les marchandises puisqu'il s'agit aussi de relancer le frais de ferroviaire.

électrification des poids lourds, on peut électrifier les voitures mais on peut aussi électrifier les camions. Et

puis décarbonation de l'aérien. Alors ça

ça passe à la fois par une baisse du trafic et par un déploiement des carburants durables.

Ça c'est pour le transport. Maintenant

dans le logement de chantiers majeur qu'on a étudié ici d'une part la rénovation des habitations pour réduire la consommation d'énergie notamment lié au chauffage et puis d'autre part le déploiement d'un moyen de chauffage bas

carbone efficace les pompes à chaleur qui fonctionnent à l'électricité on s'est aussi intéressé à l'industrie y compris à l'industrie lourde avec des sujets tels que la décarbonation de

l'acier tel que la production d'hydrogène bas carbone ou tel que la capture et séquestration de carbone. Ça

c'est pour les émissions les plus difficiles à à abattre.

On a étudié trois chantiers également dans l'agriculture.

Un sur la gestion du succ et de l'azote, c'est-à-dire comment réduit notre dépendance aux engrais de synthèse, aux engrais azotés.

Un sur la transformation de nos systèmes d'élevage avec l'idée d'aller réduire de manière sélective le cheptel beauin qui émet beaucoup de d'émissions de méthane et puis un sur les pluits de carbone

naturel agricole et forestiers.

On a étudié enfin le secteur de la production d'énergie à la fois électrique électrique donc nucléaire renouvelable et aussi les

bioénergies biocarburants et biogaz.

Pour finir, on s'est intéressé au secteur du numérique avec notamment l'enjeu de la maîtrise du déploiement des centres de données.

Alors quand je dis qu'on a étudié ces sujets-là, en fait qu'est-ce qu'on a fait concrètement ? On s'est posé des

fait concrètement ? On s'est posé des questions très concrètes justement. On

s'est demandé en fait à chaque fois quelles sont les conditions de réussite à aligner pour que ces chantiers réussissent. Parce que bon dans ces

réussissent. Parce que bon dans ces chantiers, je pense qu'il y en a un certain nombre qui vous surprennent pas.

C'est quand même des sujets dont on parle beaucoup pour un certain nombre d'entre eux. Mais justement précisément

d'entre eux. Mais justement précisément si ces sujets ils sont bien identifiés mais qui se font pas ou pas au bon rythme, la question c'est pourquoi ?

Qu'est-ce qui bloque ? Qu'est-ce qui

fait goulot d'étranglement ?

Alors, dans certains cas, pour que ces chantiers avancent, il faut construire des infrastructures ou rénover des infrastructures existantes. Dans

infrastructures existantes. Dans certains cas, il faut de l'innovation technologique. Il faut une nouvelle

technologique. Il faut une nouvelle technologie qui est pas encore déployée.

Dans certains cas, le défi, il est plutôt industriel. On a déjà la

plutôt industriel. On a déjà la technologie mais il faut produire beaucoup d'équipements et vites pour remplacer les parcs thermiques actuels par des équivalents bas carbone typiquement dans certains cas on manque de bras et

de cerveaux don manque de gens formés pour faire les choses et donc on doit recruter, on doit former pour que les chantiers aient lieu.

Dans certains cas ce qui bloque c'est du côté de la demande. Il faut que l'usager, que le consommateur puisse faire évoluer ses usages et ses comportements ou qu'on mette en place une organisation qui permette cette

évolution.

Et puis il y a un certain nombre de chantiers, là je pense notamment à l'agriculture qui dépendent d'un certain nombre de conditions qui sont pas totalement sous notre contrôle, conditions agronomiques et silvicales qui sont liées aux évolutions

météorologiques et à l'évolution du climat.

Donc on a étudié ces différentes conditions de réussite pour chaque chantier. Et quelle matière on a utilisé

chantier. Et quelle matière on a utilisé pour faire ça ? On a utilisé des entretiens d'acteurs, on a auditionné plusieurs centaines de personnes. Donc

ça a été un très gros travail. On a

auditionné des experts, des académiques, des chercheurs, euh des dirigeants d'entreprise, des représentants de filière industrielle, des salariés, des secteurs, des syndicats.

Et puis on a complété ça évidemment par une étude bibliographique des documents de référence des différents secteurs.

Je vais maintenant laisser la parole euh à mes collègues puisqu'on va enchaîner donc sur différentes sessions qui vont maintenant aller zoomer sur ces euh sur ces différents chantiers. Alors, on va pas vous présenter les 20 et ceux qu'on va vous présenter, ça ne va être

malheureusement qu'un survol. Mais donc

voilà, mes collègues vont avoir la lourde tâche de résumé en quelques minutes un an et demi de travail, mais ils vont relever ce défi avec briot.

[applaudissements] Merci. Merci Clément. Et donc maintenant

Merci. Merci Clément. Et donc maintenant sur scène Laurent Peron, Laura Faia, Rémy Babu, Éric Berger, Béatrice Jarig euh sont invité à prendre place.

Laurent, c'est à toi.

C'est à moi. Bonsoir. Bonsoir à toutes.

Bonsoir à tous. [grognement]

Euh donc, on va ouvrir le bal de la présentation des chantiers dont vient de parler Clément. Et ce que je vous

parler Clément. Et ce que je vous propose, c'est de commencer par ceux euh qui sont euh qui concernent le secteur le plus émetteur de de gaz à effet de

ser en France, c'est-à-dire le transport qui pèse en gros un petit peu moins de 40 %.

[grognement] deux infographies pour bien se remettre en tête que ce secteur est soumis de plein fouet si je puis

dire à la double contrainte carbone.

Vous avez ici la la décomposition par mode de transport de ces émissions et sans surprise la voiture pres pèse presque la moitié des émissions du

transport. Ça veut dire que la voiture

transport. Ça veut dire que la voiture pèse 1/6e en gros des émissions totales tout secteur confondu des émissions françaises. Ensuite vous avez les poids

françaises. Ensuite vous avez les poids lourds, l'aérien et les véhicules utilitaires légers pour en gros une quinzaine de pourc chacun. Et le reste

bus, vélo, car de roue, fluvial, ce que vous voulez, un petit peu moins de 10 %.

Si on regarde l'énergie consommée dans les transports, euh on peut dire qu'on roule, qu'on vole et qu'on navigue au

pétrole puisque 90 % en gros des des de l'énergie utilisée dans les transports est d'origine fossile.

Donc le défi de la décarbonation [raclement de gorge] des transports évidemment un défi majeur et c'est pour ça qu'on a consacré sep 20 chantiers à ce secteur. Je les

redéveloppe pas.

Clément vient d'en parler. On va faire ce soir un zoom mais vous allez voir, c'est assez rapide euh sur quatre d'entre eux qui viennent de s'afficher en bleu clair. C'est magique. Euh donc

développer massivement le vélo, massifier le train passager et puis l'électrification des voitures et des poids lourds.

Ce que je vous propose c'est de commencer par la par la voiture he qu'on adore par ailleurs. L'objectif sur la voiture c'est

d'avoir un parc qui est aujourd'hui de 40 millions de de véhicules, d'avoir un parc totalement décarboné à l'horizon 2050.

Pour ça, deux conditions principales, en deux leviers principaux. Le premier,

électrifier massivement les voitures. Je rappelle qu'une voiture

les voitures. Je rappelle qu'une voiture électrique à batterie émet sur son cycle de vie environ quatre fois moins de gaz à effet de serre que son équivalent thermique. Donc c'est un

équivalent thermique. Donc c'est un levier majeur évidemment. Et le deuxième levier, c'est d'accélérer la sortie du parc des véhicules thermiques les plus

anciens et qui roule le plus évidemment pour essayer de rajunir ou de réduire la durée de renouvellement du parc qui est aujourd'hui de 20 ans pour la ramener aux alentours de 15 ans.

Les conditions à remplir selon nous pour ça euh les premières sont d'ordre réglementaire et fiscal. soyons ferme

euh sur la réglementation CO2 2035 euh sur sur les véhicules euh en sur le texte qui a été amendé pour les spécialistes qui a été amendé en

décembre. Soyons ferme là-dessus et euh

décembre. Soyons ferme là-dessus et euh et et au niveau national, continuons à soutenir l'achat des véhicules neuf électriques en étendant

ça idéalement aux véhicules d'occasion électrique et en ayant des actions sur le rajonissement du parc notamment avec des dispositifs type prime à la

conversion.

Deuxième condition, disposer rapidement d'une offre de petits véhicules électriques abordable populaire. Quand on dit abordable, c'est

populaire. Quand on dit abordable, c'est plutôt aux alentours de 15000 € voir en dessous de 15000 € made in France et made in Europe. On est persuadé avec d'autres que c'est possible dans un

cadre réglementaire adapté.

Soutenons profitons de cette transition pour soutenir les nouvelles industries et les opportunités industrielles notamment sur les Giga Factory et sur le recyclage des batteries qui est une

filière qu'il faudrait commencer à structurer dès maintenant. Une des

conditions de réussite, ça va être que toute la filière s'engage dans cette transition et et notamment la filière des services aval de l'automobile qui va falloir accompagner dans ces transformations

assez profondes et on pourra aussi s'appuyer sur ces compétences pour accélérer l'électrification.

Deux autres points que je mentionne rapidement. Continuons à déployer les

rapidement. Continuons à déployer les infrastructures de recharge notamment dans l'habitat collectif et dans les zones peu danse et euh

retrouvons enfin mutant l'accent sur la formation des acteurs et sur la juste information concernant les bénéfices et les limites de la voiture électrique. Je

m'en tiens là et je passe la parole à Ruben. Pardon.

Ruben. Pardon.

J'anticipe sur sa présentation. Voilà.

[applaudissements] Merci Laurent. Comment électrifier les

Merci Laurent. Comment électrifier les poids lourds ? Alors, la réglementation

poids lourds ? Alors, la réglementation vecto fixe des objectifs de d'émission des poids lourds neufs.

45 % en 2030 en zéro émission donc électrique et 90 % en 2040.

Pouvons-nous fournir ?

Réponse est oui. Les poids lourds électriques existent déjà. Ils roulent,

ils répondent à une bonne partie des cas d'usage et les personnes qui les conduisent les adore. De plus, ils sont plus souverains que leur modèle diesel puisque 80 % des poids lour électriques

immatriculés en 2024 étaient assemblés en France contre 45 % pour les versions diesel.

Alors cô batterie, qu'est-ce que ça donne ? Alors ça donne une autonomie qui

donne ? Alors ça donne une autonomie qui peut aller jusqu'à 500 km, ce qui couvre une bonne partie des routes et usages.

Deux points d'attention. Se nombre, bah la première c'est la provenance majoritairement asiatique des batteries, même si des projets d'installation d'usine en France existent. Et puis le deuxième point c'est qu'il faut les

recharger.

Alors pour se faire, il faut un plan pour installer 12000 bornes de recharge sur le territoire français notamment sur les aires d'autoroute pour pouvoir recharger alors 10000 bornes pour

pouvoir recharger lentement la nuit.

Mais il faut 2000 bornes hyper puissantes pour pouvoir recharger pendant les 45 minutes de pause des chauffeurs en journée. Et ces bornes doivent délivrer une puissance d'à peu près 1 MW. C'est trois fois plus puissant que les bornes que nous avons

aujourd'hui pour recharger les voitures sur les aires d'autoroute.

Et puis point crucial, c'est la demande.

Effectivement cher camion, bah cher parce qu'il nous est précieux pour les services qui nous rend mais cher aussi parce que la version diesel d'un poids lourd ça va coûter à peu près 100000 €.

La version électrique c'est 300000 €.

Donc il faut renforcer les aides à l'acquisition. C'est sûr

l'acquisition. C'est sûr l'électrification des poids lourds doit se faire en veillant à préserver la marge des transporteurs. Il faut aussi renforcer les aides à l'usage, par

exemple en encadrant le prix de la recharge en itinérance. Et puis

l'article 18, c'est l'article qui figure dans la loi cadre sur les transports qui stipule que d'oren avant, une fois que ce sera voté, les chargeurs les chargeurs devront faire appel à une part de poids lourd électrique pour le

transport de leur marchandise. Alors,

c'est une bonne chose mais il faut en renforcer l'application et puis s'assurer qu'il y a des sanctions en cas de non atteinte des objectifs.

Voilà pour les marchandises. Passons

maintenant au passager avec Laura.

[applaudissements] Alors, massifier le vélo euh classique mais aussi assistance électrique, le vélo cargo. Pourquoi ? parce que c'est

vélo cargo. Pourquoi ? parce que c'est un moyen de transport très peu émissif par rapport à la voiture et qui présente un très fort potentiel puisque l'ADEM

estime que, excusez-moi, LAADEM estime que jusqu'à 1/4 des kilomètres qui sont réalisés pour la mobilité quotidienne

pourrait être réalisé à vélo si les conditions étaient réunies. Or, nous en sommes à peu près à 2 % des kilomètres.

Donc on en est on en est très loin.

Premier frein à l'utilisation du vélo, le manque d'aménagement cyclable.

5 % seulement de la voirie française comporte des aménagements cyclables. Il

y a encore beaucoup de route très dangereuse pour le vélo, je pense en particulier aux route nationales.

Il y a eu un fond pour les mobilités actives qui a été mise en place par le gouvernement en 2018 qui a permis de financer un certain nombre

d'aménagements cyclables dans à plusieurs endroits. et ce fond a été

plusieurs endroits. et ce fond a été stoppé il y a 2 ans et donc il s'agit de retrouver un cadre financier stable pour

le vélo pour donner redonner une visibilité aux acteurs locaux pour pouvoir investir dans les aménagements cyclables et le stationnement.

Cela passe aussi euh plutôt en zone urbaine euh par la réduction des vitesses, la mise en place de plan de circulation qui favorise les modes

actifs et euh le stationnement aussi euh un stationnement généralisé pour le vélo.

L'intermodalité entre le vélo et les transports en commun de moyenne et longue distance, en particulier le car express et le train a un potentiel très important qui

est encore très peu exploité en France par rapport à d'autres pays européens.

Pour ce qui concerne la filière, l'idée est de garantir l'accès au plus grand nombre de personnes à une gamme de vélos de qualité produit en France.

Euh et donc que la filière puisse se structurer pour euh assurer cette production française, mais aussi le reconditionnement des vélos et la

réparation et bien évidemment assurer la formation à ces métiers.

Et enfin euh la le soutien à la demande passe par un soutien à la possession du vélo à travers les politiques d'aide à

l'achat. euh la location publique de

l'achat. euh la location publique de vélo euh mais aussi des dispositifs employeurs comme le leasing vélo et euh la pérenisation euh de différentes

formes d'accompagnement au savoir rouler vélo qui nécessitent des financements stables et un cadre pérenne.

Et pour continuer donc sur les passagers mais un train, je donne la parole à Béatrice Jarich.

[applaudissements] Alors le train, donc notre ambition pour le train, c'est de tripler sa part dans la mobilité voyageur. Euh pourquoi on fait ça ? Bah d'abord, c'est pour

fait ça ? Bah d'abord, c'est pour préserver la possibilité de voyager puisque on sait que dans un monde où ça va être très compliqué de décarboner l'avion et où la voiture même

électrique, elle reste consommatrice de ressources et d'énergie, en tout cas nettement plus que le train, alors même que le train va beaucoup plus vite, surtout si c'est un

TGV. Euh donc voilà, si on veut

TGV. Euh donc voilà, si on veut préserver la possibilité de voyager, on pousse on pousse le train. Premier enjeu

très important, c'est le réseau puisqu'on a un réseau ferré en France qui a grand besoin de travaux. Donc il

faut il faut le régénérer, le moderniser et le développer, l'étendre également.

C'est d'abord un sujet de financement, un gros sujet de financement, il faut le reconnaître. Euh il y a aussi des

reconnaître. Euh il y a aussi des questions euh d'organisation pour euh progresser dans la conduite des travaux sur euh un réseau qui sera de plus en plus chargé.

Euh du côté euh de la demande et de l'offre de service par les transporteurs ferroviaires, il faut pouvoir proposer un prix euh

attractif, un niveau de fiabilité satisfaisant.

Euh la desserte devra être le plus maillée possible et puis s'adresser à tous les types de clientèle. Euh même en maill en fin, de toute façon, on pourra

pas aller partout. Donc sujet de l'intermodalité qui est beaucoup dans la main des collectivités qui sont assez assez au courant du sujet et des services.

Euh troisème point et non le moindre, le matériel roulant. Donc là, on va dans le

matériel roulant. Donc là, on va dans le domaine des constructeurs euh de matériel ferroviaire qui vont devoir concevoir, homologuer et

produire euh les flottes. Euh donc c'est des flottes très importantes qui va être falloir être capable de de sortir puisque il va falloir à la fois

renouveler euh le matériel qui roule actuellement, dont beaucoup sont proches de la fin de vie et investir sur le sur

le développement. Euh donc c'est des

le développement. Euh donc c'est des volumes importants. Euh normalement les

volumes importants. Euh normalement les constructeurs disent qu'ils se sentent capables de le faire. Euh point d'alerte quand même euh parce que il faut

massifier les commandes et euh les constructeurs signalent que si on leur adresse des commandes de trop petits volumes, ils pourraient ne pas vouloir répondre. Donc concevoir concevoir un

répondre. Donc concevoir concevoir un matériel roulant ferroviaire, c'est des centaines de milliers d'heures d'ingénierie, voir parfois au-delà du million.

Donc c'est beaucoup de boulot.

Homologuer, c'est un processus qui est très long, notamment en France. Donc il

y a peut-être moyen de progresser pour être un peu plus rapide là-dessus. Quant

à produire donc pour trois fois plus de voyageurs, on estime qu'il faudra à peu près deux fois plus de train. Ça doit

être possible moyennant la mobilisation de l'ensemble de la filière puisque le la filière ferroviaire en France, c'est un secteur industriel très important. Il

y a un tissu de PME innovante qui évidemment réclament d'avoir de la visibilité sur leur plan de charge et notamment parce que il y a des gros

enjeux d'emploi, recrutement, formation.

Donc les enjeux d'emploi, Vincian et Cécile nous en parleront tout à l'heure.

C'est un une des questions qu'on a abordé et qui ressort très fort sur le sujet du train. Alors bien sûr, si on veut développer, il va falloir embaucher des conducteurs, des contrôleurs, des

agents dans les gardes, des mainteneurs que ce soit pour le matériel roulant ou pour le réseau, mais aussi dans toute la filière, c'est des besoins d'ingénieurs, de techniciens, d'électriciens,

toute forme de métiers pour lesquels il y a une une forte concurrence avec d'autres secteurs dans l'économie française. Donc euh veiller à

française. Donc euh veiller à l'attractivité du secteur. Voilà. Donc

juste en en conclusion de ce rapide propos, nécessité de planification et d'avoir un pilote euh ce qui nous a été

réclamé par différents acteurs, avoir un cap, savoir comment on y va et puis être en capacité de rendre des arbitrages. Par exemple, quand il y a

arbitrages. Par exemple, quand il y a des conflits entre trains de voyageur et train de marchandise, il y a des sujets de d'arbitrage à l'intérieur du ferroviaire qu'il faudra régler.

Voilà donc c'était très rapidement sur le train et maintenant on passe au logement avec Réy et Éric ou merci

merci [applaudissements] merci beaucoup. Ouais. Après cette

merci beaucoup. Ouais. Après cette

séquence mobile, on va passer à effectivement des objets un petit peu plus statiques. Alors, on a 5 minutes

plus statiques. Alors, on a 5 minutes pour vous parler de ce sujet qui est déjà pas mal étudié avec Éric. Je vais

quand même, comme Laurent tout à l'heure, reprendre une minute pour rappeler un petit peu le cadre.

Déjà le logement, l'usage du logement, donc l'énergie qu'on consomme pour le chauffer et cetera, le faire fonctionner, c'est à peu près 10 % des émissions de gaz à effet de serre chaque année. Parfois un peu plus quand l'hiver

année. Parfois un peu plus quand l'hiver est plus rigoureux, mais dernièrement, il a fait plutôt bon.

et par contre c'est 30 % de la consommation d'énergie finale. Donc là

vous voyez déjà qu'on a un sujet majeur pour le bouclage énergétique, la disponibilité d'énergie sur lequel Clément reviendra tout à l'heure.

Ensuite, il faut voir que notre parc de logement donc il est majoritairement avec des des logements qui sont moyennement consommateur autour des étiquettes D et puis quand même pas mal

de logements qui sont dans les étiquettes EFG très consommatrices qui vont être soumises à des interdictions de location d'ailleurs prochainement progressivement jusque 2034 euh et dont

on voudrait se débarrasser pour maîtriser la consommation.

Euh vous voyez aussi que euh nos logements, bon ben c'est un secteur qui est déjà partiellement électrifié. On a

on a pas mal de logements qui fonctionne au chauffage électrique depuis les années 70. Mais euh ce que vous voyez

années 70. Mais euh ce que vous voyez sur ce petit graphique, c'est que euh que ce soit par rapport au nombre de logements ou par rapport aux consommations, en fait le poids des émissions, il est très très largement

lié aux énergies fossiles. Donc il faut réussir à s'en débarrasser et avancer encore plus dans cette électrification.

