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By Unknown

Summary

Topics Covered

  • L'obésité est une maladie neurologique, pas un manque de volonté
  • 26 % de réduction des événements cardiovasculaires avec le sémaglutide
  • Arrêter le traitement = reprendre 70 % du poids perdu
  • GLP-1 dans le cerveau, le cœur, le rein : vers l'Alzheimer et l'arthrose ?
  • Prix entre 150 € et 450 € : vers une médecine à deux vitesses ?

Full Transcript

Près de 6 % de la population française souffre de diabète de type 2 et ce chiffre ne cesse d'augmenter à un point tel que cette maladie est qualifiée d'épidémie au niveau mondial. La preuve

en chiffre, plus de 500 millions d'adultes sont touchés dans le monde. Il

devrait être près de 800 millions en 2045. Premier facteur de risque de ce

2045. Premier facteur de risque de ce diabète, c'est l'obésité. 80 % des obèses étant en effet diabétique. Or,

l'obésité, elle aussi est une infection dont la fréquence ne cesse d'augmenter.

En France, plus de 8 millions de Français sont concernés et dans le monde, c'est 1 milliard de personnes touchées. Une avalanche de chiffres pour

touchées. Une avalanche de chiffres pour que vous mesuriez bien l'énorme intérêt que peuvent présenter des médicaments qui traitent et le diabète et l'obésité.

C'est le cas des molécules devenues célèbres comme l'Ozanampique, le Wegovi, le Munjaro ou encore le Trulicity.

Molécules tellement célèbres qu'elles sont détournées de leur usage initial.

Comment les attends découvertes ?

Comment fonctionnent-elles ? Quels sont

leurs bénéfices, leurs risques, le danger à les utiliser hors prescription ? Et puis leurs promesses ne s'arrête

? Et puis leurs promesses ne s'arrête pas à traiter diabète et obésité puisqu'on parle aujourd'hui d'un éventuel effet sur l'arthrose ou encore même la maladie d'Alzheimer. Alors pour

faire le point le plus actuel sur ces médicaments, nous sommes avec le docteur Diana Cadouche.

Diana Cadouche, bonjour.

Et bonjour.

Vous êtes médecin nutritionniste, médecin du sport, spécialiste de l'obésité. Alors, on va faire le point

l'obésité. Alors, on va faire le point sur ces médicaments que beaucoup veulent se faire prescrire à bons ou mauvais essent, mais il faut comprendre comment ils fonctionnent, d'où ils viennent. Et

avant qu'on ne commence, je précise juste que vous n'avez aucun conflit d'intérêt avec les laboratoires qui produisent ces médicaments. Ça les

choses sont dites. Exactement.

Parlons déjà de la maladie pour laquelle ils ont été développés puisque tout est partie du diabète de type 2. Est-ce

qu'on peut rappeler de quoi il s'agit et en quoi c'est dangereux le diabète de type 2 ?

C'est une un très beau une très belle introduction. Déjà, on va définir ce que

introduction. Déjà, on va définir ce que c'est le diabète de type 2, le diabète sucré.

On va partir d'un concept simple, je vais vous le simplifier au maximum pour comprendre les médicaments. Tout part de ce qu'on appelle le principe de l'insulinorésistance.

Dans notre corps, il y a un organe que l'on que vous connaissez qui s'appelle le pancréas. Son travail, c'est

le pancréas. Son travail, c'est notamment parmi d'autres choses de sécréter de l'insuline qui est une hormone qui normalement ordonne aux cellules et donc au sucre de rentrer dans les cellules. Alors, je vous

rappelle que le sucre, c'est important, c'est le l'essence de notre voiture, on en a besoin. Donc, il faut le faire rentrer ou le stocker quand il y en a trop. Mais c'est le travail de

trop. Mais c'est le travail de l'insuline. Et dans le diabète, il y a

l'insuline. Et dans le diabète, il y a ce qu'on appelle l'insulinorésistance.

C'est une défaillance en fait, une forme de de messager qui n'est pas écouté par nos cellules. Alors l'image claire,

nos cellules. Alors l'image claire, c'est vous avez la clé mais elle est rouillée. La serrure elle veut pas

rouillée. La serrure elle veut pas rentrer. Donc qu'est-ce qui se passe

rentrer. Donc qu'est-ce qui se passe dans le diabète ? Pas mal. Donc le

diabète n'arrive pas du jour au lendemain. Il arrive petit à petit. Et

lendemain. Il arrive petit à petit. Et

comment ? Alors le pancra il se laisse pas faire. Qu'est-ce qu'il fait ? Il va

pas faire. Qu'est-ce qu'il fait ? Il va

multiplier les clés. Bah oui, il faut que ça rentre. Donc, on a ce qu'on appelle l'hyperinsulinisme, une augmentation de l'insuline qui marche au début puisque votre taux de sucre reste stable, donc ça passe sur

les prises de sang que vous faites, mais on voit que ça monte au bout d'un moment. Malheureusement et bien ça

moment. Malheureusement et bien ça déraille, il n'y a plus assez de clé, les serrures ne sont toujours pas effectives et ben on arrive au diabète et donc ça c'est ce qu'on appelle l'insulinorésistance. Et on va voir

l'insulinorésistance. Et on va voir justement justement qu'à partir de là et bien vont être développés beaucoup de médicaments sur ce sujet-là. Et diabète, il faut le traiter parce que c'est dangereux.