Donc ça nous a amené à mettre l'accent sur deux chantiers dans le cadre du plan de du plan Robus pour l'économie française. Un premier sur la rénovation

française. Un premier sur la rénovation pour la maîtrise de ces consommations énergétiques et puis un deuxième sur une électrification efficace via le déploiement des pompes à chaleur.

Sur le sujet de la de la rénovation, je vais détailler ici cinq grands leviers qui nous devraient nous permettre de tendre vers 800000 rénovations profondes annuelles. 800000 rénovations qui

annuelles. 800000 rénovations qui permettent des économies significatives d'énergie. Euh le premier c'est celui de

d'énergie. Euh le premier c'est celui de l'information déjà pour que bah les ménages chacun tous et l'idée de de procéder à une rénovation quand il y a

des quand il y a des opportunités. Ça

passe donc par cette sensibilisation de tous mais aussi par le fait d'aller vers certaines personnes en particulier qui peuvent être un petit peu éloignés des dispositifs d'aide tel qu'ils existent aujourd'hui et puis de les capter à des

moments propices d'achat, de travaux et cetera en mobilisant les professionnels qui euh euh bah sont auprès d'eux dans la chaîne de valeur. Donc typiquement

les agences immobilières ou les magasins de bricolage. les cas que je

de bricolage. les cas que je mentionnais, une fois que les ménages sont dans leur projet, il faut qu'ils aillent au bout et donc notamment il faut qu'ils gardent la confiance dans les dispositifs qui sont à leur

disposition. Ça passe par l'existence

disposition. Ça passe par l'existence d'acteur public, d'un acteur public reconnu qui qui permet de sécuriser tout ça [grognement] et puis aussi par l'existence d'offres intégrées qui soulagent un petit peu

l'effort qui est demandé au ménage et pas que l'effort financier l'effort de de planification, d'investissement personnel et de temps à passer.

des offres intégrées certes, mais pas que. Il y a un ensemble de situations

que. Il y a un ensemble de situations auxquelles il faut réussir à à répondre et il faut qu'il y ait un ensemble d'offres qui finalement existe en miroir et permettent de de répondre à toutes.

Ça passe notamment par davantage d'accompagnement pour aller vers une commande plus ambitieuse, vers des rénovations qui permettent de faire plus d'économie d'énergie.

Ça passe aussi donc par de recours à des professionnels compétents. Euh sur la

professionnels compétents. Euh sur la rénovation, c'est un vrai sujet. le la

disponibilité d'artisans étant un vrai goulé d'étranglement avec des repas des départs à la retraite massif à prévoir dans les années à venir, une attractivité en berne à la

pénibilité du métier et par contre et et aussi pardon des une nécessité de fidéliser les jeunes qui commencent les formations. Aujourd'hui, il y en a que

formations. Aujourd'hui, il y en a que un sur trois qui s'insèrent réellement dans le secteur. Par contre, on a des bonnes dynamiques de reconversion qui peuvent euh permettre de de d'apporter les compétences nécessaires euh au-delà

de au-delà des pures compétences techniques. Et donc, je le mets en

techniques. Et donc, je le mets en dernier euh mais c'est un le nerf de la guerre comme d'habitude, le sujet des financements avec la nécessité de préserver des enveloppes de financement et d'aide importantes et aussi ce qui

fonctionne à savoir notamment le logement dans le social. dans le

secteur, c'est quelque chose qui fonctionne bien mais qui a été plutôt mis sous pression dernièrement. Et de

manière transversale, avant de passer la parole à Eric, je dirais que une des conditions préalables qui nous a été rapportée par l'ensemble des acteurs qu'on a rencontré, c'est la nécessité de stabilité pour que l'ensemble de ces

planètes puisse s'aligner et et le temps de développer ensemble de d'avancer sur toutes nos jambes en parallèle.

[applaudissements] [applaudissements] Qui dans cette salle est chauffé par une pompe à chaleur ?

Voilà, vous comprenez le problème ? On a

un outil absolument extraordinaire et on a moins de 6 % des logements en France qui en sont équipés alors que vous allez dans les pays nordiques. 80 % des maisons individuelles en sont équipées et d'ailleurs même pas de Ro mais de RR.

Alors c'est un outil un peu miracle. Je

vous ai mis un petit un petit schéma.

Vous dépensez 1 kWh d'électricité. Vous

récupérez des grâce à des liquides flux origen frigorigène trois autres kilowh et vous en produisez quatre. Le

gouvernement a un plan d'essayer d'en mettre en place 1 million par an. Alors

nous on pense que c'est insuffisant si on voulait passer à disons 2 tiers des logements, ce qui est notre avis jouable, il faudrait accélérer. Il faut

plutôt passer à 1 million et demi voire 2 millions de packs et pas que des R. Il

va falloir faire feu de tout bois au niveau des technologies.

Peu importe la couleur du chat s'il attrape la souris. Pourtant des efforts ont été faits, hein. On a changé les norme, on a mis des normes comme la RO20 qui a

fait énormément de choses pour notamment changer ce qu'on met en place dans le neuf. Mais le sujet de la rénovation est

neuf. Mais le sujet de la rénovation est énorme. Vous avez vu le pack de logement

énorme. Vous avez vu le pack de logement plus de 30 millions a changé.

Rien n'est plus intimidant en terme d'achat individuel que l'achat d'une PAC.

C'est cher, ça va affecter votre actif le plus important qui est votre logement. Si c'est une copropriété, la

logement. Si c'est une copropriété, la décision est encore plus compliqué. Et

quelle technologie hybride, RO, géothermie, on est paumé.

Donc ce sujet, il exemplifie à la perfection ce que disait Réy. C'est la

complexité non pas seulement des aides mais du parcours qui avait amené quelqu'un à finalement s'équiper d'une pompe à chaleur.

Alors je vous ai mis ici un cas typique, c'est assez extraordinaire. Vous allez

diviser par 4 vos émissions, vos consommations d'énergie. Vous allez

consommations d'énergie. Vous allez diviser par 10 les émissions, le payback comme on dit hein sur une voiture, on rembourse en quelques en quelques années. Là c'est en quelques mois vous

années. Là c'est en quelques mois vous remboursé le le poids carbone à la construction de la PAC et en plus vous allez faire une amélioration de votre logement qui va passer par exemple dans

ce cas d'une catégorie DA B ce qui est assez extraordinaire.

Le problème est pas que financier. On a

parlé du parcours, c'est extrêmement compliqué et on pourrait dire que la filière a un effort énorme à faire sur son offre, notamment

pour attaquer le collectif, c'est les technologies et aussi la façon de les vendre. Aujourd'hui, 50 % des véhicules vendus à des particuliers font l'objet d'un financement. Je parle même pas des aides, hein, je parle d'un

financement.

Aujourd'hui, un gars qui veut acheter une pâque, il est devant, il est tout seul. C'est à aucun moment les

seul. C'est à aucun moment les fabricants ne se sont mis à proposer des financements alors que c'est un objet qui vaut, je vous ai mis ici un exemple, ça vaut pour une petite maison de

typique française, c'est 110 m² la moyenne. Ça va coûter entre 10 et 12000

moyenne. Ça va coûter entre 10 et 12000 une voiture, on vous propose un financement pour ça. Jamais quand vous faites une pack.

Donc la filière doit se structurer, y compris sur sa façon de vendre, pas que sur la façon de poser qui est un vrai sujet aussi. Ensuite, les

politiques publiques doivent évoluer.

Alors, il faut dire qu'il y a beaucoup qui a été fait déjà. Ce qui a été annoncé par le gouvernement est plutôt positif, mais il va falloir étendre le scope, la perspective. Pas que les RO quand il parlent d'un million, c'est

bien. C'est pour les RO. Il va falloir

bien. C'est pour les RO. Il va falloir faire preuve de d'ambition. Il faudra

aussi des RR. On a la base industrielle, c'est vrai, sur les RO. Il va falloir développer aussi la base industrielle sur les RR. Il y a pas de raison qu'on n'y arrive pas, même si elles sont

aujourd'hui très largement importées d'Asie.

Et il va falloir aussi par contre s'occuper véritablement du parc collectif privé sur lequel aujourd'hui on n'a pas trouvé le moyen par la norme

et la façon de vente de trouver la clé du chantier. Pour moi, c'est un des plus

du chantier. Pour moi, c'est un des plus gros sujets qui est à traiter dans les années qui viennent. Voilà, je vous remercie.

[applaudissements] Merci beaucoup à tous. Donc c'était la première session sur nos usages bas carbone. Et pour clore cette session euh

carbone. Et pour clore cette session euh on a demandé à trois personnes s'il voulaient bien nous poser une question à chacun et je vais commencer par monsieur

Alain Krakovic. [grognement] Euh donc

Alain Krakovic. [grognement] Euh donc vous êtes directeur général de TGV intercité pour SNCF Voyageurs et avez-vous une question à nous poser ?

Je vais peut-être rester sur le train, c'est pas c'est pas forcément une surprise, mais euh on en avait discuté avec Béatrice. Euh moi je suis je suis

avec Béatrice. Euh moi je suis je suis évidemment d'accord avec tout ce qui a été dit. J'avais en tête que le le shift

été dit. J'avais en tête que le le shift avait aussi comme habitude d'essayer de de prioriser et et je voulais vous faire réagir là-dessus, c'est-à-dire que les les différents points que vous avez

énoncés sont évidemment vrais. Il faut

plus de rail. Si on veut faire plus de plus de transfert modal, il faut évidemment plus de rail, il faut plus de train, il faut plus de services, il faut plus de conducteurs, il faut

plus de contrôleurs bien sûr, mais il faut juste avoir en tête que pour former un conducteur, faut un an.

Pour faire un nouveau service qui est de plus en plus des des SI, il faut un peu moins d'un an maintenant parce qu'on a on a l'IA. Euh pour faire un nouveau train, il faut en gros 5 à 6 ans. Mais

pour faire un nouveau réseau, pour faire une nouvelle voie, là il faut allez 20 ans. Et donc il faut qu'on priorise. Ce

ans. Et donc il faut qu'on priorise. Ce

que vous avez dit est vrai, mais mon sentiment c'est que on a tendance un peu à se perdre dans ce qu'il faudrait faire pour arriver à obtenir du transfert modal. Et la priorité c'est bien le

modal. Et la priorité c'est bien le réseau. Si on arrive à tirer le réseau,

réseau. Si on arrive à tirer le réseau, si on arrive à avoir un réseau qui est en bon état, si on arrive à avoir plus de ligne à grande vitesse, si on arrive à avoir plus de lignes de dessert fines des territoires, derrière tout va s'enchaîner. Parce qu'on a un petit

s'enchaîner. Parce qu'on a un petit miracle aujourd'hui qui est que je pense que vous le vivez tous, les trains sont pleins.

Les trains sont pleins et ils vont continuer à être pleins. Et donc le seul enjeu, c'est qu'on arrive à avoir plus de trains. Et pour avoir plus de train,

de trains. Et pour avoir plus de train, il faut juste qu'on ait un réseau plus important. Et derrière, j'ai aucun doute

important. Et derrière, j'ai aucun doute que tout va suivre. On aura plus de rames parce qu'on aura des industriels qui les construiront. On aura plus d'opérateurs. D'ailleurs, il y en a un à

d'opérateurs. D'ailleurs, il y en a un à côté de moi qui qui est très envie de d'apporter des nouveaux trains. On aura

plus de conducteur. Tout ça va on va y arriver sans problème. Et et donc juste une vraie priorité, c'est qu'on arrive à développer le réseau. Il y a que comme

ça qu'on y arrivera.

Alors, il n'y avait pas de question.

Je sais pas si c'est vraiment une question, mais Albertr est-tu d'accord ? Ben oui, mais effectivement euh j'ai cité le réseau en premier et puis euh on sait que si on a

un réseau en bon état euh suffisamment étendu euh électrifié aussi, on on porte le sujet de l'électrification des lignes dont pas grand monde ne parle en ce moment, j'ai l'impression, mais euh si

vraiment il y a beaucoup plus de trafic à venir, un train électrique l'électricité par catéaire, c'est un mobile assez simple qui est moins cher à l'achat, moins cher en maintenance

aussi. Et donc donc ça a un intérêt.

aussi. Et donc donc ça a un intérêt.

Oui, le réseau et puis ben la nature à horreur du vide. Donc s'il y a un beau réseau, je pense qu'il y aura des transporteurs et des et des commandes de matériel roulant qui se font.

Merci Béatrice. Ah, tu voulais juste pour corroborer euh une des rares réussites industrielles parce qu'on partit l'automobile, on a perdu des parts de marché. Euh la production de matériel ferroviaire quand on a regardé

les statistiques, elle a augmenté depuis 1990 énormément en France. C'est un des plus beaux développements, même plus fort. On a regardé les pourcentages que

fort. On a regardé les pourcentages que l'aéronautique. Alors, c'est peut-être

l'aéronautique. Alors, c'est peut-être moins en terme de poids, mais ça prouve que effectivement, on a une filière industrielle tout à fait capable de répondre et c'est un exemple assez remarquable.

En tout cas, merci beaucoup pour votre réaction et votre écoute. Euh, je vais maintenant passer la parole à monsieur Daniel Anglon, si je j'appelle bien votre nom. Donc, vous êtes ancien

votre nom. Donc, vous êtes ancien directeur général d'un gros équipementtier automobile et je vous dis je vous laisserai en dire quelques mots et nous poser donc une question. Merci.

Oui, donc j'ai Bonsoir à toutes et à tous. D'abord, j'ai longtemps dirigé un

tous. D'abord, j'ai longtemps dirigé un équipement entier automobile de rang 1 français et mondialisé puisque nos clients étaient les principaux constructeurs automobiles dans le monde et euh truck également. Et en fait, moi

je voulais réagir déjà, je pense que dans la profonde période de transformation qu'on vit aujourd'hui pour les industriels, il y a deux choses qui sont fondamentales. D'une, c'est de savoir dans quelle direction on va. Là,

je crois que le plan, il a le mérite d'en proposer une qui est solide. Et la

deuxième, c'est évidemment que cette direction elle change pas tous les quat matins. Et donc ça c'est plus de la

matins. Et donc ça c'est plus de la responsabilité du politique hein.

Malheureusement monsieur le ministre est parti donc il pourra pas l'entendre mais [grognement] et en fait pour avoir vécu de l'intérieur chez un équipementtier automobile les revirements du véhicule électrique je pense qu'il y a il y a pas mieux pour faire couler une entreprise

et tout son écosystème. Et d'ailleurs ça a mis la filière en grande difficulté.

Donc ceci étant dit, moi j'ai une question. Euh [grognement]

question. Euh [grognement] donc en fait aujourd'hui l'auto la France c'est 3 % un peu moins de 3 % du marché mondial. Le truck c'est un peu

marché mondial. Le truck c'est un peu moins de 2 % du marché mondial. Donc

autant dire que c'est pas du tout un sujet pour la stratégie produit industriel des constructeurs. Et ma

question c'est de savoir comment vous articulez ça au shift, comment vous articulez le plan et la réalité industrielle qui est justement de de pas intégrer, je veux dire, la

réglementation française forcément dans la stratégie des clients qui sont, je le rappelle, des entreprises privées souvent étrangères et où le prix est à peu près tout ce qui compte.

Merci beaucoup Laurent.

Est-ce que je suis capable de répondre à la question ? Pas sûr.

la question ? Pas sûr.

Alors, le marché français, il est tel que vous le décrivez, mais il s'inscrit dans un marché européen un peu plus global avec au moins des des zones géographiques que les constructeurs ont bien identifié.

Euh moi j'ai j'ai quand même tendance à dire qu'il faut qu'on on arrive à à garder le le cap extrêmement ferme. Enfin, c'est

un peu ce que vous disiez au début, hein, sur la décarbonation.

Euh les flexibilités qui ont été accordées à la filière automobile en en décembre.

Alors, il y a plein de négociations en cours à Bruxelles ou plein de discussions pour aller encore plus loin que ces flexibilités là. Il faut rester extrêmement ferme, sinon il est clair qu'on va pas s'en sortir et ça mettra le bazar sur toute la filière.

et ça continuera à semer le doute dans la tête des consommateurs potentiels qui de mon point de vue est un est un enjeu extrêmement important hein. Enfin le

cap, il faut non seulement le le fixer pour les industriels, mais aussi pour les consommateurs.

Euh le le j'élargi juste un tout petit peu le scope quand même. On parle de la France, de l'Europe, mais si on regarde un petit peu ce qui se passe en Chine,

euh les chiffres de vente des véhicules électriques sont assez impressionnant, hein. Je parle sous le contrôle de ceux

hein. Je parle sous le contrôle de ceux qui savent peut-être un peu mieux l'actualité que moi, mais de mémoire, on est au-delà des 60 % de vente de véhicules électriques dans le marché des véhicules neufs en Chine. Donc ça ça va

ça va très très vite, hein. Ça va très très vite. Donc on n'est pas un truc

très vite. Donc on n'est pas un truc isolé. Enfin, c'est ça que je veux dire

isolé. Enfin, c'est ça que je veux dire quoi. Il y a beaucoup d'autres plaques

quoi. Il y a beaucoup d'autres plaques et il y a plein d'autres pays. Je cite

l'Éthiopie euh qui alors qui a un petit marché encore plus petit que nous mais qui qui est qui est quasiment à 100 % de véhicule électrique aujourd'hui quoi.

Donc on n'est pas isolé hein. Enfin

élargissons vraiment le scope là-dessus et j'ai sûrement pas répondu à la question.

Merci pour votre question, merci pour la réponse. Dernière réaction, j'ai demandé

réponse. Dernière réaction, j'ai demandé à madame Claire Ventejou.

Euh qui est qui est où ?

Vous êtes tout là-haut, c'est bon, ça je ne voyais pas. Donc vous êtes responsable stratégie climat euh au crédit agricole immobilier si je ne me

trompe pas et euh vous avez accepté de nous poser une question.

Oui, bonsoir à tous. Alors, j'ai eu l'info un peu tard et je suis arrivée un peu tard aussi. Donc, je vais essayer de poser une question pertinente malgré tout. Merci Ry pour la sollicitation.

tout. Merci Ry pour la sollicitation.

Moi je pense que je rejoins un peu ce qui a été dit avant, on peut que être d'accord avec les propositions et sur la partie décarbonation de l'immobilier, les techniques, on les connaît. C'est

pas un problème de technique, c'est un problème de structuration des filières.

Donc c'est le cas de la PAC, c'est le cas du bois, c'est le cas de toutes les solutions techniques qu'on peut mettre pour décarboner la filière.

Là, je vais prendre une casquette que j'ai pas vraiment mais c'est celle d'acteur plutôt bancaire. En fait sur la rénovation, nous on a essayé de travailler dessus et le sujet il est toujours le même, c'est qu'on a on narrive pas à trouver un financement

adéquat. On n'arrive pas à trouver les

adéquat. On n'arrive pas à trouver les mécanismes de financement qui nous permettraient, enfin je sais pas si je personne n'a tilté sur ce chiffre mais 800000 rénovation par an versus ce qu'on fait

actuellement, c'est un enjeu énorme. Et

moi ma question et c'est valable pour les autres chantiers que vous avez présenté, c'est qu'on parle de soutenir la filière, de financement, d'aide des aides publiques, je pense qu'on en aura de moins en moins et puis on voit que c'est très peu stable dans le temps. qui

a un sou un souci de stabilité. Mais

comment le chift a prévu d'adresser ce sujet ? Où est-ce qu'on trouve cet

sujet ? Où est-ce qu'on trouve cet argent pour financer ces 800000 rénovation qu'on attend tous ?

Euh alors merci pour la pardon, merci pour la question sur un sujet dont effectivement on n'est pas on n'est pas spécialiste au shift. Bon 800000

aujourd'hui on est à peu près à à 400000. Enfin, c'est c'est toujours

400000. Enfin, c'est c'est toujours assez difficile de de compter le nombre de rénovations qui correspondent à ce qu'on devrait faire d'après la stratégie nationale bac carbone ou d'après un plan tel que celui qu'on propose parce que

c'est très difficile à catégoriser et puis les quelques tentatives qui ont eu lieu, elles changent un peu tout le temps. Mais on pourrait dire

temps. Mais on pourrait dire qu'aujourd'hui on est on est quasiment à 400000. Euh on a des années où on est on

400000. Euh on a des années où on est on est au-dessus de ça euh sur les bonnes années en fait sur les années sur lesquelles il y a eu des euh certaines libéralités, on va dire, par rapport aux autres sur le sur la les

enveloppes d'aide et sur leur distribution, on arrive, on voit que le dispositif arrive à monter en charge, en tout cas du côté de la demande [grognement] et pour l'instant sur ces moments-là, on a plus eu des soucis de

répondre du côté de l'offre, du côté des acteurs publics, notamment Lana qui a fait un travail énorme là pour pour mieux distribuer les aides.

Euh et après la question du volume euh des aides aujourd'hui, elle c'est jusque-là résolu par une débudgétisation sur le sur le budget de l'État central

et puis un passage vers davantage de ces deux œufs. Donc c'est globalement les la

deux œufs. Donc c'est globalement les la facture un prélèvement sur nos factures énergétiques qui passe par les les énergéticiens et et aujourd'hui c'est c'est

principalement ça. comme ça que l'État a

principalement ça. comme ça que l'État a répondu à à la nécessité de budgétiser.

Euh on peut effectivement se demander jusqu'où on pourra aller là-dessus parce que derrière ça a un impact sur la facture des ménages. C'est les ménages qui payent et en plus de manière assez indifférenciée euh voire même c'est les

ménages les les plus les les moins aisés qui ont le plus de consommation d'énergie qui payent. Donc là-dessus,

oui, il y aura il y aura très certainement des limites.

Je dirais que une des choses qu'il faudrait qu'on arrive à faire en fait, c'est de pouvoir se passer des aides à terme. C'est-à-dire que en fait dans

terme. C'est-à-dire que en fait dans l'idéal composante énergétique de la rénovation de part un certain nombre, une structuration normative notamment au niveau de la valeur verte des logements.

Donc aujourd'hui, un logement qui est à une bonne étiquette énergie climat sur son DPE, il vaut plus que un logement qui a qui en a une mauvaise grâce notamment à des des réglementations

comme l'interdiction de location et cetera. Donc c'est pas vrai dans tous

cetera. Donc c'est pas vrai dans tous les marchés, c'est pas c'est pas facile partout mais c'est une tendance. Et ça,

ce genre de choses euh là, elles permettent de libérer du budget pour des logements qui sont en mauvais état parce qu'ils vont coûter moins cher et donc ils seront plus faciles à budgetter, à rénover et réciproquement, ils vont se valoriser quand on les rénove. Donc

c'est des choses qui vont nous permettre de d'un petit peu se départir de la nécessité des aides. Je pense que il faut il faut avancer là-dessus. C'était

un des un des sujets que je mettais mais voilà, je pense ça épuisera pas le complètement le le sujet.

Merci Rémy, merci pour vos questions.

Sans plus attendre, [applaudissements] vous pouvez évidemment en savoir plus sur les les chantiers sont déjà en détail sur notre site si vous téléchargez la publication. Et sans plus

attendre, j'appelle mes camarades qui ont travaillé sur les chantiers de production bacarbone à venir sur scène.

Donc Rémy Calvet, Pauline Denis, Thomas Robert et Clément Cudron.

Non c'est Merci Eloïse.

Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être

présent. Je suis Réy Calvet, ingénieur de projet en décarbonation pour l'industrie. [grognement] Aujourd'hui,

l'industrie. [grognement] Aujourd'hui, je vais donc vous parler d'industrie qui est le 3è secteur émetteur de gaz à effet de serre en France après les transports et l'agriculture. C'est aussi

un secteur qui au quotidien nous apporte plein de choses utiles. Par exemple, des médicaments, des matériaux de construction, des voies de chemin de fer par exemple.

Là où je voudrais attirer votre attention, c'est sur la manière de répartir les émissions dans l'industrie.

Pour moitié, il y a les émissions de combustion. Elles correspondent aux

combustion. Elles correspondent aux émissions lorsqu'on veut produire de la chaleur, généralement, on va brûler du gaz, du pétrole par exemple. Euh dès

aujourd'hui, on va pouvoir réduire de manière très importante ces émissions en électrifiant, par exemple. euh on va pouvoir électrifier et on va pouvoir aussi dans une moindre mesure avoir

recours au biogaz ou au réseau de chaleur par exemple ou à la combustion de biomasse. En revanche, on a les

de biomasse. En revanche, on a les émissions de procédé qui sont très spécifiques à l'industrie. Ce sont les émissions qui interviennent dans la réaction physique chimique des procédés qui nous permettent d'avoir par exemple

ces ces ces médicaments, ce ciment et cetera. Euh là, on a donc un procédé

cetera. Euh là, on a donc un procédé industriel carboné euh sur lequel on va pouvoir éventuellement faire une transition s'il existe vers un procédé

industriel décarboné. Maintenant, c'est

industriel décarboné. Maintenant, c'est changer complètement le procédé euh de production industrielle. Donc changer

production industrielle. Donc changer toute l'usine, tous les flux à montal, c'est quelque chose de très complexe et c'est une véritable rupture technologique. Parfois, on a même pas ce

technologique. Parfois, on a même pas ce procédé industriel là alternatif, décarboné. Alors, on va peut-être

décarboné. Alors, on va peut-être pouvoir mettre en place une autre solution, une autre rupture technologique qui est la capture du carbone euh et la séquestre et sa séquestration sur ces émissions de

procédé qui ont quand même l'avantage d'être concentré géographiquement euh sur un site industriel.

Rapidement, en synthèse au Shift, on prome pour la décarbonation de l'industrie trois familles de leviers qui sont existantes et qui doivent être renforcé. L'amélioration continue, je

renforcé. L'amélioration continue, je vous en ai parlé avec l'électrification par exemple euh et qui vient vise à améliorer l'efficacité énergétique, le recyclage pour l'efficacité matière par

exemple, les leviers de rupture technologique en particulier pour les émissions de procédé et la sobriété.

Pour étudier ça, on a travaillé sur trois chantiers. premier chantier qui

trois chantiers. premier chantier qui est l'acier pour partir d'une filière qui est existante, bien représentative de notre industrie puis deux chantiers sur des filières aujourd'hui encore

inexistantes qui sont de véritables ruptures technologiques. La première

ruptures technologiques. La première c'est l'hydrogène bas carbone. Ça fait

plutôt référence au cas où on a une technologie un schéma de production carboné et on veut passer vers un schéma décarboné. Puis le troisème chantier sur

décarboné. Puis le troisème chantier sur lequel on a travaillé, c'est le captage et le stockage du carbone plutôt le schéma où on a pas de procédé alternatif. Et là, on va pouvoir capter

alternatif. Et là, on va pouvoir capter ces émissions sur le site. Donc je vous invite à lire nos trois fois cinq pages sur chacun de ces chantiers dans notre livrable global. Vous allez y apprendre

livrable global. Vous allez y apprendre quels sont les enjeux et comment on peut y répondre. Mais ce soir, je voudrais

y répondre. Mais ce soir, je voudrais vous attirer votre attention sur des enseignements qu'on a tiré de ces chantiers qui sont plus à l'échelle globale de l'industrie lourde, de

l'industrie française. Le premier, c'est

l'industrie française. Le premier, c'est l'enjeu de visibilité. Je vous en parle de ces transitions, de ces ruptures technologiques.

C'est quelque chose qui pour les industriels demande un bouleversement complet de leur mode de production et de leur manière de raisonner de leurs acteurs avec lesquels ils travaillent.

Euh c'est des éléments qui vont demander des capitaux très importants, des transitions physiques et logistiques très complexes, très risqué. Les

industriels vont avoir besoin de se projeter pour pouvoir lancer ces transitions et amorcer ces changements.

Pour ça, on a identifié cinq points pour acquérir cette visibilité. Le premier,

très important, on a beaucoup parlé ce soir déjà, la disponibilité d'une électricité parce que l'essentiel de ces transition vers des ruptures technologiques vont avoir un besoin électrique très fort. Il nous faut une

électricité bas carbone qu'on a en France mais il nous la faut disponible en volume mais également compétitive par rapport aux autres moyens vecteurs énergétiques. Il faut également

énergétiques. Il faut également valoriser et favoriser ces produits décarbonés qui vont pour être faits en comparaison au produits carbonés. euh en

particulier en favorisant leur débouché dans les secteurs aval, par exemple avec de la commune publique ou des normes performantielles comme dans le bâtiment avec la R2020 pour la rénovation énergétique. Il faut pas oublier que ce

énergétique. Il faut pas oublier que ce sont des échanges qui ont lieu dans un contexte euh international, une concurrence internationale très forte à l'échelle européenne mais aussi à l'internationale avec des concurrents

industriels qui sont capables de produire les mêmes produits de manière carbonée mais souvent beaucoup moins cher sur nos marchés. Euh donc il faut aussi protéger ou avoir une concurrence

équitable avec nos industriels qui eux font ces efforts de décarbonation.

Ensuite, on a aussi des mécanismes euh financiers qui viennent inciter les industriels à se décarboner. On parle

[grognement] notamment des marchés des quotas carbone. Aujourd'hui, le signal

quotas carbone. Aujourd'hui, le signal de ce marché-là n'est pas encore satisfaisant pour les industriels pour passer à la décarbonation. Et enfin, on a besoin d'une politique industrielle

stable. Réi l'évoqué sur les sur les

stable. Réi l'évoqué sur les sur les bâtiments également. On a besoin d'un

bâtiments également. On a besoin d'un cap qui soit stable et aussi d'agir rapidement parce que les projets dont je vous parle mettent 5 à 10 ans au moins à sortir de terre. Euh donc il faut les

faire sortir maintenant, leur donner cette visibilité pour que ils arrivent en 2030 2035 et il faudra d'autres vagues d'ici là pour arriver à 2050 atteindre nos enjeux de décarbonation.

Voilà, je vous remercie. Je vais passer la parole à Pauline Deis qui est ingénieur de recherche sur un autre sujet très industriel aussi plus qu'il n'y paraît.

[applaudissements] Merci Rémy. Bonjour à toutes, bonjour à

Merci Rémy. Bonjour à toutes, bonjour à tous. Dans les minutes qui arrivent, on

tous. Dans les minutes qui arrivent, on va parler d'une filière, celle des centres de données. C'est infrastructure

qui stockent, traite et échange des données qui sont composé principalement de serveurs et d'équipements qui utilisent de l'électricité pour fonctionner et qui dégagent de la chaleur. Et pour évacuer cette chaleur,

chaleur. Et pour évacuer cette chaleur, on a besoin de systèmes de refroidissement qui eux-mêmes sont consommateurs d'électricité. Pour toutes

consommateurs d'électricité. Pour toutes ces raisons, les centres de données sont fortement consommateurs d'électricité.

En 2000 en 2025 donc l'année dernière les centres de données ont consommé environ avec une certaine incertitude 10 TW c'està-dire un peu plus de 2 % de la

consommation nationale.

Si on imagine un scénario tendantiel, c'est-à-dire dans lequel la situation actuelle se poursuit et les demandes de raccordement récentes se réalisent en partie, en 2035, la consommation des

centres de données pourrait atteindre 40 TW et en 2050 100 TW. L'année dernière,

en fin de l'année dernière, les projets de cent de données qui avaient obtenu une un contrat de raccordement sur le réseau de distribution de transport d'électricité représentait à peu près

l'équivalent de 14 GW, soit la moitié des demandes totales de raccordement.

Alors évidemment la puissance et la consommation de demain dépend de la stratégie de déploiement actuelle dans la mesure où lorsqu'un projet de cent de données est validé, c'est 5 à 7 ans plus

tard que le premier water est consommé et on est sur une durée de vie d'à peu près 25 ans, ce qui nous amène en 2050.

Alors voilà pour la dynamique actuelle de déploiement des centres de données qui est insoutenable. Et on va maintenant essayer de comprendre pourquoi est-ce qu'elle est insoutenable et ensuite on va voir quels sont les

leviers pour infléchir cette dynamique.

Elle est insoutenable pour quatre raisons principales. La première c'est

raisons principales. La première c'est une raison énergétique. À court terme, les demandes de déploiement de centre de données induisent un réel risque de monopolisation de la puissance de

raccordement par les centres de données au détriment des autres acteurs qui ont besoin de raccordement pour leur décarbonation.

À moyen long terme, le risque, il est plutôt en terme de conflit d'usage sur l'électricité bas carbone, conflit d'usage entre le secteur des centres de données et les secteurs dont la décarbonation complète ne pourra passer

que par leur électrification.

Le deuxième enjeu, il est climatique. Il

est climatique pourquoi ? Parce qu'en

fait les pressions qu'exercent les demandes de raccordement sur le réseau d'électricité poussent les opérateurs des centres de données à avoir recours à des capacités thermiques hors réseau.

Vous l'avez peut-être déjà vu dans la presse. Aux États-Unis, c'est assez

presse. Aux États-Unis, c'est assez courant mais plus récemment et plus étonnamment en Irlande, c'est le cas aussi il y a quelques semaines. Et même

en France, GRDF se voit régulièrement demandé par les opérateurs de centre de données des raccordements au réseau gazer.

Le troisème enjeu, il concerne la gestion et et l'acaparement de ressources, en particulier foncièr.

Puisque les dernières annonces de centre de données en France qui font l'équivalent de 1 GW, un peu plus, ça représente des surfaces de l'ordre de la centaine d'hectares et donc nécessairement, il y a des enjeux

d'artificialisation des sols qui vont avec ça. Et enfin et et pas des

avec ça. Et enfin et et pas des moindres, dernière dernière raison, c'est une raison politique et réglementaire.

Alors récemment, vous l'avez peut-être vu passer, le projet de stratégie nationale Bacabon 3 a été publié et c'est une super nouvelle pour le pour le secteur des cent de

données. Donc merci beaucoup à la DGEC

données. Donc merci beaucoup à la DGEC pour ça.

C'est une super nouvelle pour deux raisons. La première c'est que le

raisons. La première c'est que le secteur numérique a une trajectoire de décarbonation et la deuxième c'est que la filière des centes de données a une trajectoire de consommation d'électricité.

Et malgré ça, il y a des évolutions réglementaires qui sont, j'ai envie de dire, complètement antagonistes avec cette évolution. et j'en pense je pense

cette évolution. et j'en pense je pense à plusieurs notamment à une forte volonté politique de déploiement indifférencié des infrastructures de centre de données. Et la deuxième c'est

effectivement une tendance à la réduction des temps de raccordement avec la procédure Fast track qui a été validée l'année dernière et aussi avec

une volonté de réduire les temps et les possibilités de recours administratif à ces infrastructures. Et

là, je pense à deux projets de loi. le

label projet d'intérêt national majeur et le potentiel potentiel projet de décret simplification des des au recours juridique pour ces infrastructures.

Alors là, ce sont les quatre raisons pour lesquelles cette dynamique est insoutenable. Et maintenant, on va

insoutenable. Et maintenant, on va essayer de voir quels sont les leviers pour pour infléchir cette dynamique. Et

donc, on en a identifié trois dans le cadre de de ce projet. Le premier parce que le numérique et les usages du numérique sont éminemment sociétaux

et l'appel à une à l'animation d'un débat citoyen informé sur la juste place du numérique et de l'IA dans la société.

Le deuxième levier, c'est un levier de mesure et de transparence. Quand on fait de la prospective énergie climat, on se rend compte que les enjeux énergicimat sont très complexes et on a besoin de

données qui sont fiable avec des des incertitudes qui sont réduites. Et c'est

exactement l'inverse qu'on a sur ce secteur. On a un secteur pour lequel les

secteur. On a un secteur pour lequel les mesures les données pardon sont très peu transparentes et en plus de ça certains centres de données sont légalement obligés de faire du reporting de leurs

données et une bonne partie d'entre eux ne font pas. Donc on appelle à ce qui a une plus grande exigence vis-à-vis de la transparence des acteurs du secteur.

3è levier, c'est un levier réglementaire. On appelle parce que

réglementaire. On appelle parce que c'est quand même le but de ce qu'on fait au chiff et ce qu' ce qu'on fait en tant que prospectiviste, on appelle à la construction d'une planification à la fois nationale et territoriale du

déploiement de ces infrastructures.

Alors ces trois leviers, vous êtes peut-être en train de vous dire ça, ils sont relativement antagonistes avec la dynamique actuelle du secteur qui est poussée par une volonté politique forte de déploiement indifférencié des centres

de données. Et c'est pour ça qu'on

de données. Et c'est pour ça qu'on appelle et avant tout à un alignement de cette volonté gouvernementale sur et politique sur les objectifs climatiques qui seront notamment fixé dans la

stratégie nationale bacarbon 3 et donc dans la loi. Je vous remercie et je vais passer la parole à Thomas.

[applaudissements] [grognement] Merci beaucoup Pauline. Alors moi donc je vais on change un petit peu de secteur. Là on part sur l'agriculture

secteur. Là on part sur l'agriculture qui est un très très gros morceau de notre économie mais aussi tout simplement de notre vie puisque on nourrit les Français, on assure d'autres productions stratégiques et là on va se

demander comment est-ce qu'on peut décarboner tout ça d'ici 2050.

Et donc comme je disais l'agriculture très très gros morceau, ça représente 20 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Donc on est juste en dessous des transports que présentait Laurent notamment tout à l'heure et

au-dessus de l'industrie brillamment présenté par Réy à l'instant. Et la

grande spécificité de l'agriculture, c'est que la majorité des émissions, elles ne sont pas constituées de CO2 et elles sont lié à des processus biologiques. Et donc notamment, on a

biologiques. Et donc notamment, on a près de 60 % comme vous pouvez le voir ici, un peu moins de 60 % des émissions qui sont liées au méthane, c'est-à-dire à l'élevage et c'est en grande partie

lié à la digestion des animaux ruminants. Donc c'est principalement les

ruminants. Donc c'est principalement les vaches, mais c'est également les moutons, les chèvres. Donc on peut retrouver euh euh dans les dans les élevages français. On a un 2è très gros

élevages français. On a un 2è très gros pôle donc qui est donc quasiment 30 % qui est lié au protoxyde d'azote, le N2O. Et là, ce qui est en jeu, c'est

N2O. Et là, ce qui est en jeu, c'est plutôt la fertilisation des cultures, ce qu'on met dans les sols pour faire pousser les végétaux et donc pour faire en sorte d'avoir des rendements agricoles. Et ici, j'y reviendrai un

agricoles. Et ici, j'y reviendrai un petit peu plus par la suite, le principal point concerne la place et le niveau de dépendance aux engrais azotés de synthèse. Donc ça, j'y reviendrai un

de synthèse. Donc ça, j'y reviendrai un petit peu. Et on a un dernier pôle donc

petit peu. Et on a un dernier pôle donc assez réduit de 13 % d'émission de CO2 pur. Et là, c'est plutôt lié au

pur. Et là, c'est plutôt lié au carburant qu'on utilise dans les engins agricoles, dans les tracteurs notamment et au chauffage, donc à l'énergie fossile qu'on utilise pour chauffer les bâtiments d'élevage ou les sers

agricoles. Et ça tombe bien puisque dans

agricoles. Et ça tombe bien puisque dans le cadre de cet exercice, on s'est on s'est donné quatre chantiers à examiner côté agricole et ça connecte avec ses principaux postes d'émission. Donc on a

la transformation des systèmes d'élevage beauvain donc que présentait rapidement Clément tout à l'heure. Et là la question c'est de réduire les effectif donc de vaches à travers la France et de

les sortir au maximum du bâtiment donc pour les mettre au maximum en prairie qui stockent du carbone et abaisser donc les émissions de méthane qu'on maintient dans ce cadre là. On a un autre très

gros pôle qui joue sur les émissions de N2O, donc qui touche à l'azote et donc à la place des engrais azotés de synthèse.

Et ça, je vous je vous proposerai un zoom détaillé juste après. et on a deux chantiers qui sont un petit peu transverses, donc les puits de carbone naturel et les bioénergies. Donc qui la

touchent à la fois à l'agriculture et à la forêt et participe plutôt à l'effort global de décarbonation, donc en produisant des émissions évitées et pas strictement aux émissions internes

agricoles. Et donc ça pour plus de

agricoles. Et donc ça pour plus de détails, je vous invite à vous plonger dans le rapport détaillé où vous trouverez plein de détails justement là-dessus. Et donc tout de suite, je

là-dessus. Et donc tout de suite, je vous propose un zoom sur l'azote.

Pourquoi est-ce qu'on examine l'azote en agriculture ? C'est parce que c'est la

agriculture ? C'est parce que c'est la molécule la plus déterminante pour la croissance des végétaux. Donc c'est très important de maintenir des apports d'azote

élevés chaque année pour pour avoir des rendements satisfaisants. Et

rendements satisfaisants. Et aujourd'hui, on a trois principales sources d'azote dans nos exploitations. La première et qui est très largement dominante, c'est

les engrais azotés de synthèse. Ça

représente environ 3/4 des apports actuels. Ça a permis historiquement

actuels. Ça a permis historiquement depuis les années 60 de booster très significativement les rendements. Et ça

s'est aussi accompagné donc d'externalités négatives assez puissantes. Donc ça émait beaucoup

puissantes. Donc ça émait beaucoup d'émission de gaz à effet de serre lors de la production et lorsqu'on épend ces engrais de synthèse sur les parcelles.

Ça pollue également l'eau, ça altère la qualité de l'air et ça s'accompagne d'une dépendance au gaz naturel qui que l'on ne produit absolument pas en France. Donc c'est une dépendance

France. Donc c'est une dépendance absolue.

On a quelques voies de recyclage à notre disposition donc qui permettent de récupérer de l'azote. Et ces voies de recyclage donc elles concernent aussi bien de l'azote qu'on dirait récupéré

dans les bouts de station d'épuration dans les les déjections animales, dans les compostes, dans les digestas qui sont des résidus issus de la méthanisation mais les quantités sont

pas très très conséquentes. Donc il faut aller au-delà de ces voies recyclées.

Puis ça n'apporte pas d'azote.

Il se trouve que on a quand même une parade naturelle. On n'est pas contraint

parade naturelle. On n'est pas contraint d'utiliser les engrais de synthèse. Et

cette parade, elle s'appelle les légumineuses.

Et les légumineuses, vous les connaissez, je pense, à peu près toutes et toutes. C'est le soja, les lentilles,

et toutes. C'est le soja, les lentilles, les poischiches, les haricots. Donc

c'est une famille qui est très diversifiée et qui dispose d'un pouvoir donc d'un super pouvoir d'autofertilisation qui est lié donc à une réaction donc un peu complexe qui s'opère dans le sol.