Effectivement, parce que c'est dangereux parce que ce cette accumulation de sucre en réalité euh l'image aussi, je je veux toujours transmettre des images, c'est comme si ça caramélisait vos tissus.

Donc ça va caraméliser par exemple ce qu'on appelle la glication, les on va commencer par les petits vaisseaux. Donc

c'est pour ça que dans le diabète, le risque par exemple, c'est les yeux. On

surveille les yeux, on va surveiller par exemple les nerfs, les pieds. On va

commencer à surveiller aussi le rein, comment il filtre. Et puis au fur et à mesure, il va commencer à toucher les gros vaisseaux. là et bien c'est le cœur

gros vaisseaux. là et bien c'est le cœur les par exemple les maladies cardio-vasculaires ou encore les AVC c'est une maladie silencieuse le diabète ça vient petit à petit donc c'est important qu'on la suive puis qu'on

empêche son développement je disais 80 % des obèses sont diabétiques. C'est quoi ce lien ?

diabétiques. C'est quoi ce lien ?

Comment on explique ça ? Et

oui on l'appelle communément chez nous la diabésité. Il y a bien un lien. Et

la diabésité. Il y a bien un lien. Et

pourquoi ? Ben parce qu'en fait on a eu une image erronée très longtemps du tissu graisseux. Ce qu'on appelle le

tissu graisseux. Ce qu'on appelle le tissu à du peu chez nous. Longtemps on

pense que c'est un stock. Bon, c'est pas c'est pas esthétique. Non non non. Le

tissu adipu, le tissu graisseux, c'est un vrai organe hormonal. C'està-dire qu'il parle, il

hormonal. C'està-dire qu'il parle, il parle en permanence et malheureusement, il va sécréter des hormones dites inflammatoires, notamment les cytoquines. Et qu'est-ce que ça fait ces

cytoquines. Et qu'est-ce que ça fait ces hormones ? Et bien, ça vient participer

hormones ? Et bien, ça vient participer à l'insulinorésistance que je vous ai expliqué dès le début. Donc finalement,

vous avez aggravé la situation par ce tissu notamment prédévisaire qu'on appelle intraabdominal. Et bah

appelle intraabdominal. Et bah finalement c'est associé, ça aggrave la situation. Donc il y a un vrai lien

situation. Donc il y a un vrai lien entre l'insulorésistance du diabète et l'obésité. Mais il y a aussi des

l'obésité. Mais il y a aussi des obésités seules. Il y a des obésités

obésités seules. Il y a des obésités bien sûr seul. Ce n'est pas parce qu'on situation d'obésité que l'on est forcément diabétique. Attention euh

forcément diabétique. Attention euh l'obésité et c'est là où où je je vais peser mes mots. C'est important que ce message soit transmis. Le diabète, on le sait tous, est une maladie chronique. Et

bien l'obésité seule est une maladie chronique. Il faut absolument comprendre

chronique. Il faut absolument comprendre son mécanisme à l'obésité en elle-même.

L'obésité, alors notre corps, il est il a des hormones de faim et de satiété qui sont sécrétées partout. Par exemple, on a la leptine qui est sécrétée au niveau du tissu graisseux de notre corps. La

leptine, bah c'est logique, si on prend si on prend du poids, finalement, et bien la leptine monte. OK, c'est un message de satiété. Elle a envie d'être transmise au niveau du cerveau pour dire "J'ai pris du poids, tu as pas besoin, tu as pas faim." On a d'autres hormones

très importantes. La gréline qui est une

très importantes. La gréline qui est une hormone de la faim au niveau de l'estomac ou encore la GLP1 dont on va parler justement au niveau de l'intestin. Et tout ça, c'est un

l'intestin. Et tout ça, c'est un concerta d'hormones qui normalement contrôle nos sensations de fin et de satiété. Et dans l'obésité, c'est ça le

satiété. Et dans l'obésité, c'est ça le message, il faut comprendre que c'est un problème central au niveau du cerveau.

Ça n'est pas un problème de volonté. On

répètera jamais assez.

Voilà. Par pitié,

c'est une vraie maladie. Ce n'est pas une maladie de la volonté, ce n'est pas un manque voilà de d'aciduité, c'est une vraie maladie neurologique centrale. Les

ces hormones de satiété sont mal perçus au niveau du cerveau. C'est ce qu'on appelle notamment le food noise, le bruit alimentaire. Les personnes qui

bruit alimentaire. Les personnes qui souffrent de cette pathologie n'ont pas la faculté d'arrêter ce bruit comme un acouen permanent dans sa tête.

Al cette hormone dont vous avez évoqué que vous avez évoqué effectivement qui a été découverte et c'est ça cette grande découverte l'hormone intestinale le GLP1. Donc c'est pour ça qu'on a voulu

GLP1. Donc c'est pour ça qu'on a voulu faire des médicaments à partir de ça qui imitaient cette hormone humaine. Elle

agit comment ?

Alors la GLP1 c'est une hormone qui est sécrétée au niveau du tube digestif, au niveau de l'intestin. Alors elle a un mécanisme fascinant. Elle a plusieurs

mécanisme fascinant. Elle a plusieurs effets. Le premier on l'a vu, c'était au

effets. Le premier on l'a vu, c'était au niveau du pancréas.