Mais à retenir, c'est que ces plantes-là sont capables de valoriser l'azote de l'air et donc du coup de le mettre à disposition d'elles-mêmes de leurs propres besoins et des plantes autour.

C'est les seules plantes qui peuvent faire ça.

Et pour les déployer massivement en France et réduire notre dépendance aux engrais de synthèse, on a plusieurs planètes à aligner. La première très grande planète, elle concerne les infrastructures.

Donc, on a un gros enjeu au niveau des silos, les infrastructures de stockage qui aujourd'hui sont plutôt adapté aux caractéristiques thermiques notamment des céréales et donc renouveler le réseau pour lui permettre de stocker

massivement des légumineuses. une

seconde planète qui porte sur la génétique avec un besoin d'intensifier les efforts de sélection pour qu'on puisse avoir des espèces de légumineuse qui soi plus résiliente aux effets du

changement climatique et aux épidémies qui circulent. une troisème planète qui

qui circulent. une troisème planète qui concerne la cohérence territoriale avec un besoin donc pas simplement redéployer indistinctement les légumineuses dans l'hexagone mais identifier les

conditions de sol et de température par territoire les plus adaptés à chaque espèce 4e planète très importante qui concerne les savoir-faires puisque c'est des cultures qu'on a très largement

désinvestis en France et en Europe pendant 30 40 ans. Et donc on a besoin de refamiliariser les agriculteurs avec les spécificités de de ces espèces et

une 5è planète qui est probablement l'une des plus importantes à court terme. Elle concerne les débouchés et

terme. Elle concerne les débouchés et les et l'équilibre économique général des filières. Et donc là, il y a un peu

des filières. Et donc là, il y a un peu trois sous-paramètres. euh retravailler

trois sous-paramètres. euh retravailler notre culture culinaire française qui est assez peu portée sur les légumineuses. Euh mieux solliciter la

légumineuses. Euh mieux solliciter la restauration collective, donc en particulier les cantines scolaires pour offrir davantage de déboucher aux producteurs nationaux. Et un troisème

producteurs nationaux. Et un troisème paramètre hyper important qui concerne le fait de se protéger de la concurrence internationale puisqu'on a des producteurs qui font face notamment au

Canadiens sur les lentilles ou au Brésiliens sur le soja et qui obéissent à des normes sanitaires environnementales largement moins 10antes. Et donc on a un enjeu de

10antes. Et donc on a un enjeu de protection par rapport à tout ça. Et

donc ça c'est toutes les planètes qui peuvent nous permettre euh de concrétiser l'un des leviers structurants pour la décarbonation du monde agricole et il y en a beaucoup d'autres. euh que je vous invite à

d'autres. euh que je vous invite à explorer dans le rapport et je laisse la parole à Clément.

[applaudissements] Je laisse la parole à Clément qui va vous parler des énergies bascarbon.

[applaudissements] Bonsoir, rebonsoir. Euh donc pour

Bonsoir, rebonsoir. Euh donc pour conclure cette deuxième session, moi je vais vous parler à présent effectivement des énergies bas carbone. Donc on a traité dans ce travail trois chantiers

relatifs au à la production d'énergie bacarbone. Un sur les bioénergies qui a

bacarbone. Un sur les bioénergies qui a été un petit peu évoqué par Thomas. je

vais pas le développer ce soir. Et puis

deux sur l'électricité bas carbone, le renouvelable et le nucléaire.

Alors aujourd'hui, vous le savez peut-être, on part d'une situation assez favorable où en fait le mix électrique français, il est déjà très largement décarboné à environ 95 % notamment grâce au nucléaires et au barrage mais aussi

de plus en plus grâce à l'éolien et au photovoltaïque.

Donc l'enjeu ici est pas tellement de le décarboner mais c'est surtout de pouvoir produire plus d'électricité bas carbone dans un contexte où la consommation électrique va fortement augmenter dans les années et les décennies à venir ou

en tout cas doit fortement augmenter si on veut décarboner au bon rythme. On

vient de le voir dans tout ce qui a précédé. Il faut électrifier les moyens

précédé. Il faut électrifier les moyens de transport, les moyens de chauffage, les procédés industriels. Ça va demander de l'électricité et donc il faut produire cette électricité de manière bas carbone.

Une difficulté qui s'ajoute à ça, c'est que aujourd'hui notre parc nucléaire qui fournit le gros de notre production, il est vieillissant. Il a été construit

est vieillissant. Il a été construit globalement dans les années 80 90 en réaction au premier choc pétrolier. Pour

une durée de vie initiale de 40 ans, on a les trois/4 de Spark qui auront qui a plus de 60 ans qui atteindront les 60 ans d'ici à 2050.

Donc notre système électrique, il est finalement face à un triple défi. D'une

part, essayer de prolonger autant que possible dans des bonnes conditions de sûreté le parc nucléaire historique.

D'autre part, construire du nouveau nucléaire et enfin déployer massivement les énergies renouvelables électriques, notamment l'éolien et le photovoltaïque.

Alors sur le nucléaire, la prolongation du nucléaire historique, elle est en fait en train de se faire. Initialement

les centrales, on je l'ai dit, ont été homologuées pour 40 ans, mais en fait on est déjà en train de prolonger les premières centrales jusqu'à 50 ans et on a bon espoir d'arriver à prolonger

jusqu'à 60 ans. Il y a pas de difficultés majeures identifié à date sur ce sujet.

Au-delà de 60 ans, c'est plus compliqué.

En tout cas, c'est plus incertain. On ne

sait pas aujourd'hui si on pourra prolonger les centrales nucléaires au-delà de 60 ans. L'autorité de sûreté nucléaire ne s'est pas encore prononcé.

devrait le faire d'ici la fin de l'année sur un premier positionnement qui devrait déjà nous donner un une orientation à la matière sur le nouveau nucléaire. Là, on parle du fameux programme EPR2 donc qui a été

lancé en 2021. Donc c'est des réacteurs qui sont aujourd'hui en cours de conception.

L'idée c'est d'en faire 6 à 14 d'ici à 2050 avec si tout se passe bien les premières entrées en service en 2038.

Alors là, on parle d'un gigantesque programme industriel. Donc évidemment,

programme industriel. Donc évidemment, ça va pas se faire d'un claquement de doigt. Ça implique d'aligner un certain

doigt. Ça implique d'aligner un certain nombre de prérequis.

Le premier d'entre eux étant de tirer les leçons du passé, notamment des échecs passés. Là, je parle notamment de

échecs passés. Là, je parle notamment de le PR de Flamandville, alors qui aujourd'hui fonctionne, qui est raccordé au réseau, qui fournit l'électricité mais enfin qui a eu 12 ans de retard et qui a coûté plusieurs fois le devine

initial. Il est évident que le programme

initial. Il est évident que le programme EP2 peut pas se faire dans ces conditions-là. Il faut tirer et intégrer

conditions-là. Il faut tirer et intégrer le retour d'expérience de ce de ce programme de l'PA de Flamontville.

On va aussi avoir besoin du côté de la filière nucléaire de d'un effort massif de recrutement et de formation. Là, ce

qui est devant la filière nucléaire, c'est un défi colossal. Euh la filière va avoir besoin de 100000 emplois supplémentaires dans les 10 ans à venir.

Euh pour vous donner un comparatif, la filière nucléaire actuelle c'est à peu près 250000 personnes.

Une filière euh elle investit et elle recrute si elle a une vision de long terme. Et donc là, il faut un cap stable

terme. Et donc là, il faut un cap stable de long terme. Il faut pas de stop and go comme on dit. Il faut vraiment une vision clairement volontariste en faveur en faveur du nouveau nucléaire.

Mais évidemment pour avoir ce cap de long terme, ça implique des financements pérennes et là c'est quelque chose qui est pas encore complètement acté puisque c'est d'ici la fin de l'année que les pouvoirs publics, l'Europe et la filière doivent converger sur ce qu'on appelle

le schéma de financement, c'estd le mode de financement des EPR2.

En parallèle de ça et de manière tout aussi volontariste, il faut pousser à fond le déploiement des énergies renouvelables électriques.

On a eu des rythmes records ces dernières années sur le photovoltaïque.

C'est très bien et il faut poursuivre dans cette direction. Il faut encore accélérer sur l'éolien terrestre, on pourrait aller plus vite. Et puis il faut permettre la pleine émergence, la pleine montée en puissance de l'éolien en mer. Donc on a des premiers parcs

en mer. Donc on a des premiers parcs éolien en mer qui fonctionnent mais c'est le début. Il faut pouvoir accélérer fortement là-dessus.

Alors là aussi ça suppose un terrain de jeu favorable. Ça suppose plusieurs

jeu favorable. Ça suppose plusieurs conditions parmi lesquelles un accès au foncier. Alors pas tant dans l'absolu.

foncier. Alors pas tant dans l'absolu.

Les ENR prennent pas tant de place que ça avec une petite portion du territoire. On pourrait en fait

territoire. On pourrait en fait largement installer le le solaire et l'éolien dont on a besoin. Par contre le foncier concrètement éligible pour les producteurs d'énergie renouvelable lui en fait il est assez rare si on cumule

différentes contraintes de biodiversité lié à la circulation aérienne à la couverture radar. Des fois des choses

couverture radar. Des fois des choses auxquelles on pense pas au premier abord. mais qui en fait contra les

abord. mais qui en fait contra les développeurs l'installation de nouveaux projets. Et donc c'est un équilibre à

projets. Et donc c'est un équilibre à trouver entre ce juste besoin de foncier pour la filière et puis ces autres contraintes qui ont aussi leur part de de légitimité.

Un vrai enjeu aussi, c'est la question du raccordement. Euh ces énergies, elles

du raccordement. Euh ces énergies, elles sont diffuses, donc pour aller les raccorder, ça demande du monde. Et donc

là, il y a un vrai enjeu de recrutement notamment du côté des gestionnaires de réseau électrique RTE et N10 pour pouvoir raccorder suffisamment vite.

Aujourd'hui, ça met trop de temps de raccorder un parc éolien ou solaire et ça met de plus en plus de temps sur les derniers parcs. Donc la tendance est pas

derniers parcs. Donc la tendance est pas est pas est pas la bonne.

Quelque chose qui prend du temps aussi, c'est l'instruction administrative des dossiers. Là aussi par manque d'effectif

dossiers. Là aussi par manque d'effectif dans les services départementaux et et régionaux qui traitent ces dossiers.

Donc là aussi, il y a un enjeu de recrutement dans la matière.

Et puis ces énergies renouvelables, elles sont pas carbones mais effectivement elles sont variables. Donc

ça veut dire qu'il faut accompagner leur développement par un bouclet, un bouquet pardon de flexibilité euh adéquate.

Alors c'est quelque chose qui peut se faire, c'est techniquement faisable. Au

niveau journalier, on peut par exemple installer des batteries pour gérer l'alternance jour nuit sur le solaire.

On peut jouer sur la flexibilité de la demande avec les recharges de véhicules électriques ou le le déclenchage des chauffaux à des à des à des moments opportuns.

On peut aussi jouer sur du thermique bas carbone pour passer les pointes hivernales typiquement.

Et puis voilà, on a tout un bouquet de flexibilité comme ça que je vais pas détailler de manière exhaustive mais les solutions existent. Par contre, il faut

solutions existent. Par contre, il faut les mettre en place de manière proportionnée avec le déploiement des des moyens de production renouvelables.

Et puis dernier élément, si on veut nous-même produire ces éoliennes et si on veut nous-même produire ces panneaux photovoltaïques, il y a un enjeu industriel un peu différent suivant les filières parce que sur l'éolien, on

produit déjà euh il y a une bonne partie de la chaîne de valeur de l'éolien en mer par exemple qui est localisé en France. Au niveau européen, on a des

France. Au niveau européen, on a des gros producteurs d'éoliennes terrestres.

Donc ça c'est plutôt quelque chose qu'il faut préserver, qu'il faut accompagner.

Sur le solaire, c'est un peu différent.

Là on importe l'essentiel de nos panneaux photovoltaïques. Donc là c'est

panneaux photovoltaïques. Donc là c'est un enjeu de relocalisation, ce qui passe par une politique industrielle et puis aussi une politique commerciale de protection vis-à-vis de la concurrence si on veut avoir demain des gigas

factory qui puissent produire des panneaux photovoltaïques français.

Je vous remercie de votre attention et je passe la parole à Eloïse pour une deuxième session de questions-réponses.

[applaudissements] Merci beaucoup.

Alors, je vous cache pas qu'on a un petit peu de retard, mais ce n'est pas très grave car les personnes avec qui je vais passer le micro vont non seulement poser des questions de façon très synthétique, mais les réponses seront

très synthétiques également. Donc tout

d'abord, je vais demander à Maxime Sagot de DF et si tu peux aussi juste nous rappeler ton poste.

Merci. Bonsoir. Je travaille

effectivement à la direction régulation DDF donc merci de mettre l'accent sur l'électrification. C'est effectivement

l'électrification. C'est effectivement un chantier incontournable qui prend une tournure toute particulière avec la crise pétrogasière que nous traversons.

Et face à cela, effectivement, il faut planifier sur le long terme une augmentation de la production d'électricité bas carbone avec la poursuite de l'exploitation du parc nucléaire existant et le lancement des chantiers du nouveau nucléaire PR2 mais

aussi la relance des investissements dans dans l'hydraulique. Sur

l'industrie, vous avez mis l'accent sur la cidérurgie qui est investi effectivement massivement dans les fours électriques. On l'a vu à Nackerc et vous

électriques. On l'a vu à Nackerc et vous vous focalisez sur l'hydrogène et le CCUS. Il y a aussi tout un PAN de

CCUS. Il y a aussi tout un PAN de l'industrie en France, l'industrie diffuse, fait de PME, ETI dans l'agroalimentaire, dans la ver, dans la chimie, dans le papier et dont les usages thermiques dépendent du gaz

fossile importé mais qui peuvent être électrifiés massivement par des technologies qui ont été citées par monsieur le ministre qui sont disponibles. Les compresseurs mécaniques

disponibles. Les compresseurs mécaniques de vapeur, les fours électriques, les chaudières électriques, les pompes à chaleur industrielle. Est-ce que c'est

chaleur industrielle. Est-ce que c'est une dimension que vous comptez approfondir dans les mois qui vont suivre avec les prochains livrables et puis le le livre prévu en en fin d'année ? Première question. Et deuxème question

? Première question. Et deuxème question sur le numérique. Vous avez une posture assez réservée. Vous soulignez euh les

assez réservée. Vous soulignez euh les potentiels conflits d'usage en citant le cas des États-Unis. Est-ce que cette situation peut vraiment être transposée dans le cas français ? Euh puisque le constat des RTE est clair. On a un

système électrique aujourd'hui surcapacitaire. On a exporté l'année

surcapacitaire. On a exporté l'année dernière plus de 90 TWh d'électricité B carbon. C'est équivalent à la

carbon. C'est équivalent à la consommation d'un pays entier comme la Belgique. Et puis vous préconisez tout

Belgique. Et puis vous préconisez tout comme la PPE3 de continuer à développer des installations solaires et éoliennes.

Donc on en a sous le pied. Pourquoi tant

de scepticisme sur cet enjeu qui peut renforcer l'autonomie numérique du pays.

Merci.

Alors, je peux peut-être commencer à répondre à la à la deuxème partie de la de la question. On est exportateur aujourd'hui. Effectivement, on est

aujourd'hui. Effectivement, on est fortement exportateur, vous l'avez dit.

On va voir juste après dans la partie bouclage queon va pas rester exportateur très longtemps si on électrifie agressivement les usages. C'estàd que si on fait tout ce qu'on a dit en terme d'électrification, des moyens de transport, des moyens de chauffage et de l'industrie, on a une dizaine d'années

devant nous avant que cette excédence résorbe intégralement si on n pas déployé de nouveaux moyens de production. Donc d'une part, il faut

production. Donc d'une part, il faut déployer des nouveaux moyens de production y compris renouvelables. Il

faut y aller à fond. Et d'autre part, il faut faire un vrai effort de maîtrise de la consommation électrique. Je vais

peut-être laisser Pauline compléter sur ce sur ce volet.

Je crois que ça ouis, c'est bon. Euh,

merci pour la question. Je vais répondre en particulier du coup pour le pour le secteur numérique. Effectivement, on a

secteur numérique. Effectivement, on a été exportateur ces dernières années, 90 à hauteur, je crois, l'année dernière.

Euh de deux parties de réponses. La

première, c'est pas parce que on est exportateur aujourd'hui que on le sera demain. Euh confère, monsieur le

demain. Euh confère, monsieur le ministre l'a rappelé euh en 2022 contexte de crise énergétique, nous étions pas exportateur net. Et deuxième

partie de réponse, c'est pas parce que le 31 décembre de l'année, on a exporté une telle une quantité, on va dire 90 TWh que à chaque instant de l'année, on a été exportateurnet. Or, les centres de

données, ce sont des consommateurs de base et donc le ce statut d'exportateur net ne justifie pas et c'est ce qui est fait aujourd'hui, ne devrait pas justifier de de d'aller dans le sens des

des centres de données et de leur déploiement. Sachant que je le rappelle

déploiement. Sachant que je le rappelle quand même un centre de données qui est validé aujourd'hui, il consomme de manière croissante, je l'ai pas dit sur 10 ans et après il consommera du coup à consommation maximale encore pendant 15

ans.

Merci Pauline, merci Clément pour vos réponses, merci Maxime pour la question et je vais maintenant demander à monsieur Olivier Dussar de France Gaz Renouvel, vous êtes juste devant moi, allez-y. Bonjour, bonjour à tous. Donc

allez-y. Bonjour, bonjour à tous. Donc

France Gaz renouvelable, pour ceux qui connaissent pas, c'est une association professionnelle qui défend la filière biogaz et méthanisation et on représente essentiellement de le monde agricole et

les gestionnaires de réseau de gaz. Euh

d'abord peut-être une précision par rapport à à ce que le président Jean Covici a dit tout à l'heure. On produit

quand même en France 5 % du gaz qu'on consomme puisque aujourd'hui on est à peu près à 15 TW de biogaz produit et injectés dans les réseaux. C'est pas

beaucoup mais c'est déjà mieux que rien et c'est un début. Donc évidemment euh nous aussi on vise le 100 % renouvelable en 2050 avec une consommation largement en baisse grâce à l'électrification

notamment qu'on appelle nous-même de nos vœux. Il y a pas de sujet là-dessus. Euh

vœux. Il y a pas de sujet là-dessus. Euh

alors une réflexion d'abord, le thème de la soirée, c'est la transition robuste.

Euh alors pour moi cette transition, elle sera robuste aussi si les scénarios qu'on produit, tout ce que vous produisez, que d'autres produisent, ils sont aussi adaptables assez assez

rapidement et et régulièrement parce qu'on a vu que finalement, bon la forêt, vous en avez parlé, le pit de carbone, il s'est effondré en quelques années.

J'imagine si on avait fait un scénario de ce même type 6 mois après Fukushima, on aurait peut-être mis moins de nucléaire. Enfin bref, on s'aperçoit que

nucléaire. Enfin bref, on s'aperçoit que finalement la réalité de la vie nous fait remettre en question parfois nos meilleurs scénarios. Donc les scénarios

meilleurs scénarios. Donc les scénarios qu'on produit, il faut qu'il soit à mon sens la robustesse passera par l'adaptabilité.

Donc la première question que j'ai envie de vous poser, c'est est-ce que votre scénario est est robuste et ajustable et

adaptable facilement ? Euh et puis c'est

adaptable facilement ? Euh et puis c'est euh madame Denis, je crois qu' parlait tout à l'heure de la SNBC, c'est aussi un scénario 2050 de décarbonation.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-il

robuste ce scénario ? Merci.

Euh merci beaucoup pour cette question.