Elle va demander au pancréas de sécréter de l'insuline. Mais cette fois-ci et

de l'insuline. Mais cette fois-ci et d'ailleurs, contrairement à d'autres médicaments que l'on met dans le diabète, c'est la première fois qu'elle est de manière intelligente. On appelle

ça l'effet incrétine au niveau du type digestif. C'est-à-dire que elle détecte

digestif. C'est-à-dire que elle détecte la montée du du sucre, c'est-à-dire l'arrivée du repas en quelque sorte et elle va donner l'ordre et bien au pancréas de sécréter l'insuline. Donc

c'est quelque chose qui est sensible et intelligent. Le elle va aussi euh

intelligent. Le elle va aussi euh diminuer la sécrétion du glucagon qui est le glucagon, c'est par exemple la libération du sucre au niveau du foie.

Donc elle en même temps elle pousse et elle freine, c'est extraordinaire.

Deuxièmement, elle va demander à la au tube digestif de ralentir sa digestion, ce qu'appelle la diminution du de la vidange gastrile, le ralentissement. Et

enfin, elle a un effet au niveau du cerveau puisque la GLP1, c'est un effet de satiété centrale au niveau du cerveau qui a un effet du coup de de coup fin mais aussi un effet potentiellement sur

ce qu'on appelle le circuit de la récompense, les récepteurs dopaminergiques et ça aurait même finalement un effet sur ce choix alimentaire presque plus intelligent et moins compulsif.

Assezinaire, il faut bien le reconnaître. Alors, des médicaments ont

reconnaître. Alors, des médicaments ont donc été développés qui imitent cette hormone. Il y en a eu plusieurs jusqu'à

hormone. Il y en a eu plusieurs jusqu'à l'arrivée de fameux osampique puisque c'est quand même celui qu'on connaît le mieux d'emblé parce qu'on va parler évidemment obésité mais d'emblé ça a montré son intérêt pour le diabète en faisant

baisser cette glycémie ce taux de sucre dans le sang.

Oui. Alors ce n'est pas le premier he nous en pixé. Alors je plus connu des de cette série voà je vais parler que en noms commerciaux. C'est important que vous

commerciaux. C'est important que vous l'entendez c'est plus simple pour vous.

C'est le sémaglutine, on appelle ça l'osampique ou levi, on reparlera de ça et le tirs hépatite qui est le mounjaro.

Je vous je vous avoue, c'est des noms à jouer au scrap, [rires] ça c'est fait, mais on va juste se servir des noms commerciaux aujourd'hui. Donc le il y a

commerciaux aujourd'hui. Donc le il y a eu beaucoup de ces molécules dans le passé et toujours actuelle d'ailleurs dans le diabète, faut bien le comprendre, ce n'est pas la seule.

Maintenant, ce qui est intéressant, c'est un l'équilibre du diabète, notamment ce qu'on appelle l'hémoglobine gliqué. C'est un marqueur que votre

gliqué. C'est un marqueur que votre médecin va demander pour surveiller l'évolution du sucre des trois derniers mois.

je suis capable de remonter le temps et de voir votre équilibre dans la journée des tr derniers mois et bien c'est un des effets déjà qui était très important bien plus important que ces autres

confrères j'ai envie de dire de l'arsenal thérapeutique. Deuxièmement la

l'arsenal thérapeutique. Deuxièmement la perte de poids et oui la perte de poids, on avait un premier qui s'appelait le Saxanda ou le Victosa dans le diabète euh qui faisait perdre 8 %. Et là on commence à avoir des pertes de poids

bien supérieur notamment avec le Wegovi et qui tourne autour de 14 %. Et enfin

euh euh c'est ce qui est et là c'est majeur et on en reparlera euh plus profondément je pense après, c'est l'effet sur le cœur. Et c'est ça qui a vraiment été révolutionnaire, c'est que non seulement oui, nous on regardait

l'effet sur le diabète, le sucre, mais pour la première fois, on a eu des études très importantes sur l'effet cardio-vasculaire, ça qui a un effet protecteur pour le cœur.

Oui. Et là, une des premières études, c'était sur un composant qu'on appelle chez nous le critère MACE. C'est un

critère composite qui réunit bah la mortalité toute maladie cardiaque confondue, l'infarctus, les AVC et dans les études, on a une diminution pour le sémaglutide de 26 % des événements

c'est incroyable chez les patients diabétiques. Donc non seulement c'était

diabétiques. Donc non seulement c'était sûr safe, j'allais dire sécure de mettre ce traitement, mais on était en train bah en fait bien plus loin que juste équilibrer le diabète, c'était sauver

des vies, c'était on a amélioré, on va diminuer le risque cardio-ovasculaire et puis et hors diabète dans l'obésité, on a eu à nouveau des chiffres qui sont sortis chez les patients en obésité sans diabète, ce qui n'est pas réel et chez

les patients qui ont déjà eu un problème cardio-vasculaire, il y avait une diminution de 20 % de récidive par exemple d'infarctus, de tout corona.

opathie. Donc c'est des chiffres importants.

Effectivement, vous avez cité plusieurs molécules qui ont été développées comme le Wegovi, le munjaro, plus spécifique pour la perte de poids. Juste c'est quoi leur leur différence ? Parce qu'on a on s'y perd un petit peu honnêtement.

Très simplement le l'osampique c'est pour les diabétiques. Retenez ça.

C'est-à-dire si vous n'êtes pas diabétique, ce n'est pas l'osempique, vous ne pouvez pas l'avoir, il est réservé au diabétique. Deuxièmement, le

wigovi et bien c'est l'ospique, c'est la même molécule mais a des doses plus importantes dans l'obésité. C'est

seulement pour les patients en obésité sans diabète. Et enfin le moujaro, c'est

sans diabète. Et enfin le moujaro, c'est l'autre molécule. euh qui associe

l'autre molécule. euh qui associe d'autres d'autres choses d'ailleurs.

Alors, je précise que ces médicaments ont plus de l'effet protecteur sur le cœur. On montrer un effet sur le foie,

cœur. On montrer un effet sur le foie, sur le rein, sur les apnées du sommeil qui sont des conséquences chez les chez les les grands obèses. Donc beaucoup

d'effets protecteurs. Avant de parler de leurs effets secondaires parce qu'ils existent hein, on va dire que ces médicaments ne sont pas la solution miracle à l'obésité. Écoutez ce que dit Alain qui est diabétique et obèse et qui a pris un de ses produits qui témoigne dans le téléphone son sur France

Interre. Moi, je voulais mettre l'accent

Interre. Moi, je voulais mettre l'accent sur le fait que un médicament à lui seul ne permet pas forcément de maigrir de façon terraine. Moi-même, étant en

façon terraine. Moi-même, étant en situation d'obésité, euh je pense que la vision médicamenteuse ne se suffit pas à elle-même. En fait, il y a l'aspect

elle-même. En fait, il y a l'aspect psychologique qu'il faut prendre en compte, l'aspect nutritionnel et l'aspect sportif. Je veux dire par là,

l'aspect sportif. Je veux dire par là, la condition physique.

Votre réaction à ce témoignage.

Merci. Merci déjà vraiment, c'est important. Pourquoi je dis que c'est

important. Pourquoi je dis que c'est important euh ce médicament n'est pas magique. C'est une idée magique

magique. C'est une idée magique d'ailleurs de penser que c'est ça qui va résoudre le problème. Et deuxièmement,

on c'est c'est même pas moi qui le dit, c'est la haute autorité de santé. C'est

le groupe de coordination euh et de concertation autour de de l'obésité des CSO. On appelle ça des centres

CSO. On appelle ça des centres spécialisés de l'obésité. Vous pouvez

tout ça c'est accessible sur internet.

Vous verrez ça fait partie d'un protocole en fait complet, une coordination, un parcours de soins.

Dedans, il y a qui ? Alors, il y a le médecin traitant bien entendu.

D'ailleurs, on a on a un petit peu structuré, ça vaut le coup. de lire ça.

Il y a le médecin traitant, il y a les spécialistes de l'obésité, les endocrinologues, les médecins nutritionnistes et il y a aussi les centres qu'on appelle CSO, centre spécialisté de l'obésité dans les hôpitaux publics mais aussi en en privé.

Et en fait, qu'est-ce qu'on fait ? Bah,

on prend en globalité cette maladie parce que c'est pas effectivement c'est déjà une modification du mode de vie alimentaire. Euh c'est une modification

alimentaire. Euh c'est une modification avec reprise de l'activité physique, c'est la souffrance psychologique parce que toute une vie où on vous reproche de prendre du poids en vous disant que c'est vous qui manquez de motivation et les conséquences aussi sur sa santé,

c'est difficile. Voilà, c'est un

c'est difficile. Voilà, c'est un ensemble de choses. Et voilà, par exemple, moi je je dis souvent le l'amalgame que je fais, mais si vous étiez asthmatique, vous voyez un pneumologue, a priori il vous engueule

pas d'être asthmatique. On est bien d'accord. [rires] Non mais oui, oui, si

d'accord. [rires] Non mais oui, oui, si vous fumez la chicha, on va vous demander d'arrêter. Mais c'est c'est une

demander d'arrêter. Mais c'est c'est une prise en charge globale. On va faire des tests. On va vous demander de faire de

tests. On va vous demander de faire de l'activité physique, d'améliorer euh l'asthme et de de d'arrêter la chicha.

Donc voilà, c'est un peu c'est grottesque de penser que euh le le médicament est une idée magique et que ça va résoudre la maladie. Voilà. Alors

euh on parle de de continuer une activité physique, c'est particulièrement important effectivement avec ces médicaments parce qu'ils ont on va voir quels effets secondaires ils ont mais parmi ces effets secondaires, il y a une perte de muscles.

Oui. Et d'ailleurs, on va voir c'est justement les recherches chez et les futurs médicaments à venir. On a une perte de gras d'ailleurs, c'est c'est tout à fait l'intérêt. On l'a vu pourquoi ? Parce que ce gras, il dit

pourquoi ? Parce que ce gras, il dit l'hypotoxique, mais on a [rires] une perte de muscle comme d'ailleurs toute perte de poids de manière générale de des régimes que vous avez pu faire. Et

bien on a dans les études en tous les cas jusqu'à 30 % voire plus selon l'accompagnement. D'ailleurs, ça ça

l'accompagnement. D'ailleurs, ça ça compte aussi 30 % de de perte de masse musculaire. Ouais.

musculaire. Ouais.