[grognement] Attends là, on m'entend bien. Euh oui, merci beaucoup pour la

bien. Euh oui, merci beaucoup pour la question. Ben tout l'enjeu de la

question. Ben tout l'enjeu de la robustesse effectivement c'est difficile. Là, on aligne une vingtaine

difficile. Là, on aligne une vingtaine de chantiers prioritaires euh incontournable, mais effectivement en plus la liste est pas exhaustive. Euh

comme Clément l'a dit et va encore le rappeler un peu par la suite euh sur la question effectivement euh gaz naturel, précision parce que on là on parlait vraiment que du gaz fossile utilisé dans

ces processus mais oui, on a une production de biogaz euh de biométhane qui monte en puissance globalement à l'appui de de la méthanisation. Il y a d'autres technologies qui pourraient

entrer en jeu. Mais d'ailleurs, toute la philosophie qu'on a euh sur le chantier bioénergie, c'est de montrer que si on veut faire ça de manière soutenable, puisque les bioénergies globalement reposent sur des ressources agricoles et

forestières, euh on pourra pas le faire avec dans des quantités des volumes extrêmement importants. Et donc ça vous

extrêmement importants. Et donc ça vous mentionniez très bien pendant votre question, ça va appeler à des choix d'allocation de l'énergie produite notamment donc en ce qui concerne les

bioénergies, très important au niveau donc des industries qui peuvent en bénéficier et donc de le flécher vers des filières qui ont très peu de possibilités d'électrification

simple et activable d'ici 2050. Euh par

rapport à la question de la SNBC3, moi je je la vois pas forcément au global mais sur la question de à quel point ces stratégie sont robustes. Aujourd'hui, on

a beaucoup de sujets sur lesquels euh on a des incertitudes un peu fondamentales qui difficiles de totalement prendre en compte quand on a le dépérissement des forêts, quand on a beaucoup de

phénomènes qui sont impactés en fait par les écosystèmes vivants et donc du coup les conditions climatiques, les épidémies qui circulent. Là, on peut simplement se contenter d'appliquer des stress tests, ce que fait la SNBC3 pour

dire effectivement si on est dans une stratégie par exemple climatique dégradé, y compris avec des efforts très volontaristes en matière de puit et de reforestation, on divise le puit par

deux ou par trois. Mais ça ça effectivement ça se fait par du par du stress test des analyses de sensibilité parce que c'est très compliqué à inscrire dans une modélisation et nous la robustesse on la sait plus

généralement mais ça je veux pas trop préempter ce qui va être dit euh dans la partie bouclage avec différents niveaux d'ambition par chantier des réussites euh basses intermédiaires ou hautes

selon plus le niveau de mobilisation humaine euh et de ce qu'on est prêt à activer comme levier de manière volontariste. filières euh les décideurs

volontariste. filières euh les décideurs publics parce que effectivement ce qui relève de la trajectoire climatique globale, ça on a très peu de poids là-dessus en France.

Merci Thomas. Très court. Je vais juste répondre en particulier sur la partie numérique. La robustesse de notre

numérique. La robustesse de notre travail Thomas vient de le dire pour moi, elle vient vraiment du fait qu'on a des variantes pour chacune de nos pour chacun de nos de nos chantiers. La

stratégie nationale B 3, c'est un scénario. Euh, il y en a un avec mesures

scénario. Euh, il y en a un avec mesures existantes et un avec mesures supplémentaires mais il y a un seul scénario. Donc nécessairement

scénario. Donc nécessairement nécessairement la robustesse est plus complexe. Ce d'autant que je le répète

complexe. Ce d'autant que je le répète encore une fois, la volonté politique aujourd'hui, elle est assez antagoniste avec ce qui est ce qui est représenté et ce qui est souhaité dans dans ce scénario de la SNBC. Et ça permet du coup de répondre également à la première

question, on n pas répondu à la première partie de votre question qui était justement sur est-ce que à quel point est-ce qu'en France on peut retrouver ce qu'on a aux États-Unis. En fait, il suffit de prendre l'exemple de l'Irlande qui euh il y a maintenant 10 ans s'est

imposé en étant avec une forte validéité de d'accueillir les centres de données qui a vu la consommation des centes de données exploser comme c'est le cas aujourd'hui. Un moratoire de fête a été

aujourd'hui. Un moratoire de fête a été imposé, il a été sorti il y a il y a quelqu on est sorti du moratoire il y a quelques mois et il y a 2 semaines le premier centre de données 210 MW a été

racordé 100 % en thermique hors réseau.

Donc c'est une réelle, c'est une réalité, c'est en Europe et il y a aucune raison que ça ne puisse pas arriver en France. Merci. Merci Pauline,

merci à tous. Euh merci pour vos questions.

[applaudissements] On va poursuivre euh cette soirée euh avec la dernière session de présentation euh car en effet, on a quand même conçu

un plan robuste euh de façon robuste pour une économie robuste. Et pour ça, j'appelle sur scène donc Claire Dupré, Vincienne Martin, Cécile de Calan et

Clément Cudon qui va rester sur scène.

[applaudissements] Merci Eloïse. Re bonsoir. Je vous

Merci Eloïse. Re bonsoir. Je vous

promets c'est la dernière.

Euh et bon, on va rentrer maintenant dans la deuxème le deuxième volet de ce travail dans la présentation de notre analyse de robustesse proprement dite.

Là, on a vu un petit peu les briques élémentaires, les 20 chantiers, on a vu un certain nombre. Maintenant, on va voir comment on peut jouer avec pour en tirer des enseignements intéressants sur ce que doit être une stratégie de transition robuste. Et je pense que ça

transition robuste. Et je pense que ça va répondre au moins en partie à la à la dernière question qui a été formulée sur ce qu'on entend par un par un plan robuste.

La première partie de ce travail, donc tout ce qui vous a été présenté jusqu'à présent, c'était plutôt un travail qualitatif. On est allé parler à des

qualitatif. On est allé parler à des gens, on est allé lire des documents. Ce

qui va venir à présent, c'est le résultat d'une modélisation qu'on a réalisé au Shift euh et mais qui s'appuie sur les travaux qualitatifs qui viennent de vous être montrés. Comment

on a travaillé ? On a pris nos 20 chantiers et on les a mis en chiffre.

Mais pas en imaginant une seule version de l'histoire.

On a voulu sortir des plans où tout se passe toujours bien. Donc on a imaginé trois versions de l'histoire. Pour

chaque chantier, on a imaginé une version de l'histoire où le chantier se passe très bien où globalement les gens ont suivi nos préoccupations et nos préconisation de la première partie.

Donc ça s'est bien déroulé. Ça s'est

très bien déroulé.

Une deuxième version de l'histoire qui une version dégradée intermédiaire où ça s'est en partie déroulé mais pas selon le plein potentiel de ce chantier. Et

puis une version basse, une variante basse où le chantier c'est assez peu déployé. On a été sur un tendantiel peu

déployé. On a été sur un tendantiel peu ambitieux, ça s'est peu déployé, voir pas déployé du tout suivant les cas.

Un exemple, si je prends par exemple le chantier du nouveau nucléaire, la variante haute, c'est on atteint la borne haute qui revient généralement dans les exercices de prospective ou qui est généralement

donné par la filière, on atteint 14 PR2 d'ici à 2050.

Variante intermédiaire, ça s'est pas passé aussi bien que ça. On a des EPR2 qui sortent mais on en a que six qui sortent d'ici à 2050. et les premiers arrivent un peu plus tard que prévu.

Variante basse, le programme EPR2 ne se fait pas ou en tout cas ne délivre aucun EPR2 d'ici à 2050. Alors soit ils arrivent trop tard parce qu'il y a eu beaucoup de retard industriel, soit on peut imaginer un gouvernement qui

déciderait de ne pas faire le programme PR2. On peut imaginer différentes

PR2. On peut imaginer différentes situations, mais en tout cas on arrive à une situation où ce programme ne se fait pas. En tout cas, pas dans les temps. Et

pas. En tout cas, pas dans les temps. Et

donc derrière chacune de ces variantes, on on de de ces variantes, pardon, on peut imaginer plusieurs récits, plusieurs types de récits. Mais on sent bien que la variante haute, elle correspond à un cas euh assez idylique, assez optimal qui est celui qu'on

appelle de nos vœux, mais qui est celui où on a à la fois une ambition très forte qui est euh indiquée par les pouvoirs publics notamment, à la fois des moyens massifs qui sont mis en œuvre et à la fois des conditions assez

favorables parce qu'on a vu que dans certains de nos chantiers, il y a aussi une part de réussite, une part de chance notamment par exle dans les chantiers agriculture. On a vu que ça peut

agriculture. On a vu que ça peut dépendre de l'évolution du climat. Donc

la variante haute, c'est tout ça est parfaitement aligné.

La variante intermédiaire, c'est donc une dégradation par rapport à ça. Soit

parce que l'ambition était d'entrée de jeu un peu moins forte, soit parce que l'ambition était là mais les moyens n'étaient pas totalement là, soit parce que on a pas eu de chance, on

a eu quelques mauvaises surprises.

Euh et puis la variante base, donc la variante franchement dégradée, là c'est soit qu'on a de nous-même renoncé à mener ce chantier, on a dit on ne fera pas ce chantier. Les pouvoirs publics ont à tort décidé de ne pas mener tel

chantier. Soit on a été dans la dans

chantier. Soit on a été dans la dans l'effet d'annonce, c'est-à-dire qu'on a dit "On va mener ce chantier." Ooui mais en fait il y a eu aucune planification rigoureuse. On a rien fait pour aligner

rigoureuse. On a rien fait pour aligner les conditions concrètes. On a mis aucun moyen sur la table. Donc en fait ça ne s'est pas fait. Soit on a fait tout ce qui dépendait de notre bonne volonté mais on a eu un contexte absolument catastrophique qui fait qu'en fait ça ne

s'est pas produit.

Ce qu'on a fait donc c'est qu'on a euh h pardon. Ce qu'on ce qu'on a fait,

h pardon. Ce qu'on ce qu'on a fait, excusez-moi, c'est qu'on a pour chacun de nos chantiers défini une variante. On a sélectionné une variante pour chacun de nos chantiers. Donc ça ça permet de retenir

chantiers. Donc ça ça permet de retenir une combinaison de variantes qu'on décide ensuite de jouer dans un modèle.

On a donc un modèle, un outil de simulation, j'en ai parlé, c'est un modèle multisectoriel. Donc on modélise

modèle multisectoriel. Donc on modélise l'évolution du transport, du logement, de l'industrie, de la production d'énergie et cetera. Et donc en entrée de ce modèle, on met le choix d'histoire qu'on a sélectionné. Donc on on fait une

choisit une combinaison de variantes pour les différents chantiers. On

injecte ça dans le modèle et on voit ce que ça donne. On voit quelle trajectoire nationale on ressort en terme de consommation d'énergie. Combien on

consommation d'énergie. Combien on consomme d'énergie de chaque type et puis combien on en produit en terme d'émission de gaz à effet de serre, en terme de besoin en cuivre en terme de besoin en emploi.

Alors évidemment on n pas joué toutes les combinaisons possibles en aurait des milliards, il y en aurait beaucoup trop.

On a choisi quelques combinaisons pertinentes entre ces différentes variantes pour pour en pour en faire émerger pardon des grands enseignements.

Alors une première chose qu'on peut regarder, c'est qu'est-ce qui se passe si tous nos chantiers si on les active tous en même temps à fond. Imaginons que

nos 20 chantiers là, ils réussissent tous parfaitement. Ça, qu'est-ce que ça

tous parfaitement. Ça, qu'est-ce que ça donne ? Bah, ça donne quelque chose

donne ? Bah, ça donne quelque chose d'assez sympathique. Ça donne qu'on

d'assez sympathique. Ça donne qu'on atteint la neutralité carbone en 2050.

C'est quand même une bonne chose. On

peut applaudir à ça. On peut applaudir à ça. [applaudissements]

ça. [applaudissements] Donc ça veut dire que c'est possible si on s'en donne les moyens et qu'on fait ce qu'il faut.

Si tous nos chantiers échouent, c'est pas exactement la même histoire.

On est encore en 2050 dans cette situation là avec 200 millions de tonnes de CO2 équivalents sur les bras. C'est

la moitié de ce qu'on aimait aujourd'hui. Alors vous allez dire ça

aujourd'hui. Alors vous allez dire ça baisse quand même un peu. Bah oui parce que nous dans nos modèles, on modélise pas que les vins chantiers, on modélise d'autres choses qui là ne font pas l'objet de variante et qui donc se déroulent entre guillemets tout le temps bien. Mais rien que si on rate nos vins

bien. Mais rien que si on rate nos vins chantiers, on échoue à seulement la moitié de notre objectif de décarbonation.

Ça c'est vision première contrainte de carbone. Comme vous savez, nous on

carbone. Comme vous savez, nous on raisonne en double contrainte de carbone, le climat et la dépendance aux importations d'hydrocarbure. Donc là

importations d'hydrocarbure. Donc là c'est le climat. Sur la dépendance aux importations d'hydrocarbure sur la souveraineté, qu'est-ce que ça donne ?

Ça c'est quand tout réussit. Quand tout

réussit, la France en 2050 ne dépend plus des énergies fossiles ou de manière très marginale. Elle dépend plus du

très marginale. Elle dépend plus du pétrole sous toutes ces différentes formes. Elle elle ne dépend plus pardon

formes. Elle elle ne dépend plus pardon du gaz fossile. Et donc on est sorti, on est libéré de la vulnérabilité qu'on connaît aujourd'hui, qu'on vit aujourd'hui de notre dépendance aux énergies fossiles importées,

exclusivement importé.

À l'inverse, si tout rate, on reste dans cette dépendance très longtemps, jusqu'en 2050 et au-delà. Donc ça veut dire que pendant les années, pendant les décennies à venir, on rejoue au même jeu d'avoir toutes les x années un choc

énergétique, que nos factures flambent, que ça nous coûte très cher, que ça freine toute notre économie, que ça grève le pouvoir d'achat des ménages, la compétitivité des entreprises et cetera et cetera. Voilà, c'est ça que ça veut

et cetera. Voilà, c'est ça que ça veut dire.

Là, c'est encore c'est une vision globale he si on allait zoomer sur certains secteurs. La dépendance du gaz

certains secteurs. La dépendance du gaz au bâtiment dans ce scénario là, elle est pas sympathique. La dépendance du transport au pétrole dans ce scénario là, elle est pas sympathique non plus.

La morale de cette histoire, c'est le premier gros enseignement qu'on a tiré de nos simulations. Décarboner la

France, c'est encore possible.

Si on réussit tous nos chantiers, on assure la réussite de la décarbonation, on sort du fossile et on atteint la neutralité carbone. Si on échoue, c'est

neutralité carbone. Si on échoue, c'est ça devient extrêmement compliqué. Si on

échoue sur ces vents incontournables, ça devient extrêmement compliqué.

Alors ça c'est si tout réussit ou si tout rate en même temps. Mais vous avez compris, on peut faire des combinaisons, on peut faire rater certaines choses, réussir d'autres choses dans not dans notre outil. Euh

notre outil. Euh on peut se poser une question par exemple sur la place particulière de l'électrification. On en a beaucoup

l'électrification. On en a beaucoup parlé ce soir. On peut se demander, bon est-ce que ça justifie qu'on en parle autant ? Est-ce que quantitativement ça

autant ? Est-ce que quantitativement ça compte tant que ça ? Euh la réponse est oui. Ça compte tant que ça. Si on fait

oui. Ça compte tant que ça. Si on fait uniquement le chantier voiture électrique, camion électrique et pompe à chaleur, uniquement ces trois chantiers là à fond, on réduit d'un/ tiers les émissions de CO2 de toute l'économie

française.

Donc l'effet est absolument massif. Là,

j'exprime en terme de climat. On

pourrait l'exprimer en terme de dépendance au pétrole et au gaz des secteurs concernés.

Évidemment, la contrepartie de ça, c'est que si on électrifie à fond, bah la consommation électrique augmente. C'est

bien normal. Là, j'ai parlé d'électrification directe. Vous avez

d'électrification directe. Vous avez compris qu'il y a aussi de l'électrification indirecte quand on fait de l'hydrogène à partir d'électricité bas carbone. Si je compte tout ça, que j'additionne les différents

les différents chantiers en question et qu'on met ça dans notre modèle, on est sur une augmentation de consommation électrique d'environ 250 TWh.

Aujourd'hui, on est à peu près à 450. On

attend les 700 TW en 2050.

Mais ça c'est si on fait pas d'efforts particuliers de maîtrise de la demande.

C'est si on fait pas d'efforts particuliers sur la consommation.

Maintenant si on en fait à quel point on peut limiter maîtriser cette hausse de consommation.

Donc maîtriser la consommation a dit comme ça c'est peut-être un peu abstrait. Je parle de quoi concrètement

abstrait. Je parle de quoi concrètement ? Je parle de déployer le vélo et les

? Je parle de déployer le vélo et les transports en commun. Donc de ne pas miser que sur le véhicule électrique. Il

en faudra beaucoup, vous avez compris.

Mais si on déploie le vélo et les transports en commun, on évite de la consommation électrique. Même chose si

consommation électrique. Même chose si on déploie le train passager et le frais de ferroviaire. Même chose si on rénove

de ferroviaire. Même chose si on rénove les logements et donc on réduit un peu le besoin d'énergie, qu'on réduit même fortement le besoin d'énergie pour notre chauffage. Même chose si on réduit le

chauffage. Même chose si on réduit le trafic aérien et qu'on a donc pas besoin de consacrer trop d'électricité au carburant de synthèse. Et puis même chose, Pauline en a parlé en détail si on si on maîtrise le déploiement des

centres de données.

Ah oui, c'est juste là que ça s'affiche plus.

Euh si on fait tout ça, ça permet de diviser par deux la hausse de consommation électrique. Donc on évite

consommation électrique. Donc on évite 130 TW de consommation électrique en 2050 par rapport au cas où on électrifie, j'allais dire de manière bourine, sans maîtriser la consommation.

130 TW pour ceux à qui ça parle pas, c'est la production annuelle de 13 réacteurs nucléaires EPR2. Donc c'est

quand même pas tout à fait un détail.

Je suis en aveugle. Avant,

on avait plus de retour, on pas de retour, on a relé.

Ah, on va faire on va faire comme ça.

Alors, évidemment, si on veut pouvoir couvrir une hausse de la consommation électrique qui va donc se produire dans tous les cas, même si on la maîtrise, il va y avoir une hausse de la consommation électrique, bah ça va demander un

certain défi sur la production électrique. Il faut qu'on puisse

électrique. Il faut qu'on puisse augmenter de la même manière la production électrique bas carbone. On en

a parlé un petit peu à l'occasion des chantiers. Ça ça va être un vrai défi.

chantiers. Ça ça va être un vrai défi.

Pour mettre toutes les chances de notre côté, il faut viser simultanément à notre sens le plein déploiement et du nucléaire et

du renouvelable. Si on se prive de d'une

du renouvelable. Si on se prive de d'une de ces deux armes, alors on a une stratégie qui est moins robuste parce qu'elle fait reposer toute sa réussite sur une seule des deux filières.

Évidemment, si on maîtrise la consommation, comme je viens de l'expliquer juste avant, bah on est plus robuste aussi parce que en cas de problème sur une des filières de production, si les filières produisent pas exactement ce qu'elles devraient

parce que il y a eu des mauvaises surprises de différentes sortes, alors on arrive quand même à couvrir notre consommation parce cette consommation est un petit peu moindre vu qu'on a fait des efforts sur la sur la consommation.

Une question qu'on peut se poser maintenant, c'est et si on se prive donc d'une des deux branches, à quel point c'est grave ? Si on se prive d'une des

c'est grave ? Si on se prive d'une des deux filières de production électrique bas carbone, vous le voyez ici, si on renonce totalement au nucléaire variante basse de notre chantier nucléaire, c'està-dire on ne prolonge pas le nucléaire

historique au-delà de 60 ans et on décide de ne pas lancer de programme PR2, on peut tenir comme ça un certain nombre d'années. On peut tenir, on peut passer

d'années. On peut tenir, on peut passer comme ça la décennie 2030. Arriver au

niveau de la décennie 2040, ça devient très compliqué. tout simplement parce

très compliqué. tout simplement parce que le parc existant va atteindre ses 60 ans. Les différentes centrales

ans. Les différentes centrales existantes vont atteindre les 60 ans, vont fermer en cascade. J'ai dit c'est 3/4 du parc actuel qui nous fournit 70 % de notre production. Et donc si en parallèle non seulement on n pas prolongé ce parc mais on n pas lancé de

nouveaux nucléaires pour prendre le relais, on fait porter tout l'effort sur les énergies renouvelables et même si on a maîtrisé la consommation, ça supporte une ça suppose pardon une très très forte réussite des différentes filières

de production électrique renouvelable qui est pas impossible mais qui est un paris. Voilà donc c'est quelque chose

paris. Voilà donc c'est quelque chose qu'on estime risqué.

Si on fait l'inverse, si on dit maintenant on va essayer de faire uniquement avec du nucléaire et pas du tout avec les énergie renouvelable, est-ce que ça passe ? Et ben là non, c'est pire encore.

Et oui, c'est pire encore parce que là on a des problèmes qui arrivent bien avant. On a des problèmes qui arrivent

avant. On a des problèmes qui arrivent dès la décennie 2030 et je l'ai évoqué un petit peu tout à l'heure.

Effectivement, on est exportateur aujourd'hui, on exporte 90 TWh mais si on électrifie massivement, vous avez vu le niveau de hausse de la consommation dont je viens de vous parler. Donc cet

excédent, ce solde exportateur, en fait, il va fondre très très vite. Et en fait, à peu près autour des années 2035 dans ces eau-là, cet excédent, il est réduit à zéro. Si vous avez pas déployé le

à zéro. Si vous avez pas déployé le renouvelable électrique en 2035, vous avez pas encore les nouvelles centrales nucléaires qui sont là. Elles arrivent

en 2038 si tout va bien. Elles arrivent

après si tout va pas bien, voire jamais si tout va vraiment pas bien. Variante

basse.

Donc la manière de dérisquer ça, c'est de pousser à fond le nucléaire. OK, mais

c'est aussi de pousser à fond les énergies renouvelables parce que c'est les seuls qui permettent de faire plus de production électrique bas carbone dans les années qui viennent tout de suite, pas en 2040.

Donc c'est pour ça que nous on considère qu'il faut pousser les deux renouvelables et nucléaires et que c'est ça qui dérisque autant que possible l'électrification des usages. Voilà

quelques-uns des enseignements qu'on peut tirer de cet outil de simulation.