Et puis les troubles digestifs aussi qui peuvent être importants.

Oui, les troubles digestifs, c'est d'ailleurs l'un des freins à ce médicament et c'est pour ça que le l'explication, l'accompagnement et le suivi du coup est important. Le GLP1, je vous rappelle qu'il ralentit la vidange

gastrique. Donc l'effet par là, ça va

gastrique. Donc l'effet par là, ça va être une sensation de pesanteur au niveau de l'estomac, sensation de j'ai mal digéré. nausé, vomissement possible

mal digéré. nausé, vomissement possible et puis diarrée ou au contraire à l'inverse de la constipation. Maintenant

maintenant la plupart de ces euh effets vont se dissiper avec le temps par un effet qu'on appelle la désensibilisation des récepteurs. Donc il y a c'est

des récepteurs. Donc il y a c'est important d'être suivi de pas le prendre tout seul et n'importe comment puisque les médecins le savent très bien, ça s'appelle le go low go slow, c'est-à-dire on commence par une dose

minimale et on prend son temps et on essaie de trouver la dose parfaite pour préciser que ce sont des injections hebdomadaires que se font les patients eux-mêmes.

Exactement. Euh est-ce que la perte de poids pour les personnes obèses est la même selon s'ils ont un diabète ou pas ?

Non, effectivement euh par des mécanismes complexes, mais on euh les chiffres par exemple pour le Wegovi, c'est une paire de 14 % dans chez les patients en situation d'obésité dans les études et dès qu'on passe à un patient

diabétique, on chute autour plutôt de 10 % voire moins. Euh c'est le mécanisme notamment des diabètes et de l'ancienneté du diabète qui rentre en jeu. Et euh et par exemple pour le tirs

jeu. Et euh et par exemple pour le tirs hépatide, l'autre molécule, le moujaro, excusez-moi, euh c'est ça peut monter quand même jusqu'à 22 % de paire de poids, mais pareil, c'est variable malheureusement avec la présence du diabète. Euh pour être bien clair, euh

diabète. Euh pour être bien clair, euh quand on est diabétique, on prescrit de l'ospique. Hm

l'ospique. Hm hm.

Pour un problème d'obésité ou égovi ou unjaro. Exactement,

unjaro. Exactement, on est bien d'accord.

Est-ce que les ados obèses peuvent bénéficier de ces traitements ?

Bien sûr, les adolescents ont euh la possibilité, alors c'était deux médicaments, c'était le Saxanda qui commence à être retiré aujourd'hui pour euh parce qu'il perd moins que les nouveaux et aujourd'hui c'est le Wegovi

qui a l'autorisation. Maintenant, on est bien clair là-dessus. la mise chez donc c'est autorisé à partir de 12 ans. La

mise sous traitement des patients adolescents est réservée aux spécialistes et aux expert de l'enfance.

C'est-à-dire ça se fait généralement plus dans les centres spécialisés de l'obésité pédiatrique et on réserve et c'est vraiment une décision collégiale en fonction des complications qui sont déjà présentes, de plein de choses.

Mais vous faites les transitions mieux que moi parce que j'avais demandé qui a le droit de prescrire ces médicaments [rires] alors aux adultes qui a le droit de prescrire. Alors, il y a une histoire

de prescrire. Alors, il y a une histoire qui est quand même à préciser parce que depuis 2022, vous savez que au début tout le monde a commencé à être intéressé par ces médicaments et on a subi la vague déjà de la demande et donc on avait du des problèmes

d'approvisionnement pour les patients diabétiques et donc de leur instaurer le traitement et après malheureusement des mésusages, c'estàdire des prescriptions chez des patients non diabétiques qui arrivaient à choper l'ampique. Donc on a

eu des problèmes. Quand on est arrivé au Wigovi ou Munjaro, par peur de revivre cet événement qui n'était pas très appréciable pour nous, on a décidé, enfin c'est l'agence pas on l'agence de sécurité du médicament a instauré des règles au début qui disaient voilà je

vais limiter l'indice de masse corporelle accessible pour les patients en obésité non diabétique et surtout pas tout le monde peut le prescrire.

Pourquoi ? parce que on a besoin d'être sûr qu'il n'y aura pas de carence médicamente depuis juin 2025, ça a été réouvert et maintenant on peut on peut le les prescrire tout spécialiste

confondu maintenant. Voilà, tout

confondu maintenant. Voilà, tout spécialiste qui connaît l'obésité et qui sait qu'il va devoir trouver du temps dans son programme de parce que Ah oui, c'est un accompagnement. Il faut

réévaluer tout le temps les nouvelles doses. Donc c'est c'est du temps et

doses. Donc c'est c'est du temps et c'est voilà, il faut pas le prescrire à l'aveugle. Vous l'avez dit he il y a eu

l'aveugle. Vous l'avez dit he il y a eu effectivement un engouement pour ces produits qui pris par des personnes qui voulaient perdre 3 4 kg qui souvent les achetaient sur internet. Alors déjà il y a quoi comme risque à acheter sur internet et quoi comme risque à prendre

ce médicament quand on en a pas besoin ?

Alors déjà sur internet on a le problème effectivement de est-ce que vraiment vous êtes en train de d'acheter d'un analogue de GLP1. On a des cas de d'insulines qui ont été retrouvés dans les stylos qui ont été vendus. Je vous

rappelle que l'insuline ça fait chuter le sucre, ça fait des hypoclycémies et ça peut mener au coma et à la mort. Donc

vraiment, on vous déconseille d'acheter hors parcours des pharmacies et de la prescription médicale. Et deuxièmement,

prescription médicale. Et deuxièmement, on ne sait pas non plus ce qu'il y a dedans, c'est-à-dire on peut retrouver des bactéries, on ne sait pas la dose réelle que vous pouvez recevoir. Donc ce

n'est pas du tout surveillé et c'est mal surveillé puisque les patients, je comprends, ne le déclarent pas tout le temps par honte et du coup, on n'est pas capable.

Le l'autre risque de médicament don, c'est ce qu'on c'est l'agence de sécurité du médicament, c'était la visée esthétique. Aujourd'hui, on soigne des

esthétique. Aujourd'hui, on soigne des maladies. ce sont c'est on vient

maladies. ce sont c'est on vient remplacer une hormone qui est déficitaire qui qui a un problème chez les patients auquels on a identifié finalement une logique biologique voilà scientifique. tenait pas pour avoir

scientifique. tenait pas pour avoir quelques mois pour perdre du poids pour être à la plage pour avoir une compétition de sport et donc on rentre dans ce qui s'appelle le mésage

esthétique et d'ailleurs l'agence de du dopage est dessus en ce moment parce que on a des nouvelles molécules qui vont arriver et ça c'est tout l'intérêt aussi pour nos patients à nous mais c'est un risque pour le mésusage esthétique c'est

comment préserver la masse musculaire pour les futurs médicaments. Alors euh

on précise que le diabète et parce qu'on va parler par les remboursements, le diabète est une affection euh de longue durée. Dit chronique, l'obésité n'est

durée. Dit chronique, l'obésité n'est pas reconnu en France comme affection de longue durée. Alorsovi euh auxqu euh

longue durée. Alorsovi euh auxqu euh Monjaro, qu'est-ce qui est remboursé ?

Donc l'osampique euh est remboursé dans le cadre du diabète puisque c'est une affection de longue durée, une ça c'est pris en charge donc c'est une partie donc 30 % par assurance maladie le reste par votre complémentaire. Le Wegovi et

le Munjaro ne sont pas pris en charge aujourd'hui, même si on a des indications par la haute autorité de santé qui recommande selon des critères précis dans l'obésité.

Oui. Avec une obésité sévère, avec des coup morbilités et cetera.

Exactement. Ça ça va venir, on va dire dans les années où qui qui sait là, c'est l'agenda et ça reste des décisions gouvernementales et des et des négociations de prix. Mais pour

l'instant, en tout cas, ce n'est pas remboursé.

Ces médicaments sont à prendre à vie ou pas pour le diabète, pour l'obésité ?

Merci de poser la question. C'est le

message important. C'est un traitement d'une maladie chronique au long cours.

C'est donc un traitement à vie. Il n'est

pas supposé être arrêté.

Et si on arrête, il se passe quoi pour le diabète pour l'obésité ?

Si on arrête si on arrête, c'est les études qui qui nous le disent. On a déjà dans le diabète euh une remontée de l'équilibre de l'hémoglobine gliqué dont je vous ai parlé tout à l'heure. Donc un

déséquilibre du diabète qui revient et surtout une remontée du poids avec plus de 70 % du poids qui était perdu qui revient qui remonte.

Qu'est-ce qu'on a quand même comme recul ? parce qu'on parle effectivement pour

? parce qu'on parle effectivement pour les gens, c'est des molécules miracles.

Dans 30 ans, est-ce qu'on risque de voir apparaître des des conséquences à la prise de ces médicaments ?

Je comprends tout à fait la question, j'y réponds souvent et je pense que c'est normal de poser la question, sachant qu'on vit avec un passé et des scandales sanitaires sur des médicaments de perte de poids qui qui ont eu un

impact. Maintenant, il y a un risque

impact. Maintenant, il y a un risque théorique bien sûr au long cours comme tout médicament et il y a un risque actuel qui est connu que ça soit dans le diabèteou l'obésité. C'est on est sûr

diabèteou l'obésité. C'est on est sûr aujourd'hui que si on poursuit le diabète et l'obésité, on a un risque de survenu de complication maladie cardio-ovasculaire rénales

cérébrale. On sait en tous les cas que

cérébrale. On sait en tous les cas que l'on a ce risque qui est lui figé. Donc

la balance bénéfice risque aujourd'hui, elle est en faveur de la mise ce médicament dans le casre de ces pathologies bien sûr.

D'autant enfin ces médicaments continuent se de susciter l'engouement puisque on parle de potentiel bénéfic outre de tout ce dont on vient de parler sur l'arthrose ou encore même sur la maladie d'Alzheimer. Il y a des études

maladie d'Alzheimer. Il y a des études en cours, il y a quoi ?

Bien sûr, il y a beaucoup d'études.