Il y en aurait bien d'autres. Je vais

pas être exhaustif dans la matière loin de là. On a des enseignements sur

de là. On a des enseignements sur l'intérêt et les limites euh des pluies de carbone agricoles et forestiers. On a

des enseignements sur les bioénergies, on a des enseignements sur la réduction des émissions de procédé. C'estàd qu'à

chaque fois, on a simulé ça, on a simulé l'effet de nos chantiers sur ces émissions. On a simulé aussi la réussite

émissions. On a simulé aussi la réussite de nos chantiers agricoles sur les émissions de méthane et de protoxyde d'azote. Donc voilà, on a des

d'azote. Donc voilà, on a des enseignements sur tout ça que vous retrouverez comme le reste dans le dans le rapport et dans sa synthèse. Et puis

on a aussi des enseignements sur le cuivre et sur l'emploi et la formation.

Mais là, je vais laisser la parole au spécialistes pour vous en dire un petit peu plus.

[applaudissements] Bonjour, m'entend là ? Ouais. Claire Dupré, donc

m'entend là ? Ouais. Claire Dupré, donc chargé de projet cuivre et je vais vous présenter les résultats du bouclage cuivre de notre projet.

Dans le cadre de notre travail, euh nous avons voulu compléter notre approche centrée sur l'énergie par une approche centrée sur la matière et donc nous avons décidé d'étudier le cuivre.

Euh déjà car il s'agit d'un métal omniprésent dans nos sociétés modernes, il est présent dans de nombreux usages que vous voyez apparaître à l'écran ici avec donc les utilisations du cuivre par

secteur en 2024 au niveau mondial.

Mais c'est également un métal qui est indispensable pour de nombreuses technologies de transition. On peut

penser aux véhicules électriques, aux moyens de production renouvelable ou au réseaux électriqu par exemple.

La transition, elle dépend donc de la disponibilité de cuivre et de fait de sa production minéire mondiale que vous voyez également apparaître à l'écran. Et

cette production, elle est passée d'environ 6 m dans les années 70 à environ 23 M en 2024, ce qui correspond à un taux de croissance moyen annuelle et de manière moins abstraite à un

doublement tous les 30 ans. Donc à

partir de ce constat, nous on se pose la question est-ce que cette production minière, elle peut continuer à suivre ce rythme de hausse soutenu depuis quelques années ? Euh et pour se faire, on va

années ? Euh et pour se faire, on va déjà essayer nous de quantifier les besoins qui sont associés à nos trajectoires sectorielles dans notre projet.

S'agissant de la méthode d'évaluation, nous avons travaillé à partir de modèle sectoriel et pour chaque secteur, nous avons calculé des besoins en cuivre en multipliant donc une intensité cuivre

par un besoin unitaire, c'est-à-dire concrètement un volume d'infrastructure ou de biens de consommation. Si je

prends l'exemple de la mobilité, on peut se demander donc combien y a-t-il de cuivre en moyenne dans les véhicules électriques et ensuite à partir des trajectoires sectoriel, on a accès au nombre de véhicules qui sont vendus par

an sur le territoire français. À partir

de là, on a donc une quantité de cuivre associé à l'électrification de la mobilité.

En terme de périmètre, on s'intéresse aux biens qui sont qui soient fabriqués à l'étranger ou en France, mais qui sont consommés sur le territoire pour vraiment avoir accès à la quantité de

cuivre qui est sur ce territoire.

Et enfin, [grognement] avec notre modèle, on a accès à la quantité de cuivre accessible via le recyclage des équipements qui arrivent en fin de vie.

Puisque donc à partir de ces équipements qui arrivent en fin de vie, on peut déduire une quantité de cuivre et ensuite on peut multiplier par un taux de collecte et un taux de traitement. Et

à partir de là, donc on a notre quantité de cuivre recyclé.

[grognement] Euh à noter que notre périmètre sectoriel, il est pas exhaustif. Euh donc pour la suite des

exhaustif. Euh donc pour la suite des résultats que je vais vous présenter, on va plutôt raisonner sur des ordres de grandeur.

[grognement] Donc là, vous voyez apparaîtra l'écran la consommation annuelle de cuivre en kilotonne pour un scénario de réussite complète des chantiers retenus. On a détaillé

chantiers retenus. On a détaillé d'autres scénarios, mais vous pouvez les retrouver dans la publication complète.

Je ne vais pas les détailler ce soir.

Euh afin de dégager quelques messages clés autour de cette consommation de cuivre, on a décidé de retenir déjà euh quelques euh quelques pardon

[grognement] euh quelques secteurs pardon de consommation de cuivre. Euh je

sais pas. Ouais, OK. Là, on les a peut-être un peu trop perdus. Donc je

vais revenir en arrière.

Euh voilà. Bon, on va peut-être plutôt se concentrer là-dessus et euh s'il faut je vais utiliser le pointeur. Euh OK.

Euh j'espère que vous voyez euh notre premier message clé euh c'est que donc on a une consommation de

cuivre qui est en hausse. Euh je vais pas y arriver hein, décidément.

[grognement] Euh principalement dû au véhicules électriques que vous voyez apparaître en bleu et à la production électrique euh euh pardon le au véhicule électrique que vous voyez apparaître en bleu et à

la production électrique que vous voyez apparaître en jaune. Et donc ce sont des secteurs qui passent de 40 % de la consommation de cuivre en 2025 à 50 % de la consommation de cuivre en 2050 alors

même qu'on a une hausse globale de cette consommation de cuivre entre ces deux dates. Vous pouvez également être

dates. Vous pouvez également être interpellé par le secteur du numérique que vous retrouvez en violet puisqu'on observe une chute après 2035 de la consommation de cuivre. Et donc ça c'est lié au fait comme Pauline a pu le

développer qu'on décide d'arrêter le déploiement des data center passer cette date dans un scénario de réussite de notre chantier du numérique et les data

centers y représentaient entre 6 et 10 % du cuivre avant 2035.

Notre deuxième enseignement, c'est que la période 2025- 2035, elle est critique.

Malheureusement, [grognement] on le voit pas, mais on a une hausse à plus 41 % en 2035 de la consommation de cuivre et c'est donc vraiment un pic à 430 kn par

rapport au à peu près 300 kn 2025. Et si

on était sur des scénarios avec moins de maîtrise de la demande, on serait carrément à plus 60 %. Et donc ça encore une fois ça pose la question de savoir si l'offre elle va pouvoir continuer à suivre cette hausse rapide de la

demande. D'autant plus que le temps de

demande. D'autant plus que le temps de développement minier c'est plutôt 15 à 20 ans pour une mine de cuivre et que ces mines elles sont de plus en plus soumises à des contraintes sociales, géopolitiques, environnementales qui

peuvent retarder leur mise en exploitation voire carrément l'arrêter.

Enfin, notre troisème enseignement, il porte sur le recyclage, donc des équipements en fin de vie. Et notre

enseignement, c'est que le recyclage est limité à court terme pour répondre à la demande. Si on regarde donc la courbe en

demande. Si on regarde donc la courbe en verte qui représente donc la quantité de cuivre recyclé, on voit que ça peut couvrir à peu près 25 % de la demande

avant 2030 et ensuite entre 30 et 35 % après 2045. Et ça c'est lié au fait que

après 2045. Et ça c'est lié au fait que le cuivre, il est massivement investi dans des infrastructures lourdes, donc typiquement le réseau électrique ou l'immobilier. Et ces infrastructures,

l'immobilier. Et ces infrastructures, elles ont des durées de ville longues.

Donc toute la hausse de consommation de cuivre qu'on va observer avant 2035, elle peut se traduire en un potentiel de recyclage seulement 15 à 20 ans plus tard. [grognement] Ça, ça signifie deux

tard. [grognement] Ça, ça signifie deux choses. À court terme, on est très

choses. À court terme, on est très dépendant du cuivre primaire, donc de la production minière. Et ensuite à long

production minière. Et ensuite à long terme, il est important de structurer une filière industrielle de préférence européenne qui est capable d'accueillir ce potentiel de recyclage.

Si je reprends mes messages clés rapidement, euh on a une hausse de la consommation de cuivre qui est soutenue et qui est plutôt au court terme, donc d'ici une dizaine d'années. Cette

hausse, on peut la réduire par exemple en faisant des véhicules électriques plus petits qui contiendront donc moins de cuivre ou en régulant le déploiement des data centers. Et enfin, il est important de structurer une filière

industrielle qui soit capable d'accueillir le potentiel de recyclage que va susciter cette hausse de la consommation de cuivre 15 à 20 ans plus tard.

Merci beaucoup et je [applaudissements] passe la parole à Vincian et Cécile pour la partie emploi et formation comme ça.

Bonsoir bien allumé que mon collègue mon micro n pas allumé.

Merci.

Les chantiers de décarbonation que nos collègues vous ont présenté ce soir, ils dépendent de plusieurs facteurs de conditions de réussite. Et parmi ces conditions de réussite, il y a l'emploi

et les compétences. C'est-à-dire que

sans les bonnes personnes avec les bonnes compétences au bon endroit et bien la la décarbonation elle n'aura tout simplement pas lieu. Le premier

grand enjeu et c'est celui des besoins en volume d'emploi et donc en pratique des besoins de recrutement. Je vais vous donner quelques exemples bien que certains aient déjà été mentionnés

rapidement plutôt dans le [grognement] secteur du ferroviaire. Et bien si on veut

ferroviaire. Et bien si on veut massifier le transport de voyageur comme Béatrice vous vous en parlait tout à l'heure, ça représente plus 50 % d'effectifs par rapport aux effectif actuels dédiés au transport de voyageurs

et ceux à horizon 2050. Et si dans le fret, on veut faire un report modal depuis le fraet routier vers le fraet ferroviaire, ça ça représente bien plus qu'un doublement des effectifs aujourd'hui alliés au frais alloués aux

fraises ferroviaires.

Je vais prendre un autre exemple dans la production d'électricité.

Et de la même manière développer à son plein potentiel la production de solaires photovoltaïques et la production d'éolien. Et bien là aussi,

production d'éolien. Et bien là aussi, ça représente plus d'un doublement des effectifs actuels de la filière, toujours à horizon 2050. La relance du nucléaire, ça demande aussi euh une beaucoup de création d'emplois, presque

plus 50 % d'emplois toujours à horizon 2050. Et pour raccorder ces de

2050. Et pour raccorder ces de production électrique supplémentaire au réseau, ça demande là aussi des emplois des emplois en plus. ici quand je vous parle de ce besoin en emploi et on a

regardé spécifiquement ce qui relevait de l'impact de la décarbonation. Donc on

n'est pas allé regarder en plus les évolutions qui peuvent être liées par exemple à l'évolution de la productivité du travail.

Donc on a regardé les besoins non pas de la décarbonation et euh si on regarde les besoins en recrutement, ça va encore au-delà de ça parce que recruter c'est euh fournir le besoin d'emploi

supplémentaire mais c'est aussi et c'est aussi remplacer les départs et on sait que dans un certain nombre de secteurs qu'on a étudié et bien il y a une vague de départ entraide qui est attendu parce que il y a des pyramides

des âges qui sont pour certains secteurs vieillissantes. Donc ça représente un

vieillissantes. Donc ça représente un enjeu qui est de taille, un enjeu de formation pour recruter toutes ces personnesl, un enjeu de recrutement mais un enjeu de formation aussi parce qu'il

y a des métiers qui se transforment profondément. Je vais vous donner

profondément. Je vais vous donner seulement quelques exemples qu'on a regardé. Et les garagistes, ils ont

regardé. Et les garagistes, ils ont besoin de savoir réparer aussi des véhicules électriques. Et les plombiers

véhicules électriques. Et les plombiers chauffagistes, ils vont ont besoin de d'apprendre à installer et à maintenir des pompes à chaleur. Les agriculteurs,

ils ont besoin de développer des pratiques agroécologiques, ils le font déjàin, notamment et bien pour la gestion de l'azote sur leurs fermes.

Donc il y a des métiers qui se transformment profondément et cette transformation des métiers, elle ne concerne pas que les secteurs clés de la décarbonation. En fait, on considère que

décarbonation. En fait, on considère que et bien tous les métiers sont concernés de près ou de loin à divers degrés par une évolution des compétences. Je vais

vous donner seulement deux exemples pour vous donner un ordre d'idée. Les

médecins urgentistes, ils ont besoin de s'adapter au changement climatique dès à présent et de savoir diagnostiquer, soigner les maladies qui vont être liées à l'exposition aux fortes chaleur. Un

exemple tout à fait différent, les personnes qui sont en charge de la vente du conseil à la clientèle, elles ont besoin de développer des compétences pour accompagner leurs clients vers des solutions, vers des services, vers des

produits qui vont être plus vertueux.

Tout ça, ça représente un effort de formation qui est massif, qui reste encore en assez grande partie à intégrer au programme des organismes de formation, mais aussi au plan de développement de compétences en

entreprise.

Merci. Alors, effectivement, notre capacité à répondre à ces besoins massifs n'est pas acquise. Plusieurs

risques pèsent sur nous. Trois risques,

trois types de risques principalement, le risque d'être en retard. Et vous avez vu qu'on n pas trop de temps pour se mettre au travail. Pourquoi en retard ?

D'abord parce que ça prend du temps de développer toutes ces formations dont on a besoin pour la décarbonation. Je vais

vous donner un exemple sur ce métier. On

a beaucoup parlé raccordement au réseau électrique. Il faut beaucoup de gens. Il

électrique. Il faut beaucoup de gens. Il

faut beaucoup de gens qualifiés. Et

développer des formations de monteur de réseau électrique. C'est un emploi

réseau électrique. C'est un emploi particulièrement important pour réussir cela. Bah, ça prend du temps, ça prend

cela. Bah, ça prend du temps, ça prend presque un an pour repérer finement les besoins à l'échelle d'un territoire, d'une région donnée. Il faut créer et programmer ces formations dans les

régions concernées. Il faut trouver des

régions concernées. Il faut trouver des stagiaires, qu'il s'agisse de jeunes ou d'adultes en réorientation. Ensuite, il

y a la formation elle-même avec des cas de figure assez différents. Vous voyez,

si c'est sur la formation continue, on est ici sur un titre professionnel qui se fait en 8 mois. Si on est sur une formation initiale, c'est un bac pro pour les métiers d'électricité, c'est 3 ans. Et puis enfin, il faut que ces

ans. Et puis enfin, il faut que ces jeunes trouvent à se recruter. Là, je

pense que le gestionnaire de réseau ne les laissera ne les laisseront pas longtemps en recherche. Mais cette

durée, elle peut encore être retardée par plusieurs facteurs de risque. L'un

[grognement] des premiers tient à l'incertitude qu'on peut avoir dans un territoire sur la réalité d'une commande. Est-ce qu'on va effectivement

commande. Est-ce qu'on va effectivement confirmer la construction de ce parc éolien en mer ? Elle peut être liée au fait qu'on a ou pas des formateurs, des formatrices, des enseignants qualifiés

pour délivrer ces formations, qu'on a les investissements pour équiper les centres de formation du matériel sur lequel réaliser ces formations. Et puis

il faut pas oublier que dans ces filières de formation, on a des taux d'abandon qui sont relativement élevés, que ce soit en cours ou en fin de formation. Donc toutes les personnes

formation. Donc toutes les personnes formées ne s'inséreront pas dans le domaine qui a besoin d'elles.

Donc on a vraiment besoin d'anticiper par rapport à ces besoins de formation et de jouer la combinaison entre formation initiale et formation continue puisque vous voyez que les temporalités ne sont pas les mêmes. Deuxième type de

risque, c'est celui de la concurrence pour certains profils. Bah on a beaucoup parlé d'électrification. Parlons donc

parlé d'électrification. Parlons donc d'électricien. Les électriciens, tout le

d'électricien. Les électriciens, tout le monde en cherche et tout le monde va en chercher de plus en plus. et les

secteurs qui se trouvent en concurrence pour ces profils, c'est à la fois nos secteurs de la décarbonation, mais il y a aussi des secteurs beaucoup plus carbonés qui voudrait bien les attirer.

Et c'est vrai aussi pour des profils un peu pointus comme des soudeurs, les professionnels des chantiers de travaux publics dont on a besoin derrière tous nos chantiers principaux parce que on a besoin qu'ils construisent, qu'ils

entretiennent le réseau ferroviaire, on a besoin qu'ils construisent les infrastructures de la décarbonation.

Comment faire en sorte qu'on se trouve pas ici également face à une forme de conflit d'usage et que le fait de choisir d'aller vers les secteurs de la décarbonation puisse être un vrai choix

qui permet d'assurer aussi qu'on aura les professionnels disponibles pour construire des centrales d'énergie renouvelable plutôt que des centres de données ou des autoroutes.

[grognement] Et puis un dernier risque et ça malheureusement c'est un risque dont on parle pas assez, c'est le risque de suppression d'emplois. Quand on dessine

suppression d'emplois. Quand on dessine nos trajectoires, vous voyez des baisses d'emplois qui sont très significatifes dans certains domaines. On va avoir besoin de beaucoup moins de conducteurs de poids lourd parce que le nous

appelons au report du transport de marchandise sur le fret ferroviaire ou fluvial parce que le volume même de marchandise va diminuer que les camions seront mieux remplis. On aura aussi

besoin de moins de personnel dans le transport aérien pour également les raisons de diminution du trafic. Et puis

dans le commerce et la réparation automobile, la combinaison de la baisse des kilomètres parcourus mais du fait que les moteurs électriques demandent moins de réparation et d'entretien va faire qu'on aura là également besoin de

moins de personnes. Alors c'est pas une fatalité si on arrive à en parler à anticiper et à accompagner ces transformations. Tu parlais Vincian des

transformations. Tu parlais Vincian des départs en retraite. Il se trouve que les conducteurs poids lourds ont pour plus de 45 % d'entre eux plus de 50 ans.

Ça veut dire que et bien un très grand nombre vont partir en retraite dans la décennie qui vient. C'est une

opportunité pour éviter les licenciements si on peut mettre ce sujet au travail entre les représentants des employeurs et des salariés.

Bon, il y a quand même des bonnes nouvelles aussi. Il y a des opportunités

nouvelles aussi. Il y a des opportunités pour le monde du travail dans la décarbonation. Il y a des opportunités

décarbonation. Il y a des opportunités de reconversion pour ces personnes dont on vient de parler dont les emplois vont diminuer du fait de la décarbonation mais aussi pour tout professionnel qui

s'interroge sur une réorientation avec un sujet qui est se réorienter vers un travail dans le champ de la transition énergétique. Ça peut être porteur de

énergétique. Ça peut être porteur de sens, ça n'est pas toujours attractif.

Aller travailler dans le secteur agricole, dans le secteur du bâtiment, dans le secteur industriel. C'est pas

encore un choix qui est assez privilégié. Les reconversions, c'est

privilégié. Les reconversions, c'est aussi un atout pour les recruteurs parce que recruter un profil en reconversion, ça va plus vite et ça permet d'avoir accès à des profils qui sont déjà expérimentés.

Les emplois de la décarbonation, ce sont aussi de forts viviers d'insertion. Faut

bien avoir en tête que les emplois dont on se parle sont pour plus de moitié des emplois d'ouvriers et de techniciens.

Donc des emplois qui peuvent être relativement accessible y compris à des profils éloignés de l'emploi. Nous avons

en France un très mauvais record du taux de jeunes décrocheurs. Donc les jeunes qui sont ni en emploi ni en formation, ils sont très nombreux chez nous mais ils peuvent accéder à ces métiers et notamment en mobilisant la formation par

l'apprentissage qui est un bon moyen de leur remettre rapidement un pied dans la dans la qualification et vers l'emploi.

Dernière opportunité là il y a un super pouvoir comme tu disais Thomas tout à l'heure et c'est le super pouvoir ici décarbonant de la formation. Bah former

peut réduire les gaz à effet de serre.

Euh on l'a vu, par exemple, l'écoconduite qui est devenue obligatoire pour les professionnels du transport routier a permis une réduction des consommations de carburant. Éric, tu

nous parlais aussi dans le domaine des pompes à chaleur. On sait qu'un installateur bien formé va permettre de régler une pompe à chaleur pour obtenir la performance énergétique optimale.

Donc c'est important pour avoir des résultats très concrets. C'est important

aussi la formation pour embarquer les équipes, pour embarquer les communautés professionnelles, les dirigeants, les fonctionnaires, les gens qui partagent un métier pour s'engager pour la

transition énergétique. ces opportunités

transition énergétique. ces opportunités pour les relever, on a besoin, ça aussi vous l'avez beaucoup entendu ce soir, on a besoin de politique publique ici en matière d'emploi et de formation de

soutien avec de la stabilité sur la durée pour permettre d'accompagner, d'orienter les financements vers ses besoins. Et pour saisir ces opportunités

besoins. Et pour saisir ces opportunités et puis prévenir les risques aussi, et bien nous avons quelques recommandations.