Alors pourquoi ? Parce que déjà juste pour vous donner la vision, pourquoi on est si intéressé par ces études et denta maladie ? parce qu'en fait le GLP1

maladie ? parce qu'en fait le GLP1 notamment et d'autres et tous les les futurs médicaments qui arrivent, ils ont des récepteurs bien partout en fait dans le corps et notamment dans le cerveau,

dans le cœur, dans le rein, dans le et donc ce qui nous et ils ont un effet, les récepteurs à cette hormone et ils ont un effet indépendant, il faut bien l'entendre, que juste la paire de poids et notamment un effet anti-inflammatoire. Donc ça nous a

anti-inflammatoire. Donc ça nous a ouvert la porte à se poser des questions sur jusqu'où ça pourrait être impactant.

Alors c'est en cours sur l'arthrose, c'est en cours. On sait que le fait de perdre du poids subjectivement les patients qui souffraient ont des améliorations cliniques par le mécanisme mécanique de perte de poids. Maintenant

on s'intéresse surtout à l'inflammation et donc les donc ça c'est en cours, je ne peux pas conclure là-dessus. Euh il y a des études très intéressantes sur Alzheimer. Alors moins sur la maladie

Alzheimer. Alors moins sur la maladie déjà développée, plus maintenant on se tourne vers la prévention. Pareil sur ce mécanisme anti-inflammatoire. Il y a des

mécanisme anti-inflammatoire. Il y a des études dans l'alcoolisme euh notamment dans la dépendance, même les jeux, c'est quelque chose qui est en cours parce que justement ça touche certains récepteurs

du circuit de la récompense. Voilà, donc

c'est ce sont des choses qui sont en cours et forcément c'est un dynamisme de recherche fou et très intéressant.

J'ai une question très concrète. On sait

que quand il y a eu un usage détourné de l'ose en pique, il y a des patients qui ont manqué euh de médicaments parce que ben voilà, il y a un problème d'approvisionnement euh parce que d'autres prenaient pour un autre usage.

Est-ce que aujourd'hui il y a toujours ces problèmes là où ils sont prioritaires de toute façon les diabétiques ? Alors, d'où la d'où déjà

diabétiques ? Alors, d'où la d'où déjà la création de l'oseampique versus Wegovi et aujourd'hui, on s'assure en tous les cas que les patients diabétiques ont bien leur traitement et notamment parce que le médecin qui le prescrit est obligé aujourd'hui de faire

un certificat qui est validé par le médecin conseil de l'assurance maladie pour être sûr que la personne qui va recevoir le traitement de l'empique est bien diabétique et le pharmacien vérifie ce certificat. Donc pour les patients

ce certificat. Donc pour les patients diabétiques, nous n'avons plus aujourd'hui de risque en tous les cas de carence. Maintenant, vous avez vu

carence. Maintenant, vous avez vu l'engouement. Donc on ne sait pas ce qui

l'engouement. Donc on ne sait pas ce qui est fait demain. On n'est pas en situation actuelle de carence mais il y a un dynamisme qui que l'agence de sécurité du médicament surveille. On va

continuer cet entretien dans quelques instants. Pour l'instant c'est l'heure

instants. Pour l'instant c'est l'heure de retrouver la chronique avec science.

Aujourd'hui, Alexandre Adelbau nous parle d'un patient sauvé de la détresse respiratoire grâce à un poumon artificiel.

Comment un patient a-t-il vécu 2 jours sans aucun poumon ? C'est un patient de 33 ans jusque-là en parfaite santé qui a d'abord contracté une simple grippe.

Dans les semaines suivantes, une surinfection bactérienne vient s'ajouter à l'infection virale et tout s'emballe.

Le pathogène est résistant à certains antibiotiques et le patient développe alors un SDRA, un syndrome de détresse respiratoire aigu. Le même type de

respiratoire aigu. Le même type de complication que l'on observait dans les formes graves de COVID-19. Édouard Sage

est chef du service de chirurgie thoracique et de transplantation pulmonaire à l'hôpital Foch. C'est un

grand syndrome qui au final fait que les patients sont défaillants d'un organe qui est le poumon et qui engendre du coup bah la nécessité dans les formes les moins graves de mettre de l'oxygène

et dans les formes de plus en plus prononcées d'avoir des patients qui ont besoin d'être intubés, d'être ventilés et d'avoir une assistance circulatoire

extracorporelle. L'acronyme anglo-saxon

extracorporelle. L'acronyme anglo-saxon qui est ECMO qui en français veut dire membrane d'oxygénation extracorporelle.

On sait et ça c'est la période pandémique Covid a vraiment conforté dans le fait que le poumon est un organe qui va réellement cicatriser si on lui laisse le temps de le faire. la

problématique et c'est là où en fait on finit par aller dans la balance bénéfic systématique qu'on voit en médecine mais c'est de se dire qu'en fait oui si on avait suffisamment de temps, on sait que le patient allit va guérir mais on sait

aussi dans le même temps que en réanimation un tube ventilé on sait qu'il y a des surinfections qui viennent se créer et donc c'est dans ce contexte là de infection virale surinfection

bactérienne on sait que là pour le coup on est sur une ligne de crête on sait pas si le malade va pouvoir guérir ou si il va pas guérir. Plus on attend, plus les chances de récupération du poumon augmentent, mais pas forcément celle du

reste du corps. Dans ces situations où le temps manque, une greffe peut-être envisagée, mais elle comporte aussi des risques. Pour éviter le rejet, il faut

risques. Pour éviter le rejet, il faut administrer des immunosuppresseurs, donc affaiblir le système immunitaire avec le danger donc que l'infection reparte de plus belle. Les équipes médicales ont

plus belle. Les équipes médicales ont alors choisi une troisième voix beaucoup plus radicale, lui retirer les deux poumons pour laisser le temps à l'infection de guérir. C'est ce rapport

de cas qui est publié dans une nouvelle étude de la revue Medintervient le poumon artificiel. Alors, c'est un

poumon artificiel. Alors, c'est un poumon artificiel avec des guillemets parce que l'CMO, le système disons classique en réanimation en cas de détresse respiratoire est déjà une forme de poumon artificiel. Mais ici, il ne

vient pas simplement assister les poumons. Il prend entièrement le relais

poumons. Il prend entièrement le relais de la fonction respiratoire, donc de l'oxygénation du sang et de l'élimination du CO2. Les chirurgiens de l'université de North-western à Chicago

ont réalisé un ECMO classique en y ajoutant un petit pont, un shunt très utilisé en chirurgie cardiaque et donc détourné de son usage initial. Une

technique pas tout à fait nouvelle mais qui a permis aux patients de vivre 48 heures sans poumon avant d'en recevoir de nouveau. C'est pas une nouveauté,

de nouveau. C'est pas une nouveauté, c'est pas une première mondiale. Parce

que en 2016, l'équipe de Toronto avait déjà publié le même principe, c'était un patient jeune, une insuffisance respiratoire liée à un virus, une infection bactérienne et la nécessité de

retirer les deux poumons et d'avoir un patient qui était resté pas 48 he mais qui était resté 6 jours sans poumon avec des outils qu'on avait considéré comme du poumon artificiel là encore qu'on avait pas appelé de cette manière-là qui

étaient des écos qui avaient été mis en place en fait. Mais eux plutôt que créer ce chintel avaient remis un autre circulation extracorporelle. C'estàd

circulation extracorporelle. C'estàd qu'il y avait deux machines d'assistance circulatoire qui était mis en place en parallèle et donc du coup ça complexifiait très clairement les choses. Là on est sur une étape

choses. Là on est sur une étape supplémentaire de simplification d'un process extrêmement complexe. Et ce que nous montre cette étude là ou en tout cas ce cas, c'est que c'est possible et

donc du coup c'est une ouverture possible vers une thérapeutique simplifiée de cas d'exception. Cela fait

maintenant presque 3 ans que ce patient a été opéré. Il se porte très bien. Sa

capacité respiratoire est excellente pour un double greffé. Mais cette

procédure reste exceptionnelle et ne deviendra jamais un traitement de routine du SDRA. Elle montre en revanche une simplification que ce dispositif est utilisable avec une solution un petit

peu plus clé en main dans ces quat particuliers. Et ce qui est intéressant

particuliers. Et ce qui est intéressant dans cette étude, ce n'est pas seulement l'aspect technique, mais l'analyse approfondie des anciens poumons, ceux qui étaient malades. Et résultat, le

patient n'aurait jamais pu guérir sans greffe tant les tissus étaient atteints.

C'était donc la meilleure décision médicale à prendre. Cela soulligne aussi une limite actuelle dans la prise en charge du SDRA. Il est impossible de véritablement prédire l'évolution d'un

patient. Alors, le mieux est d'éviter de

patient. Alors, le mieux est d'éviter de développer ce syndrome et l'un des meilleurs moyens quand il s'agit d'infection reste la vaccination.

Carnet de santé. Encore une question docteur Cadouche. Le 1er décembre 2025,

docteur Cadouche. Le 1er décembre 2025, l'OMS a reconnu he que les médicaments commercialisés sous le nom d'XP de Wegovi ou Munjaro pourrait aider à lutter contre l'obésité qui touche 1 milliard de personnes dans le monde.

Est-ce qu'honnêtement, vu que ça coûte 300 € à peu près par mois, non pris en charge, on va pas vers une médecine à deux vitesses. Par exemple, les pays en

deux vitesses. Par exemple, les pays en développement où il y a énormément de baises, est-ce qu'ils pourront offrir ça à leur population où c'est vraiment la double peine ? Alors juste pour être

double peine ? Alors juste pour être précis sur les prix, c'est variable selon la dose. On commence entre 150 mais ça peut monter même plus loin à 450 €. Marinard, c'est important que vous

€. Marinard, c'est important que vous l'entendiez. Oui, il a un gros problème.

l'entendiez. Oui, il a un gros problème.

Il y a un gros problème de disparité sociale. Ça veut dire déjà qu'on sait

sociale. Ça veut dire déjà qu'on sait que l'obésité par exemple et même le diabète, ça touche des populations qui sont socialement défavorisées.

Il va falloir une solution rapide. En

fait, on peut pas continuer comme ça.

C'est c'est c'est pas éthique en fait.

Il va falloir une position en tous les cas de prise en charge pour cette pathologie qui est chronique et qui aurait dû être déclarée comme une affection de longue durée.

C'est des discussions avec les laboratoire.

C'est des discussions entre l'État et le laboratoire et des comités qu'on appelle CEPS, c'est-à-dire des comités qui négocient le prix des toute façon des produits et des médicaments en France quoi.

Merci beaucoup. Il y en a qu d nous expliquer tout ça très clairement. Merci

beaucoup à Anne Claire Basin pour la préparation de cette émission et à Julien Moul qui l'a réalisé et mise en onde.

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