En effet, ces recommandations, elles sont de deux grandes catégories. Euh la

première c'est qu'il faut investir sur la durée. Euh ça c'est vraiment le

la durée. Euh ça c'est vraiment le message clé. On recommande qu'il y ait

message clé. On recommande qu'il y ait des gestions prévisionnelles des emplois et des compétences à relativement euh long terme pour ce secteur-là à 5 à 10 ans et surtout euh qu'elle soit assis sur des stratégies de décarbonation qui

soient lisibles et qui soient stable. On

en a beaucoup parlé ce soir. La

stabilité, la planification, c'est vraiment le maître mot de la soirée. Et

on ça paraît un mal mais je pense que ça reste lisible. Euh sur la slide euh on

reste lisible. Euh sur la slide euh on invite aussi à ce qu'il y ait un dialogue entre acteurs au niveau donc des filières. Euh c'est quelque chose ça

des filières. Euh c'est quelque chose ça que la filière automobile euh fait bien en travaillant de la mont la métallurgie à l'Avalion et et puis dans les territoires euh

c'est-à-dire euh notamment au niveau d'un même territoire entre les acteurs de l'emploi, de la formation, du développement économique et de la transition écologique.

C'est ce n'est pas parce qu'il faut investir sur la durée qu'il faut anticiper, qu'il faut planifier que l'on ne peut pas agir dès maintenant. Donc,

on encourage vivement les acteurs à agir dès aujourd'hui. On vous donne quelques

dès aujourd'hui. On vous donne quelques exemples de ces actions. D'autres sont

présentes dans le rapport. Euh la

première action qui peut être menée dès à présent, c'est d'améliorer la qualité d'emploi pour attirer, c'est-à-dire réussir à recruter et fidéliser, maintenir en poste. Ça, c'est un enjeu notamment dans le secteur du bâtiment,

mais c'est loin d'être le seul secteur.

Deuxième recommandation, développer la polyvalence. On va avoir de plus en plus

polyvalence. On va avoir de plus en plus besoin de professionnels avec une double compétence. euh par exemple euh pour euh

compétence. euh par exemple euh pour euh installer, maintenir des pompes à chaleur, et bien ce sont des plombiers chauffagistes qui vont euh qui vont réaliser ça et ils ont encore besoin de savoir maintenir des chaudières au gaz

qui sont encore très présentes dans les logements.

On recommande aussi de renforcer l'orientation ce dès le collège mais aussi tout au long de la vie professionnelle notamment via France travail.

renforcer l'orientation vers les métiers qui peuvent concourir à la décarbonation et vers les formations qui mènent à ces métiers.

Voilà quelques-unes de nos plus nombreuses recommandations que je vous invite à aller voir dans le rapport.

Toutes ces actions et d'autres donc elles sont essentielles pour avoir une stratégie de décarbonation qui soit robuste et qui ne fasse pas l'enasse sur les enjeux d'emploi et de compétences.

[applaudissements] Merci beaucoup.

Euh avant le mot de conclusion, euh je vais encore inviter deux personnes à nous poser des questions avant de

conclure cette soirée et de passer aussi le micro à la salle. Donc David Marchal de LAADEM, est-ce que vous auriez une

question à nous poser s'il vous plaît ?

Bonjour, merci à tous, merci pour cette super présentation. Euh, tout d'abord,

super présentation. Euh, tout d'abord, je suis euh je suis jaloux. Euh je suis jaloux puisque le chiff a réussi à finir ses scénarios avant LAADEM. Donc, bravo,

elle est là.

Et euh alors, je sais au combien la question des bouclages est compliquée.

Euh ça nécessite de travailler tous ensemble et vous êtes très nombreux à avoir pu travailler sur ces scénarios.

J'ai deux questions en lien avec cette question des bouclages. La première,

elle a elle est plutôt sur les infrastructures. Est-ce que vous avez

infrastructures. Est-ce que vous avez regardé les impact euh de ces scénarios sur les besoins d'infrase ou en baisse ?

Euh infra notamment énergétique, hein, euh hydrogène et cetera. Et ma deuxième euh parce que je l'ai pas entendu, c'est la question de l'empreinte. Euh et

quelque part euh on a parlé des data center, on a parlé de l'industrie, des niveaux de production, enfin est-ce que il vaut mieux produire en France ? ou

euh ou dépendre de l'étranger. Euh donc

quelles sont les hypothèses quelque part de niveau de production en France ou de de d'augmentation euh de réindustrialisation, c'est un mot à la mode euh dans les scénarios.

Alors sur la deuxième partie de la de la question, alors effectivement là c'est tout c'est un scénario, je l'ai peut-être pas repréciser mais qui est uniquement en émission territoriale.

Effectivement on n'est pas en empreinte carbone. Euh on intègre implicitement un

carbone. Euh on intègre implicitement un certain nombre de choses qui vont dans le sens de ce que vous dites. Par

exemple, sur le sur le numérique, on choisit un déploiement modéré des data center parce que on se dit que si on va trop loin dans le fait de ne pas déployer data center, ça va avoir lieu à

l'étranger pour nos usages et ça peut limite être contreproductif. Donc on a effectivement ce type de prise en compte. Euh maintenant, on n'a pas

compte. Euh maintenant, on n'a pas modélisé finement par exemple la relocalisation de ps entier de l'industrie qui serait aujourd'hui délocalisé, qu'on viendrait relocaliser.

Ça c'est pas quelque chose qu'on a intégré dans nos calculs. Ça serait

intéressant effectivement de faire le même type de scénario en empreinte carbone ou en exposition énergétique.

Nous c'est une notion qu'on a qu'on a amené, c'est-à-dire pas uniquement l'énergie qu'on consomme sur le territoire français, mais celle qui est intégrée dans nos importations de bien et de services. Donc dans l'idéal, il faudrait donc là je renvoie nos travaux

sur sur la souveraineté énergétique d'il y a quelques mois. On pourrait faire un scénario prospectif basé sur ces métriques là.

Euh sur la première question sur les infrastructures, sur à quel point on prend en compte leur leur déploiement et leur impact. Alors ça dépend jusqu'où va

leur impact. Alors ça dépend jusqu'où va votre question mais typiquement en terme d'infrastructure énergétique, oui, nous on s'est posé la question bah de combien de centrales il fallait déployer pour ce niveau de production. On s'est posé des questions en terme de réseau et

notamment de quantité de cuivre ou d'emploi associés euh associé au réseau.

Euh voilà. Par contre, il y a un certain nombre de choses qui sont pas explicitement chiffrées. Typiquement, le

explicitement chiffrées. Typiquement, le chiffrage de l'empreinte de la construction d'une ligne de train par exemple, c'est pas quelque chose qu'on a chiffré en détail, mais en fait, il y a un certain nombre de choses qui sont chiffrées via notre modèle industrie.

J'ai dit, on a un modèle multisectoriel et en fait dans l'industrie, c'est aussi la construction de tout ce dont on besoin les autres secteurs, y compris d'un certain nombre de bah de bâtiments, d'infrastructures et cetera. Donc, c'est

en partie pris en compte dans notre dans notre modélisation.

Merci Clément. Euh merci beaucoup pour votre question et vos compliments euh que l'on prend. Euh question. Euh madame

Astrid d'escomb de la CCI France. Euh

oui, je suis là.

Ah formidable. Merci.

Euh oui, donc je voulais juste euh rappeler une chambre de commerce. Donc

moi, je représente la Tate de réseau hein et je suis directrice projet compétence. Donc le sujet de la

compétence. Donc le sujet de la formation et de l'emploi m'intéresse très fortement dans la présentation que vous avez effectué. Le rôle d'une chambre de commerce, c'est de répondre aux besoins aussi de ces entreprises en

matière de compétence sur son territoire. Donc on voit qu'il y a des

territoire. Donc on voit qu'il y a des besoins qui sont qui sont émergents. Le

sujet c'est nous nous sommes aussi porteurs de nos diplômes hein reconnus par l'État. Donc

nous avons créé des diplômes qui sont dans le domaine ben de la un niveau de technicien pompe à chaleur, installation pompe à chaleur ou panneau photovoltaïque. On en a un deuxième sur

photovoltaïque. On en a un deuxième sur chef de projet rénovation énergétique performante et ben aujourd'hui ça fonctionne pas. Voilà donc ça veut dire

fonctionne pas. Voilà donc ça veut dire qu'on arrive pas à les développer dans nos organismes de formation. Il y a un sujet de temporalité, ça prend du temps, ça a été évoqué, on en a déjà parlé,

mais on narrive pas, on s'est positionné comme offreur de formation, hein, puisque les CCI sont forment 400000 personnes par an dans le domaine de la formation professionnelle. On a

formation professionnelle. On a positionné de formation et on n'arrive pas à à que ce soit dans le sujet de la reconversion professionnelle parce qu'on a fait une ingénierie qui permet d'aller

vers la reconversion professionnelle ou que ce soit en alternance, on n'arrive pas à attirer les jeunes. Donc il y a un sujet de est-ce que c'est un sujet de temporalité ? Est-ce qu'on a une finesse

temporalité ? Est-ce qu'on a une finesse de vision des besoins en matière de compétences sur sur ces métiers là ?

parce que nous on est prêt à avancer mais on trouve on trouve pas les on trouve pas les jeunes, on trouve pas les besoins en matière de de personnes qui pourraient éventuellement

potentiellement être reconvertis à ces métiers.

Merci beaucoup Cécile Vincian.

cel merci merci beaucoup de votre bah partage d'expérience et puis questionnement qu'on a effectivement entendu hein de la part des organismes de formation continue mais aussi des

filières d'enseignement professionnel sur cette question de attractivité de ces filières de formation qui est liée à l'attractivité des métiers et par rapport à laquelle il y a évidemment pas

une réponse simple et facile à actionner euh puisque c'est des métiers pour beaucoup de des emplois dont on parle qui manquent d'attractivité aujourd'hui euh et qui manquent d'attractivité

parfois parce qu'ils sont méconnu mais aussi parce que leur qualité a besoin d'être améliorée. Euh qualité en terme

d'être améliorée. Euh qualité en terme de conditions de travail, qualité en terme de rémunération.

Donc il il y a un travail assez systémique à faire pour pouvoir améliorer effectivement l'attractivité de ces métiers. Et je ne sais pas si c'est quelque chose dont euh vous faites

également le constat, mais il y a un point d'attention que l'on a essayé de souligner dans la publication qui est aussi la question des débouchés à la sortie parce que certains organismes

nous ont témoigné aussi de la difficulté de former assez tôt mais pas trop tôt non plus et donc de pouvoir aussi faire coïncider le moment où on arrive à faire sortir des promotions de jeunes ou

d'adultes de dispositifs de formation avec les besoins de recrutement des entreprises. Et ça c'est vraiment là que

entreprises. Et ça c'est vraiment là que ça se joue aussi à l'échelle du territoire avec des approches de gestion prévisionnelle très concerté avec l'ensemble des acteur pour pouvoir aligner ces temporalités qui sont

différentes.

Merci. Merci beaucoup et pour votre question et pour les réponses. J'appelle

tout de suite Nicolas Rayard qui va faire un mot très court de conclusion pour lancer les questions-réponses de la salle et en ligne car vous êtes encore nombreux

en ligne.

Bien. Oui, revoilà.

Alors, on est bien conscient que tout ce qu'on vous a présenté là était très dense et d'ailleurs merci à tous les speakers là d'avoir réussi à contracté, synthétiser. Ça être un véritable défi.

synthétiser. Ça être un véritable défi.

Donc là, on voulait vous proposer de réatterrir sur les trois enseignements qui nous paraissaient les plus importants, qui sont les mêmes que ceux que je vous ai présenté au début, mais qui vont peut-être prendre une lumière

différente maintenant que vous avez vu toutes les présentations.

Premier grand enseignement, il faut accélérer sur l'ensemble des chantiers et ça c'est la condition pour que la France puisse se décarboner au bon rythme et puisse sortir de sa vulnérabilité

au choc fossil le plus rapidement possible. Il [grognement] faut planifier

possible. Il [grognement] faut planifier chaque chantier de manière très ambitieuse certes, mais sans parier de manière trop optimiste sur sa réalisation. Et c'est donc toute

réalisation. Et c'est donc toute l'originalité de la démarche qu'on a eu qui nous permet de multiplier les modalités d'action pour sécuriser les résultats et sécuriser la décarbonation.

Et puis troisème grand enseignement, la France a pris trop de retard pour faire l'impasse sur certains chantiers majeurs qu'il va donc falloir mener de front.

Par contre, si on réussit à accélérer sur l'ensemble des chantiers, et bien nous regagnerons de la marge de manœuvre et de décision début 2040. [grognement]

Voilà. Alors, un grand merci à toute l'équipe. Là, vous n'avez eu que les

l'équipe. Là, vous n'avez eu que les speakers, mais il y en a d'autres. Voilà

qui [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] donc je vais rappeler l'ensemble des speakers sur scène pour pouvoir prendre

une dernière salve de questions-réponses et puis pouvoir passer au cocktail.

Oui. Alors, normalement euh donc vous êtes à la fois en ligne et sur place.

Donc on va commencer par les personnes qui souhaitent prendre la parole en ligne. Et je laisse mes collègues

ligne. Et je laisse mes collègues Jean-No et euh et Adrien, pardon, je bug. et Adrien prendre les questions.

bug. et Adrien prendre les questions.

Donc ils vont passer parmi vous. Euh il

y a déjà une question. Oui. Bon on va passer un peu euh bah tu tu veux commencer en ligne ?

Ouais on va commencer par euh quelques questions en ligne.

D'accord.

Alors, il y en a eu beaucoup parce qu'il y avait pas mal de monde, plus d'un millier à un moment beaucoup plus en ligne. Alors, il y avait des questions

ligne. Alors, il y avait des questions au moment où monsieur le ministre intervenait et donc une question notamment que fait-on pour les 3/4 ou 4/5e des énergies sur lesquelles nous ne

sommes pas souveraines et qui sont consommées mais non produites en France, donc pétrole, gaz et cetera et aussi que fait-on pour le contenu énergétique fossile des biens qu'importe la France

et dont dépend la France ? Une autre

question qui euh avait très question industrielle, alors je je fais quasiment du verbim là, on a un pays qui s'est dramatiquement désindustrialisé.

L'industrie ne représente plus que 10 % ou un peu plus du PIB. Des compétences

ont été perdues. Il va falloir reconstruire des filières. Alors,

faut-il relocaliser ? Peut-on y arriver ? Comment faire pour réindustrialiser ?

? Comment faire pour réindustrialiser ?

Que peut-on dire du point de vue énergie climat ? Et là, ça peut être des

climat ? Et là, ça peut être des questions à la fois pour euh Vincen et Cécile sur les questions d'emploi, pour Clément, pour Éric aussi. Euh à vous de

à vous de jouer.

Euh je peux peut-être répondre sur la première partie de la question.

Qu'est-ce qu'on fait des énergies qui sont pas produites en France et dont on dépend ? Bah, c'est justement tout ce

dépend ? Bah, c'est justement tout ce qu'on a présenté ce soir, c'est de sortir de ces énergies fossiles, de ce pétrole et de ce gaz qui sont exclusivement importés. Et donc d'une

exclusivement importés. Et donc d'une part, on va maîtriser notre consommation d'énergie et puis d'autre part on va électrifier et on va donc en produisant de l'électricité bac carbone pouvoir faire fonctionner des équipements à

l'électricité avec un rôle aussi complémentaire des bioénergies. Donc

voilà, ça c'est sur la première partie de la question. Sur la relocalisation, peut-être Éric ou Réy vous voulez répondre.

Recolisation, il y a il y a des scénarios qui sont totalement crédibles et encouragés. par exemple, puisqu'on

et encouragés. par exemple, puisqu'on sait faire du matériel ferroviaire, il y a pas de raison qu'on arrive aussi à pas faire des des éléments comme des pompes à chaleur ou d'autres d'autres éléments

industriels ou il y a pas de problème.

Par contre, l'analyse que qu'a fait l'équipe énergie montre que par exemple les difficultés d'approvisionnement en gaz qui sont structurelles rendent par exemple certaines chimies très

compliquées à long terme. par exemple.

Heureusement que l'agriculture a montré qu'on avait besoin de moins d'engrais parce que enfin on pouvait se passer un petit peu d'engrais parce qu'en réalité aujourd'hui euh même faire la production d'engrais azotés

euh sans hydrogène avec du gaz et mettre du du carbone capture derrière, ça sera très compliqué parce qu'on a un désavantage structurel par rapport aux Américains qui est juste énorme et c'est

à se demander s'il faudrait pas plutôt importer des États-Unis parce qu'on sera incapable de le faire dans des conditions physiques économique aussi, désolé de dire le le mot hein, on le dit rarement au shift,

mais qui seront très compliqués. Donc,

il faudra bien distinguer les cas.

Par contre, il y a pas de raison de pas faire de Moi, j'étais convaincu par ta présentation, de pas faire de recyclage de cuivre qu'on ne fait pas aujourd'hui euh véritablement en France.

Juste pour compléter, on a aussi un gros facteur d'attractivité en France qui est notre électricité qui est très bas carbone, relativement abordable en tout cas à l'échelle européenne.

Donc on voit des projets notamment d'industrie lourde qui viennent chercher nos nos terres et notre capacité pour électrifier et faire des produits qui

sont bas carbone, qui sont relativement abordables. Donc ça peut encourager

abordables. Donc ça peut encourager cette relocalisation et réindustrialisation à Forurie.

Et je vous rassure, je viens pas hacker l'événement, je travaille au shift aussi. Pour parler aussi la

aussi. Pour parler aussi la relocalisation, nous enfin moi je travaille spécifiquement avec l'équipe santé et nous avons regardé le sujet de la relocalisation notamment de l'industrie pharmaceutique et de

l'industrie des dispositifs médicaux. Et

du côté purement énergétique et climatique, il y a un véritable avantage à la relocalisation de ces productions-là. puisque déjà ce qu'on

productions-là. puisque déjà ce qu'on observe c'est qu'on peut diviser par deux l'empreinte carbone de production des médicaments par exemple entre une production intégralement en Chine versus une production intégralement en Europe ou en France. Alors bien sûr ça pose des

enjeux derrière de de d'emplois qui ont été évoqués de compétences et plein d'autres enjeux. Mais les messages en

d'autres enjeux. Mais les messages en tout cas que nous on essaie de faire passer sur la santé c'est qu'il va y avoir ce cénéfice sanitaire et climatique qui est associé. Et bien sûr, le premier enjeu avant même de parler de relocalisation, c'est de parler aussi de

non délocalisation et d'exploiter aussi les capacités existantes de production qui sont dans certains cas en Europe encore sous-exploité.

Merci. Et juste je rappelle une petite règle, c'est que comme il y a beaucoup beaucoup de questions, on va essayer de limiter les réponses aux questions à une ou deux pour permettre au micro aussi de

circuler à la fois en ligne et ici même.

Merci Jean-Noël. Tu voulais tu voulais reposer

Jean-Noël. Tu voulais tu voulais reposer une question en ligne ou on passe à la salle ?

On passe à la salle et on fera ça après.

OK. Alors, il a des mains levées. Bon,

je OK, il y a I. Oui.

Bonjour. Bonjour. Bonjour. Benjamin

Garel. Euh merci pour la qualité de l'événement. Euh vous avez présenté 20

l'événement. Euh vous avez présenté 20 axes. Derrière chaque axe, on a vraiment

axes. Derrière chaque axe, on a vraiment l'impression qu'il y a beaucoup d'investissements aussi bien privés que public au niveau financier. Vous en avez pas parlé alors que vous parlez d'économie. Pourquoi ? Et euh le

d'économie. Pourquoi ? Et euh le deuxième point, vous parlez de scénario robuste.

Euh et on se demande finalement, on a tous envie d'être dans le dans vos scénarios favorables. Quels sont les

scénarios favorables. Quels sont les éléments critiques pour être dans les scénarios favorables ? Est-ce que c'est

scénarios favorables ? Est-ce que c'est finalement des éléments financiers de volonté politique ou est-ce que c'est de disponibilité de certaines ressources rares ? Vous avez parlé du cuivre mais

rares ? Vous avez parlé du cuivre mais on pense aussi aux terres rares. Voilà.

Quels sont finalement qu'est-ce qui qu'est-ce que dans dans votre durabilité ? Qu'est-ce qui est critique

? Qu'est-ce qui est critique ?

Est-ce que c'est mieux ? Ouais. Sur la

première partie de la question donc sur les enjeux budgétaires. Alors

effectivement nous on raisonne vraiment principalement en terme de flux physique. Nous on aime bien compter les

physique. Nous on aime bien compter les terraw, on aime bien compter les kilotonnes, on aime bien compter les emplois et donc c'est vrai qu'on raisonne pas principalement en euros.

C'est un petit peu aussi l'originalité de notre démarche. Non pas que ça soit pas important mais beaucoup d'autres le font déjà. Donc effectivement on n pas

font déjà. Donc effectivement on n pas un chiffrage budgétaire ou une évaluation macroéconomique de nos scénarios.

Après quand même ce qu'on peut dire c'est que effectivement vous l'avez vu dans un certain nombre de conditions de réussite bah c'est en fait concrètement derrière des investissements public ou privé suivant les cas donc effectivement

ça va coûter de l'argent. OK. Maintenant

combien coûte notre dépendance actuelle aux énergies fossiles ?

À peu près 60 milliards d'euros par an en terme d'importation de gaz et de pétrole. les bonnes années, les

pétrole. les bonnes années, les mauvaises années comme en 2022 ou a priori comme en 2026 120 milliards d'euros. Donc ça nous coûte une fortune

d'euros. Donc ça nous coûte une fortune en fait ça coûte une fortune aux gens cette dépendance aux énergies fossiles.

Et donc oui, ça va être des investissements mais c'est des investissements d'avenir qu'il faut aider, qu'il faut permettre mais qui vont être extrêmement rentables et extrêmement profitables à l'intérêt général.

sur la deuxième partie de la question.

Je sais pas si Nicolas tu veux compléter sur la partie robustesse.

Ah bah nous on a vu ressortir en fait un certain nombre de grandes types de planètes alignées, de grandes conditions à réunir qui sont aussi des défis. Mais

en gros, on a des défis qui sont infrastructurels, on a des défis qui sont industriels, on a quelques défis, je fais une grosse synthèse mais en gros, il faudra aller regarder dans le dans le fond du rapport. On a des défis

qui sont liés à des ruptures technologiques. On a des des défis qui

technologiques. On a des des défis qui sont liés à des changements d'usage ou de comportement. Et puis enfin, on a des

de comportement. Et puis enfin, on a des défis ou même plutôt des incertitudes là puisqu'on a très peu la main dessus sur les conditions agronomiques ou silvicoles notamment quel type de rendement agricole on pourra avoir dans

l'avenir. Bon voilà en terme de macro

l'avenir. Bon voilà en terme de macro catégorie je dirais de conditions à aligner c'est ça. Et ensuite faut regarder vraiment chantier par chantier parce que ça a été le la valeur je pense de notre travail d'aller interroger les

acteurs de chaque secteur. Donc ça vaut le coup d'aller lire chantier par chantier.

Une question en ligne où il y a Yve Marignac qui est là de Négawat qui voulait poser une question et après on me dit dans le rette qu'il faut que je passe le micro à des femmes.

Donc s'il vous plaît levez la main.

Oui, au passage au [raclement de gorge] passage d'ailleurs, je voulais vous féliciter pour la mixité de votre équipe et pour le fait de faire ça très collectivement. Yve Marnac de

collectivement. Yve Marnac de l'association Nigawat, je vais quand même en profiter pour annoncer que nous aussi on va produire notre nouveau scénario he comme l'ADEM, comme RTE, on verra dans quel ordre. Euh nous c'est

prévu pour fin novembre début décembre et je signale aussi que euh plus modestement que le chift, on a quand même une campagne de financement participatif en cours que vous trouverez

sur notre site internet negawat.org.

Euh je vais euh Merci merci beaucoup pour cette présentation. Merci aussi pour

présentation. Merci aussi pour l'approche innovante. On en a pas mal

l'approche innovante. On en a pas mal discuté en amont de cette préoccupation commune sur le fait d'introduire de la robustesse dans nos approche prospective. Euh merci aussi pour

prospective. Euh merci aussi pour certaines évolutions. Moi, je suis ravi

certaines évolutions. Moi, je suis ravi de constater que le chift appelle maintenant très résolument à l'accélération des renouvelables, appelle à maîtriser la consommation d'électricité pour réussir

l'électrification.

même si voilà, il m'a manqué quand même un peu l'élément sobriété dans dans la présentation en général, j'ai trouvé pas assez mieux en avant. J'avais la même question d'une certaine manière que sur

l'investissement sur en fait le choix des paramètres de bouclage énergie et GES évidemment. Cuivre oui,

c'est un élément important, ça pourrait être d'autres d'autres métau critiques, l'emploi mais effectivement pourquoi pas les sols, l'eau, le les investissements ou en tout cas le financement public parce que derrière

toutes vos recommandations, il y a beaucoup de besoins de financement public. Donc, est-ce que c'est un choix

public. Donc, est-ce que c'est un choix d'avoir privilégié ces paramètres-là comme étant les plus opérants par rapport à à votre méthode ou est-ce que c'est des d'autres paramètres que vous

allez agréger et intégrer par la suite ?

Merci.

Merci. [grognement]

Alors, oui, sur les paramètres structurants, bon ben c'est vrai que énergie climat, c'est vraiment notre matrice de réflexion principale sur le sol. C'est quelque chose qu'on aimerait

sol. C'est quelque chose qu'on aimerait bien faire mais qu'on a pas encore eu les moyens de développer. Donc c'est de la modélisation et cetera mais en effet c'est quelque chose de d'important. Sur

l'eau. On a commencé à le faire mais de manière territoriale dans un de nos projets qui a été publié plus récemment sur la planification territoriale par l'approche des ressources locales. Donc

on a un rapport là-dessus. Ça a été publié en février, il me semble.

sur les financements. Nous, on

considère, comme l'a dit Clément tout à l'heure que on passe la balle à d'autres équipes mais donc il y a I Forcy, il y a l'Institut Rousseau et cetera qui viennent nous voir notamment en période

présidentielle pour nous demander à quoi ressemblent nos scénarios physiques et donc on leur décrit le monde physique et sa transformation et c'est eux qui font des estimations de chiffrage et qui ensuite proposent des sources de

financement. Mais on considère que c'est

financement. Mais on considère que c'est pas du tout dans notre champ d'expertise et qu'il faudrait qu'on change presque d'ADN pour aller sur ce champ là quoi.

Autre question ?

Il y a une autre question. Voilà.

Alors ça rejoint un petit peu ce que disait monsieur. En fait ma question

disait monsieur. En fait ma question c'est dans cette robustesse que vous êtes en train de de décrire justement c'était quelle était la prise en compte de l'empreinte haut dans vos scénarios ?

Bah alors, je sais pas si tu veux en dire quelques mots. Moi moi je dirait on en prend on

mots. Moi moi je dirait on en prend on en prend pas compte dans ce travail là.

On en a pris compte justement dans l'approche territoriale mais sur ce travail qu'on a présenté ce soir on en tient pas compte.

Et peut-être pour des microcompléments.

Effectivement, la question de l'eau, elle est hyper critique du point de vue des devenir des systèmes forestiers agricoles, du déploiement plus ou moins maîtrisé des data center également. Et ça c'est

des points, je dirais pas qui restent en suspend mais qui ont été beaucoup moins creusés dans le cadre de cette approche là où là on s'est plutôt centré sur les capacités d'adaptation en terme technique, en terme d'infrastructure, en

terme euh et par exemple pour l'échantiers qui gravitent autour de l'agriculture et de la forêt, on pouvait s'appuyer aussi sur des travaux existants. Donc on a mené des travaux

existants. Donc on a mené des travaux approfondis sur l'agriculture qui s'étaient clôturé fin 2024. Donc là, on avait des résultats qui étaient plus solides sur ces sur ces éléments-là, mais qu'on n'a pas remis dans le

dialogue de la modélisation.

Euh et effectivement, en fait, c'est sous-jacent hein, quand on dit qu'on adapte les cultures présentes, les essences forestières euh en suivant un petit peu les conditions de température,

les conditions donc d'humidité, de sol par territoire et qui sont évolutives.

Donc, il y a le sous-jacent qui est présent mais qui n'a pas été requantifié à cette occasion.

Ouais, je je vais me faire gronder euh sur les centres de données très rapidement, on s'est posé la question et on y a répondu mais de manière qualitative et vous pourrez le trouver dans le rapport qu'on

a sorti en octobre dernier. On a attaqué la question de l'eau mais on a plus soulevé les questions que les collectivités territoriales devaient se poser avant d'accepter des des projets et surtout d'accueillir des data center.

Voilà, donc on s on s'intéressé aux questions mais on n pas encore répondu.

Merci Jean Noël. Est-ce qu'il y a une question en ligne encore que l'on pourrait passer ?

Alors en ligne, il y en a plusieurs mais il y en a beaucoup qui ont été posés déjà sur la robustesse ou encore sur la place de la sobriété.

Peut-être qu'on pourrait avoir un complément de réponse sur la question de la sobriété efficacité de la part de de Nicolas ou Clément un peu au global.

Alors là, ce soir, on a pas mal parlé de maîtrise de la consommation et c'est vrai que c'est un package, si on veut, entre l'efficacité et la sobriété. Euh

nous, on a décidé de pas faire la distinction très fine entre les deux parce que on narrive pas à la faire. En

fait, c'est très difficile de différencier les deux axes. Euh, je vous prends un exemple. l'électrification de

la voiture. Bon bah c'est de l'électrification, ça consomme moins, donc c'est de l'efficacité mais aussi ça change un peu nos habitude. Il faut

recharger différemment, il faut planifier son voyage un peu différemment et cetera. Donc c'est aussi de la

et cetera. Donc c'est aussi de la sobriété quelque part, c'est du changement de comportement. Donc nous on a plutôt décidé voilà ce ce cet axe maîtrise de la consommation et puis des

dimensions qui permettent cette maîtrise qui peuvent être bah comportementales, infrastructurelles et cetera. Donc c'est

comme ça qu'on a préféré faire le découpage, ça nous paraissait plus clair.

Et une deuxième question en ligne, c'était plutôt sur l'automobile, il y en a eu plusieurs. Comment électrifier le parc automobile sans renforcer économiquement d'autres pays tels que la Chine ou aussi en s'en tirant

correctement économiquement en France et en Europe avec la question des batteries ? Euh et est-ce qu'on tire bien tous les

? Euh et est-ce qu'on tire bien tous les enseignements d'autres pays ? Alors, on

a parlé de l'Éthiopie qui a plus aucune vente de thermique.

Mais est-ce qu'on tire aussi des enseignements d'autres pays plus européens comme par exemple la Norvège ?

Oui.

Euh, rappelle-moi le début de la question, la dépendance à la Chine.

Comment tirer au mieux les enseignements des de pays qui ressemblent à la France ou à des pays européens ? Et comment

est-ce qu'on peut effectivement réussir l'électrification sans renforcer des acteurs, des grands compétiteurs disons ou en s'en tirant correctement du point de vue économique ?

Ouais. Euh, il faut peut-être quand même relativiser un tout petit peu notre dépendance à la Chine ou en tout cas la relativiser temporellement. Enfin, on a

relativiser temporellement. Enfin, on a des acteurs européens et français qui sont déjà très bons sur l'électrique.

Euh, le ministre a cité Renault tout à l'heure. Renault fabrique ses moteurs,

l'heure. Renault fabrique ses moteurs, commence à fabriquer ses batteries en France. Euh alors effectivement avec des

France. Euh alors effectivement avec des matières premières qui aujourd'hui sont importées parce que pas disponibles sur le territoire en tant que matière primière, mais l'intérêt de de la

transition, c'est aussi euh à terme de pouvoir rentrer dans une espèce de boucle de de de d'économie circulaire et de fermer la boucle des matières premières. Tout ce qu'on va trouver dans

premières. Tout ce qu'on va trouver dans les moteurs électriques, dans les batteries, dans tout ce que vous voulez est récupérable, recyclable.

raffinable et pourra être réutilisé pour reconstruire des batteries, des moteurs neufs.

Donc à un terme un peu lointain, certes, on peut imaginer une une souveraineté, si on peut appeler ça comme ça, beaucoup plus complète qu'aujourd'hui.

Voilà.

Alors, est-ce qu'il y a une main levée dans la salle ? Ah, une dame qui a déjà le micro. Allez-y, je vous en prie.

le micro. Allez-y, je vous en prie.

Bonsoir. Je sais pas si vous m'entendez.

Donc je travaille dans les réseaux de chaleur à énergie renouvelable et donc ma question s'adresse plutôt au chantier logement puisque on a beaucoup parlé

d'électrification ce soir, absolument pas de chaleur, ce dommage.

Donc est-ce que vous pensez aussi adresser les besoins au niveau de l'énergie notamment en chaleur avec les réseaux de chaleur à énergie renouvelable qui sont une belle

opportunité ? pour les bâtiments

opportunité ? pour les bâtiments collectifs.

Et ma deuxième remarque puisque je travaille pour une filiale de DF, c'est que aujourd'hui vous parlez beaucoup de production électrique, de consommation électrique mais pas

d'infrastructure.

Alors à titre d'exemple, aujourd'hui nous nous sommes confrontés dans la création des nouveaux réseaux de chaleur à une problématique d'énergie électrique qui n'arrive pas par Enedis parce que

Enedis est surchargé. Est-ce que vous avez pris aussi le risque de la partie infrastructure électrique ?

Alors, merci pour fonctionne. Oui, vous

m'entendez ? Ouais. Euh ouais, merci pour la question. Euh sur les réseaux de chaleur spécifiquement, c'est pas un il

y a pas un choix de de d'exclure des technologies là-dessus.

Euh les réseaux de chaleur font vraiment partie des des technos à encourager pour le le logement collectif. Euh c'est des choses qu'on avait déjà pas mal présenté

dans le PTEF. Là, on a dû faire un choix de trier un certain nombre de chantiers sur lesquels il y avait des enjeux particuliers euh notamment de transformation du secteur euh ce qui

nous a moins semblé être le cas à la fois en terme d'échelle et en terme de de bouleversement sur les réseaux de chaleur. Donc voilà, ça fait pas partie

chaleur. Donc voilà, ça fait pas partie des 20 chantiers qu'on a décidé d'adresser dans cette publication. Euh

néanmoins, ça reste ça reste un sujet important euh et euh et qui a aussi besoin de d'une certaine manière d'un d'une certaine

quantité d'électrification aussi euh parce que parce que euh aujourd'hui c'est un secteur qui est très très axé sur la biomasse et donc là par rapport aux enjeux de bouclage qu'on a adressé pour le coup dans ce dans ce rapport, il

y aura sans doute il y aurait sans doute à approfondir sur les sujets de réseau.

tu veux répondre.

Euh et oui, pour compléter en un mot effectivement, on l'a pas dit mais la liste des de la vingtaine de chantiers qu'on a proposé, elle est pas exhaustive. Il y a d'autres chantiers

exhaustive. Il y a d'autres chantiers qui sont importants et on pourrait appliquer la même grille d'analyse à d'autres chantiers. Par exemple, les

d'autres chantiers. Par exemple, les réseaux de chaleur urbain, par exemple la chaleur renouvelable. Il y a un certain nombre d'autres sujets qu'on a pas traité et qui auraient mérité qui aurait pu mériter de l'être. euh sur les

infrastructures du réseau électrique.

Alors, on en a un petit peu parlé quand à propos des questions d'emploi de formation et à propos de du déploiement des énergies renouvelables. Euh ça peut malheureusement être un frein euh de par l'effort de raccordement qui est

nécessaire, ça peut être un goulot d'étranglement pour le déploiement des énergies renouvelables. Et donc là, il y

énergies renouvelables. Et donc là, il y a un effort de recrutement et de formation auprès des opérateurs de réseau pour pouvoir lever ce frein.

Voilà. Maintenant, effectivement, c'est un sujet en tant que tel. Là aussi,

typiquement, ça aurait pu mériter de faire d'avoir un chantier dédié aux enjeux de réseau et aux enjeux de flexibilité. D'ailleurs, pas que le

flexibilité. D'ailleurs, pas que le réseau au sein strict. Donc euh donc voilà, c'est évidemment un enjeu majeur qu'on a traité nous par je dire par petit bout sur certains chantiers qui étaient euh connexes à cet enjeu.

Euh on a une dernière question euh en ligne qui est de quelqu'un qui est un peu entre entre chien et loup. Euh vos

propositions sont c'est vraiment quasiment du verbime. Vos propositions

sont pleines de sens. Merci. Euh et il faut absolument y aller. Euh ça avance plus vite qu'auparavant mais il faut vraiment accélérer. L'accélération

vraiment accélérer. L'accélération n'est-elle pas un vœup pieux ? Car on en parle depuis longtemps. Mais les

gouvernements successifs ne semblent pas vouloir y aller au bon niveau et parfois ne mettent pas en œuvre même des actions évidentes pour les experts et les scénaristes. Par scénariste, c'est

scénaristes. Par scénariste, c'est probablement scénariste des scénarios énergétiques.

Est-ce que ce serait pas une question pour Jean-Marc ?

Est-ce que c'est Est-ce que c'est est-ce que la dernière partie de la question est une question ?

[raclement de gorge] Tout le monde cherche cette baguette magique qui consiste enfin pardon pas tout le monde. Tous les gens qui ont envie de ce genre de d'évolution cherchent la baguette magique qui est comment faire en sorte que tout le monde

ait envie de ce genre d'évolution.

Voilà. Et comme je l'ai dit en introduction, si une partie du monde politique avait la réponse, il serait content. Je dis

bien une partie, pas tout. Euh il serait content. Euh comment est-ce qu'on fait

content. Euh comment est-ce qu'on fait pour donner envie aux gens ? Bah il y a pas de martingal. Euh voilà,

malheureusement euh à part la pédagogie et la répétition, le dialogue, le fait et et un truc très important qu'on a essayé de développer ces dernières années au chiffre projet qui est de comprendre pourquoi les gens pourraient

ne pas avoir envie. D'accord ? Parce

qu'en général quand les gens ne font pas quelque chose, ils ont une très bonne raison de ne pas le faire. Euh et donc la base la base de n'importe quelle proposition pour que les choses changent, c'est de comprendre pourquoi

est-ce que les gens font ce qu'ils font.

Y compris quand ils font des choses qui à vous paraissent pas pertinentes, ben en fait, ils ont toujours une très bonne raison de le faire. Euh et dans les dans les grandes consultations qu'on a commencé à développer ces dernières

années, on cherche justement, on va dans cette direction, c'est-à-dire qu'on cherche à comprendre qu'est-ce qui peut éventuellement bloquer, où est-ce queù sont les contreparties que les gens attendraient qu'ils n'ont pas et cetera.

Enfin voilà, donc c'est on on a commencé à travailler là-dessus.

[raclement de gorge] C'est notre modeste contribution à l'affaire. Euh mais

encore une fois, il y a pas de martingal euh sur la façon de donner envie. Euh

tous les gens qui ont des enfants dans cette salle savent un peu de quoi je parle.

Merci Jean-Marc. Et euh

je vais être brève parce que c'est la fin de cette session. Euh merci à tous pour votre écoute en ligne, pour votre écoute

ici. Euh et et un grand merci en fait à

ici. Euh et et un grand merci en fait à l'équipe, à tous ceux qui ont travaillé pendant des mois, euh à toutes tous les gens que vous n'avez pas vu sur cette scène mais qui ont contribué, que ce

soit des experts, des professionnels des secteurs mais aussi beaucoup toute l'équipe. notamment, j'ai un petit mot

l'équipe. notamment, j'ai un petit mot spécial pour l'équipe communication affaires publique qui sont souvent les invisibles mais qui ont beaucoup qui ont beaucoup donné pour ce soir.

[applaudissements] Aussi un énorme merci à nos 36000 donateurs du crowfunding l'année dernière parce que si on est tous ici ce soir, c'est grâce quand même au 4,5 million d'euros qu'on a levé, sinon on

serait pas là. Donc un énorme merci à leur soutien. [applaudissements]

leur soutien. [applaudissements] aux membres aussi aux membres financeurs du Shift Project, c'est aussi précieux à nos shifters, à nos bénévoles et c'est vers eux que je me tourne pour ce mot

final. Ce que vous voyez derrière moi,

final. Ce que vous voyez derrière moi, c'est tout ce qu'on a prévu parce qu'aujourd'hui, je l'ai dit en intro et j'en marque aussi, c'est le début de quelque chose. C'est le début de notre

quelque chose. C'est le début de notre campagne. Il va se passer plein de

campagne. Il va se passer plein de choses. Il y a plein de choses qui vont

choses. Il y a plein de choses qui vont être publiées. Ce travail va aussi être

être publiées. Ce travail va aussi être feuilletonné sous forme de zoom de publications un peu plus longues qui vous ont qui vont vous être présenté, notamment le 21 mai sur les questions

d'emploi et formation. Vous pouvez dès maintenant vous inscrire sur le site et vous pouvez d'ailleurs vous inscrire à notre newsletter comme ça vous ne raterez rien de nos actualités.

N'hésitez pas si ce n'est pas déjà fait.

Euh et aussi deux grands temps forts qui vont arriver, notamment, je l'ai déjà dit, la sortie du livre, le 14 octobre.

Tenez-vous prêt pour ce grand livre synthèse qui va rassembler l'ensemble de nos publications et pas que Transition Robuste que vous avez vu ce soir. Et euh

justement un des premiers temps forts, c'est aussi les temps forts animés par nos bénévoles, les Shifters, l'univers shifté. Et à l'univers Chifté, il y aura

shifté. Et à l'univers Chifté, il y aura des tables rondes sur tous les sujets que vous avez vu ce soir. Donc creusez

pendant 1hure 1h30 avec aussi beaucoup d'intervenant extérieurs. Venez, c'est à

d'intervenant extérieurs. Venez, c'est à Renn les 6 et 7 juin. Euh n'hésitez pas à vous inscrire aussi sur le site des Shifters. Et je finis sur une bonne

Shifters. Et je finis sur une bonne nouvelle. Donc, au-delà de fait d'avoir

nouvelle. Donc, au-delà de fait d'avoir montré ce soir qu'on pouvait réussir la transition, qui est quand même une très bonne nouvelle, et ben figurez-vous que des places sont libérées pour le cocktail de ce soir et que si vous avez

envie de poursuivre ces échanges parce que vous avez tenu quand même jusqu'au bout et on vous en félicite, et ben venez trinquer et grignoter un petit bout avec nous et poursuivre ces

échanges. On est nombreux donc n'hésitez

échanges. On est nombreux donc n'hésitez pas à venir nous voir. Merci beaucoup.

[applaudissements] [applaudissements]

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